Petite enquête sur le plagiaire sans scrupule de Hélène Maurel-Indart

Voici un petit ouvrage instructif dont je mets à disposition notre exemplaire sur notre chaîne de lecture, et qui traite du plagiat et plus spécifiquement des plagiaires.

 

Maurel-Indart déshabille littéralement les plagiaires. Elle nous apprend à les détecter, à les classer et à comprendre ce qui les anime et leurs modes de défense lorsqu’ils sont pris la main dans le sac. L’on découvre que de nombreux personnages de premier rang dans la littérature ont été convaincus de plagiat en dehors du cas Alexandre Dumas (D’ailleurs, il serait intéressant de savoir si Dumas est réellement un grand écrivain puisque je me suis aperçu qu’il avait en plus du fameux Maquet, plusieurs autres nègres qui bossaient pour lui et qui pourraient lui dénier la paternité de ses œuvres.)

 

Le livre est divisé en trois parties; les modes opératoires à savoir comment le plagiaire s’y prend pour s’arroger le travail d’un autre auteur, les techniques rédactionnelles ou astuces de réécritures, détournements, stratégies de pillage, et enfin des systèmes de défense une fois repéré et confondu.

 

Il se lit très facilement et de nombreux exemples passés et actuels viennent à chaque fois illustrer les enseignements de l’auteur. L’emblématique caresse-anus (actualisation de l’expression lèche-cul par mézigue, qui ma foi, sied bien aux pseudo journalistes actuels qui accompagnent les puissants; avant que les ligues des vertus et autres invertis (les gens bien en somme) ne m’assaillissent) Macé-Scaron y tient une place de choix; et à juste titre, tout comme PPDA; celui qui ces derniers temps a encore sorti un livre (on se demande qui va le sortir, lui), ou un ancien prix Renaudot malien dont je n’avais jamais entendu parlé, Yambo Ouoleguem. Il serait aussi intéressant de savoir depuis quand les jounaleux sont considérés comme faisant partie des intellectuels (à chercher).

Vous comprendrez comment fonctionne finalement l’édition, le monde de la culture (de la bassesse dans tous les recoins) qui parfois va jusqu’à endosser les torts de leurs poulains outés (c’est bien le cas de le dire).

 

Le mot finalement à retenir dans ce travail universitaire est : scrupule. En effet, l’on se rend compte de la faculté qu’ont certaines personnes à se servir, à piétiner sans gêne aucune. Et on comprend in fine que le plagiat, boosté par cette société frénétique, la technologie et l’abrutissement généralisé qui règne, prendra davantage d’ampleur dans le futur.

Des présidents convaincus de plagiat, des ministres (Allemagne, de la défense et aussi de l’éducation) plagiaires, des présidents d’universités plagiaires, des intellectuels plagiaires, des universitaires plagiaires, des écrivains plagiaires, des étudiants plagiaires, …

Les têtes sont pourries, la gangrène généralisée. En France, l’on a eu dernièrement un ministre du budget qui pratiquait l’évasion fiscale. Joseph JHTatouéàlouer, directeur du mensuel Le Magazine Littéraire, est un plagiaire. Le premier agent de communication de France est un plagiaire. La ministre rebelle de la jeunesse de Sarkozy est une plagiaire. L’un de ses hémisphères, grand pondeur de livres d’économie, de bullshits et de conseils est un plagiaire. Un grand rabbin, philosophe, nécessairement agrégé, charitable et sage nous a montré l’étendue de sa conscience religieuse. De nombreux hommes politiques n’écrivent pas leurs livres.

Et qui cela gêne-t-il ? Personne.

 

Cahuzac prépare son retour politique, Joseph Macé-Scaron dirige toujours cette revue de référence en littérature, PPDA occupe et préoccupe toujours les médias, Rama Yade est retournée au Sénat pour accoucher, Alain Minc, 2ICAP (intellectuel internationalement connu à Paris), devrait être encore invité sur tous les plateaux cette année pour une nouvelle fournée de jacasseries projectives, et le feu plus grand rabbin de Paris Bernheim Gilles s’illustre encore en pompant la mémoire du poète Pierre Emmanuel pour la remplacer par celle de son père . (est-ce encore du plagiat ou de l’escroquerie à la Shoah ? L’homme honnête ne peut que se la poser, cette question, n’est-ce pas ?)

Le plagiat a été intériorisé en France. Il fait partie des us et coutumes des élites, aussi courant que l’eau, peu combattu, toléré, il ne porte ombrage à personne (au contraire). A part Jean-Noël Darde (il va bientôt à la retraite, certains doivent déjà sabler le champagne) et son site Archéologie du copier-coller, pour dérégler parfois le ronron habituel, qui se souciera encore d’intégrité et d’exemplarité dans ces sphères corrompues et fangeuses ?

 

Déjà que j’avais l’impression que nos érudits ne pratiquaient que de la redite plus ou moins de qualité, si l’on ajoute la contrefaçon, le mensonge, la création de fausses valeurs, la morale et le moral des chercheurs dont l’abnégation, la reconnaissance et le dur labeur sont les piliers de leurs recherches, l’on est en droit de s’interroger sur la pertinence de nos interlocuteurs savants. C’est peut-être aussi pour cela, que certains chercheurs aguerris, certains universitaires reconnus, et de jeunes doctorants prometteurs se cassent vers les pays anglo-saxons (se font piquer leurs travaux par des directeurs de thèses et sont maintenus dans les oubliettes de la recherche au profit des éternels bureaucrates), où le respect du travail d’autrui est une valeur fondamentale.

 

Plagiat source mybooxPendant qu’on y est, moi aussi, j’ai utilisé wikipedia pour mes articles sans citer probablement, et peut-être même pendant mes études pour un devoir (il faudrait que je m’en rappelle … mais j’ai beau fouillé dans ma mémoire, je ne vois pas; … à part l’obtention de mon Elyte… mais ça, c’était de la triche pure. Je n’en suis pas fier mais bon, il fallait bien ce sauf-conduit de burritos pour avoir mon diplôme… Je n’ai jamais voulu m’installer dans un pays latinophile. Merde, elle a raison Indart; faute avouée, à moitié pardonnée, justifications oiseuses, … Je suis foutu !!! une autre époque, en effet !).

 

Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre, très pédagogique, qui décortique assez pertinemment le cerveau du plagiaire.

 

Petite enquête sur le plagiaire sans scrupule
Hélène Maurel-Indart
Léo Scheer, 15€

 

Osez le bon sens !

YDM

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