Les amazones de la république de Renaud Revel ou jambes écartées et privilèges de calèges

L’auteur Renaud Revel ne révèle rien du tout; rien qui ne se sache déjà. En cela, ce livre n’est qu’une actualisation de Sexus politicus, qui ne présente aucun intérêt en termes de révélations salaces de l’usage qu’est fait depuis quelques décennies déjà, du journalisme au féminin. Ainsi, votre curiosité ne sera pas étanchée si vous cherchez des noms à coller dans les différents tableaux de chasse des présidents de la république française.

Celle qui sort ses mémoires et l’autre refaite qui meuble chez Calvi, anciennes de l’Express de Françoise Giroud, sorte d’abbesse de boxon pour happy few, c’est déjà très connu.

– Tonton qui, malgré un cancer dont on ne cesse de nous rabâcher les oreilles avec les grandes douleurs et souffrances incommensurables qu’il lui causait, arrive à baiser à peu près tout ce qui porte une jupe dans son entourage, journalistes, comédiennes, conservatrice (la mère de sa fille, philosophe, m’a-t-on dit), militantes, femmes de ses amis et autres inconnues; c’est connu.

– Chirac et ses multiples amantes, dont des journalistes, actrices, militantes, c’est archi-connu.

– La célèbre journaliste du Figaro que personne ne connaissait avant et que tout le monde a connu et révéré le talent après et Nicolas, c’est connu. Celle de TF1 pareillement.

Bref, il n’y a rien de très nouveau et au fond, c’est peut-être mieux ainsi. Ces pauvres midinettes sont aujourd’hui des mères de familles et apprendre d’un livre grand public que sa maman a couché utile pour exister dans la vie en tant que journaliste, a quelque chose d’assez humiliant.

 

Leur en veut-on de se servir de ces journalistes ? Non.

 

L’on peut néanmoins comprendre au travers des longueurs de l’auteur, qu’une bonne frange des journalistes politiques françaises depuis Giscard, jusqu’à Hollande se sont allongées, bien volontiers, pour pratiquer leur noble métier.
C’est d’ailleurs le grand intérêt de ce livre. Montrer comment le système journalistique a organisé scrupuleusement une stratégie d’obtention d’informations et de privilèges auprès des dirigeants politiques par la mise à leur disposition d’écuries de jeunes et belles  » courtisanes « , comme dirait l’inénarrable styliste franco-marocaine Zahia.

En effet, il s’agit de ça; d’un lupanar géant où politiques se servent allégrement de jeunes oies consentantes et ambitieuses, et en contrepartie, distillent informations et appuis. En quelques mots, tu m’envoies des journalistes attrayantes, je baise celles qui me plaisent, me divertissent et je te refile quelques infos ou passe-droits.

Bien sûr, ces « amazones » (putes seraient plus juste comme terme, mais on est entre gens bien, n’est-ce pas ?) ne prennent pas de cash mais comme certaines jeunes filles qui monnayaient leur jeunesse à des vieux richards contre vie de rêves, manteaux de fourrures et fanfreluches de luxe, elles sont rétribuées en cadeaux, voyages, carrières fulgurantes, exposition médiatique,…

 

Renaud Revel nous dresse un constat assez sordide de la femme dans le journalisme politique et nous pousse, à nous interroger sur leur utilité. Ne souhaitant sans doute pas se griller totalement dans sa profession, il présente sous un jour toujours très favorable les génuflexions de ses collègues et nous décrit des romances, des histoires d’amour inachevées, des passions dévorantes… Non, Renaud, ce sont des femmes, des filles qui se sont faites baiser pour obtenir quelques gratifications. Basta !

Amazones, courtisanes, gourgandines, tous les euphémismes peuvent être utilisées pour essayer de minorer les faits, il n’en demeure pas moins qu’une pute reste une pute, même si elle a fait Chiasse-pot, qu’elle est sympa et qu’elle n’arpente pas les trottoirs pour aguicher le micheton.

 

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Quelques éléments importants à souligner de ce portrait de la femme journaliste politique

 

 

1- DSK n’a jamais dérogé à la règle dans ce milieu. Il est comme les autres. Il a juste eu le malheur de pousser le bouchon un peu loin. Ils le savaient tous mais en bons soumis, l’ont fermé jusqu’à ce qu’il jute sur Nafifi. Soumissions et hypocrisies.

 

2- Les femmes et l’entourage de ces personnalités acceptent, couvrent, couvent leurs comportements, leurs débordements. C’est normal dans ce milieu. Cela n’a rien de choquant, c’est la routine chez ces gens-là.

 

3- Les journaux ont crée et alimenté cette bordelisation de la politique par la féminisation de leur profession.
En effet, le journalisme politique est aujourd’hui très féminisé et cela, a pour racine, Françoise Giroud (c’est celle qu’on révère le plus dans cette profession; elle a commis des crasses énormes, envoyé des lettres antisémites à son patron et amant et pourtant, ils sont tous gagas d’elle, ils lui passent tout. Comme quoi, les chiens ne font pas des chats, n’est-ce pas ?) qui avait compris, qu’une journaliste avec un joli minois était bien plus efficace à soutirer des informations à des députés et autres personnels politiques. Elle a très bien réussi dans son analyse puisque son modèle a été largement copié et dévoyé.

Avant, fallait avoir une tête bien faite, le cuir épais et une éthique. Aujourd’hui, faut juste être bien faite, avoir les jambes écartables et brandir le féminisme pour masquer sa putasserie, sa vénalité, ses compromissions avec l’objet de ses études très approfondies.

 

Se faire dragouiller, mieux, baiser (l’auteur dit séduire, vous savez, entre gens bien, on ne baise pas, on séduit, n’est-ce pas ?) pour obtenir des informations; c’est ça désormais, une part non négligeable du travail de journaliste politique. Malheureusement pour les hommes, il n’y a pas tant de gays que ça dans ces palais pour aller promener sa frimousse d’éphèbes reporters. Aussi, germent comme des plantes adventices, des journalistes politiques femmes qui tiennent davantage de Marylin Monroe (modèle de féminisme sanctifiée tout comme son alter nympho Lady Diana; lorette emblématique d’Hollywood. Mais il semblerait que notre époque adore la légèreté.) que d’Arlette Chabot. C’est le progrès !

 

Se rendre affriolante, se faire la carrée et si possible, épouser le meilleur cave. Et lorsqu’enfin, ce dernier se sert de la frisette qu’on lui a opportunément mise dans les pattes (Patron, t’es un grand chasseur ! Cela fait penser à Ceaucescu dont le garde-chasse attitré rabattait les animaux à moins de vingt mètres de sa vigie pour lui permettre de faire toujours un carton et de s’affubler de tous les honneurs de grand chasseur), sourire de ces midinettes, ces amoureuses, ces femmes qui craquent devant ces monstres de séduction (tu parles de séducteurs… il faut bien justifier sa putasserie. J’ai cédé parce qu’il est remarquable, charmant, intelligent… Non ma chérie, tu t’es couchée parce que c’était le plus rapide des ascenseurs sociaux dans ton milieu) et faire semblant de croire qu’elles valent mieux que toutes ces filles qui courent nos trottoirs pour soulager de ses frustrations, l’humble citoyen noyé sous les difficultés.
La scène politique devient donc un bordel où l’on jette ces femmes aux désirs de ces hommes de pouvoir pour le plaisir de s’asseoir à leur table, de recueillir quelques-unes de leurs confidences, de goûter un peu de cet élixir du pouvoir. Tout le monde y gagne : le politique couche avec une femme dont il sait qu’elle n’ira pas le crier sous tous les toits et qu’il peut contrôler facilement; la journaliste grimpe rapidement dans la hiérarchie et se voit parfois gratifier de quelques à-côtés non négligeables (ainsi apprend-t-on grâce à l’auteur que Chirac donnait carrément des appartements à ses maîtresses journalistes une fois leur « devoir » accompli. D’autres ont des vacances dans les palaces, dans les plus beaux endroits du monde, au frais de la République, la pauvre conne); et les patrons de journaux s’assurent d’avoir un accès direct au suzerain et de pouvoir graviter dans sa sphère).

 

4- Cette féminisation du journalisme et son corollaire, la courtisanerie (ou prostitution, à vous de juger) entraînent de facto une baisse du niveau

 

Il ne faut pas être un devin pour se rendre compte de la décrépitude généralisée du journalisme en France. Le niveau a baissé au fil des ans et de manière continue. Mediapart, sorti de terre il y’a peu, a fait plus de révélations, d’enquêtes politiques, que certains canards financés par nos impôts (Affaire Cahuzac par exemple, on se souvient tous des ricanements d’Apathie et frères sur l’enquête et leur désarroi quand ils se sont rendus compte de ce à quoi ils avaient servis; comme d’habitude) depuis des décennies. Cette collusion avec les politiques fait partie des raisons principales de cette déchéance.

Les journalistes sont vus par la population pour ce qu’ils sont finalement; des vendus qui travaillent à des intérêts qui ne sont pas ceux de la population. Personne ne fait confiance aux journalistes aujourd’hui et les journaux se vendent très peu. Ils ferment les uns après les autres et si ce n’était l’appui de leurs chers protecteurs, cela fait belle lurette que l’on aurait arrêter toutes les subventions qui les maintiennent encore en vie et tous les avantages fiscaux.

Les journalistes ne sont plus crédibles au vu de leurs accointances avec les politiques. Une fois que vous avez lu ce livre ou sexus politicus, que vous avez vu toutes ces générations entières de femmes s’étant « amourachées » (restons polis) des hommes politiques, vous êtes en droit de ne pas tenir compte de leurs commentaires.

D’ailleurs, il me semble que désormais, la question a posé à une journaliste dite politique est :

 

Combien de fois avez-vous cédé aux avances ?

 

Nous en sommes là ! A cela vous ajoutez les fréquents scandales comme De Philippis, Bintou la polygamie, les copinages de patrons de presse avec les puissants, les possesseurs des journaux, les analyses fausses et moutonnières, Cahuzac et compagnie… Et vous avez le journalisme politique en France.

Et, avec tout cela dans le carquois, ils exigent encore qu’on les respecte.

 

5- La morale ou la cohérence ?

 

En effet, la morale tient une place prépondérante dans cette dérive du métier de journaliste.
Il ne s’agit en aucun cas pour mézigue, de donner des leçons à qui que ce soit; mais de rappeler quelques règles de déontologie, de cohérence, de respect, de dignité.
Qu’une femme, fusse-t-elle journaliste, ait envie de se taper le tout-Paris politique pour réussir dans la vie, c’est son choix et l’expérience montre que ce n’est pas une stratégie absurde. Mais, si l’on est journaliste, que l’on fait preuve d’honnêteté intellectuelle, de respect pour son métier, on choisit son camp et on s’y tient.
Donc, il ne s’agit pas de cracher sur ces pauvres femmes qui se font limer dans les arrières-cours et sous les dorures de la République. Qu’une fois qu’elles ont cédé, qu’elles fassent autre chose. Un peu de cohérence. On ne peut décemment pas sucer un ministre, et l’interviewer après sans obtenir le discrédit du public ou des lecteurs. C’est du bon sens. On reproche aux juges des tribunaux le fait de devoir trouver à la fois des arguments pour et contre un mis en examen. Cela devient schizophrénique. Il faut choisir son camp et s’y tenir. Si l’on veut vivre avec un politique, on abandonne son métier de journaliste. Il y’a bien un conflit d’intérêts énorme qui se pose; entre son plaisir de femme libérée et sa déontologie de journaliste.

 

6- Ma fille, me suis-je sacrifié pour t’offrir des études supérieures à Chiasse-pot pour que tu gagnes tes galons de journaliste politique sur le canapé d’un député ou dans la garçonnière d’un président de la république ?
 

A quoi servent les études supérieures pour une femme s’il suffit de s’allonger pour avoir ce qu’on veut ? Qu’est-ce qu’une amazone, une courtisane, une pute ?

Est-il honorable d’avoir dans sa vie, soulagé l’appétit sexuel d’un président de la République ?

A-t-on encore besoin de journalistes ?

A-t-on besoin de journalistes qui misent sur leurs attributs féminins pour glaner quelque information ?

Est-on obligé de coucher pour réussir dans la vie ?

Qu’est-ce que le mérite dans cette société ?

Le réseau est-il la preuve ultime de compétences ?

Est-ce encore du journalisme ce que nous révèle Renaud ?

Est-ce que le fait de révéler les noms de ces journalistes catins est une information politique ou une intrusion dans la vie privée ?

Peut-on tolérer un système qui se sert des femmes de cette façon; comme des gueuses ?

Qu’est-ce que le féminisme ? Où va-t-il ?

A quoi mène finalement cet abrutissement général de la population ?

 

Source fnac amazonesSi demain à la lecture de ce livre, un enfant demandait à sa mère, journaliste :
Maman, as-tu été l’une des maîtresses de Mitterand, Chirac ou Sarkozy ?

 

Serait-ce encore de l’insolence ou de la clairvoyance ?

A-t-on le droit et ou le devoir de douter de toutes ces femmes, très sympathiques au demeurant, qui tournent autour du pouvoir comme des mouches gravitent autour de la merde ?

 

 

 

Je recommande la lecture de ce livre afin que tout un chacun mesure à quel point la vérole est installée dans ces cercles  et comme à mon habitude, je mets à disposition notre exemplaire sur la chaîne de lecture.
Osez le bon sens !

YDM

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