Pourquoi les athlètes noirs dominent les sports et pourquoi nous avons peur d’en parler ?

Dur, dur d’être un nègre ! Même quand tout va pour le mieux, rien ne va ! Nous venons à peine de quitter l’Islam, Coulibaly, Charlie et la compagnie créole, qu’il faut, derechef, se retaper un autre marronnier comme cette époque sait si bien en planter. De la confiture pour cochons, de la confusion pour Confucius.

 

 

Robin des pourquoi  pas ? a déniché un bouquin dénonçant il taboo dei taboo : pourquoi les noirs dominent le sport et pourquoi nous avons peur d’en parler ?

J’aurais du mal à aller à l’encontre des conclusions émises par Entine, l’auteur. Je ne crois pas aux sujets interdits, ce sujet n’a jamais été interdit pour moi et qu’il existe des spécificités raciales, ne me semblent pas être chose choquante. Que les gènes créent de la gêne auprès des gens est compréhensible. A tout un chacun de dépasser ses saines suffisances émotionnelles.

 

 

 

Les noirs dominent le sport !

 

En tout cas, les noirs dominent les sports dans lesquels ils sont hyper représentés

Et vers lesquels ils ont toujours été orientés.

Et vers lesquels ils se sentent à l’aise.

Qui nécessitent peu de moyens financiers ou offrent moins de barrières à l’entrée pour pouvoir les exercer… And what the fuck ? Les japonais dominent le karaté, le judo,… Les canadiens le hockey, les chinois le kung-fu, les thaïs la boxe thaïe, …

 

Les noirs dominent le sport ! ça c’est une affirmation très hémiplégique. On pourrait faire un livre pour dire la même chose des  blancs, des jaunes, des verts, des verts pâles, des gris anthracites, des rouges vermillons, … Les noirs ont des aptitudes qui siéent très bien à certains sports et sont des buses dans un tas d’autres disciplines qui requièrent d’autres aptitudes. Combien de pongistes noirs, de gymnastes noirs, vous en connaissez combien ?

On trouvera toujours une exception par ci, par là… Mais il me semble évident qu’en fonction de son environnement, l’on développe des qualités spécifiques. Que cela ait des implications dans le sport et même dans le raisonnement, va de soi.

 

En aucun cas, ils ne dominent tous les sports : ça se saurait : ça se verrait : ça se paierait. On attend toujours la domination sans réserve des athlètes noirs en natation, en bobsleigh, en rugby, en cyclisme, en formule 1, en dragster…

 

Si cela peut créer de la gêne chez certains, c’est sans doute parce que c’est un « cadeau empoisonné » – dire que les noirs sont excellents dans les activités sportives pour pouvoir affirmer commodément qu’ils sont nuls en activités intellectuelles. La corrélation est assez vaseuse (il est évident qu’on ne devient pas un champion par hasard ou par atavisme mais par le travail, la discipline et la stratégie, résultantes de l’intelligence), et en aucun cas, il ne s’agit pas de choisir une qualité contre une autre (le muscle ou le cerveau).

744926422_smallFaudrait se méfier des stéréotypes :  Dolph Lundgren, aka Ivan Drako, est docteur en chimie, et acteur de séries B.

D’un autre côté, le procès d’intention est aussi évident. Faire semblant de ne pas voir cette déduction fortement connotée par l’histoire, est aussi absurde.

On arrive donc très facilement à un affrontement de passions.

 

Perso, je m’en tamponne des éructations eugénistes de suprématistes de tout bord. Je m’en fais même l’écho. The triple package10 scientifiques eugénistesHiérarchie des races

 

Je n’ai jamais eu peur du regard des autres car le seul regard qui m’importe vraiment reste le mien, et accessoirement, celui des miens.

 

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C’est marrant de constater qu’au fil de l’histoire, le nègre a été à la fois fainéant et esclave. Qui voudrait d’un esclave fainéant ? Bonne question à poser à l’héritier bosseur Guerlain, n’est-ce pas ? S’il suffisait juste de travailler pour réussir, les pauvres seraient immensément riches. On verrait peu de tire-aux-flancs dans des belles berlines et des beaux quartiers. Héritiers-entrepreneurs : j’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’un oxymore.

 

 

Amenuiser pour mieux dominer.

Aujourd’hui, il est de mauvais ton de lui cracher dessus, alors on essaie laborieusement de gommer des siècles d’assujettissements et de rabaissements psychiques, de domination psychologique (ne pas oublier les belles théories de dressage des nègres de Herr Lynch !) par une contre-programmation positive du nègre. Embellir au forceps ce qu’on a longtemps avili. Tel est le défi de tous ces gens bien. Dans cette entreprise de ré humanisation du sauvage, il est malvenu de mettre en exergue quelques particularités de quelque race, notamment la sienne, sous peine de rappeler les heures sombres de l’histoire, de heurter les néo-hommes et les ex-monstres.

On tolère à peine que l’on dise que les blancs synthétisent mieux le lactose, que les jaunes ont des yeux bridés, que les noirs sont naturellement immunisés contre le cancer de la peau, de part leur obscurité épidermique. Dire qu’ils sont doués en sport, c’est acter le fait que les eugénistes ont peut-être eu raison. L’autoriser, c’est envisager de le prouver. Ça, c’est intolérable pour les mêmes raisons qui ont poussées la France par exemple à édicter la loi Gayssot.

 

 

Pour comprendre cela en des termes plus simples, voici un texte qui devrait vous rafraîchir la mémoire et aider à comprendre les réticences des âmes bienveillantes :

 

L’éducation des nègres aux États-Unis

Il se pose actuellement aux États-Unis un problème d’une nature particulièrement complexe, et sans parallèle dans l’histoire moderne. Le voici en deux mots:

 

Au milieu d’une nation civilisée, il y a neuf millions d’individus d’une race arriérée, dune couleur méprisée, et ayant le fardeau d’un esclavage séculaire sur les épaules. Comment diriger cette race de manière à développer à leur plus haut point toutes ses facultés et à l’adapter en même temps au milieu blanc, afin qu’elle devienne un facteur utile pour la société, au lieu d’être une lèpre dans son sein? La situation est ici tout à fait particulière. Nous avons vu récemment des nations longtemps arrêtées dans leur développement, semblait-il, conquérir rapidement une

place importante dans la civilisation moderne. Mais d’abord ces peuples étaient isolés, ils avaient une autonomie particulière, et ils ont pu se développer libre-

ment quand ils l’ont voulus sans être écrasés, comme des esclaves, sous la domination d’une race supérieure vivant avec eux côte à côte. Ils étaient dans un

pays leur appartenant en propre et pouvaient mieux ressentir l’émulation que donne la fierté de race. D’ailleurs, il ne faut pas comparer les nègres aux Japonais ou aux Chinois, par exemple, comme on Ta fait, pour opposer les progrès réalisés depuis cinquante ans par les uns et par les autres : l’Asie avait un réel degré de culture et une civilisation qui, pour s’être développée dans un sens différent d’une civilisation européenne, n’en était pas moins toujours en marche. D’un autre côté, la situation des nègres aux États-Unis n’est pas comparable à celle des peuplades de l’Afrique, de l’Asie, de l’Océanie, soumises par la conquête d’une nation supérieure : la vie sociale de celles-ci n’est pour ainsi pas changée; on peut les exploiter, sans doute, mais il est difficile de métamorphoser leur existence intimé, et surtout elles restent dans leur patrie. Le peuple conquérant il n’a rien à craindre de leur développement, au contraire. Il ne peut pas exister là de préjugés de race invincibles, ce que leurs progrès ne sont pas une menace de danger social. S’ils sont pendant longtemps réfractaires à la civilisation, leur infériorité n’est pas davantage un fardeau mortel pour leurs conquérants. ‘

 

Aux États-Unis, la situation est aûortnalé et dangereuse pour le nègre aussi bien que pour l’américain blanc. La culture d’une race arriérée est toujours délicate à diriger, mais l’essor de la race noire est ici d’autant plus difficile que le citoyen blanc, à cause de préjugés enracinés, semble parfois dresser des obstacles au développement social des nègres. La race blanche ne peut admettre que la race noire devienne son égale; instinctivement, elle se sent au-dessus et ne peut pas être dépossédée de sa supériorité, et malgré certains exemples fameux, elle tient à croire que l’individu noir est incapable de s’élever au niveau du blanc. Il y a des Américains cependant, doués d’une grande franchise intellectuelle qui admettent que ces idées sont des préjugés; mais la plupart d’entre eux ajoutent qu’il est au-dessus de leurs forces et de leur volonté de vaincre ces préjugés à l’égard de la race noire. Elle est inférieure, il faut qu’elle reste inférieure, elle ne peut ne pas rester inférieure.

 

Cette opinion existait à l’époque de l’esclavage sans occasionner de difficultés sociales. Quand le nègre fut importé en Amérique, il y a plusieurs centaines d’années, c’était un sauvage. Il avait les vertus et les vices des peuples primitifs. En retard de plusieurs siècles sur le groupe social au milieu duquel on le jetait de force, il était appelé à jouer dans cette société un rôle aussi humble que celui de l’animal qui traînait la charrue qu’il conduisait. Aux jours d’esclavage, il ne pouvait y avoir de problème nègre, pas plus qu’on ne se livre aujourd’hui à des spéculations scientifiques sur l’avenir du cheval et de la vache. Le système social marchait sans que le blanc éprouvât de difficultés, par suite de l’esclavage; quant au nègre, on ne lui faisait pas l’honneur de prêter attention à ce qu’il pouvait penser, quand bien même on voyait ses regards inquiets et pleins de désirs. Cependant, en vertu de la Proclamation d’Émancipation et du Quinzième Amendement, cette bête de somme fut, tout d’un coup, transformée en homme, et revêtue en même temps de tous les droits et privilèges du citoyen.

 

Quand, par un trait de plume, l’esclavage fut aboli, et quand le nègre devint son propre maître, la nouvelle la nouvelle condition de l’ancien esclave exigea que Ton fît quelque chose pour son instruction, sinon en vue de son propre bien, du moins en vue du bien de la société. Ses anciens maîtres du Sud étaient généralement

animés de bonnes intentions à son égard ; ils acceptaient volontiers l’abolition du mot « esclavage », mais ils ne comprenaient guère — et, en fait, ils avaient raison — que l’ancien esclave pût voir sa condition totalement changée du jour au lendemain : il devait rester un serviteur.

 

Kate Brousseau, docteur de l’Université de Paris

Professeur de psychologie à l’École Normale de l’État de Los Angeles, Californie PARIS

FÉLIX ALCAN, ÉDITEUR,

108, BOULEVARD SAINT- GERMAIN, 1904

Tous droits réservés.

 

 

 

Osez  le bon sens !

YDM

 

 

 

PS – Robin n’ayant pas compris où je voulais en venir : voici un résumé de mon article :

 

1- Jon Entine ne me choque pas

2- que ce qu’il dise soit vrai ou faux, il a le droit de le dire

3- Je m’en fous de son sujet tabou

4- si les gens pensent qu’il choque, c’est dû à l’histoire, c’est tout !

5- Il eut un moment où le nègre était fainéant, nul, stupide, inculte, sauvage…  Aujourd’hui, il est homme, demain il sera quoi ? Le regard des autres ne devraient point nous préoccuper

6- et bien sûr, quelques digressions pour me faire plaisir

 

 

 

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