Vous ne remercierez jamais assez McDonald

Nous devons à la vérité de reconnaître son impact sur le travail des étudiants, et des jeunes en général.

Si vous faites un sondage autour de vous, vous noterez que l’un de vos proches a travaillé dans la restauration rapide pendant ses études. Chez McDonald, très souvent.

Ce qui nous intéresse dans cette entreprise, c’est leur politique de recrutement qui vise directement les jeunes.

Il nous plaisait de rétablir quelques faits devant les innombrables accablements que subit cette entreprise, emblème du capitalisme triomphant.

A l’aune des étudiants, McDonald n’a pas à avoir honte de son bilan social et de sa stratégie de ressources humaines. Ils auraient pu favoriser l’embauche de travailleurs chevronnés, d’adultes, de chômeurs… Ils ont fait un autre choix. Pour leurs propres intérêts. Certes. Mais ils l’ont fait et réussi.

Beaucoup en parle, la plupart les exploite dans des stages sous-payés et des emplois précaires, très peu d’entreprises finalement ont mis en avant la jeunesse et les jeunes comme piliers de leur développement.

Est-il encore besoin de rappeler toutes les annonces qui ont été faites en faveur des jeunes et qui sont restées au stade d’embryon ? L’emblématique CPE enterré par les mouvements étudiants aurait pu créer cette dynamique d’emplois des jeunes.

Depuis sa disparition d’ailleurs, qu’est-ce qui a changé pour les jeunes diplômés ? Les jeunes des banlieues ? Les jeunes sans qualification ? Les jeunes dans leur ensemble ?

Aussi, nous nous permettons de saluer McDonald, toujours décrié et pourtant pourvoyeur de vraies perspectives d’avenir pour les jeunes.


Employeur n°1 des étudiants

Si l’éducation nationale est de fait, un gros employeur de professeurs, McDonald est très probablement le premier employeur des étudiants en France.

L’on vous rétorquera qu’ils n’ont pas le choix, il leur faut engager une main d’œuvre malléable, peu qualifiée dans un secteur qui subit de fortes rotations de personnel. Nous remarquerons que McDonald et tous ces autres artéfacts sont toujours présents pour mettre le pied à l’étrier à de milliers d’étudiants.


Ascensoriste social n°1 des jeunes

De simple équipier à directeur de restaurant, la montée peut être fulgurante. Les exemples d’intégration de jeunes de profils très divers sont nombreux et édifiants.

McDonald est l’une des rares sociétés où l’ascenseur social n’a pas encore été démonté. Des ascensions possibles et un éventail de responsabilités très élargies permettant aux employés de pouvoir facilement trouver du travail dans d’autres entreprises et dans d’autres secteurs.


Gros employeur de personnel peu qualifié

Dans une société qui voue un culte au diplôme et au réseau, McDonald de part la nature de son activité est un employeur de salariés aux qualifications les plus basses.

Seuls avancent ceux qui développent les qualités professionnelles indéniables leur permettant de diriger correctement leurs équipes et d’assurer la rentabilité financière de leurs restaurants.


Gros employeur localement établi

Ils emploient des personnes qui vivent à proximité de leur lieu de travail et ainsi, ils permettent de créer une dynamique économique locale, notamment dans certaines villes de banlieues et en campagne, où le McDo fait office de point de rencontres, de rassemblement du weekend pour les jeunes ou de convivialité pour les familles.

Tout est entrepris pour nous faire détester la restauration rapide (standardisation des goûts, obésité, maladies cardio-vasculaires, culture américaine, …).

Et finalement, les salles n’ont jamais été aussi remplies, les menus aussi copieux, les familles et leurs enfants aussi radieux. Proposez-nous un modèle alternatif à grande échelle où l’on mange des feuilles et des aliments « sains », à des tarifs abordables et nous envisagerons de venir y jeter un coup d’œil. Peut-être.


Gros acheteur d’intrants locaux

Les produits qui servent à la conception des sandwiches sont fabriqués par des PME locales. 50% de la viande bovine utilisée pour les steaks est issue des élevages français, l’autre moitié provenant d’Europe. Ces achats permettent de conserver des emplois en France et de continuer à faire vivre honnêtement les agriculteurs. Les produits sont traçables et le contrôle-qualité excellent.

Faut-il préciser que la récente épidémie E. coli, responsables de plusieurs dizaines de morts en Europe, provenait du circuit bio ?

McDonald est La firme internationale par excellence, qui a fait le pari du « produit standardisé mais adapté au local« . A contrario d’autres entreprises célébrées par tous, qui font fabriquer leurs produits à l’étranger. Sans parler du domaine de la communication et du marketing, où il fait travailler de nombreuses agences, de cabinets d’études et de consultants.


Gros pourvoyeur de photocopies et d’entrepreneurs

Combien de réseaux de franchises se sont montés sur le même principe que le leur, avec plus ou moins de succès ?

Son modèle de développement en franchise est un classique, très étudié et de nombreuses personnes se lancent dans la restauration rapide ou des commerces de proximité grâce à leur essor.

La franchise facilite la création d’entreprise en limitant fortement le risque d’échec. Ces franchisés créent des emplois et réinvestissent leurs gains dans la vie économique locale.


Gros créateurs d’emplois indirects

Rappelons aux promoteurs du bio qu’il est impossible de nourrir autant de personnes avec leurs produits, et les emplois créés dans leur niche élitiste, sont sans commune mesure avec ceux de la restauration rapide.

Cette entreprise paie des charges sociales et des taxes en France. Elle pratique peut-être l’optimisation fiscale et reverse sans doute une partie de ses bénéfices à ses actionnaires américains.

Il n’en demeure pas moins que ses franchisés vivent en France et y dépensent leur fortune.


1134 restaurants en France, 1 000 000 de consommateurs par jour.

Qui dit mieux ?


Osez le bon sens !

YDM

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