Le pays du sourire abuse des filles de joie

Bienvenue en Thaïlande

Pour le touriste

source_frickmeout.jpeg Le coût de la vie est très bas en Thaïlande. Un occidental qui vient passer ses vacances en Thaïlande, a un pouvoir d’achat très important. La prostitution est très abordable car le prix d’une « passe » est insignifiant. Il s’offre au touriste sexuel, un nombre très impressionnant de filles prêtes à les satisfaire; on parle de 400 000 en Asie, et peut-être 10 000 à Pattaya.

Le touriste se repaît donc de filles venues de campagnes profondes, sans le sou. Beaucoup de touristes sexuels trouvent en Thaïlande, ce qu’ils ne peuvent ou n’arrivent pas à trouver chez eux. Ces filles sont très charmantes, exotiques et aguicheuses. Beaucoup viennent en Thaïlande avec un sentiment de frustration sexuel et se « vengent » sur les filles, quitte à leur demander des actes plus qu’obscènes et à les traiter comme de vulgaires objets sexuels.

Pour le gouvernement

Bien que la prostitution soit interdite en Thaïlande, le gouvernement ferme les yeux car il en tire un profit évident. Laissant les touristes sexuels sans gros risques sur un « terrain de chasse » glauque et sans morale. Dépaysement, exotisme, et débauche sexuelle; tout le monde ne fabrique pas des iPhone.

Pour les filles

C’est une des rares sources de revenus « faciles ». D’autant plus que les parents sont au courant de leur activité urbaine, et en tirent un bénéfice direct puisque leurs filles les aident financièrement. L’illusion entretenue est la rencontre avec un occidental qui les sortira de leur situation précaire. La carrière de ces dames s’achevant encore plus rapidement que celle d’un footballeur moyen. La concurrence est rude, les bordels foisonnent, les occidentaux connaissent parfaitement leur point de chute préférée; le turn-over est important et de nombreuses filles sombrent dans cette frénésie incessante.

80% des filles viennent de l’Isaan, une région très pauvre du nord-est de la Thaïlande, principalement de petits villages. Certaines viennent aussi du Laos et du Cambodge. Finalement, là où il y a le plus de misère, le moins d’éducation et le moins de perspectives d’avenir, si ce n’est de travailler dur pour si peu.

Certaines quittent leur foyer dès 13 ans pour rejoindre les lieux touristiques, et le plus souvent seule, sans aucune connaissance du monde extérieur. Elles ne savent pas vraiment ce qui les attend…

On trouve les filles notamment dans les lieux touristiques comme Pattaya, Bangkok, Phuket, Chiang Mai, Koh Samui

Le racolage dans la rue est proscrit. Généralement, on trouve les filles dans les bars a gogos, bars à quartiers hot, dans certains salons de massage, sur internet et même en vitrine comme à Amsterdam sur demande.

Le métier

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La prostitution a démarré lors de la guerre du Vietnam. Les soldats américains, loin de chez eux, ont commencé à assouvir leurs besoins sexuels avec les filles locales. Aujourd’hui, il y a de tout : du jeune américain qui vient passer ses 2 semaines de vacances, au retraité allemand qui vient finir ses beaux jours au soleil et entre les jambes d’une jouvencelle. Monsieur tout le monde. Même les locaux y vont, c’est même normal pour eux, c’est dans leur culture et leurs femmes le tolère. En revanche, les locaux payent moins cher, et plus souvent hors des lieux touristiques. Certaines filles ne travaillent qu’avec des locaux.

Les freelance

Elles travaillent à leur compte, comme de véritable patronnes. La plupart du temps, elles restent pas mal de temps avec un homme qui les entretient, même si l’homme retourne dans son pays. Elles peuvent chercher les clients en discothèque, sur la plage ou danser pour un bar à gogo. Ce sont de redoutables chasseuses, elles ont le pouvoir de vider les poches du client.

Les employées

Danseuses ou simplement là pour se faire offrir des verres, elles dépendent d’une « mamasan » qui prend sa commission quand un client les « sort » du lieu de rencontre. Elles peuvent être mal traitée, moralement ou physiquement et même se faire violer. Certains clients ne payent pas s’ils ne sont pas satisfaits, et la mamasan peut demander à la fille de lui rembourser l’heure qu’elle a perdue. Certains patrons sont même des policiers et n’hésitent pas à abuser de leur pouvoir. Ils ne courent aucun risque, les filles auront toujours tort; leur parole n’a aucune valeur en Thaïlande.

Vu des touristes

Généralement, elles ne représentent aux yeux des touristes que des objets sexuels, bon marché, soumises. Ça reste une généralité, mais les touristes sexuels ne cherchent pas à savoir ce que ressent la fille, si elle a une âme ou si elle a eu le choix de faire ce métier. Ces filles sont des femmes comme les autres qui ont besoin de travailler pour survivre.

Le sexe n’est pas tabou en Thaïlande. En revanche, il n’est pas affiché en public. Aucun couple ne se tiendra la main ou ne s’embrassera dans la rue.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en Thaïlande l’argent passe avant tout. L’argent est la meilleure des choses. J’ai pu lire que des parents ont « vendu » la virginité de leur jeune fille de 13 ans pour une poignée de dollars…

Une fille qui part travailler dans l’industrie du sexe rapporte beaucoup à sa famille, L’argent chairement gagné revient à sa famille et de nombreuses familles demeurées dans les villages reculés ne pourraient survivre sans ce transfert. Il est des cas, où toute la famille s’arrête de travailler et ne dépend plus que d’elle. La famille demandera toujours plus d’argent et évitera de savoir d’où provient la bonne fortune de leur fille aînée partie aux charbons pour la tenir au chaud. On croise souvent des Thaï en 4×4 flambant neufs habitant de belles maisons, et dont il est de notoriété publique que l’argent provient de la gymnastique corporelle de leurs rejetons, garçons compris.

Plus la famille récupère d’argent, plus elle a la « face », l’équivalent d’avoir la cote, d’avoir une réputation. Même si tout le monde sait que la fille est partie a la ville, on n’en parle pas, on se contente d’être fier de l’argent qui rentre et d’augmenter sa cote de popularité en dépensant tout l’argent que la fille peine à gagner.

Tarifs

Une fille qui est à son compte et qui travaille bien peut gagner, chaque mois :

1. son salaire de gogo danseuse : 150€
2. les verres payés par les clients (0.75€ le verre) : 50€
3. le droit de sortie du bar à gogo pour une passe à l’étage d’1h (5€) : 75€
4. les pourboires du client pour une passe au gogo (25€) : 375€
5. le droit de sortie du bar à gogo pour l’extérieur (4€) : 70€
6. le prix de la passe une fois la fille sortie (25€) : 450€

Le gain peut avoisiner les 1 200€. A cela peut s’ajouter les revenus d’un ou plusieurs pigeons qui envoient de l’argent de leur pays pour entretenir leur dulcinée, la femme de leur vie.

Grille des salaires d’une fille qui vient du même milieu pour des métiers classiques :

Femme de ménage : 75€
Serveuse + pourboires : 125€
Couturière non qualifiée : 75€

Le plus souvent, elles travaillent 6 jours sur 7, à raison de 10 heures par jour. Certaines sont serveuses la journée pour avoir un salaire fixe et travaillent la nuit pour arrondir les fins de mois. Elles peuvent ainsi repérer plus facilement des proies la journée quand le client est frais plutôt que la nuit, quand il est un ivrogne sans retenue.

L’échappatoire

Toutes les filles ont un but, finirent leur vie en Europe ou aux USA. Pour cela, il faut rencontrer un homme, se marier avec lui et obtenir son visa de sortie.

Le mariage est un contrat de travail fort bien payé à durée indéterminée, une aubaine pour la fille et sa famille.

Lors du mariage, l’homme donne de l’argent a la famille et offre des cadeaux.

La majorité des filles n’arriveront jamais à passer l’étape du mariage. Le jour où elles ne sont « plus dans le coup », elles retournent à une vie « classique » d’employée mal payée. Elles trouveront un mari et auront des enfants. Le mari ne fera rien et la femme devra entretenir la famille. Quand à ses parents, ils garderont tous les biens acquis (maison, voiture…).

Je ne parlerai pas dans cet article de la prostitution infantile.

Mes sources : 6 semaines passées en Thaïlande, dont 2 dans le nord-est, d’où viennent les filles. Je ne suis absolument pas client du tourisme sexuel, mais j’ai beaucoup vu et entendu. J’ai pu discuter avec des Thaï qui m’ont confirmé mes dires.

J’ai aussi lu ce livre que je vous recommande vivement:

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Un témoignage bouleversant d’une jeune Thaï, détestée par sa famille, qui est partie tenter sa chance à Bangkok. Elle raconte ses années de carrière jusqu’à son arrivée en Europe.

Une fois que vous l’aurez reposé, vous aurez une image bien peu reluisante du « pays du sourire ». Ou vous réserverez votre billet pour vos prochaines vacances à Pattaya. A vous de voir…

De ma fenêtre

Jonathan

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