Quelle est l'intérêt pour un bachelier d'étudier à Paris 8 ou Paris 13 ?

Honnêtement, j’ai cherché et à part quelques rares ilots d’excellence, je n’ai rien trouvé d’autre que :

L’institut Galilée. A Paris 13 forme des ingénieurs qui sont très demandés sur le marché. La demande est accrue, les ingénieurs sont chassés et même ceux issus d’écoles ou universités peu prestigieuses trouvent facilement un emploi et sont bien rémunérés. Attention tout de même au retournement du marché.

La Faculté de Médecine de Bobigny. La demande en personnel médical est pressante, aucun souci pour se placer. Aucun employeur ne fera la fine bouche.

Le master pro LEA spécialisée en assurance. LEA MIA. Offre très spécifique pour un marché de niches de traducteurs d’assurances maritimes et aériennes. Les étudiants des promos sont casés en général chez l’assureur ou le réassureur chez qui ils font leur stage.

 

 

 

Pour tout le reste, très honnêtement, si vous pouvez passer votre chemin, n’hésitez surtout pas.

Pour 3 raisons simples :

 

Ce sont deux universités qui jouissent d’une pauvre notoriété, d’une sale image. Les employeurs ne sont pas des crétins et à choisir entre vous et un étudiant d’école de commerce ou d’une université plus prestigieuse; le choix est vite vu.Y être étudiant, c’est savoir que l’on sera le dernier choix. Elles sont ostracisées par le quidam comme étant des universités au rabais, pour des populations immigrées et déclassées. C’est vu comme l’expression de la massification des études supérieures. Si tout le monde peut y accéder, alors cela a peu de valeurs. On peut toujours régimber mais c’est difficile de lutter contre des à priori aussi solidement agrichés.

Ce sont deux universités qui n’existent pas dans le monde scientifique, et qui n’existeront sans doute jamais dans aucun classement. Ce qui peut rassurer, c’est qu’elles sont exactement aussi invisibles dans les classements internationaux que la quasi-totalité des universités françaises. Seules Orsay et Jussieu surnagent dans les tréfonds du classement de Shanghai. Si vous comptez vous exporter, sachez que Paris 8 ou 13 ne s’exportent pas non plus. Bon, soyons francs, vous y vendrez la France, le français, le savoir-faire français avant de mentionner votre parchemin.

Le premier critère appréciable de recrutement en France demeure « la recommandation ». Par recommandation, j’entends : le piston, le relationnel, le bouche-à-oreilles, le réseau, le népotisme, le carnet d’adresses… Et pléthores d’autres termes et déclinaisons qui instituent la prépondérance de la forme sur le fond.
En effet, il ne s’agit pas de décrier toutes les formations privées de France, qui ont, qu’on le veuille ou non, une meilleure compréhension du monde économique que les universités, mais plutôt de dire que dans un monde où chacun cherche à se rassurer, à ne pas prendre de risques, le recours au mimétisme social, scolaire est la norme. Aussi, vous n’avez aucun intérêt à perdre votre temps dans ces universités car in fine, elles ne jouissent d’aucun ancrage solide dans l’entreprise et donc, elles ne vous feront pas bénéficier d’un quelconque réseau.
Les écoles de commerce ont bien compris cela et leur vraie valeur ajoutée est de vous faire payer pour avoir accès à leurs carnets d’adresses et leurs « notoriétés ».

 

 

Le conseil que je donnerai à tout bachelier est :

Si tu peux éviter l’université, n’hésite surtout pas. La loi de pareto ou les facteurs de production sont les mêmes, qu’elles vous soient apprises par un prof d’Hec ou un prof de Fac. La différence, quand vous sortez d’Hec, vous avez votre futur patron qui assiste à la remise des diplômes et quand vous sortez de Fac, vous rejoignez l’ANPE. Le réseau est prépondérant pour trouver un travail. Et les plus malins paient le prix fort pour s’assurer un emploi.
Évidemment, pour y aller, il faut passer par les prépas. Donc, avoir un certain niveau. Il faut avoir un cursus universitaire irréprochable. Avoir été mis sur les rails de la réussite scolaire depuis le landau. C’est un autre débat. En tout cas, il faut bosser pour y être. Sans taper aussi bas, il y a des écoles de commerce, assez ordinaires qui placent davantage leurs étudiants que les universités. Et là, il suffit simplement d’allonger les billets pour vous payer un visa vers l’emploi.

Et pour ceux et celles qui vont me dire qu’il faut de l’argent pour y accéder et qu’ils sont misérablement misérables, sachez que les banques font des prêts bancaires à destination des étudiants et que cela vaut largement le coup. Vaut mieux payer pour ne pas être un chômeur. Payer pour avoir un boulot. Car, au fond, il ne s’agit que de cela. Payer pour avoir un bon boulot.

Mais si vous comptez jouer votre avenir à pile ou face avec ces universités, vous le ferez en connaissance de cause.

 

Pour en revenir à la question de base : Quelle est l’intérêt pour un bachelier d’étudier à Paris 8 ou Paris 13 ?

Je répondrai simplement : Aucun ! Ces universités ne vous apporteront aucune valeur ajoutée. 

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

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