[UAH] Comment la France a « blanchi » son armée en 1944

La caractéristique du débarquement de Provence (15 août 1944), généralement occulté, mais qui a marqué un vrai tournant dans la libération de la France (autant que le débarquement symboliquement « blanc » du 6 juin) c’est qu’il fut le fait de troupes majoritairement constituées d’Africains (au sens large incluant le Maghreb) ou d’Afro-descendants.

Une fois la besogne accomplie, c’est-à-dire la France libérée, il ne fallut pas 3 mois à De Gaulle pour « blanchir » entièrement l’armée française. Les quelque 20 000 tirailleurs sénégalais survivants furent renvoyés en Afrique et, peu après, les Antillais dans leurs îles. Tout cela avec des disparités de solde en fonction de la couleur.

Cette attitude entraîna des mutineries aussitôt réprimées comme à Thiaroye.

Pour démobiliser les tirailleurs, on avança le prétexte du froid qu’ils ne pourraient pas supporter. Ce prétexte fut combiné avec la nécessité d’intégrer 137 000 FFI (résistants, majoritairement de gauche) à l’armée régulière. C’est comme par hasard dans les régiments de « Sénégalais » que les FFI furent d’abord intégrés, en remplacement des coloniaux. Sur la photo (prise dans le Doubs en octobre 1944) on voit des tirailleurs littéralement dépouillés de leur équipement américain et devant céder leur vêtements à de jeunes FFI.

Voici les vraies raisons du « blanchissement », qui ne furent jamais dites à l’époque, et que certains historiens ont encore du mal à formuler.

 

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