Hypocrisies positives

Comment ne pas réagir aux coups de boutoir des associations féministes et autres centres de civilisation et de modernisation qui ont décidé d’imposer un quota de femmes dans les conseils d’administration ?

Selon wikipédia,

La discrimination positive correspond à l’ensemble des mesures destinées à permettre le rattrapage de certaines inégalités en favorisant un groupe ethnique ou racial par rapport aux autres, quitte à transgresser de façon plus ou moins temporaire le premier article de la déclaration des droits de l’Homme: « Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ».

 

 

La propagande est active et relayée sans grand heurt: La cause nous semble déjà entendue.

La proposition de loi de Mme Marie-Jo ZIMMERMANN vient parachever ce mouvement continu de parité imposée, d’égalité homme-femme, et devrait être entérinée cette fois-ci par toute sa famille politique.

Loi n° 2011-103 du 27 janvier 2011 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance et à l’égalité professionnelle publiée au Journal Officiel du 28 janvier 2011

Représentation équilibrée ou en langage familier, discrimination positive. Discrimination positive. Le vilain oxymore est prononcé. Il faut accepter que les choses prennent du temps. Accepter que les choses prennent du temps. Pour des causes qui ne plaisent pas.

Pour les femmes, évidemment, un rattrapage des inégalités s’impose. Les choses dans ce cas ne doivent pas prendre du temps. La rationalité à géométrie variable des élites pensantes stupéfie.


Les discriminations positives encouragées

La loi sur la parité appliquée au politique

6 juin 2000 Une loi est votée pour assurer la parité au sein des milieux politiques. Désormais, l’accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives devra concerner autant d’hommes que de femmes. La loi s’applique aux élections municipales, seulement si les communes concernées possèdent plus de 3500 habitants. Elle prend également effet sur les élections régionales, sénatoriales (selon une proportionnalité), et européennes. Quant aux élections législatives, les partis politiques sont obligés de respecter cette loi lors de la présentation des listes électorales, sous peine d’être financièrement pénalisés.


La proposition de loi sur la parité appliquée à l’économique

D’ici 2017, en vertu de la loi, il faudra 40% de femmes dans les conseils d’administration. Les entreprises sont par conséquent en ce moment sur le qui-vive pour rattraper le retard accumulé en terme de représentation des femmes. Car actuellement, les conseils d’administration des sociétés ne sont composés que de 15% de femmes.


Pacte civil de solidarité, Pacs à l’origine

Le Pacte civil de solidarité (pacs) est, en France, une forme d’union civile. Il s’agit d’un contrat de droit français. La loi instaurant le pacs a été votée en 1999 sous le gouvernement Jospin. Le pacs est un partenariat contractuel entre deux personnes majeures (les « partenaires »), quel que soit leur sexe, ayant pour objet d’organiser leur vie commune.

Un vernis commun a permis de recouvrir la démarche communautaire de cette loi. Il n’en demeure pas moins qu’elle a été créée pour des raisons « discriminatoires ». Elle a d’ailleurs mal vieilli et les associations homosexuelles repartent à l’assaut pour faire tomber le mur du mariage.


Proposition du Front National portant sur la préférence nationale

Le regain d’intérêt des idées frontistes nous pousse à envisager cette possibilité d’un futur élargissement du critère national dans la sphère économique.

La préférence nationale est une expression française, forgée en 1985 par des personnes proches du Front national (on l’attribue généralement à Jean-Yves Le Gallou). Elle exprime la volonté politique de réserver des avantages —généralement financiers — ainsi que la priorité à l’emploi aux détenteurs de la nationalité française ou à refuser les aides sociales à des personnes qui n’auraient pas la nationalité française. Source : wikipédia

Cela peut paraître incongru mais la préférence nationale est une discrimination positive en soi. Surtout dans le contexte international actuel.

La préférence nationale ou la priorité d’emploi aux français signifie clairement que le premier critère d’employabilité est la nationalité. Ce qui n’est pas choquant par ailleurs (on réserve bien des fonctions et des postes stratégiques et même des pans entiers de l’économie aux nationaux dans tous les pays). Il est difficile de contester à un pays de favoriser ses habitants, ses entreprises, ses intérêts.

Si l’on élargit le champ d’application à tous les emplois, l’on introduit forcément un biais majeur dans le recrutement et le travail en France, un quota ou une constante.

Lorsque l’on institue un biais dans son raisonnement, il ne faut pas s’étonner que d’autres personnes en instituent d’autres.

Les arguments massues de brouillage entre les privilégiés et les méritants (les français auront-ils toujours la fierté d’avoir trouver leur gagne-pain grâce à leurs compétences et qualités et non, grâce à leur carte d’identité ?) ou de baisse de niveau générale, conséquences directes des quotas, devraient alors s’appliquer à l’entreprise France et la réciprocité à l’étranger devrait être aussi avérée.

Les Français établis hors de France inscrits au registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2008 sont au nombre de 1 427 046. Ces français en règle générale, ne sont pas des perdreaux de l’année. Il faudra par conséquent leur expliquer pourquoi ils vont perdre leurs confortables positions au bénéfice d’autochtones au seul critère de discrimination à la nationalité.


Les discriminations positives tolérées

La loi handicap

La loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées» du 11 février 2005 (loi no 2005-102, JO n° 36 du 12 février 2005 page 2353), dite loi handicap, a été promulguée par le gouvernement Raffarin (UMP). Selon ce dernier, elle apporte des évolutions fondamentales pour répondre aux attentes des personnes handicapées. En 2005, on recensait plus de cinq millions de personnes handicapées en France (près de 10% de la population)


Décret sur les zones d’éducation prioritaires

La politique de l’éducation prioritaire est une réponse aux difficultés sociales et scolaires concentrées dans certains établissements. Elle s’appuie sur une discrimination positive au service de l’égalité des chances. Elle tend à développer l’emploi des moyens publics qui permet de lutter contre les inégalités sociales et économiques dans les écoles et collèges

Les zones franches urbaines

Créées par la loi 96-987 du 14 novembre 1996, les zones franches urbaines sont destinées à relancer l’activité économique, et à favoriser l’insertion sociale et professionnelle dans les quartiers sensibles. 44 ZFU avaient vu le jour en 1997, et 41 en 2004.



Les discriminations positives repoussées

Tout ce volet est très bien présenté sur wikipedia. Nous nous permettons de mettre en avant le modèle américain, toujours cité en exemple. Il existe un éventail assez large de formes de discriminations positives à travers le monde.

L’affirmative action vu des USA

Aux États-Unis, l’affirmative action est surtout appliquée à l’embauche ou aux inscriptions dans différents programmes de l’éducation depuis les années 1970. Elle a été mise en place après une période de troubles sociaux et d’émeutes raciales. Les employeurs et les universités ont souvent une politique favorisant les candidats noirs, les latinos, ceux du sexe féminin ou ceux de quartiers pauvres. En Californie et dans l’État de New York, les immigrants, qu’ils soient légaux ou illégaux, sont les bénéficiaires de cette politique.


Pour ou contre la discrimination positive ?

Ailleurs !

J’ai donné 9 mois à la patience, je suis sorti, le reste m’appartient.

Attendez et espérez devenir quelqu’un dans une autre vie.

Combien de jeunes loups facilement repérables j’ai croisés, toujours aussi transparents aux yeux des DRH ? Ils ont fait le plein des illusions; ils patientent. Avec leurs serviettes noires, leurs dents blanches, leurs fausses Rolex, leurs vrais visages, ils attendaient qu’on leur offre enfin un emploi anonyme, à la hauteur de leur CV.

Je salue la persévérance. J’avais cru l’avoir aussi jusqu’à ma recherche de stages. De candidat idéal en candidatures spontanés, de lettres de motivation en mails de consolation, de rejets en refus, de faux espoirs en déceptions, j’ai donné.

Il ne s’agit d’aucune manière de faire pleurer dans les garçonnières. La complainte de la victimisation tournée et retournée par chaque partie au gré des actualités indispose.

Force est de constater qu’une loi est en préparation pour rééquilibrer le rapport homme-femme dans les conseils d’administration. Entendu que la VP saura mieux que son PDG de copain, défendre les intérêts des employés/employées. C’est marrant !

C’est ça la priorité d’action des féministes et des hommes politiques ! C’est juste marrant !

Certains feraient mieux d’évaluer leur équilibre intellectuel. Un peu de cohérence et de sens de l’intérêt général seraient bienvenus.


La seule véritable question à poser est :

quel avenir s’offre à toi, étudiant, banlieusard, campagnard, étudiant-banlieusard, étudiant-campagnard à part la frustration, l’aigreur et le gâchis ?

Ils attendent. Et les années passent, les emplois passent, les avancements passent, les collègues passent, les stagiaires passent, et ils patientent. Ils attendent. Sacrifiés sur l’autel du temps. Que les consciences se conscientisent, que les mentalités évoluent.

C’est ce que m’a dit une locataire de ma race un jour : il faut que les mentalités évoluent et tu verras, ça va changer.

Pour être plus clair, vous êtes partis pour une sinécure qui ne s’arrêtera que dans la mort. Cette voie vous condamne aux regrets, aux cris, aux plaintes, à la pleurnicherie.

Vous entrerez plus tard dans la vie professionnelle. Vous avancerez deux fois moins vite que vos collègues, souvent moins motivés et mieux notés. Vos périodes de chômage seront doubles en début de carrière, triples en milieu de carrière et indéfinis en fin de carrière. Vous ferez toujours partie des premiers qu’on déballaste. Vous ne finirez jamais PDG, encore moins directeur commercial ou marketing.

Vous ne connaîtrez pas seulement les plafonds de verre, mais aussi les murs de verre; vous serez auscultés et présumés inaptes à l’erreur, et les parquets en argile car, plus votre expérience se fera, plus vous vous enracinerez voire régresserez dans votre travail.

C’est du bizutage social. Et la discrimination positive ne changera rien à cela.


L’ampoule grillée n’a pas peur du court-circuit

Chez ClaireYvesAndré, nous avons refusé de mettre nos plus belles années en cloque pour des chimères. Nous en avons tiré des enseignements.

Nous vous proposons deux pistes assez simples, selon votre flexibilité, pour réussir à transformer l’essai; passer de la fac au costard.


En France

Une fois vos études achevées, si votre envie est de faire votre vie en France, vous devrez d’abord faire une croix sur tous vos rêves de cadre ou de manager.

Beaucoup d’appelés, beaucoup de réseaux, très peu d’élus. A moins de s’acheter une école de commerce prestigieuse (le résultat n’est même pas garanti), vous êtes condamnés à végéter et enchaîner des emplois à responsabilité limitée ou à responsabilité maximale pour fiche de paie minimale.

La seule solution prévisible, fiable et préconisée pour la France demeure la création d’entreprise.

Se lancer, si possible à deux ou à trois, pour créer son activité économique et s’épanouir intellectuellement.

Les métiers du tertiaire, du service sont un bon tremplin pour tout jeune créateur. De nombreux organismes peuvent vous seconder dans votre création et des opportunités réelles de marché existent. Il y’a encore assez de places pour plusieurs acteurs.

Vous pourrez ainsi démarrer votre carrière, mettre en pratique immédiatement vos années d’apprentissage, vos idées et gagner votre vie.

L’idéal serait alors de cumuler les activités en ayant votre propre entreprise et en travaillant pour d’autres pour acquérir une expérience complémentaire.

Dans ce créneau, vous subirez des nuisances administratives et aussi, des impostures qui saperont votre image d’entrepreneur. Comme des écrivassiers dans la littérature, vous aurez à faire aux entreprenassiers. Votre mérite n’en sera que plus grand.

Au pire,

Si vous vous plantez, que risquez-vous de perdre à part votre mise de départ et une blessure à l’égo ? Rien !

Si vous vous plantez, que risquez-vous de gagner ? Tout !

Il ne vous reste plus qu’à risquer de réussir.


A l’étranger

Nous n’avons pas tous ni l’envie, ni les moyens de nous lancer dès notre sortie d’université ou d’école dans la création d’entreprise. D’ailleurs, il peut s’avérer utile de continuer d’emmagasiner de la connaissance et de l’expérience professionnelle pour un futur projet de création d’entreprise plus ambitieux.

Il est donc judicieux pour un début de carrière de salarié de s’expatrier. De se tourner vers les autres pays notamment les pays émergents et même des pays d’origine de vos parents qui recherchent des salariés ayant de bons profils académiques.

Votre recherche peut démarrer avec le stage à l’étranger de fin d’études afin de bénéficier d’une période de transition et d’adaptation. De nombreux pays émergents et même d’Europe ont des besoins constants d’ingénieurs, de commerciaux, de marketeux, d’universitaires …

La France a investi beaucoup d’argent pour vous fournir une formation supérieure de qualité (le niveau de formation des français est tout de même reconnu dans le monde, ça compte ailleurs d’avoir fait ses études en France).

Si les entreprises françaises finalement ne vous jugent pas assez bien pour elles, pourquoi persistez-vous à vouloir travailler en France alors qu’on a besoin de vous ailleurs ?

Vous avez un passeport passe-partout, une formation mondialement reconnue, un statut privilégié, peu ou pas de crédit sur le dos, aucun enfant à charge, la jeunesse, l’envie…

Il n’y’a aucune honte à travailler hors de France. La France vous sera reconnaissante en plus de diffuser une bonne image de l’efficacité de son système scolaire au monde. Et pour les pays de l‘UE, ce n’est même pas un problème, ni pour eux, ni pour la France.

Que la France sème et les anglais récoltent, c’est l’Europe après tout, ce n’est pas si grave !

Il faudrait néanmoins se méfier des offres très alléchantes et vérifier le statut réservé aux salariés immigrés dans ces pays.

Vous aurez toujours le choix de revenir plus tard en France si l’expérience est infructueuse. Mais expérience, il y’aura eu.


En conclusion

Les universités forment de milliers d’étudiants tous les ans.

A votre avis, elles comptent vous caser où, si ce n’est à l’étranger ?

La plupart des étudiants, jeunes diplômés, patients, rêvent de stabilité (le CPE en est l’illustration la plus évidente), meublent leur attente au McDo pour bien finir dans la sécurité. En attendant.

En attendant que les mentalités changent. Que les hypocrisies positivent.

 

 

Osez le bon sens !

YDM

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