La date idéale pour quitter la France …

sera celle de la mort de Johnny Hallyday. L’air deviendra irrespirable dès cette déclaration autorisée de pleurnicheries nationales. Vu le traitement réservé à un Michael Jackson, celui de Johnny sur la terre de ses errements musicaux sera infernal.

Je vois déjà les journaux, les émissions spéciales, les reprises de crétins de ses bouses dans les rues ou devant les endroits chers à son foie et ses narines, les discours interminables et dithyrambiques de politiques, people, chanteurs et autres inutilités médiatiques;

Je vois les effigies, les photos sur les murs, dans les magazines, dans les couloirs du métro, sur les écrans d’ordinateurs;

Je vois déjà les échanges entre collègues émus, les klaxons, les cris de pouffiasses reformées, les défilés d’escadrons d’idiots sur leur Harley singeant l’American way of life;

Je vois la démagogie la plus crasse se répandre avec des colifichets à titre posthume pour avoir honorer la république avec des merdes sacrées pendant des décennies;

Je vois les messes, les regroupements, les attroupements de bouffons mal baisés, les marches pour le repos de « l’héro »;

Je vois les témoignages, les souvenirs mythifiés de fugaces rencontres, les reportages et autres concerts au Stade de France dont personne ne se souvient plus tellement, ils étaient pompés;

Je vois les sociologues et leurs analyses boiteuses, les siphonnés du bulbe et leur johnnyphilie, les pétasses entretenues et leurs michetons bavants; je vois des commémorations, des commémorations et des commémorations pour ce poseur internationalement connu et reconnu en France, localement méconnu dans le reste du monde;

Je vois les plaques, les inaugurations de salles de banquet, les fiches d’identité civile, les objets décoratifs et autres babioles désignés sous le patronyme de notre musichien chéri, sorte de rantanplan chantant qui a ratissé les égouts de presque tous les genres musicaux pour paraître;

Je vois les analyses économiques de blablateurs autorisés nous expliquant qu’avec la mort du phénomène, le pays aura 2 points de plus de revenues sur une période de 30 ans et que l’idole des jeunes vieux fera encore vivre l’équivalent d’une ville comme Rennes pendant 100 ans;

Je vois des cultureux décortiquer l’impact de Johnny dans la musique hexagonale, sa musique, son influence sur des artistes contemporains qui n’ont jamais rien pompé de lui mais lui ont surtout refourgué leurs miettes pour remplir le frigidaire, sa longévité sachant qu’il n’y a rien de plus médiocre qu’un artiste institutionnalisé, ses étrons mélodiques, ses choix osés, tellement osés que si vous êtes assis au bord du fleuve, vous verrez passer les cadavres de tout ce que cette planète a compté d’artistes géniaux dans le rock’n’roll, hormis le métal, votre zoukeur du rock ne sait pas faire plus de trois accords avec sa guitare à 6000 doll;

Je vois les ventes exploser et les réédition d’albums indigents se multiplier, des dégénérations Johnny sortir du bois, des bulbeux scribouillés des tomes et des dictionnaires amoureux,  ;

Je vois ses enfants et petits-enfants nous polluer l’air comme le gang des Gainsbourg avec un talent inouï reposant essentiellement sur le glaireux surnom;

Je vois un pays vieux, figé dans un passé fantasmé, incapable de se renouveler et fier de reproduire ses incapacités, cuit, apeuré, amorphe et arrogant;

Je vois la pourriture.

 

Osez le bon sens !

YDM

1 Comment on "La date idéale pour quitter la France …"

  1. Merci pour cet article et l’analyse pertinente de la société française. Ils refusent l’intégration de leurs nègres et autres ex ceci ou ex cela qui sont pourtant leur seule possibilité de renouvellement. Ils crèveront de leur médiocrité.

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