Quand nous étions des hommes

quand nous étions des hommes
pétris par les callosités du temps
pour servir de carburant
à la finesse du monde

nous étions grands,
forts, et fiers
d’être grands, forts, et fiers
aucunement

ces pauvres hères
la queue en larmes
le larfeuille en berne
pour avoir aimé une femme

autre que leur propre mère
culs de jatte modernes
baladés de chattes en chutes
comme des cocks en patte

dans une course de sacs en jutes
qu’est leur vie de merde
hilares mais ignares
du sort que leur réserve

la gynocratie
quand nous étions des hommes
nous baisions jusqu’à l’apoplexie
c’était le bonheur, ou tout comme

c’était beau d’être à l’honneur
d’être à la hauteur
sous le regard de celles
qui tenaient l’échelle

de notre élévation
en élevant nos enfants
en désertant nos passions
en acceptant nos penchants

en échange de notre argent
de notre protection
et même de notre affection
nous apportions tout

et même davantage
à une fellation de la tentation
il suffisait de peu pour nous
mener au mariage

à la potence
nous y allions en toute innocence
martyrs de notre magnanimité
héros de la collectivité

sereins car confiants
de servir de grands desseins
sacrifices de gars conscients
de leur rôle vital dans l’essaim

chefs de familles
chefs de tribus
quand nous étions des hommes
avant que le feminisme ne déshabille

nos réalisations,
n’éparpille nos attributs
pour en faire des détritus
de cette société de consommation

quand nous étions des hommes
nous l’étions vraiment
et maintenant
qu’elles nous somment

d’être une meilleure version d’elles-mêmes
un pêle-mêle d’hormones sans dôme
regardons clairement où cela les mène
que sommes-nous sinon de pauvres merdes ?

notre dévouement pris pour acquis
d’aucuns ont piné la plantation
comme Albert Spaggiari
« ni armes, ni violence, et sans haine »

braves sans-gênes
partis le sourire aux lèvres
vers d’autres contrées
idéales à leur plénitude

comblés, avertis
loin du féminazisme extraverti
la foi et le trou de balle raffermis
ils ont choisi la liberté

ils ont pris leur chemin
ils l’ont pris avec fierté
seuls, le refus de servitude
menant illico à la solitude

ils se sont échappés de l’exploitation
sous les yeux menottes de la salope
de ces sacs de sperme sans jugeote
qu’elle décalotte au gré de ses envies

jusqu’à ce qu’ils soient à sec, à terre, anéantis
nous, nous avons appris nos leçons
C’est comme cela que nous faisions
quand nous étions des hommes

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