Les franco-africains

Dans la banlieue, on retrouve les français d’origine africaine. Le problème des français d’origine africaine, ce n’est pas le mot « français »; qu’ils sont, statut qu’ils ne quitteraient pour rien au monde: ni « africaine » qu’ils aiment très souvent pour leur féminisme inexistant; mais « origine ».

Il faut avouer que la société ne leur facilite pas la tâche en leur rappelant en toutes occasions leurs racines. Nous ne reviendrons pas sur ce débat permanent, tellement permanent qu’il en devient fatigant.

Je me contenterais de les subdiviser arbitrairement en deux catégories pour des raisons de commodités.

Les français d’origine maghrébine. Communément appelés les beurs, les « arabes ». Ils ont une situation comparables à celle des métis : ils ne savent pas s’ils veulent être d’ici, aimeraient bien si on leur envoie les bons signes mais en face, les autres préfèrent les voir là-bas ou de là-bas. Statu quo. Complexés par leur double appartenance culturelle, ils finissent par se dire tous français et profondément attachés à leur pays d’origine. Ils veulent tous rentrés dans leurs pays d’origine où ils passent des vacances fréquemment mais rechignent à quitter le confort européen. Le paradoxe est humain et compréhensible. Ils se marient entre eux de préférence et ont une très haute idée de la religion sans pour autant être si nombreux à la pratiquer. Ils se croient tous tolérants mais sont encore plus butés que les habitants de leurs pays d’origine qui rêvent de leurs libertés individuelles.

Les filles préfèrent s’acoquiner avec des blancs; c’est un signe de réussite sociale et d’intégration réussie. D’après elles, ils ont au moins des plans d’avenir crédibles, sérieux. Vaut mieux sortir avec Matthieu que de se taper Moussa car d’après elles, Matthieu travaille, respecte la femme alors que Moussa pourrait terminer au mieux, frère mumu, au pire, Michael Scofield. Elles n’ont d’ailleurs pas complètement tort car en général ce type d’union les sort des carcans de leurs milieux. Les mecs eux sont ouverts, ont des potes de toutes origines. Par contre, ils n’accepteront pas (soyons moins catégoriques, accepteront difficilement) qu’un noir sorte avec leurs sœurs, peu importe sa qualité. Surtout un africain. Par contre, ils couchent avec toutes les filles peu importe leurs origines et n’épouseront en priorité que des filles de leur milieu.

Certains ne comprennent pas très bien les origines de cette ostracisme. Je les invite à lire l’excellent livre de Tidiane N’diaye, le génocide voilé.

Les français d’origine africaine noire aiment à adopter les codes vestimentaires américains. Déracinés culturellement, ils n’ont pas d’attaches précises comme leurs compères franco-maghrébins. Ils se sentent obligés de soutenir les noirs d’Afrique car ils les renvoient à ce qu’ils sont. Solidarité d’exclus et de discriminés. Mais, ils se fréquentent entre eux et tout blédard qui les côtoie est soit le souffre-douleurs, la victime de leurs railleries ou la cinquième roue du carrosse. Ils couchent avec toutes les filles sans distinction d’origine et vont jusqu’à se marier avec elles.

Dans cet ensemble certes disparate à cause des différentes zones d’origine africaine, on retrouve les antillais. Ils se croient « blancs » comme on dit chez moi, aiment bien marquer leurs différences avec les noirs d’Afrique. Ils lavent donc plus blanc et exercent une attitude répulsive envers les autres noirs. Il est évident qu’ils sont les vrais descendants d’esclaves puisqu’ils en sont la conséquence visible et que nous, les noirs d’Afrique, finalement, nous sommes responsables de leur exil forcé. Je peux comprendre cette attitude colérique envers nous. En règle générale, une antillaise préférera toujours sortir avec un antillais nul qu’avec un noir d’Afrique, fût-il brillant. Pour sortir avec une antillaise : soit antillais. Ou blanc, c’est pareil. Entre antillais, les chabines (celles ayant des peaux plus claires) sont les préférées.

On retrouve le même phénomène en Afrique et même en Asie avec des femmes qui s’éclaircissent la peau avec des produits chimiques. Michael Jackson a sans aucun doute montré la voie. La génétique reprend toujours le dessus; la mélanine a la peau dure (sauf pour le king de la pop qui a réussi à avoir des enfants blancs; ce caractère récessif combiné à son « vitiligo » ayant finis par devenir dominant, n’est-ce pas ?).

Concernant le cas particulier des asiatiques, je n’ai rien à dire de ce côté, ne les fréquentant pas assez, pour ne pas dire jamais. Ils vivent dans leur communauté. Je n’ai jamais vu de couple mixte noir-chinois ou vietnamo-arabe par exemple. Je suppose que sortir avec un noir, c’est faire perdre la face à sa famille sur des 20 générations. A dire vrai, je n’en sais rien.

Le jour où ils s’ouvriront davantage, nous en saurons plus. Mais est-ce de leur intérêt de s’ouvrir ? Et si ce n’est pas le cas, quelle conclusion devrons-nous tirer du métissage ?

Osez le bon sens !

YDM

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