Pourquoi Ma vie de MC Jean Gab’1 est un classique ?

D’abord qu’est-ce qu’un classique ?

 

 

RAP

Pourquoi est-il un classique ?

Pour un rappeur bidon, il aura vraiment bouleverser le rap français. Le drame de MC Jean Gab’1 ressemble à bien des égards à celui de Patrick Hernandez et Born to be alive. Jean Gab’1, c’est ‘je t’emmerde’. Et, l’on a fini par oublier que cet album avait d’autres chansons de très bonnes qualités. Malheureusement pour lui, il sera souvenu pour son tube vengeur alors tout l’album Ma vie respire l’originalité, la profondeur, la fraîcheur, l’authenticité.

C’est un album intimiste et MC Jean Gab’1 se démarque des autres rappeurs par son parler p’tit parisien (qui en soit, dans un univers très codifié, très normé est une figure de style) et son flow très particulier. Il est vrai qu’il ne respecte pas toujours les codes du rap dans sa manière de poser, d’écrire; mais il est tout de même assez pathétique d’entendre des personnes qui proclament leur originalité, leur spécificité par leurs attitudes anti-système, reprocher à l’un d’eux de ne pas respecter les normes. Le fait de ne pas avoir de style est peut-être un style. Il ne respecte pas les temps… mais qu’est ce qu’on en a à foutre si la chanson est captivante, la mélodie emballante et les paroles aiguisées ? Je ne suis pas un pro des techniques de rap, mais je trouve qu’un rappeur doit être original. Et MC Jean Gab’1 est l’une des originalités dans ce rap français. Ses deux faiblesses, il en a fait des forces. Il ne sait pas rapper (qui décerne les brevets ?) et son parler est obsolète.

L’album pour être franc ne brille pas par ses rimes riches, bien au contraire. Il rappe comme il parle en fait et ça se voit. Ses rimes pauvres sont néanmoins compensées par son français à l’ancienne et par des métaphores d’un autre temps, des expressions d’un autre temps. L’album est captivant grâce à ses thématiques et surtout à sa manière de raconter son histoire. Ne s’embarrassant pas de conventions, il se laisse aller à explorer des mélodies assez diverses et arrive à faire vivre son propos. Que le beat soit lent ou rapide, il s’en sort finalement. La matière qu’il étale est forcément impressionnante (sa vie, son enfance, la DDASS, la violence, le meurtre de sa mère par son père, la religion …) et grâce aux mélodies de DJ Ol’Tenzano, on vibre, on comprend, on le comprend.

L’album Ma vie de MC Jean Gab’1 est un classique à cause de son titre ‘Je t’emmerde’, c’est une évidence. Mais il aurait pu l’être pour l’ensemble des chansons. Il est audacieux (les mélodies rock sont utilisées, les paroles très romantiques (femmes, à mes fleurs), les odes à Paris sont lumineuses (Paname, mes deux amours), le parler bien sûr unique et agréable (ça traîne sur tout l’album, la vision du monde très franche et différente des autres rappeurs (désillusions sur l’historique, anti, D.D….)).

L’on peut ne pas être d’accord avec ses propos, ses sorties sur les rappeurs (quoique qu’il a eu les burnes de le faire dans un rap où tout le monde il est beau. D’ailleurs, combien de personnes critiquent de l’intérieur le rap aujourd’hui ? Il a bien fait de crever l’abcès et de dire la vérité sur ces gens qu’il fréquentait.), mais si l’on prend le temps d’écouter tout l’album, on est obligé de reconnaître qu’il n y en a pas deux de la sorte sur le marché, qu’il est réussi, qu’il est très bien produit, et que MC Jean Gab’1 y est très authentique, très réaliste, très intéressant. C’est l’album le plus vrai de rap de France. Il pêche par sa technique, mais il excelle dans le conte. Et pour un coup d’essai, ce fut un putain de coup de maître.

 

 

 

 

1. Intro

 

[Commentaires d’auditeurs]
– Alors, je disais bon ! Le gars critique un peu trop méchamment. je dis, la critique c’est bien, ça fait avancer les gens. Donc, faut pas interdire

– Dans la rue, n y a pas de règles

– Toi-même tu sais qu’il y a des limites !

– Est-ce bien raisonnable ?

– J’ai trouvé par rapport au, au, … à la chanson de MC Jean Gab’1 que c’est super mégalo.

 

[MC Jean Gab’1]
– Mégalo, ça veut dire quoi ?

– Pour moi, mégalo, ça veut dire qu’il veut qu’on entende parler de lui. La manière qu’il veut que tout tourne autour de lui. Pour que tout tourne autour de lui, il chie sur tout le monde

– Moi, vraiment je me suis sentie trahie par rapport à ce que ces gens ont dit. Ils pensaient ça, qui ont abandonné, aujourd’hui, ils … les vitrines qui ont un certain monopole, qui chantent tu vois ….

– T’as pas un peu peur là parce que ce type là, il est un

– Le truc, ce n’est pas forcément de chercher à faire évoluer. Le truc, c’est de rester authentique. ça a été un des slogans tu vois, pionniers du rap et cette authenticité, elle ne se retrouve plus.

– J’ai beaucoup de respect quoi pour ce que vous faites et avez dit. J’apprécie cette intégrité et tout ça …

[MC Jean Gab’1]
– Merci

– Et je dis qu’il faudrait aller, même plus loin; développer ces idées là dans des fanzines dans des journaux, dans des radios et essayer de garder cette ligne

[MC Jean Gab’1]
– Encore merci

– Seulement j’ai un petit problème avec la chanson qui réitère le mot « je t’emmerde, je t’emmerde, je t’emmerde », c’est bien gentil mais c’est un peu de la réputation d’ado à deux francs.

[MC Jean Gab’1]
– Eh ! C’est quoi ce délire là ? …… score là ?

 

Source : B.I.

 

 

 

 

 

 

 

 

2.  J’t’emmerde

 

Certains m’appellent le nettoyeur, mais j’opterai pour le fossoyeur, car j’aime remuer la merde
J’ai connu mes frelos avant de rentrer dans ce biz – go, alors pas besoin de poto
J’t’emmerde, j’t’emmerde, et j’t’emmerde

Et pour commencer, égratigner ceux qui soi- disant font danser
Tête à cloche, ou bien X sans nous pourraient pas becter, te pisseraient leur langue dans l’bas de France
Pour t’faire des mix tape made in France, quand tu viens guincher, ramène tes guiboles rasées
Eh, t’as plus rien de Français, alors monsieur dit à la « one again » change de skeud
Et n’viens pas tu connais l’underground, t’es plutot fashion, alors action, j’t’emmerde et j’t’emmerde
Marquer avec frelo, t’es pas Romano, mais en bikini Solo, ton pater, un tas de fric
Ca t’évite de repiquer avec les schmites, eh Squat, t’en a que l’odeur, t’as rien d’un assassin
Enfance dorée, c’est l’hôpital qui se moque de la charité, shoote toi, chouf toi dans une glace
Car c’que tu vois c’est dégueulasse, eh re-noi, oups !, t’as rasé tes tifs, Babylone
J’t’emmerde, j’t’emmerde et j’t’emmerde
Quant aux « narvalos » de la nation
Leader qu’sur haut-parleur, sachez que le hip-hop
C’est pas seulement faire des gribouillis sur un muret
Et s’faire tâter par les calcoups de la ferro comme un furet
F.M.P Fanfaron Manager par une Pute
Encore un coup foireux comme le B.O.S.S, Boulard Organisé qui Suce et Sniffe
Authentik sur papelard, alors qu’ces deux là voulaient se rentrer dans le lard
Eh tout n’est pas si facile, qu’est ce t’attend pour le foutre au feu et t’foutre au feu
Critique la soupe, il faut les croûtons qui vont avec, eh, et même si y’en à qu’un qui sort des briques
Et l’autre Tos qui attend les 30 piges pour vendre du shit, c’est arrivé près de chez toi, ouais ma gueule
Carrément sous ton nez, l’argent pourri les gens, c’est plus un sentiment
Hep, bien sûr j’vous emmerde, j’t’emmerde, j’t’emmerde, et j’t’emmerde

Joue les cakes, joue les « one again », joue les cons, j’reste concret, direct c’est la guerre
Joue les braves, joue celui qui sait, ah mais t’omets, la vérité sur toi, moi, j’la connais

Ko-ssi-ty, rude boy, faut qu’il prenne une baffe pour qu’il comprenne, this is it, this is it
Grande saucisse, parle si bien de ses sosies dans ses chansons, zgueg, sseuf’, et pourtant il prend du côté pile
Y’en a qui z’ont l’emballage et pas le contenu, et ce qui gigote dans ton calcife est aussi chétif que chez « Garbit »
J’t’emmerde, j’t’emmerde, et j’t’emmerde
Honneur aux dames, la mygale ?
Non la tronchonneuse, avant de donner des leçons, Regarde avec qui t’as fais un rejeton
Et si, si seulement t’avais pas baissé ton froc pour en arriver
Eh ouais c’est vrai ce jour là t’en avais pas, et si, avec des scies, malheureusement j’coupe du bois
J’t’emmerde, douze, et pas un cerveau , fallait qu’on revienne, quitte à collabo avec l’autre facho
J’en place une spéciale pour toi, Pierpoljako
J’sais pas chanter mais j’sais bien ratonner
Car tatoué tu l’es encore, et v’là l’envers du décor, et le comble du raciste, c’est d’tringler c’qui l’rebute
J’t’emmerde, j’t’encule et j’t’emmerde
Rappelle-toi le mélancolique
Tu fais dans la purée Mousline, car pour un muslim, t’aurais dû déjà changer de blase
Ça sent le gaz, Allah Ouakbar, la première qualité d’un muslim c’est d’être humble, et tu l’es pas
Et sache que la religion n’est pas un sprint, mais une course de fond
Alors pense à ceux qui pratiquent depuis 20 ou 40 ans, et qu’en font pas tout un boucan
Remarque, ils l’ont remarqué, tu s’ras pas une icône, et si seul, l’Être suprême juge
Alors la Sky – roulette, sacrilège, Bismillah, j’t’emmerde, j’t’emmerde et j’t’emmerde

Booba, Booba, mon petit ourson
Et nique sa mère la réinsertion, même pas renoi même pas rabza
Juste une jaune d’oeuf mal ssé-ca
Terrain miné, tu défourailles à coups de popgun, Paris c’est pas Top Gun
N’aie pas l’zaheff, moi aussi j’écoute Polnareff, houhouhouhouhou, dans mes chiottes
J’ai pé-cho ton flow, et j’baise sur du Gilbert Bécaud
P’tain quelle rime de bâtard, mais, c’est qui qui jappe comme ça
Eh, plutôt timide pour un pitt, un épagneul sorti tout droit de la S.P.A
Eh, t’aurais blasé le Mick Bacardi, ça t’aurais pas titiller, tu tapes une coup à gauche, un coup à droite
Ça y est, v’la les super crew, bad badman mobile, chou on y comprend qu’dalle
Quant aux crocos, qui m’ont pompé « j’t’emmerde », sachez qu’on s’souvient du 1er et pas du 2eme
Tchit Tchit
J’t’emmerde, la syphillis dans le rap ça fait bizarre
Et pour bronzer je crois que t’as besoin d’une passoire, vu que je m’arrête pas
Répète après moi
Ambiance scandale, danse de pédales, sentez bien la chaleur, dans ton cul
Marseille, ça pue, c’est sale, pas vrai ? Et ton art de rue est bien propre, tu brûles au soleil
Et 306 cab à paname solo sans cape sono, « street life », eh, c’est ça ma couille
Balance ta cendrillon du ghetto sur l’trottoir, la Fonky Family c’est fini
Et pour les pseudo indépendants, tous signés en maison de skeud
S.H.E.R.Y.O, ton rap d’immigrés à bon dos, tu defie p’t’être X-Or , c’qui fera pas de toi un cador
King de la récup’ et sans répute, ta révolution c’est Virgin, le pognon
On sait même pas si c’est un râteau ou un cageot, eh tu te prends pour le nombril du monde
Alors que t’en es que le trou du cul, continue l’impro

Tellement de trous de balle qui parlent de rue
À croire qu’c’est tous des S.D.F, mais y’en a pas Bezef, en bref
MC Jean Gab’1, n’est pas une putain, retiens-le bien, j’te l’avais dis ma gueule,

tin-tin-tin

 

Source : Rapgenius

 

 

 

 

 

 

 

 

3. D.D.

 

D.D. x8

[MC Jean Gab’1]
Direct, Distinguo
6 piges dans la tambouille
A gamberger comme le vioque que je suis
Réflexions et l’intro durent ?? jusqu’ici
truire, ça sent le roussi
Reconstruire

[Jeap12]
Il n y a pas de souci, Ton-ton
Déterminé à faire son
Sans tergiverser comme à la maison

[MC Jean Gab’1]
On s’emballe

[Jeap12]
ça déstabilise rarement à cours
Malgré les dires pas de garde-fours
Peut-être qu’on se goure
Mais on tempère jusqu’au bout

[Kimto Vasquez]
ça dépend des décisionnaires
Ont payé sa liberté cher

[MC Jean Gab’1]
Choisis

[Kimto Vasquez]
C’est combat toute une vie
Et croyez, il y a de quoi faire
Jeune apprenti dans bien des matières
Notre fond de commerce,
Tonton, c’est notre soupe à la misère

[MC Jean Gab’1]
Et le doute, définit le parcours

[Kimto Vasquez]
Chacun dans sa propre école

[Jeap12]
Des passionnés dans l’auto-discipline,
la découverte de soi, des autres, pour

[En chœur]
bâtir du solide sur les ruines

[Refrain]

DD
brouillardise ployée
DD
truire et velopper
DD
fense et sobéir
DD
Dignes et droits quand les rats quittent le navire
DD
brouillardise ployée
DD
truire et velopper
DD
fense et sobéir
DD
Dignes et droits quand les rats quittent le navire

[Jeap12]
Comment procéder ?
L’envie nous a possédé
Rien à concéder
On reste décidé,
Antécédents ou pas
On peut tous dériver
Diminués, on a rien demandé
Parce que tout peut se mérite et

[Kimto Vasquez]
Défendre et …upé
Souvent, c’est dérangé
Notre génération monte ses barrières
Et se vante après de les défoncer

[MC Jean Gab’1]
Monde à l’envers

[Kimto Vasquez]
Mais Tonton vieillit
On doit des comptes à la famille
Pas au caniveau, tu me suis

[MC Jean Gab’1]
Crapahuté comme Dark Devil dans les ténèbres
Pas besoin de loupiotes pour avancer dans le tunnel
Habitué des embûches, des cavités, fiopes et raclos de rimmel
Authentique, pas de salamalecs
La dalle plus forte que le danger
DD
Accompagné de mines antipersonnelles
Défonce les lourds et sans se courber
Dégoupillé sur tapis rouge et tronches baissées
Hein ! … pas modeste
C’est plus du clash, ça devient un test
Rouge ton vison, c’est pas les leurs que je viendrais lécher

[Jeap12]
Le déclic se dissimule là où je pense
Divulguée sans détour, la connivence
Pas dissident par accident
Va savoir de quoi on se contente
Comment se fait le mélange
Déferlante, sur un ou sur 12 tracks
C’est DD
Dire si on s’y attache
Dehors, ça vote des désastres
Si on se plante, on remet ça
Des armures, désespère pas

[MC Jean Gab’1]
Dispersion de nulle part

[Kimto Vasquez]
La situation peut sembler délicate
Parfois, dans le dépit, en dépression
Entend vouloir relever le défi
On précipite les décisions
Et les belles intentions tournées en dérisions
Pas vrai, Tonton ?

[MC Jean Gab’1]
Et le doute, on définit le parcours

[Kimto Vasquez]
Chacun dans sa propre école

[Jeap12]
Des passionnés dans l’auto-discipline,
la découverte de soi, des autres, pour

[En chœur]
bâtir du solide sur les ruines

[Refrain]

DD
Débrouillardise déployée
DD
Détruire et développer
DD
Défense et désobéir
DD
Dignes et droits quand les rats quittent le navire
DD
Débrouillardise déployée
DD
Détruire et développer
DD
Défense et désobéir
DD
Dignes et droits quand les rats quittent le navire

[Kimto Vasquez]
Si le contexte reste le meilleur prétexte
Au manque de recul qui rend la communication complexe
Veillons à ce que nos progrès ne se fassent pas sans fondement

[MC Jean Gab’1]
Être libres

[Kimto Vasquez]
Ce qui justifie l’affrontement

[MC Jean Gab’1]
DD comme un iceberg
Tu vois le goulot et pas le fond
Ces rues barbares et sans callefon ??
A coups de sang, en sueur, feu et larmes
On l’a monté pas de rancœur
Si pour exister, dans ma gueule, j’ai trop marché
Les arpions en flammes, je dérape et je rétame trop souvent
DD c’est pas le couvent, on déboule et pas en rampant
Quand désobéir devient un devoir, pends toi aux fenêtres
En carambouilles cavale les foires sur les mouchoirs
Pas d’usoire ?? Un collectif au service de gusses ?? et de pincés
On est sur la voie lactée
Dans notre foncedé, on est saoûlés
Comme les tifs de mon chibre
DD, dur dur d’être dans le lot ??
Dare dare les pieds dans l’eau ??

[Jeap12]
Comme s’il fallait que sale ???
Combat on l’mène ??
Aucun racolage, nos bricoles de côté
Même si la route est longue
La démarche nous est propre
On prémédite pas mal
Jamais on ne se débine
Dévines un peu ce qui nous anime

[Jeap12]
DD Tous unanimes
Habitués à ne pas faiblir

[Kimto Vasquez]
Et à chacun d’en tirer les conséquences
A chacun de respecter ou pas sa chance
Quand on t’accepte tel que tu es
Et que les tiens font miroir
Où tu découvres petit à petit qui tu es

[Jeap12]
La remise en question prouve qui tu es

[Kimto Vasquez]
Elle est un devoir ??
Enfin, selon qui tu es
De toute façon, t’en feras ce qui te plais
Et ça, seul ton orgueil le sait mais...

[MC Jean Gab’1]
Et le doute, on définit le parcours

[Kimto Vasquez]
Chacun dans sa propre école

[Jeap12]
Des passionnés dans l’auto-discipline,
la découverte de soi, des autres, pour

[En chœur]
bâtir du solide sur les ruines

[Refrain]

DD
Débrouillardise déployée
DD
Détruire et développer
DD
Défense et désobéir
DD
Dignes et droits quand les rats quittent le navire
DD
Débrouillardise déployée
DD
Détruire et développer
DD
Défense et désobéir
DD
Dignes et droits quand les rats quittent le navire

Source : B.I.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. OCB

 

Tema, tema, tema
C’est l’autre emmerdeur

Ouais, ma gueule
O C B ma gueule
Original Casse-Burnes, coco
Tema celui que tu prenais pour une blague, hein ?
10 caves qui aura le dernier smile, hein !
Le même qui fit 5 piges pleines à Berlin
Et si tu ne gobes pas, mon pote, chopes-en un
Ce que j’ai fait te semble incroyable
Ce qui fait de moi, original, inoubliable
D’où j’arrive et c’est inévitable, hein ma gueule,
Wanna give a fuck about le lendemain
Eh ouais, coco
Le gavroche a roulé sa bosse
A coups de parpaings, de crosses
Et de crasse
Et c’est pas un de plus
Mais le seul qui ose mettre un grand coup de lattes
Dans ce tas de purin qu’est le rap
Putain !
Péteux
Tu t’es trompé de pupitre
Pour pouvoir me pisser dessus
Jamais contre un un contre un
S’il ne doit en rester qu’un
Alors, MC Jean Gab’1
Tu te souviens du premier
Pas du deuxième
Et d’un, je ne fais pas comme d’autres
Ce qui te reste au travers de la glotte
Et deux, je rappe comme pas deux
Pas ton pote
Fidèle aux miens, les requins

[texte en allemand]

Et ça en bouche un coin
Je débarque dans le rap
Comme une mouche à merdes
Dans une soupe
Hein, ma gueule

[Refrain]

O C B
Oh que c’est bon
Oh que ça fume ma gueule
O C B
Original Casse Burnes
Obsédé ma couille
O C B
Celui qui t’emmerde, ma gueule
O C B

Eh, je suis sous le chambrard ??
Et je m’en tape le coquillard, ma gueule
Mon style ? J’en ai ap
Indélébile, et après, coco
Les temps je connais pas
Et je mets des lignes
Eh ouais, ma gueule
Le casse-burnes est en faction
Et avant tout, ce que je blaire, c’est l’action
Tu veux savoir où tu t’arrêtes ?
C’est là où je commence
Car Gab’1 frappe, attaque
Comme les cleb’s, j’ai la niaque
Tu peux être superman, ma couille
Car je suis l’enfoiré qui débarque
Avec sa bite et la cryptonite
Je ne peux pas mentir aux jeunes
Leur dire que je n’ai pas de gun
Je ferai pas un amuse-gueule
2 catégories de fions, mecton
Ceux qui attendent que les choses se fassent
Et ceux qui font que les choses se font
Sous Jouan ??, je ne fais pas l’âne
Même dans le son
Et ma grande gueule a résonné
Depuis les bas-fonds jusqu’en zonzon
Ceux qui s’encanaillent depuis le rap
Eh, ma gueule,
De nouvelles teuchs
Qui vont se faire ken
Et clashe pas
Car tu mettrais la charrue avant les boeufs
Et moi, je prends pas le taureau par les cornes
Mais par les fesses
Un casier de judice, aussi balèze
Que les statuts qui durissent ???
J’arrive, décime comme la peste
Avec mon cortège de stress
En strass et paillettes
Pas de vrai ?? palitifs ???
Pour curer dans ce bourbier qu’elle vise
Oublie les bisous
Je ne suis pas Carlos
M’éviterait de me coltiner
Tafioles, tartuffes
Car je suis le clebs en rut
Pas celui qu’on culbute
En avant pour un petit refrain
Hein, ma gueule,
Qu’est-ce que t’en dis de ça, ma gueule ?
On y va, ma gueule,

[Refrain]

O C B
Oh que c’est bon
Oh que ça fume ma gueule
O C B
Original Casse Burnes
Obsédé ma couille
O C B
Celui qui t’emmerde, ma gueule
O C B

Superstar sur le boulevard
Je ne vais pas glander sur le rap
Pour signer des autographes
Demande aux bœufs carottes, ma gueule
Je fous le bazar
Et ton rontal ?? Les doigts derrière, ma gueule
Laisse faire
It is me, the mec qui va te surin
Original Casse-Burnes, serein
Hein ma gueule,
ça cogne dur
Tu me diras : j’ai les chevilles qui enflent
Eh non, ma gueule, chez moi, c’est les yeucs
Et sur un piédestal
Je m’installe et balance un truc sale
Remballe à grands coups de tatanes
Ceux qui braillent
Barjo ? Quoi ma gueule ? Quoi ma gueule ?
Je pousse une gueulante
Et toi, tu te balnaves
Hein ma gueule,
Oh que c’est bon ! Oh que ça fume !
Peuvent gamberger
Et je n’attends pas de pitié
C’est pour les faibles
Hein ma gueule,
Ils m’attendent au tournant
Et j’ai zer?? tes plans
Et si je me plante, ma gueule ?
Hein , Qui ne tente rien, n’a rien
Coco
5 piges sans ken
Planque ta chair
Si tu ne veux pas qu’elle attrape quelque chose en pleine gueule
Et si t’aimes pas ma fiotte
Saches que mon plancher est toujours ton plafond
Hein ma gueule,
Alors, mets toi au bout de ma tige
La liste est longue
Sur ce, ma gueule je m’arrache
Et je te dis : ferme ta gueule
Ta gueule, ma gueule

[Refrain] x2

O C B
Oh que c’est bon
Oh que ça fume ma gueule
O C B
Original Casse Burnes
Obsédé ma couille
O C B
Celui qui t’emmerde, ma gueule
O C B

 

 

 

 

 

 

5. 33 Comme L’autre

 

33 comme l’autre
Il est parti et moi j’arrive
Il a fait le bien, j’aurais fait le mal
Il préconisait le masochisme
Prends une baigne
Sois pas une teigne
Et tend l’autre joue
De nos jours, ta récolte sera un trou
Dans sa besace, pain et poissecaille
Et dans mes fouilles un 43, tu sais sa taille
Plus fort que Copperfield
Le type, le seul à pouvoir crapahuter sur l’eau
Son pater pardonnait pas l’mien
Pas de blasphème
Juste mon opinion, mecton
Et souviens-toi de la loge P2
Tous ces péteux qui soulevaient des lovés sous odeur de sainteté
Religion basée sur l’amour, sur le prochain
Avoues que c’est mesquin
Pédophiles
Rarement sur le grill
Pourtant un tas de cris infantiles
Et j’en oublie des machins
On sait comment l’Afrique et la deuxième classe d’amerloques sont devenus Chrétiens
A grands coups d’épée dans les reins
Et c’est au nom de qui qu’ils les ont sanctifiés pour aller gazer ?
Soulève un caillou et tu le trouveras
Il a ratiboisé le commerce dans les lieux de culte
Et les représentations divines sont proscrites
Elle est belle, ta croix
Quand je pense à mes frères de couleur
A qui on a fait bécqueter des couleuvres
Venus à grand coups de bananes publicitaires sur cette terre promise
Mais que de promesses
Peuple convaincu d’être élu
Et en oubliant les siens
Peuple descendant de Saba et de Nimrod
Puissant guerrier à la couleur d’ébène
Et à la tignasse de laine
Ils étaient les premiers
Les cousins falashas et on les a laissés à quai
Okay, vous en avez souffert
Mais, nous, on a connus la cale et le fer
Peuple sémite et anti-sémite, par définition
Dont le seul lobby est le pognon
Jerusalem
Terre dilemme
Et c’est pour un bout de parpaing
Qu’ils en ont dépassé le stade du surin
Musulman veut dire pratiquant
C’est pas un mais c’est tout vu
Et ce bouquin a été écrit il y a mille quatre cent quatre vingt et des brouettes
Pour que l’Église s’y adapte
Et pas le contraire
Sous prétexte d’être à l’aube du millénaire
Y a des modérés et des extrémistes
Et si on arrêtait d’interpréter
Et qu’on lisait
Le suicide ne mène pas à Dieu
Et arrêter de se mentir, respecte le Coran
Un musulman ne fait pas couler le sang d’un autre
Je me turlupine pour tous ceux qui pourront jamais aller prier à la Mecque
Faute de kopeks
Car tout ça est devenu un vrai bizgo
Et puis, je suis pas Salman, j’te le dis
Mais regarde ce qu’il se passe depuis la nuit des temps
Et téma si je suis toujours un ignorant
C’est l’éternelle guerre des Croisés
Tous là pour ripailler sur notre belle planète
De toute façon, l’humain a toujours voulu croire en quoique ce soit
Car il est difficile de croire en soi

 

Source : Rap genius

 

 

 

 

 

6. Mes 2 Amours


Coco, c’est niché dans mes tripes,
mon côté exotique.
Non loin du Centrafrique,
une vraie fabrique à champions,
laisse-moi te citer quelques noms :
Noah, Nouma, Milla.
Ils font tous comme Désiré leur job,
bled sans fric,
ici on gigote de trafic,
pas grave, on a la rythmique Makossa
et du 1° janvier au mois de dernier de décembre
le soleil te tabasse la tronche
et si t’as pas assez
l’armée s’occupera de tes bronches.
Oseille dévaluée
faut improviser et obligé
de te rappeler que tout le monde n’est pas friqué.
Essaie ta chance à la place du marché,
imagine ma ganache sur notre Côte d’Azur
tchokant, niocxant une petite sur les plages de Kribi
et dans mes veines coulent deux ethnies,
guerriers drôle, Bassa, côté ronda.
Deïdo, doux comme mama,
Ha mouf ! J’ai pas eu la chance d’apprécier le cocon familial,
alors le bled, je le connais que sur carte postale.

 

Refrain

Mon pays est Paris,
j’ai deux amours,
mon pays et Paris.
Mon pays et paris,
j’ai deux amours,
mon pays et paris.

 

Eh bien si tu croyais que j’allais pioncer sur le patelin de mes ancêtres coco.
Hé ! Hé ! C’est bien mal me connaître
je vais te dire d’où je viens pélo.
Paris ! C’est la vie qui m’a vu naître
et je l’échangerais pas pour un kopeck.
Dans le fossé mais pas phocéen,
Panaméen et fier de l’être.
Panama, Paname, Paname
et crois pas que je fais un remix foireux
sur l’autre truc de mes deux,
Paris fait pas de flouze
et loin de ma ville j’ai le blues,
ici y’a pas de soleil, y pèle ça pue
mais au moins ça bouge. Tu charries ;
on a le PSG et les Tibéri.
Crois pas que Paname
c’est la Tour et faire des tours en barque

arrondissement en forme d’escargot,
du premier en passant par Rambuteau.
Je suis l’oracle à la cour des miracles,
ma capitale multiraciale.
Hé ! Psitt !
En avant pour une touristique,
Paris aussi c’est exotique,
on t’emboucane sur Zorro,
y viens pas du Mexique mais de Tunis,
va à Barbès dans le 18,
rencontre entre deux Afrique.
Moricaud et Noiraud.
Rochechouart sacré contraste avec la butte Montmartre suivez le guide,
Mamadou et Farid ont intérêt à avoir leurs fafs ou leurs cartes,
sinon faudra glisser dans le 4

Hôtel de ville en esquivant le marais,
faute d’avoir mal à la raie.
Et si tu bectes pas de ce pain ,
pourras toujours bifurquer dans le 2, là-bas
y’a plein de gueux à deux pas de ,
c’est BourgStras, la rue Saint Denis
où le micheton recherche du mamelon,
surtout pas resquiller si t’as pas l’osier,
risque de te faire alpaguer dans le premier, Ci.
C’est à deux pas de là.
Et finalement, changement
pour un peu plus de mouvement,
direction Châtelet, ou plutôt, le Forum,
les Halles les gonzesses sont hors normes
et si t’as la dalle, fais attention aux chacals.

 

Refrain

Mon pays est Paris,
j’ai deux amours,
mon pays et Paris.
Mon pays et paris,
j’ai deux amours,
mon pays et paris.

 

Et par enchantement
nos deux pélos ont des numéros à tire-larigot
et dire qu’ils pensaient rentrer bredouilles
avec ce qui leur sert de nouilles,
à croire que les minets ont serré deux moules.
Et merde ! Elles crèchent pas sur Paname, pas grave !
Les tités aiment bien Paris et sa périphérie même si c’est pas féérique, y z’ont pas de fer.
Alors le chemin de fer : galère !
Gare du Nord dans le 10,
toujours autant de flics,
faut ripper sinon t’auras droit aux vis,
y pourront toujours brailler à l’injustice,
elle te met à sec.
Renquille dans le 7,
Assemblée Nationale,
un peu plus loin en aval,
en parlant d’avaler,
nos deux-là ont les crocs,
cherchent une barbaque asiatique,
allez à vos aises dans le 13,
le quartier chinois et si y z’aiment bien le bonze,
y’a la même chose dans le 11.
Belleville, belle, c’est ça.
En tout cas y’a plein de juifs et de rabzas,
tout le quartier c’est comme ça !
Après avoir becté à s’éclater la panse,
nos tourtereaux aimeraient bien faire une petite danse.
Pour ça il faudrait aller dans le 8,
genre bistrot becter des huîtres.
Y connaissent l’adresse grâce à un mec des Abbesses.
Avant d’aller crapahuter sur la plus belle avenue du monde.
Les Champs-Elysées, eux et leurs deux pépés,
s’étant rincés la glotte, jusqu’à gerber de la sorte,
faut serrer une porte à Maillot, dans le 17, y’a la maille non ?
Ou sinon se taper un taxi basket,
ou clouer les deux pimbêches, ou serrer un cave en pétrolette.
Pour ça y sont trop saouls là, la soirée est chargée,
va falloir quitter les beaux quartiers,
avant de rentrer aux chaumières
dans le 19 à Laumière.
Du côté de Riquet sur les quais de Seine,
Farid, pas sain retourne dans le 20,
pisser sur le cimetière Père-Lachaise
à côté Saint-Blaise.
Nos deux blaireaux arsouillés,
fatigués comme Paris qu’on va laisser s’illuminer.

 

Source : Lyrix47

 

 

 

 

 
7 Enfants De La Ddass

 

Imagine les glandes, de ne pouvoir voir les tiens,
faute de rien.
Parce qu’à partir de maintenant
c’est à eux que tu appartiens.
Trimballé comme une vieille grole,
y te diront quoi dire, quoi faire, quoi becter.
Les chiottes turques sont excellents,
pas d’excédent, ma gueule !
Et c’est un luxe.
Et les jours de fête, pas de quoi grimper aux lustres.
Juché sur ses dossiers, jugés puis casés,
parce que tes vioques n’arrivent plus à se blairer.
Et si par scoumoune, t’as des frangines et des frelons,
alors franc-jeu, tu risques pas de grandir avec eux.
Être séparés comme les bœufs, je baratine pas sur mes aïeux.
Et si t’as de la famille, c’est bandant.
Dans mon cas, contraint d’être orphelin.
Mon pater à Melun,
cette tafiole d’assassin a changé mon destin,
stoppé celui de ma mère et de son conjoint.
Le cocon explosé, t’inquiètes !
Y’a de la demande de son côté.
SVP 11 familles d’accueil en manque de fraîche.
Comment veux-tu être conciliant ?
Quand des tocards se prennent pour tes parents
et c’est vexant. Pas de suivi chez les psys
et si tu débloques, on te dira que t’es aigri
et si on te largue chez les dingues,
y’a plus de crédit.
Comme quoi l’amour de l’oseille
est plus fort que l’amour de l’être
et dans cette chienlit,
tu dois apprendre, grandir vite.
Un enfant ça devient adulte
que si tu lui laisses le temps.
Et c’est navrant.

Refrain

Enfant d’la DDASS,
plus de peine que d’allégresse.
Enfant d’la masse,
tant de haine.
Enfant d’la DDASS,
plus de peine que d’allégresse.
Enfant d’la masse,
tant de haine.

Enfant de la DDASS,
enfant de la masse.
Encore une mission,
être rentable, béni celui qui la remplira sans façon,
maudit celui qui échouera.
Sauvageons,
on était des numéros.
Plus des coûts, ton entretien coûte cher,
mais tu vois pas les sous.
Étant soi-disant soumis, à leur microssisme,
la détention reste une exception,
la liberté une règle.
Ce qui commence déjà à avoir le choix pour ton orientation,
modelé, façonné comme un pantin.
Tu te croirais livré D’ chez Toy’s r us,
sans les paillettes,. Ici t’as qu’un droit,
fermer ta gueule, ou tu serviras de casse-dalle.
Encadré par des éducateurs pas censés s’éduquer eux-mêmes,

qui t’emboucane t’apprenant que le bulbe prime sur le biscoto
et t’en décarres 3-4 quand c’est chaud.
recueillir c’est beau, à condition de respecter.
Qu’y soit moricaud ou noiraud,
tout n’est pas sombre,
mais la vie n’est pas rose.
Abriter, filer le gîte et le couvert comporte certains revers
et sans vergogne, scotché à la besogne,
les différences existent.
On t’apprend le masochisme
pour t’inculquer le civisme,
aux chiottes le libéralisme.

Refrain

Enfant d’la DDASS,
plus de peine que d’allégresse.
Enfant d’la masse,
tant de haine.
Enfant d’la DDASS,
plus de peine que d’allégresse.
Enfant d’la masse,
tant de haine.

Qu’on arrête les palabres,
mon séjour à l’étable aurait pu être exécrable,
le rififi entre mouflets,
ça allait pas plus loin qu’un pet.
Mais les jeunes pousses deviendront des glands.
Là-bas c’est les ciseaux et la rage aux dents,
bizutages violents, à moins que tu débarques adolescent.
Pour les plus vieux tu deviens intéressant
et y’a pas de sentiment.
Là-bas, tout le monde a ses problèmes
et personne te prendra sous l’aile.
Les séparations sont mal vécues,
pas grave on finira tous tondus.
Comment veux-tu décider de ton avenir à 14 ans ?
pauvre cloche !
Se prendre pour Nostradamus et finir avec un métier de buse.
Trop de soucis en même temps,
ta chance d’avenir fout le camp.
Chie sur la campagne et tous les paysans,
quand arrive à paris : c’est bandant !
Mioche de la DDASS,
en passant par Annemasse,
faillit être cuistot, mais n’aiment pas les négros à Montbelliard.
A l’Arlequin, on nous prenait pour des clowns
à force de faire cuire des moules.
Sinon à grands coups de boule,
on nous lavait les reins,
encerclés par des brelons,
bons qu’à lutter ou à faire du kara,
pour mieux te péter le nez.
Ma gueule ! J’ai tapé la coopérative,
à Saint Pierre l’Albiny.
Parce que cette bande d’albinos
nous faisait crapahuter le Galibier
jusqu’à l’os et en pleine nuit.
Fallait me voir faire du stop,
j’aurais été une bonne proie, du côté du Mississipi.
J’ai eu du bol, j’ai atterri à Annecy,
3 barbaques par jour et ça change de la baraque.
Argent de poche et pécule pour chiner des frusques
moins vétustes.
Imagine le père Gab’1,
un citadin en train de glander à Grésieux La Varenne.
Je pourrais le décrire en fermant les yeux.
J’encule tous les lapins de Garenne
et les fachos de Tassin la Demi-Lune,
quelques-uns m’ont mis des prunes
et ont pris des mandales.
J’étais pas un vandale, mais j’avais la dalle.
De kms de ce patelin,
j’en ai fait de long en large,
du Nord au Sud,
venant pas tous des mêmes chemins,
chacun a pris les vices de l’autre.
Et comme des apôtres,
sans oublier que ton meilleur ami est ta fourchette.
Tu peux te gratter coco,
pour que je rebecte des gratons
et faire le guignol de côté de Lyon.
Brassement de races,
brassement de villes et de cultures.
Fait de la majorité d’entre nous, un passe pour ordures

Source : Lyrix47

 

 

 

 

 

 

 
8 Donjon

 

Souvenirs ancrés, pas si lointain,
du temps où j’me pouillais sans fin et en vain,
seul, livré à moi même, j’suis un arrivant plutôt un revenant
Cette fois c’est corsé,
le verdict est tombé,
les jurés m’avaient pas à la bonne,
y’a pas mort d’hommes mais c’est tout comme.
Tu peux miauler, te trancher les artères fais un choix ;
ok j’l’ai mérité mais il se pourrait bien que ça s’frite
car les lardus m’chauffent,
envie d’me coller des gaufres,
j’pourrais m’estimer heureux car d’autres
ont été fumés à Auschwitz,
j’ai la scoumoune au pays de la choucroute,
mon espace vital : que dalle à part un chiotte
et une crotte laissé par un , j’suis furax_ma gueule,
y’a de quoi dev’nir a la masse, bref chez l’estab,
et pas d’miroir milord pour lui quelques as
et leur calfouette kangourou me serre les burnes
et mon costume taillé sur crapule bleu-gris dégueulasse,
et mes godasses dans le genre Chaplin,
orthopédique, matte le plumard ! « Scheiße »

Refrain

Allez en rang,
écartes les jambes et baisses toi !
Donjon
En rang écartes les jambes et baisses toi !
Donjon
Allez c’est bon tu peux ripper

Un quart d’heure avant 6,
l’enflé d’service sort d’ma boîte section 6,
promenades et douches chrono
surtout donnes pas ton dos,
car l’histoire d’la savonnette
est fumée depuis belle lurette,
certains vilains, depuis longtemps aux oubliettes
en veulent à ta cave
à toi de n’pas leur filer les clefs
sans quoi t’auras un tas d’compagnons
et peu de compassion,
communication inexistante
contact a éviter comme Nordine Azour
et t’en as vite fait le tour,
parti comme au salon d’l’agriculture,
tueurs palestiniens
dit bien syriens ou yougo,
rouskov, chacun son putain d’cheftel,
j’suis mal bar, le seul bron,
j’emmerde tout l’monde, là bas t’apprend vite,
tout seul tu peux pas faire grand chose,
à moins de te dégotter des alliés,
l’union fait la force si tu tiens pas à t’faire cachter
faudra jouer les Kaisers et faudra saucer sinon,
j’suis chez les chleus et leur guagelan,
j’pige peu, j’aurais aimé valdinguer à Fleury
avec les potes’de téci, mais ici c’est pas la garderie,
l’ami psychopathe, nécrophile et aut’ tarés qui ondulent de traviole, ici on fabrique des tafioles,
les vocations s’forment y’avait des feminun
et pourtant c’était des tapins,
‘sont rentrés comme boulanger
et on l’droit aux plombiers,
avec le temps et la craie
on’d’vien consentant,
un vrai cinoche ma gueule…
en premier on t’sure une sec,
en deuxième on t’donne à sec,
en troisieme on t’jette et du quatrième on fait la fête,
trop peu d’pour cent d’perte national
dans un bled bien radical
tu peux finir dans les annales

Allez c’est bon tu peux ripper

Refrain

Allez en rang,
écartes les jambes et baisses toi !
Donjon
En rang écartes les jambes et baisses toi !
Donjon
Allez c’est bon tu peux ripper

Respecter en tant que braqueur,
travailler serait tout mon contraire
et pour rien au monde j’irais tailler des pipes.
J’suis fixé, j’suis chez les flics,
ça y’a pas d’grâce c’qui t’évites de sales menaces
par les enclumes de service,
on a déjà pas voulu d’eux en tant q’keuf et ces PD passent
plus de temps avec nous qu’avec leur meufs « c louche »
v’la l’meilleur moment pour ceux qui veulent tâter d’la marchandise
ou une mocheté « spreche » visit
penses à ma frustration
alors qu’tu veux tringler un fion
toutes ces dindes qui m’excitaient la même chanson
dans l’genre « on s’mariera, on f’ra un môme, alors que t’es toujours au donjon »
bref, faut pas gober,
jactance d’évangile
surtout si ça claque des cils,
elle s’est nachave avec mon pote,
le seul pour qui elle s’faisait belle,
le seul par qui elle avait d’mes nouvelles
avant on que d’nous, maintenant que d’lui,
quand j’déjante elle tire une tronche
alors qu’elle vient d’se faire troncher,
il a fait ça pour toi,
alors il met un coup pour toi,
mon pire ennemi c’est pas lui mais toi,
alors becter les restes en fermant ton clapet
sinon on va te jeter ma gueule
Si tu crois péter les plombs,
on est tous des bonshommes
jusqu’au jour où on est confronté
à des situations inhabituelles
et là tu t’pinces et tu t’demandes…
souvenirs bien ancrés au goût amer
comme le café sans sucre et la bouffe sans sel,
servi par les balances d’oxy,

(Ich wade drüm…) (meine freunde, ich wein knacki…)

Aller c’est bon tu peux ripper

Refrain

Allez en rang,
écartes les jambes et baisses toi !
Donjon
En rang écartes les jambes et baisses toi !
Donjon
Allez c’est bon tu peux ripper

 

Source : Lyrix47

 

 

 

 

 

9 A nos chers disparus

 

A ceux qu’on a aimé, pour certains haïs, perdus, trépassés.
Sans comptes-rendus.
Mourir ou crever dis-moi la différence,
on verras si t’insultes mon intelligence.
Pas de clémence dans ces moment-là,
quand sonne le glas du trépas.
On dit trop souvent « c’est souvent les meilleurs qui partent »,
mais on aimerait voir partir ceux qui restent.
Sans cesse se déroule le tapis de ces marches funestes,
elles se manifestent sous différentes facettes
et en voilà une de ça et crois-moi,
se souvenir de ce putain de drama,
c’était en 77, pas vrai Mama ?
C’est là que commence mon casse-tête,
37 rue st Fargeau.
Début de la merde gadjo,
quand je pense à celui dont je porte les gènes,
envers qui j’ai tant de haine,
a exécuté comme un vulgaire gibier, celle qu’il a pris pour sienne.
La même qui donna le sein aux siens
Peu banal, violence conjugale.
Elle revient et surgit quand tu décides d’arrêter les conneries.

Comme le cousin Serge, tu te maries
et soudain, en faisant ton jogging,
anodine, elle rode, rupture d’anévrisme,
naturel mais fataliste,
réduit à toi un tas d’espoirs comme un séisme.
Ils seront dans un monde meilleur,
c’est ce que tu gobes au catéchisme.
Et s’il y a le paradis, j’ai déjà vécu l’enfer.
Et c’est à travers mes récits que vivent leurs esprits.
Il était mon amigo,
les yeux bridés comme les chicanos,
venait tout droit de Mexico,
juif et alors ?
Pas de la même couleur
et pourtant ils en ont vu de toutes les couleurs.
Un cœur gros comme ça,
couillu comme Zapata,
t’en a mouché plus d’un renoi, rabza.
La valeur d’un homme n’est pas sa teinte mais ses actes.
Théo, mon alter égo, parti comme un poète,
l’absinthe comme seule étreinte,
retrouver ta bien-aimée pour l’éternité.
Passionnel comme un doux baiser charnel.
Si tu le voyais bâti comme un pit,
prêt à aller au casse-pipe,
chez lui un seul mot d’ordre :
« pourvu que ça se frite« .
Cet enfoiré faisait partie de l’élite
et rester au top ? Faut être explicite.
Car la carapace extérieure ne reflète pas forcément l’intérieur.

Chaque chose que l’on fit fait défaut à ton cerveau en conflit.
Est-ce bien ou pas ?
On était comme chien et chat. Il a fumé son clebs, s’est logé une dans la tête.
Pression trop forte, s’est absenté pour ne plus jamais revenir.
ne laissant point apparaître signes de détresse.
Tino R.E.P suicide.
Comme le frangin, 3 juin 94, à marquer d’une pierre tombale.
Je t’avoue, j’y pige que dalle, j’y crois pas, je suis libre !
Fuck Berlin ! Débarque à Bobigny,
m’attendait à faire la fête et ils faisaient tous la tête.
Achille alias Jaco, un guet-apens,
coup de lame dans les éponges.
Voilà le résiné qui se met à gicler.
Succombera du surin au chemin qui mène à l’hôpital.
ils se sont mis à quatre pour l’avoir les chacals.
Maintenant tu sais pourquoi ça me fait si mal.
Quand elle pris ce fut brutal,
on était adolescents,
on faisait partie de la même deban,
à savoir qu’on était tous prédominants.
Puis vint l’embarras,
chacun fit un petit tour et puis s’en va
et le temps passa.
Kemar aimait foutre la smala
mais des fois tu sais pas avec qui tu baises renoi.
L’ennemi en a rien à foutre de savoir si t’es balaise ou pas.
Et ouais des coups de feu partirent comme des braises
et comme t’aimais le dire « y’a malaise »
et cette fois t’es pas à ton aise.
Rude, l’hiver a été rude avec toi.
Le lion est mort ce soir.
Boubou, respecté et craint de tous
mais on en oublie un facteur,
le respect est le résultat de la peur.
Le Gros ne donnait jamais son dos
et la seule fois ce fut de trop.
On choisit sa vie mais pas sa mort.
Venu enterrer son cousin,
il y trouva son assassin.
Une ascension fulgurante
pour une fin détonante.
Qui vit par les armes meurt par les armes.
Qui vit par l’épée meurt par l’épée.

Source : Lyrix47
10 Désillusion Sur L’historique

 

Faire des études ? C’est bien
Mais bon faut que ça se supporte
J’en aurais fait un loisir
Si les chaises étaient osier ou en cuir

Balance cinq cent cuivres ???
Rien de sympa
L’école en blouse, sale chiotte
Mes ancêtres étaient des gaulois,
Regarde-toi, ma gueule
Rebelle, chahuté sous le préau
Entouré de cassos
Tu veux un … de traviole
Noël, Les … 93
Ma vie chargée dans un paquetage
J’ai les … d’être relégué de la place, du coin
Avec quoi… j’en connais les recoins
Rencardé les tacos sur un sens interdit
Facile de calquer
Seul, aussi jeune
Et j’attends la majori
Décroche, kill?? les témoins à charge
A charge de revanche
L’appât du gain justifie les moyens
Et quand t’as la dalle
Et que tu ….. la timbale
Tu finiras en baltringue
L’oseille ne vient jamais à toi
Sans quoi ?
Suffirait de secouer son sommier
Eh ma gueule, j’ai mes armes

Désillusion sur l’historique
Il n’y a de pourquoi
J’ai les parce que
Ma vie est pavée de suifs
Le parcours mystifie les moyens
Tant de chiens, tant de bourrage
Bourre l’un ??? et je ne m’arrête pas en chemin

Désillusion sur l’historique
Il n’y a de pourquoi
J’ai les parce que
Ma vie est pavée de suifs
Le parcours mystifie les moyens
Tant de chiens, tant de bourrage
Bourre l’un ??? et je ne m’arrête pas en chemin

Grâce à mon père,
J’ai connu la DDASS
Et les jugements sans contumace
Grâce à mon père,
J’ai capté noir
Mais pas la bonne …
Et si t’es pas ….
Dans un patelin de vioques et de véreux
Grâce à mon père,
Je connais plus mes potos
Que mes douze frelots
Grâce au pater,
J’ai appris que les tournantes tuaient l’ennui
Sans choix, le sexe c’est gratuit
La société ? Quelle saloperie
J’étais dedans à quatorze
… le matin, dès qu’un raciste …. pris de l’ancienneté
Toujours pas trouvé de syndic
Grâce au daron
T’apprends que ton dirlo se prend pour Louis 14
Et n y a que le larron qui forge
Grâce au pater
Force est de crapahuter
De Paname jusqu’en Vendée
Caillasser les marmottes jusqu’au Mercantour
Grâce à mon père,
J’ai vite fait le tour
A savoir que tu peux voter, charger, mûrir
Et ils s’en tamponnent
Et jusqu’à Tours.

Désillusion sur l’historique
Il n’y a de pourquoi
J’ai les parce que
Ma vie est pavée de suifs
Le parcours mystifie les moyens
Tant de chiens, tant de bourrage
Bourre l’un ??? et je ne m’arrête pas en chemin

Parce que quelque chose a survécu
Entre trahison et espoir déchu
Je continue de fumer le sol et t’es déçu
Et je te chie dessus, ma gueule
Rescapé de la génération expérimentations
Calé entre deux fronts
Entre les aïeux débarqués avec courbettes
Et les jeunots bouillant genre cafetière dans la tête
Bourré d’illusions comme les … de jadis
A s’en faire péter les mirettes
Mes libertés rapetissent
Mais alors que mon scepticisme
Ne cesse de grandir
Servir, vomir
T’appelles ça t’épanouir ?
cisions, sanctions, soumissions
Bref, mieux qu’une idole, mon frère
Le reste ? Balivernes entre ton trou de balle et Saint-Pierre ??
MC Jean Gab’1, mec à l’ancienne, bête de radin

Désillusion sur L’historique
Il n’y a de pourquoi
J’ai les parce que
Ma vie est pavée de suifs
Le parcours mystifie les moyens
Tant de chiens, tant de bourrage
Bourre l’un ??? et je ne m’arrête pas en chemin

Désillusion sur L’historique
Il n’y a de pourquoi
J’ai les parce que
Ma vie est pavée de suifs
Le parcours mystifie les moyens
Tant de chiens, tant de bourrage
Bourre l’un ??? et je ne m’arrête pas en chemin

 

Source : B.I.

 

 

 

 

 

 

 

 

11 Anti…

 

21 avril 2002
Je ne suis pas ra…. ?? mais je l’avais prédit
Évincer le borgne pour son sosie
On te cause plus, on te cravate, on te tabasse
Toujours à passe-droits
Charrie pas, charter
Retour forcé au bled
On découvre que tu ne respires plus
Mais qui l’a voulu ?
Mais fallait pas chaparder, piller, trier, diviser
Pour mieux régner
Il n y a pas de barreau sans étincelle
Éteindre le feu
Les dictateurs se propagent comme les flammes
Toujours contrôlables, éjectables
Pour ceux qui les ont greffé à leur place
Eh ma couille, on te file à la trace
État policier, une volaille pour quatre
Y a plus éduqué, t’es cadenassé
Interdiction de glander
Tu pisses sur un mur, on t’amende
Ta caisse est trop neuve,
On te l’enlève
Eh, ma gueule, où va-t-on ?
Changer de tactiques
Car c’est aller droit dans le muret
Attiser la haine, le racisme
N’ y a  pas à secouer
Fil minimaliste, les gusses
Prendront un maximum de risques
Tic, tac
Eh, mec, en état de surchauffe
ça va péter
Je sais, tu vas coffrer et partir dans le pri
Pour te caser
Mais il y a l’autre que vous aurez en face vous
Qui sera prêt à toi. Fini le temps des cailloux

Anti social, je perds pas mon sang-froid
Anti social, ça y est, les années de sévices
Anti social, Anti social, Anti social,

Ouais, c’est le désastre, comme une réplique
Et bis repetita, marcher au pas
Tout va de traviole
Le pleutre bon qu’à … les piges
tu …ques avant de raquer le service après vente
Pas gratos, j’ai peut-être du mal à te suivre
Mais je ne me voile pas la tronche
Un p’tit punch, un coup dans les … et tu bronches
On t’épingle, la justice a une vitesse
pour toi personne ne rase,
…. des trois quatre privilégiés guignols qui ont largué les biffetons que vous épousez
La France d’en bas ? Mon derche !
Tu nous prends bien de haut
Je te fais confiance pour les … en usine
Mais je me goures pas de linge
20 piges à faire un semblant de vie
Pour t’apercevoir que tu es toujours dans le gourbi
Qu’on t’assèche. Prêche la bonne parole
Prend ton dernier kopek
Capitule parce que tu es en dèche
Pas de crédit mais que du sursis et ferme

Anti social, Anti social, Anti social,
Anti social, je perds pas mon sang-froid
Je pense à toutes ces années de services
Anti social, ça y est, les années de sévices
Anti social, Anti social,

Tu tues au taf toute ta vie pour raquer ta pierre tombale
Tes assedics et tes allocs te restent à travers de la glotte
Tu cotises et reçoit que dalle
En plus, triple buse, n’ ai pas de retard sur les impôts
Ou tu finiras sur le carreau
On ne compte plus le nombre de cloches jonchant le macadam
En tentant la pogne
Vous nous avez fait becter monts et merveilles avec l’euro
C’est le riche qui demeurera pacha
Et le pauvre restera rat
L’inégalité sur les bicoques n’est plus un ruisseau mais un fossé
Tu t’entasses à quinze dans douze mètres carrés
Alors que là-haut se pavanent dans les beaux quartiers
Avec ton cash, ils ont spécu
Tu fais ta soupe à la populo
Alors que d’autres bouffent batraciens et escargots
Le peu de flouze qui était dans le larfeuille détale comme feuilles au vent
Ta vie est un chrome
Pas d’oseille, chômes
C’est drôle, ils sont censés nous faire avancer
Mais  font sauter, pour mieux reculer
Les lois ont été faites pour protéger ceux qui les créées
Et je ne vais pas retirer sans brailler
Anti social, anti social

Anti social, Anti social, Anti social, Anti social

 

Source : B.I.

 

 

 

 

 

 

 

 

12 Paname

 

Paris et sa banlieue et pas le contraire
Paname pour tout
Paris est partout
En expérimenté j’ai et les pécores chouravent et crânent
Tout part d’ici
Parisien tête de chien
Parigo tronche de veau
Ville de chauffards bitume rend le mecton nerveux
Y a belle lurette que ça serait plus que piaules herbeux
Ville de sourds où pour un luxe ça joue un mauvais tour
Rififi à Paname chez nous plus qu’ailleurs
Pas d’état d’âme eh coco ça vire au Vietnam
Paris by night rien à voir avec les grands chouyes
ça recale si tu fais pas montrer ton derche
A moins d’être une relique qui est lié à la ganache et fion qui rit

Une sueur fond de rama
Fin de cours bourrée de princesse crachant sur le pont de l’Alma
Paname parfois ça me débecte
On a la première tafiole de France
Et le plus grand escroc du royaume
Eh narvalo tous gambêche ici
Suivis ton larfeuille viens chez nous
Et la dispatche entre eux on est perçu au timbre
Et flambe comme des Chapin
Mais que veux tu que ça fait tâche
Et j’ai pas de buvard
Vivre entre fumiers et richesses
Sans abandonner privilèges et largesses
Sur fond de grosses caisses noires comme la marée
Ils sont pas prêts de décentraliser
Ouais ma gueule Paname c’est l’Élysée

 

Paname, Paname; Paname, Paname
Demande à Sarko, peut pas causer
Paname, Paname; Paname, Paname
La maison- mère est souillée, tu peux même pas aller tringler
Paname, Paname; Paname, Paname
On te faisande, on te sauce, on fait de toi un cas sos
Paname, Paname; Paname, Paname
Vu que tu critiques et tu rêves d’y crécher

 

Paname, c’est comme un grand coup de grolles dans ta tronche
La ville la plus citée de France, assiégée
Ils sont plus nombreux que nous, mais qui a peur d’eux?
Meurtres en série, premier qui rit, demande à Guy Saigon
…, il y a du magot
Et comme au 20h, à coups de bélier, on te fait valser un blindé
Il y a des galettes, viennent sûrement pas de ‘ChéBlin’
En… les gueux car ça rétame jusqu’à demain
C’est la jungle
… et les seringues, ici c’est pas New-York, mais Paris
Faut enquiller pour aller guincher
Parfois, ma couille, faut être châtré
ça défouraille à … ou mal accompagné
ça besogne, fonctionne et cogne ??
D’ailleurs le trou de balle de variét a déjà cap
Tu peux passer à la téloche, on va te tester
Paname, c’est le Far West
Tu sirotes une rôteuse en te tapant le tarot
Et on te prend pour un carton
Ville lumière, quand la nuit s’éteint, les fripouilles s’allument
Paname, Paname, Paname, Paname,
Unique, mythique
Dans ses nuits, un vent de panique

Paname, Paname; Paname, Paname
Demande à Sarko, peut pas causer
Paname, Paname; Paname, Paname
La maison- mère est souillée, tu peux même pas aller tringler
Paname, Paname; Paname, Paname
On te faisande, on te sauce, on fait de toi un cas sos
Paname, Paname; Paname, Paname
Vu que tu critiques et tu rêves d’y crécher

 

Ah, bonnard, cette ville me file le gourdin
Parisien mecton
Fais t-en une raison
T’es pas beau, pas le temps avec les miches
Tu chies une …, coule le fric
Sur le périph, pour 20 euros, on t’astique une trique
Paris, c’est colors
Grandir avec police patrouille sur le même territoire
T’as pas à calter avant de marcher
Où les quidams colorés glaviottent sur cette morale dépravée
Chicanes, puis exhibs
Chez nous, ça ne bicrave pas que des tee-shirts
On rêve tous d’être blindés comme Crésus
L’oseille et que ça suce
Le front de ton patron quadrillé mais sans vie
Et aime le suif ??
Paris-Seychelles, même en hiver
Les prises de bec ne s’arrangent plus au 22
Car en fait, tu te fais zigouiller en moins de deux
Si t’en chies, c’est l’anarchie
Paris, ville de rap
Où les crevards se piétinent pour se trémousser avant minuit
Dans le noctambus, tu poses ton derche sur un chardclo
ça fait pas beau sur les photos
Plus de Hip Hop mais la rue
A tous ceux du 20ème, au 1er
En passant par ???; on est ce qu’il y’a de mieux
Tant pis pour eux
C’est nous la capitale
Et eux les crève la dalle
On est l’église et eux les curés en soutane
Paname, c’est despee
Comme le purin que je balance sur ce beat

 

Paname, Paname; Paname, Paname
Demande à Sarko, peut pas causer
Paname, Paname; Paname, Paname
La maison- mère est souillée, tu peux même pas aller tringler
Paname, Paname; Paname, Paname
On te faisande, on te sauce, on fait de toi un cas sos
Paname, Paname; Paname, Paname
Vu que tu critiques et tu rêves d’y crécher

Paname, Paname; Paname, Paname
Demande à Sarko, peut pas causer
Paname, Paname; Paname, Paname
La maison- mère est souillée, tu peux même pas aller tringler
Paname, Paname; Paname, Paname
On te faisande, on te sauce, on fait de toi un cas sos
Paname, Paname; Paname, Paname
Vu que tu critiques et tu rêves d’y crécher

 

Source : B.I.

 

 

 

 

 
13 Une Journée Sans Fin

 

Putain j’ai la tronche dans l’fion,
mon zgueg au garde-à-vous,
mais vu qu’j’porte pas d’cahuète chocolat,
autant filer sous la douche,
en passant, glaviotter dans l’évier
sans oublier le râtelier,
hey au sec, t’as pris l’bigot
pour s’coincer les frérots
et s’allumer un poto pour qu’ca rime,
histoire de m’décoller les neurones avant les intérims,
et quand j’déboule sur l’parvis
j’affiche un sourire d’nonne
mais c’est tout comme,

Putain j’ai la tronche dans l’fion,
j’ouvre la lourde et franchi l’portillon,
et dans l’couloir qui m’sert d’cervelle,
j’jete une étincelle,
un numéro sorti tout droit d’mon escarcelle,
fini les intérims j’rippe tout droit sur une donzelle,
et si j’me gourre pas, j’pense qu’elle crèche à la chapelle,
coco, pas du tout, alors j’opte pour l’métro,
de plus c’est gratis même si y’a les euros qui ratissent,
sur la fraude ou la resquille comporte des risques,
j’enquille vers bastille mais basta, va falloir glisser pile,
là bas ça vaut les burroto alors autant ne pas jouer le cador,
si tu veux pas avoir l’droit a un salle quart d’heure,
j’m’arrête pas, merde j’ai la guigne

Quant on parle du loup,
ils sont juste au bout d’la ligne,
pas d’présentation ça va finir en baston,
leur station ils l’a prennent en passion,
et j’m’arrache à perpète,
car au d’ssus les pervenches t’amendent,
en d’sous les taupes t’alignent, la destinée d’chacun :
un choix et j’tiens pas à m’abonner pour qui qu’ce soit bizarrement
vaut mieux être le roi des cons que la dernière des enclumes,
de trop prêt j’voyais leurs ganaches,
prêt a m’savonner sur l’bitume,
ces gars là prennent des occasions pour habitude,
pas d’tarter alors autant anticiper avant d’se faire laver,
semer, corriger mon trajet ,
et j’affiche une bonne mine requinquée par l’adrénaline,
ni vu ni connu j’t’embrouille dans la cohue j’me prends l’chibre
à cause d’une morue, paraît il j’lui ais poilé l’derche,
la madame s’est acoquinée d’monsieur
et voilà qui m’fixe des yeux, hey coco,
j’te promets pas d’regards amoureux, téigneux,
jeux d’mots, jeux d’salops, jeux d’mains, jeux d’vilains,
j’suis pas un tancaille tant qu’à faire il lève la main
et j’le malaxe comme un clebs en rut, sholing,
vaut mieux m’étaler sans d’mander son reste, sans quoi,
téma les témoins, se prévoir un pieu comme chez les Schleu
—— plus large de merlus, il prend l’large,
il a eu ce qu’il mérite, des fois vaut mieux gamberger
avant qu’ça s’frite, merde,
peut être avorter à cause de l’autre avorton,

et moi, casse purée, poinçonner, ramoner,
belle grave, ce soir t’auras une cougnette,
autant larguer les amarres au tierquar,
avant d’se faire une virée quelque part,
car, mon plumard est vide et mes roustons s’dandinent,
j’crois qu’j’ai la schoumoune, tiens, j’croise un frolo,
qui m’jacte de moule et d’disco, j’ai la dalle
et j’embarque n’importe nawack,
même si elle roule, paré, super popo, sceuf, durex,
costaud l’négro prêt a jeter ma ligne,
c’est un signe et pour une des rares fois qu’j’porte un jean,
j’sens la cocotte à 100 pas, qu’est ce qu’il refoule bamboula,
j’suis une barre, j’prends pas un radis et l’canon c’est gratuit,
j’me raboule dans la boîte, entre cœur et les bonnes sœurs
car messieurs les videurs ou plutôt les potos,
en général eux et ma pommes on est pas des cocos
faut qu’il le sachent, je suis pas un enfant de chœur
et même si faut revenir en chœur, « hey, les gars !
j’ai un Toncar !!, j’peux tréren ? non ??? »
ça fait 20 piges que vous faites les têtards devant les boîtes
et vous avez 40 berges les gars !,

hey ! y faut gamberger un peu dans son crâne !!
tu vois c’que j’veux dire ? de toute façon
j’vais tréren !!!
TOONIGHT IS MY NIGHT… I’M FUCKING BLACK MAN
des croupions d’toutes tailles,
bouge moi ça bébé, ramasse un truc et j’t’propose un troc,
le loup est dans la bergerie et l’agneau m’sourit
les water on va faire ça closed, beurrés, deux sceuds
par ici coco tout d’vient clair, on marche à la queue leu leu
et si tu reluquais nos tronches ! trop fiévreux,
même si c’soir c un tonneau l’barbu a dit faites des sacrifices,
et moi j’en fais, veut s’préserver pour l’mariage la greluche macache,
et arrache son ben sur place, ce soir j’suis l’heureux élu,
et j’laisse la place a l’autre hurluberlu,
j’aime le crunch mais des fois j’tappe dans l’galack,
‘scours ! montre sa croupe, et si on avait été dans l’sud,
beurre ciboulette dans l’boule,
j’te jure j’te l’encule a la provençale,
on appelle ça un quickie: faire ca vite.
j’m’écarte s’qui m’intéresse c’est pas qu’elle jouisse mais que j’crache…

toc toc toc… un trouduc’ qui s’énerve à la lourde…
hey tu sniffes ou quoi ?
Attends j’ai pas fini !!! (cris)

on a promis d’se r’voir,
j’ai un trou sans fond dans mes fouilles,
va falloir chiner deux trois kopek sans quoi
j’colle mon bec ici jusqu’à perpette
au passage un ou deux numéro d’belettes,
car demain c rebelotte, il flotte,
direction pioncer a la roulotte
…putain j’ai la tronche dans l’fion,
mon zgueg au garde-à-vous
et vu qu’j’porte pas d’cahuètes chocolat…

 

Source : B.I.

 

 

 

 

 

 
14 Femmes

 

J’ai connu toutes sortes de femmes, filles,
de meufs devenues femmes en passant par la greluche,
qui fait le pied de grue,
celle qui vient enlever ta tire avec une grue.
Partant de la sublime selon le goût,
effroyable selon le coût.
A la seule que je n’ai pas bégo pour ses attraits charnels

mais pour ce qu’elle avait en elle,
une femme exceptionnelle,
OK coco, bref de superlatifs
et si tu la voyais, tu t’arracherais les tifs.
La seule pour qui j’ai ravalé ma frime
et ce que nous fîmes
reste à mes yeux inoubliable, inégalable,
mes joies, sa couleur d‘ébène.
Et même si coups d’éclats et rêves partis en fumée.
C’était beau tant que ça a duré.
On sait ce que l’on perd
mais on ne sait pas ce que l’on gagne.
Je te promets coco, j’ai perdu au change,
j’avais un ange, je me retrouve avec un démon,
dédain, amertume.
Et pourtant j’ai cru assumer cette blessure à jamais ouverte
et je pourrais me mettre à genoux devant sa fenêtre,
savoir ravaler sa fierté devant l’être aimé.
Derrière mon bouclier mon cœur saigne.
En manque de celle qui fut mienne,
P.A.R.D.O.N. Femme, je t’aime.

Refrain :
Un mot d’amour,
pas besoin de grands discours,
pas de mise en scène, femme je t’aime.
Un mot d’amour, sans fantaisie, sans détour,
je touche l’Éden lorsque je te sais mienne.
Femme je t’aime.

Ouais ma couille,
on dit que le renoi agit comme un vulgaire croma.
C’est faux ! C’est de la faute à ta mama.
Celle qui t’élève en t’attisant dans ta tronche,
« chine-toi un mec riche »
qui puisse t’acheter des fringues qui aguichent,
et une belle caisse pour que tu puisses poser ton derche. Mais en te couvant de la sorte,
pouvait pas faire de toi une nonne, une pieuse,
mais une future michetonneuse hein ?
Tu savais où te trémousser sur le boulevard ?
Ou au tiéquar, que la plupart des salopards
qui feront de toi une salope étaient maqués.
Pas grave, t’as tenté,
jeté ton dévolu sur l’objet voulu
et quand la situation semblait perdue,
tu t’es prise pour une boulangère en quête d’un pain au four. En sifflant « eh mec !
Ça vient de notre amour »
et quand le délit fut à point,
contrainte de constater le dépit que le daron
ne fit pas étape par ici.
Et sans répit, un petit récital au mouflet sur son dadet
dans le genre « ton pater aime les galères et a les poches comme un galet. »
Et dans ton délire tu as pensé à l’autre ?
Ouais ! Tu fais que ça.
Alors assume-toi en tant que femme
et en tant que mère.
C’est te révéler à la vérité.
Et ouais coco, maman avait des chaleurs
et tu es le fruit du leur.

Refrain :
Un mot d’amour,
pas besoin de grands discours,
pas de mise en scène, femme je t’aime.
Un mot d’amour, sans fantaisie, sans détour,
je touche l’Éden lorsque je te sais mienne.
Femme je t’aime.

Et le paradoxe dans tout ça,
avec une femme c’est la merde
et sans femme c’est la merde.
Eh ! Pas de jeux de mots dans ma sexuali.
Tu me diras on été conçus pour s’emboiter.
Humiliées, souillées, certaines d’entre vous vont se reconnaître,
certes, coups de crasse et elle trace
alors que d’autres prendront sa place.
A celles que l’on pense propre
et qui aurait besoin d’un ravalement de façade.
A celle qui n’a pas besoin d’un bain en pleine face
pour sentir qu’elle est crade.
A celles dont la chevelure a fait le deuil d’un bourricot ou d’un cheval.
A celles qui sont physiquement intelligentes…
Eh ! Viens on va faire un tour !
Sachez que la beauté se trouve dans les yeux de celui qui la regarde.
Alors les goûts et les couleurs...
Que tu sois Simone, Soraya ou Aminata,
on a tous une sœur, une femme,
une fille qui nous réchauffe le cœur.
On a pensé à elles et vice-versa.
Femmes je vous aime et c’est comme ça
et je pense que c’est vice-versa.

 

Source : Lyrix

 

 

 
15 Lettre A Mes Fleurs

 

Honnêtement, t’as pas eu le temps d’en voir tes chiourmes pousser
et c’est pas piquer des vers d’avancer que ça aurait botté le schmilblick.
Je gamberge, me turlupine sur ce qu’elle aurait pensé du bourgeon qu’elle a quitté.
Devenu un adepte de la rapine et que nenni elle aurait toléré.
Yawanan, et c’est pas comme ça que t’es né,
un chouraveur chronique fouteur de merde émérite,
le pousse à chercher de l’aide à perte.
Comme un arbuste sans branches par manque de sève.
Je fais une trêve car ça devient trop technique.
Serait, serait-elle déçue du parcours du troubadour, d’un morveux atypique,
balayant ses devoirs comme un cow boy molarde une chique.
Elle ne pourrait capter le besoin de jouer avec sa vie à croire qu’il en a neuf
et il s’en tamponne comme deux.
Est-ce toi, est-ce bien toi ? Non, je divague.
Comment ressentir ta présence alors que je n’en ressens que le manque.
26 piges ! 26 piges qu’on t’a privé de moi mama
et je m’en remets toujours pas.
t’aimerais sûrement pas ça mais il paiera.
de là où tu dois être, même si j’y crois pas,
je t’embrasse.
Ca calme ma haine,
je remballe mes salamalecs
avant que je pète une durite. Je t’embrasse maman.

Elle se décarcasse,
elle n’y arrive pas.
Elle voudrait que j’y aille franco
et dans mes rêves les plus doux elle me fixe,
mais je ressens leur présence que dans mes moments de solitude et somnolence.
On a été présentés. Les filles, Charles,
les filles elles n’avaient pas deux mois,
elles n’ont rien capté, elles n’ont fait que brailler,
déjà un point commun.
Et les schleus venaient de m’administrer un vaccin anti larcin.
Je me suis frayé un chemin en sachant ce que j’ai laissé

« des beaux yeux marrons et des grands sourires ».
La revoyure avec daronne ne présageait que coups durs
et tordus, torturé parce que sacrifier un amour paternel
et bien plus cruel qu’un amour charnel.
Ecoeuré, on ne se voit qu’au compte-gouttes.
Passer Noël à compter les mouches.
je peux pas oublier vos anniversaires,
c’est une pige avant de virer grand-père.
Je suis votre père avec ou sans mérite.
Et ce qui m’irrite, on a jamais pu se le dire en face.
Je fais pas de cache cache
et je contrôle mon aigreur pour ne pas faire
ce qu’on pourrait qualifier d’héréditaire.
Elles me manquent, j’ai de l’amour pour elles,
elles ne sont que les victimes d’un jeu sans rimes
où la souffrance prime
et je ne peux pas crâner, c’est avec mes tripes que je m’exprime.
Elles sont loin de moi et je me sens empreint d’elles. La vie continue…

 

Source : Lyrix

 

 

Jean Gab'1

 

 

 

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

 

 

 

 

 

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