Votre fils joue de quel instrument ?

La musique adoucit les mœurs, dit l’adage.

Il oublie de rappeler qu’elle structure, qu’elle initie, qu’elle rassure. Les parents seraient bien lunés de proposer une activité artistique à leurs progénitures dès la rentrée scolaire. Il ne s’agit en aucun cas d’en faire des bêtes de concours ou de récitals et de vivre ses propres rêves à travers eux.

La pression sociale due à la réussite scolaire qu’exige notre société crée forcément un rythme de travail assez accaparant pour tout enfant. Cela peut entraîner de la fatigue intellectuelle, de la démotivation et finalement du décrochage scolaire.

Le culte de la performance est clairement devenu l’une des valeurs clés de la société et la situation ne fera qu’empirer dans les prochaines années.

Comment arriver à rendre agréable cette carrière étudiante qui ne cesse de s’allonger ?

Les jeunes commencent à travailler à partir de 26 ans. Ce qui signifie au minimum 23 ans de formation à la vie d’adulte. Avec tous les troubles qu’ils seront appelés à surmonter sur ce long trajet d’apprentissage (puberté, échec scolaire, crise économique, bouleversements familiaux, addictions…)


Comment la société et plus simplement les parents peuvent entretenir la flamme de leurs enfants pendant toute la durée de leur périple scolaire ?

Ces derniers doivent prendre conscience aujourd’hui, de l’importance de laisser leurs enfants s’aérer l’esprit. Nous sommes bien placés pour mesurer la pression que les parents font peser sur leurs gamins. Combien de fois avons-nous eu des mères inquiètes et insatisfaites de ne pas voir leurs enfants passer tout leur weekend à lire et à faire leurs devoirs ? A s’enquérir inlassablement des progrès de leurs enfants et le cas échéant, à vouloir empiler des heures de cours supplémentaires pour les aider à « passer le cap » ?


Cette frénésie de travail s’explique assez facilement et doit être prise en considération. Néanmoins, il faut rappeler aux parents que leurs enfants ont besoin de respirations, de coupures, d’échappatoires. Aujourd’hui plus que jamais, vous devez laisser vos enfants vivre leurs vies d’enfant.

Un bon élève sait très bien travailler et très bien s’amuser. Son apprentissage est un subtil dosage entre ces deux univers censés s’opposer et o combien, complémentaires.

N’oubliez pas que l’école est une construction sociale et que le biologique domine toujours nos rapports. Comme tous les mammifères, les petits grandissent et deviennent des adultes en s’amusant, en jouant. Empêcher ou refréner cette propension naturelle à la digression ne peut qu’être contre-productif à terme pour le futur adulte.

Quand l’on travaille, on le fait avec sérieux. Quand l’on s’amuse, pareillement. De nombreux parents corsètent leurs rejetons, aménagent leurs vies, encadrent leurs jeux, s’incrustent dans leurs univers et s’étonnent de leurs réactions de rejet voire de répulsion.

Si le petit veut jouer de la guitare électrique, pourquoi lui imposer le piano ? S’il veut jouer au foot avec ses copains, pourquoi lui « suggérer lourdement » de faire de l’escrime ? Si elle veut se mettre au judo, pourquoi lui imposer des tutus ?


Par conséquent, nous pensons que les parents doivent prendre les devants: mettre autant de soin à s’occuper de leur scolarité qu’à s’occuper de leurs loisirs. Il en va de leur épanouissement personnel; de leurs futurs résultats scolaires.

Les parents qui sollicitent nos services ont déjà planifié toute l’année scolaire de leurs enfants. Ils savent tout de leurs écoles, de leurs programmes, ont acheté tous les cahiers et fournitures scolaires et stocké les surplus « au cas où« , ont planifié tous leurs weekends et vacances scolaires et prévoient d’avoir recours à nos services de manière soutenue si ces derniers n’atteignent pas leurs objectifs; objectifs généralement fixés par les parents, et très souvent irréalistes.

Aucun d’entre eux ne nous a encore parlé avec autant de passions et de précisions de leurs vies hors études et travail.


Le système scolaire est assez terrible pour les gosses en terme d’heures de cours à l’école. Ces gamins passent un temps absolument fou à l’école à apprendre dès le plus jeune âge. Et les résultats ne semblent pas probants. Cela fait exactement penser aux horaires de travail à rallonge en entreprise où l’on voit des personnes présentes jusqu’à des heures très avancées au bureau pour éviter de passer pour des feignants.

Les études ne sont pas une activité ludique. Elles sont déjà assez contraignantes et difficiles pour en rajouter.

Les allemands qui ne sont pas connus pour être des rigolos, consacrent pour leurs élèves, l’après-midi aux activités sportives. Les américains ont depuis très longtemps, pris le sport pour un pilier capital de la vie de tout élève. L’activité physique et intellectuelle vont de pair et dans le supérieur, personne au monde ne peut dénier l’impact de leur modèle. Les meilleures universités au monde sont américaines et elles produisent un nombre intarissable de chercheurs de haut niveau. Les autorités gouvernementales ont fini par prendre conscience de cet état de fait et le regard sur le sport dans les études commence à évoluer.


L’autre axe d’amélioration pour les parents serait de faire jouer un instrument de musique à leurs enfants.

En début d’année, chaque famille devrait ajouter à sa liste de courses de la rentrée, un instrument, des partitions. De nombreux sites marchands de vente et d’achats d’instruments déjà usités peuplent la toile: le prétexte du coût élevé ne tient plus de nos jours.

De nombreuses guitares attendent dans les caves et les greniers leurs futurs propriétaires. A l’âge où ils absorbent aisément des informations multiples, profitez-en pour les initier à un instrument, à un autre style d’univers intellectuel. Pas un instrument qui vous plait, vous. Mais un instrument qu’ils auront choisi. Quitte à ce qu’ils en changent au gré de leurs acnés florissantes.

Parfois le destin et le talent s’entremêlent et il en résulte des légendes. Jimmy Hendrix a acquis sa première guitare à 15 ans. Cliff Burton a commencé le piano à 6 ans. Ainsi que Prince. Même Gaga. On naît rarement musicien de génie à 30 ans. Passée l’adolescence, c’est quasiment mission impossible.

L’échappatoire qu’est la musique, ainsi que la discipline qu’elle exige permettent aux enfants de se construire une personnalité assurée. Les exemples pullulent dans tous les genres musicaux et de nombreuses personnalités politiques ou chefs d’entreprise reconnaissent avoir été influencées par leur pratique assidue d’un instrument de musique. Le cas de Condoleeza Rice est assez patent.

La confiance en soi naît des heures de pratique et de répétitions. Même dans sa forme la plus énergique et énervée, le métal, elle exige concentration et application. Qualités indispensables pour faire de brillantes études.


Il est si compliqué de donner ou redonner confiance à un gamin en difficulté scolaire. Si cela peut être véhiculé par la pratique d’un instrument de musique, il n’y’a pas de raison objective de s’y opposer. De là à croire qu’ils auront tous le talent et la maestria d’Entwistle, Lynott, ou Jones, il y’a un pas que nous ne franchirons pas. Et que nous préférerions ne pas franchir quand on sait comment ils ont fini.

Mais ça, c’est un tout autre débat.

 

 

Osez le bon sens !

YDM

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