Les blédards

Devant la énième guéanterie, nous nous devions de saisir le dossier étudiants étrangers et d’apporter notre humble analyse.

Avant de traiter précisément du cas étudiant, nous devons d’abord camper le décor général. L’étranger. L’étranger qui se cache derrière cet étudiant. Pas le suédois ni le japonais. L’africain, l’algérien, le malien, communément appelés les arabes et les noirs. Le rebeu ou le renoi, comme disent les djeun’s en jeans slim. Bref, celui que l’on ne nomme jamais et dont tout le monde parle. Cet étranger si particulier, source de tous les fantasmes, solution expiatoire à tous les problèmes, fourbe, profiteur et osons le dire, nuisible à la société française. Cet étranger qui sert si commodément à tous les bords; comme paravent humaniste et souffre-douleur mondialiste pour les uns, comme fléau envahissant et occupant intégriste pour les autres.

Vu de la cité, que pouvons-nous en dire ? Quelle peut être notre contribution au débat qui agite tant le landerneau parisien ?

Vision de l’étranger intra-muros

Les immigrés, comprenez les français d’origine immigrée et les immigrés proprement dit, sont servis à toutes les sauces comme causes de tous les désagréments des français. Si vous vous coincez le doigt dans l’entrebâillement de votre porte, c’est probablement à cause d’un immigré; celui qui l’a mal installée lors de la construction de votre maison, n’est-ce pas ?

Il y’a beaucoup de facilités de la part des analystes politiques et sociologues à résumer sous le terme générique d’immigré, toute la population de la banlieue. Ces commentateurs avertis finissent toujours par oublier que la majorité encore aujourd’hui dans les villes de banlieues est bel et bien française et certainement blanche de peau.

L’étranger qui nous intéresse aujourd’hui vit en banlieue et a un nom très fameux : le blédard.

Le blédard donc, celui qui vient du bled, du village, d’Afrique pour être précis, c’est moi. Le blédard, terme si péjoratif et si usité, est bien connu et reconnu en banlieue. Et pour cause, l’accent est le premier révélateur de blédards. Accent si assassin, si méprisable que certains ont décidé de whitiser, c’est-à-dire, parler comme des blancs, pour éviter les stigmates d’une vie d’intouchable. Il est en général jeune, dans la force de l’âge et fait tout pour se fondre dans la masse. Par conséquent, il vit dans les zones urbaines et les banlieues. Très souvent en vase clos, ils recréent leur environnement, évitent de faire des vagues et turbinent âprement pour joindre les deux bouts.

Car, nous pouvons dire qu’il existe des castes en banlieue, des strates qui se superposent et coopèrent, plus ou moins bien, selon le degré de sécularisation en France. Pour preuve de cette superposition ou de cet agglomérat de populations;

Combien de couples mixtes arabo-africains connaissez-vous ? Arabo-asiatiques ? Afro-asiatiques ?

Il serait louable pour ces gens bien, ces tolérants-dominants comme récessifs de la banlieue, d’apprendre à s’intra-intégrer d’abord, de vivre les uns avec les autres et non les uns à côté des autres, avant de donner des leçons de morale à la terre entière. Nous y gagnerons tous en respectabilité. L’on ne peut pas demander aux autres des choses que l’on ne s’applique pas à soi. C’est simplement logique.

Deux grandes segmentations dans la cité se sont imposés pour notre démonstration :

Les Français, subdivisés en français de race blanche, d’origine immigrée, les métis, les asiatiques;

Les immigrés, subdivisés en immigrés d’origine européenne, d’Afrique et d’Asie. Bref, les blédards.

Nous ne nous intéresserons pas aux populations asiatiques que nous côtoyons peu. Et nous nous intéresserons aux français d’origine immigrée dans un prochain article.

Tout en bas, là-bas, les blédards. Ils viennent d’Afrique, ont un accent très prononcé, et n’ont pas toujours les codes de la vie occidentale. Les blédards ont la plupart du temps, des boulots manuels et bossent durement. Obligatoirement, les sans-papiers y pullulent et leur sort est encore moins enviable que celui des blédards en situation régulière. Les blédards se fréquentent entre eux, vivent quasiment en autarcie dans la cité et sont ignorés ou méprisés par le reste de la cité. Lorsque des passerelles sont créées, il s’exerce une forme de paternalisme assez bizarre des autres groupes et notamment des français d’origine immigrée. On leur parle toujours comme si on parlait à des enfants, à des demeurés. Et puis, c’est bien connu, être sans-papiers, c’est être sans-cerveau, sans-diplôme, sans-éducation, sans-raison, sans-sagesse.

Ce sont ceux dont les revenus sont les moins réguliers et les moins élevés. Ils sont assignés aux tâches les plus ingrates. Il faut reconnaître que le fait de subvenir à leurs propres besoins en France et à celui de leurs familles en Afrique rend leur intégration dans la cité difficile, puisqu’ils sont obligés de travailler davantage et ont moins de temps à consacrer à leur sociabilisation.

La vie sentimentale des blédards est assez chaotique et peu définissable. Certains rêvent d’aller chercher leurs femmes en Afrique, d’autres s’acoquinent avec des femmes matures voire pire, pour des papiers ou un confort de vie, d’autres se marient entre soi, dans la communauté, d’autres papillonnent en attendant leur retour en Afrique. Ce qui est sûr, c’est qu’il faudrait mesurer l’impact de la disparition des blédards sur les femmes matures et grosses et osons le dire, moches; pour mesurer leur importance dans le bien-être féminin en France.

Les français étant tous amateurs de femmes minces voire maigrelettes, une large part de femmes trouvent leur bonheur chez ces blédards, peu regardants, peu exigeants, et facilement remplaçables. Ne vous étonnez donc pas de rencontrer au supermarché, dans les rues, des couples assez improbables.

Certaines, les plus aisées, vont faire du tourisme sexuel au Kenya, ou en République dominicaine (plusieurs reportages télé ont traité de ce phénomène) et d’autres, les pauvres, se contentent d’internet et de ces blédards.

Concernant les blédardes, l’analyse globale de la Zy’va a déjà été posée par Soral et est difficilement réfutable. Certaines d’entre elles ont une telle soif de réussite sociale qu’elles sont prêtes à tout pour s’arracher de leurs situations. Ainsi, des blédardes sont de vrais coureurs de dots, tellement voraces qu’elles font parfois peur à leurs congénères masculins. Cela a pour impact de réduire le nombre de femmes directement accessibles aux blédards. Pour être plus clair, il est parfois plus facile de sortir avec une européenne pour un blédard qu’avec une blédarde. Leurs exigences matérielles devenant intenables pour le commun des blédards.

Certaines se sont d’ailleurs installées dans la prostitution et laissent croire, assez facilement d’ailleurs, qu’elles ont des macs qui les brutaliseraient et prendraient tous leurs sous, alors qu’elles sont à la tête de leurs petites entreprises. Bien évidemment, certaines font partie de réseaux (c’est évident) mais laisser croire que toutes les prostituées africaines sont soumises à des macs est une ânerie de plus de féministes de salons.

En résumé pour elles, l’on ne peut décemment pas leur reprocher de vouloir assurer un avenir plus lumineux à leurs progénitures et à leurs familles. Force est de reconnaître qu’il est plus facile de s’en sortir en tant que femme, de la cité; et en tant que femme de la cité. Elles ne dérogent donc pas à la règle.

Dans cet ensemble très vaste et hétéroclite, les étudiants étrangers sont les blédards les plus enviables et enviés.

Ils ont moins de tracasseries administratives du fait de leur statut, sont en général issus de classes moyennes voire supérieures de leurs pays, ce qui rend leur vie en France moins désargentée que celle des blédards venus pour raisons économiques et les sans-papiers. Étant à un stade intermédiaire de leurs vies (les études), ils peuvent plus facilement s’intégrer à la société française puisqu’ils ont plus d’opportunités pour se frotter à l’extérieur de la cité (universités, stages, jobs, sorties et vie étudiante, …). Ils côtoient plus facilement les autres couches sociales car ils jouissent du prestige de faire des études supérieures, dans un milieu où, quoiqu’on dise, l’on respecte aussi les longs crayons. Ils sont vus comme l’espoir, comme ceux qui ont plus de chances de s’en sortir, de sortir de la cité et cela rayonne positivement sur leur bléditude, comme dirait quelqu’un.

Pour en revenir à la dernière galanterie de Guéant, c’est stratégiquement idiot pour la France de former des têtes bien faites pour les refiler illico presto à leurs pays d’origine ou d’autres pays.

Il est évident qu’un étudiant est un diamant brut qui nécessite d’être encore poli pour devenir véritablement rentable.

Le mythe du retour des étudiants après leurs études en Europe est faux et simplement ridicule pour chacune des parties. Je m’explique.

L’étudiant qui retourne en Afrique rejoindra le cortège de chômeurs et des travailleurs faméliques de son pays. Croire qu’un pays comme le Cameroun n’attend que des étudiants d’Europe pour se développer est vue de l’esprit; branlette intellectuelle. Le Cameroun comme tous les pays du Sud a d’abord besoin d’argent, d’investissements, de liquides pour irriguer son économie. Un étudiant n’est pas encore un cadre, un ingénieur reconnu, un marketeux révéré.

Le Cameroun est donc fier d’avoir des étudiants bien formés à l’étranger mais un étudiant bien formé localement sera plus efficace et rentable car il aura la connaissance du terrain. Et depuis les indépendances, les nouvelles générations dirigeantes sont bardées de diplômes, d’expérience et la période des années 50, 60 où il suffisait de faire des études à l’étranger pour revenir trouver un joli poste, est révolu depuis bien longtemps. Il n’est donc pas dans l’intérêt du pays de laisser croire aux autochtones que l’étranger donne accès aux emplois les plus intéressants. Il n’est pas dans l’intérêt de l’étudiant de revenir sans expérience ni argent, car il se trouvera confronté à la concurrence de ceux qui n’ont peut-être pas son expertise mais ont une bonne connaissance des réalités locales.

L’étudiant qui repart immédiatement vers son pays pour un emploi, est forcément un fils de, coopté, assisté et parasite pour les autres étudiants formés localement. De nombreuses greffes n’ont pas pris et de nombreux étudiants ayant la double nationalité ont fini par revenir quelques années plus tard, lorsqu’ils ont été touchés du doigt les turpitudes du travail en Afrique.

Pour la France non plus, il n’est pas intéressant d’envoyer des jeunes au casse-pipes. D’abord, les études supérieures coûtent à la France, même pour des étudiants étrangers. Dans des filières sélectives, elles coûtent davantage. Cyniquement, pourquoi devrait-elle payer pour former et ensuite, refiler le bébé à d’autres ? Quel est son intérêt ? La fierté d’avoir formé des gens ? Quand l’on sait qu’une partie de ces étudiants iront se réfugier au Canada, en Grande-Bretagne ou en Asie, puisqu’il n’y’a pas tant d’opportunités que ça dans leurs pays d’origine.

En fait, le message envoyé par Guéant est : nous formons, vous utilisez. C’est con! Quel est le coût d’un étudiant en France ? Quels sont les coûts indirects ? Enfin, même les militants du Front National sont capables de comprendre cela. Pourquoi accepter des étudiants étrangers, sur lesquels vous dépenserez de l’argent si c’est pour les laisser partir à la concurrence ? Car, tenez-le pour dit, un bon étudiant formé en France n’ira pas végéter longtemps dans son pays.

Et dire que ces étudiants prennent la place des travailleurs français est ridicule. Un ingénieur, un contrôleur de gestion ou un auditeur ne se ramasse pas dans la rue. La France recherche des ingénieurs, des médecins, des informaticiens, et n’en trouvent pas assez. Les nombreux emplois en France sont protégés. Ces étudiants piquent quel boulot ? Éboueurs ? Maçons ? Peintres en bâtiment ? Aide-soignantes ? Serveurs ? Chimistes ? Actuaires ? Menuisiers ? Plombiers ?

La situation est tellement désespérée qu’elle en est réduite à revoir le numerus clausus dans les filières médecine et à aller récupérer des médecins roumains pour ses campagnes. Si elle croupissait de talents autochtones inexploités, l’on comprendrait plus facilement cette attitude.

Le beau geste, concret, utile et stratégique, serait justement d’obliger les travailleurs étrangers en France à la quitter après un certain nombre d’années d’activité. 5 ans pour des filières généralistes et 10 ans pour les spécialistes, par exemple.

Ces étudiants seraient donc formés, pourraient travailler en France pour rembourser en partie leurs apprentissages et mûrs, retourneraient dans leurs pays avec une vraie expérience professionnelle, culturelle, intellectuelle pour réinvestir de manière plus profitable leurs savoirs. Les bénéfices pour la France seraient d’ailleurs plus intéressants. Mais ce discours n’est certainement pas audible aujourd’hui.

Et pour ceux qui disent que les étrangers piquent leurs boulots, rappelons que près de 400000 emplois ne sont pas pourvus à l‘ANPE chaque année. Nous n’avons jamais vu un étranger attacher un français à son siège pour l’empêcher de postuler à ces emplois.

Le seul argument qui porte véritablement est l’abaissement des salaires. Et malheureusement, nous n’avons pas encore trouvé de contre-argument.

Osez le bon sens !

YDM

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