Précis de décomposition française d’André Bercoff

Nous inscrivons le livre d’André Bercoff, Précis de décomposition française, Ed Albin Michel, 2010 dans notre chaîne de lecture.

 

C’est un appel au réveil de la France endormie sur la pleurnicherie et de nombreux maux que nous invoquons sur papapedago depuis nos débuts.

C’est un bilan assez réaliste de la situation française. Un mille-feuilles de constats accablants et de prises de positions. Tout y passe : 35 heures, élites parasites, anti-sarkozysme, stocks-options, décrépitude du système scolaire, baisse du niveau des politiques, tolérance zéro, mondialisation, patriotisme, ingérences, l’immigration, banlieues, victimisation, islamisation de la France… Il y’a à boire et à manger et il se lit assez facilement.

Il prend très souvent des positions claires, ce qui est réconfortant dans ce climat de déresponsabilisation générale. Nous ne sommes pas d’accord avec ce dernier sur tous les points soulevés, c’est évident. Mais, il a au moins l’honnêteté de dire ce qu’il pense.

Simplement, concernant l’Islam, et l’islamisation, personne n’a encore interdit l’accès aux églises aux français. Au lieu de se plaindre de l’envahissement de la France par la religion musulmane et les dangers issus des intégristes, il faudrait aussi rappeler aux français de remplir les églises. Si l’on est debout pour la religion catholique ou chrétienne, le dimanche matin, on ne regarde pas Téléfoot; on va à la messe. La consommation des drogues et autres antidépresseurs en dit long sur le champ de ruine spirituel des français. Les musulmans n’ont pas à subir le manque de quête spirituelle des français.

Concernant l’immigration et la fermeture des frontières, c’est le discours quotidien. Idem pour la banlieue, les incivilités, la laïcité. C’est toujours intéressant de se confronter aux opinions de ses détracteurs. Nous avons déjà abordé ces sujets à de nombreuses reprises. Il est quasiment impossible désormais de faire la moindre différence entre un musulman et un voyou, un immigré et un français d’origine immigré.

Pour information, jusqu’à preuve du contraire, je n’ai jamais vu un immigré signé son visa.

Bref, est-ce « la banlieue » qui s’ingenue à tenir toujours le haut de l’affiche médiatique et politique, ou est-ce les politiques et les médias qui font de « la banlieue » le thème fédérateur de toutes les passions ?

Nous laisserons les lecteurs se faire leurs propres idées.

 

Osez le bon sens !

YDM

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