Thaïlande, Ubon Ratchathani

 

 

 

 

 

 

 

Thaïlande, Ubon Ratchathani,

 

Samedi 18 août 2012

 

 

Je revois le vieux, il me salue, je le salue, ce con à de nouveaux vêtements, il s’est bien foutu de moi. Mon cul le sourire Thaï, y a toujours une contrepartie quand un mec t’aide, c’est ce qu’on a constaté, surtout à Bangkok. A la station de bus, je vois 2 convoyeurs de fond, pas plus stressés que ça, l’un s’occupe d’un distributeur, l’autre surveille, pas vu un pistolet avec eux. L’autre sort les billets et les manipule comme si de rien n’était, bon. Je finis mon café. Au final très peu de blancs.

Le bus est en retard, 15min. 6€ Accueil charmant et en anglais d’une jeune thaï de mon âge en tenue (tailleur rose), très professionnelle, comme le lady boy qui m’a vendu le ticket. Rare personne qui parle d’ailleurs l’anglais dans cette ville.

Bus d’à côté avec TV manettes et consoles de jeux, jamais vu ça en Europe. Bus sympa avec clim, 1 chauffeur, 1 hôtesse et 1 homme qui s’occupe des bagages. D »ailleurs, c’est un des rares que j’ai vu avec une barbe. Qui plus est, un peu blanche, style beau gosse garanti. Premier rang ok pour mes jambes, vue sur la route pour supporter 5h de route. Verre d’eau plastifié offert avec le sourire. Et hop, on mord la double ligne blanche pour doubler un camion qui se traîne voie de droite (voie inversée Thaïlande comme le volant) sans se soucier des voitures d’en face (route nationale) qui doivent faire un écart risqué pour éviter le bus. Le chauffeur est pressé, il double tout le monde, laissant ceux d’en face se déporter sur la bande d’arrêt d’urgence (utilisée par les scooters et extrêmement dangereux car utilisée aussi en sens inverse et comme parking) sans manifester de mécontentement par le klaxon, appel de phares ou signe de la main. Le compteur de vitesse comme la plupart du temps ne marche pas. Contrôle de police sur la route, scooter plus généralement. J’ai même vu des radars jumelles sur le périphérique de Bangkok.

 

Arrêt en ville, je dois partager ma banquette. 5min après le départ, le bus s’arrête, une fille descend, elle s’est trompée de bus. Le bagagiste et l’hôtesse doivent sans doute lui indiquer quel bus choper sur la route, à peine ils ont le temps de remonter que le chauffeur s’en va. Il a vraiment pas le temps lui. C’est le king de la route. Et encore des contrôles sur la nationale, pour tout le monde cette fois ci. 12h20.

 

Des panneaux avertissant le port obligatoire de la ceinture, contrôle possible. Allez hop le bagagiste jette un papier comme ci de rien n’était. Une vendeuse ambulante m’a appris à le faire dans le train. À mon regard stupéfait les voisins ont souri. C’est sûr, ils votent écolos en Thaïlande. Tout d’un coup, j’aperçois un gros panneau publicitaire thaïlandais où est écrit « Bon voyage ». What thé fuck?

 

Distribution de serviettes rafraîchissantes. Arrive en 4h45 grâce à Top Gun. Les Tuktuk me demandent 5€ pour m’emmener à un hôtel, je leur rigole au nez, j’suis pas un barang (touriste blanc) que je leur dit, 1€. Ils rigolent et un me sort 2,50€. C’est mort. Heureusement un songthaew passe à ce moment (sorte de mini camion pour partager le coût, il se ballade partout en ville), 50 cents, parfait. Plusieurs dames d’une soixantaine d’années qui discutent entre elles au fur et à mesure des montées me montrent un Tesco/Lotus (mini supermarché) sur le chemin. Je leur sors mon guide et leur explique où je vais, sans rien y comprendre. Une d’entre elles se débrouille en anglais, on papote. Bonne ambiance !

 

 

Toujours pas de barang à l’horizon. Arrivé dans la rue de l’hôtel, un Thaï de passage me dit que l’hôtel n’est pas clean. Bon, reste à voir, certes j’ai vu mieux, pas de wifi (miséricorde), matelas en béton, pas de douchette mais mais un seau, pour y passer une nuit à 5€ je vais pas faire de chichi ! À peine arrivé, je vais en ville où je me paye une bonne brochette de poulet à 30 cents, j’ai dû faire peur à la vendeuse qui m’a regardée après 3 sawadika (bonjour)…. Je passe devant un songthaew où j’aperçois une dame très âgée, avec un dos plié en deux comme j’ai jamais vu, peinait de toutes ses forces à monter la petite échelle pour accéder à l’arrière. Voyant une jeune assise qui ne la calcule même pas, je me sens obligé de l’aider à monter. Elle me sourit et me gratifie d’un kop kun ka (merci). Je suis fier de lui placer un kap (marque de respect, de rien si je ne le trompe). Je croise 3 collégiens qui semblent rire de ma présence alors je les accoste et comme ils se débrouillent en anglais, on papote. Cela se termine par une photo (ma tête d’occidental finira sur Facebook une fois de plus 🙂

 

Ballade dans un grand parc où se côtoient beaucoup de sportifs : joggeur, culturiste (beaucoup d’appareil de musculation en plein air dans les parc thaïlandais ainsi que des cours de fitness en plein air)…. Voyant qu’il n’y a rien à faire, je file dans un cyber café où je reste 2h. Un vieil américain est sur un site de rencontre thaïlandais… Ce qui me fait marrer dans cette ville c’est que certains commerces t’affichent des panneaux en anglais mais une fois rentrer dedans, quenini ! La faim se faisant ressentir, je passe faire un tour au night market, ailes et cuisses de poulet pour 1€. Chang beer  1€. Déo 2€. Dessert 25 cents. J’ai encore la dalle. 4 délicieux nem avec sauce ultra piquante 1€. 21h dodo.

 

 

Journal d’un Barang

Jonhatan

joe AT banlieue-immigree.fr

 

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