Regards

 

 

Au départ, un regard

Toujours, à la bourre

Souvent, accourt l’amour

Sans égard, sans crier gare

 

Et les âmes seules

S’endeuillent, béguin naissant

Deviennent des âmes sœurs

S’effeuillent, s’effleurent, béguin faisant

 

Deux déserts s’inondent

En quelques secondes

Les cœurs s’amarinent

Déluge dans les poitrines

 

Les lèvres s’assèchent

Mais le désir s’imprime

Sur les corps rêches

C’est un sourire qui l’affirme

 

Et un bégaiement le confirme

Les convenances se barrent

Suivent gestes et paroles beaufs

L’honneur, jamais sauf

 

 

 

Les contenances s’égarent

La passion ne peut plus être évitée

Les corps sont déjà entrain de léviter

L’amour bouscule et émascule

 

Les hommes, les bourdes s’accumulent

Elles prennent l’initiative

Face à leurs démarches approximatives

Un regard, l’audacieuse et deux destins basculent

 

 

 

 

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