Marre de la Gainsbourglatrie !

A tous ces louangeurs de Gainsbourg !

 

 

Citer Gainsbourg à tout-va, ça a été une manière polie de ne pas dire que le reste de la chanson française me débecte à mort. Gainsbourg, je l’ai choisi PAR DEFAUT. Je trouvais qu’il avait un bon job : écrire pour les femmes. Benjamin Biolay

 

 

Chers gainsbourgeois,

Vous nous les brisez avec votre dieu; auteur, poète, chanteur, écrivain, cinéaste et tralala. Vous est-il possible de comprendre que tout le monde n’est pas en pâmoison devant la finesse stylistique de votre pseudo génie créatif ?

Gainsbourg, sous prétexte qu’il a chanté l’hymne national en version reggae et brûlé un billet de 500 à la télé, est devenu votre phare, le symbole d’une époque. Sacré symbole ! Sacrée époque ! Sacré rebelle ! Subversif !

Cet ivrogne, qui a abandonné femme et enfants pour minettes et jeunes premières, est internationalement connu à Paris, a écrit des chansons aux textes sommaires et faiblards, et nous a légué une famille qui squatte nos écrans avec des prestations aussi pathétiques: une femme (ou ex-femme ou on ne sait plus vraiment, tellement on ne voit qu’elle) qui, me semble t-il, chante; une fille qui croit chanter; et un fils qui y croit encore. Honnêtement, la musique s’en serait largement passée.

 

 

Gainsbourg, icône de la provoc, érigé au panthéon de la culture, de la musique. Soyons sérieux, à part le fait de nous rappeler son idylle avec Bardot et leur fameuse chanson, qu’aura-t-il laissé comme œuvre musicale ? Au piano ? A la guitare ? Au chant ? Quelle charisme ? De son vivant, il se survivait déjà grâce à ses saillies médiatiques. Aujourd’hui, on en fait un monument. A Paris.

Brel, pour rester dans cet univers de la chanson française, on s’en rappelle d’abord pour sa musique. Brassens, idem. Gainsbourg, I want to f*** you… Comble du raffinement minoré au prétexte de provocation absolue du génie. Alcoolisme chronique et bêtise. Un rappeur lambda dirait la même chose à une playbackeuse révérée et il est possible que le scandale s’achève par une nouvelle loi de protection infantile.

Pauvre con à qui l’on a laissé croire qu’il était bon parce qu’il écrivait des chansons.

Au point où nous en sommes, il ne manque plus que la statue en bronze devant le ministère de la culture et la légion d’honneur à titre posthume. Pas de raison de les contester d’ailleurs, Stone et Charden l’ont bien eu !

C’est vrai que ce laid a permis à d’autres laids de croire, qu’eux aussi, pouvaient séduire des belles jeunes femmes en jouant les artistes, les économistes, les journalistes et les intellos. Que dirait-on d’une femme qui devient célèbre par le même procédé ?

 

Depuis, d’autres fumeurs de gitane se sont engouffrés dans la faille. Devenez artistes, vous serez la coqueluche de ces dames. En effet, la bourge est autorisée à être attirée par la « culture »; seule soupape permettant à sa famille d’accepter un homme n’étant pas issu du clan, du milieu, i.e. de candides aristos ou de gentils fils à papa.

 

 

« Salues, je suis un artiste, je peins avec les excréments de chauve-souris pour montrer la décadence de notre société assujettie aux pouvoirs économiques,….J’aime la provoc comme Serge, je fais des films d’auteurs que la critique juge nullissime, ces abrutis, ils ne me comprennent pas,… j’attends ma mort comme Vincent pour être reconnu… je fume des gitanes et je chante l’amour, la fusion entre deux êtres qui s’aiment, deux personnes nourries par ce sentiment de plénitude, la paix, j’aime les fleurs et les oiseaux. Je ne vends pas encore énormément mais ma grand-mère productrice de mes albums m’a dit que je chantais comme Jeff Buckley et quelques fans frétillent à mes concerts dans les arrières salles de bars miteux à Pigalle, je suis un poète incompris et je t’emmerde …»

 

Ma mère était belle, mon père aussi, je ne vois donc pas d’où peut venir ma laideur… Peut-être de mon chien...

Serge Gainsbourg

Le seul mérite de cet artiste (au-delà du fait d’écrire ses textes) a été de s’arracher de sa condition de pianiste de cabaret par tous les moyens, et un peu par son talent (galvaudé en chemin). C’est très respectable. Il restera deux trois mélodies, deux trois chansons, deux trois textes. C’est honorable. Mais devant des vrais monuments de la chanson aux textes ciselés et intemporels, il n’existe pas. Ou si peu. C’est exactement comme si Djorkaeff occupait la place de Zidane sur la scène footballistique. ça n’a aucun sens. Il y’a quelques mois, l’on a voulu nous vendre Gainsbourg écrivain ! De génie, forcément !

 

Le constat est d’ailleurs très saisissant; l’on se rappelle de lui grâce à ses conquêtes et ses enfants-chanteurs. Artistiquement, il est très surévalué.

Gainsbourg, c’est Higelin qui aurait réussi.

 

 

«J’aime bien Mickey. Il est comme moi : il a deux grandes oreilles et une longue queue. »

On avait compris, Serge ! On avait compris !

Comme dirait Saddam, les aigles ne volent pas avec les pigeons !

Chers gainsbourgeois, cette époque a été très compatissante avec votre idole. Lâchez-nous avec vos TPI, très petite icône. Internationalement connues et reconnues à Paris.

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

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