Tennos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Queue de raclures devant le Littré
La littérature des initiés
Sera toujours viciée pour mes immigrés

Dans le pot des cons qui chient la culture
J’ai trempé mes doigts jusqu’au coude
Et ressortit le verbe en pleine déconfiture

D’une traite, toujours
Et avec frénésie, la bille, de noir imbue, court
Sur la feuille blanche de terreur
Délicatement, j’accouche et materne des horreurs

Les enguirlandent de rimes
D’épices qui avivent leur senteur
Et me délivrent de ma propre puanteur
Écrire comme occire, abîme

A chaque texte, mes phalanges se clairsèment
Les ennemis essaiment
Et s’animent, les échanges s’enveniment
Tout vers est un bon prétexte au meurtre

Un appel à la conscription des pleutres
Mais que peut faire le poète
Sinon dépouiller l’âme de l’homme honnête ?
La vie en mélodie, la fameuse poésie

N’est qu’une fenêtre sur nos ténèbres
Si le monde était beau
Mes vers seraient de trop
Comme tous ces religieux qui sont tout sauf pieux

 

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