Le MMA légalisé en France

Hola hombres,

 

Et l’octogone fut !

En effet, elle fut en France après une décennie de réticences émotionnelles de politiques français vendus à l’immobilisme, au confort et aux bonnes appréciations de la ménagère de moins de 50 ans.

 

Le Mixed Martial Arts (MMA)  ou Arts Martiaux Mixtes, ou encore Free Fight, ou bien encore le Combat Libre est une discipline nouvelle, largement promue et reconnue dans le monde via des organisations comme l’UFC, le One FC ou le Bellator. Le MMA permet le pugilat et le combat au sol.

 

 

Qui  est le meilleur ?

Pendant de nombreuses années, les différents combattants de disciplines comme la boxe, le Karaté, le Kickboxing, la lutte gréco-romaine, le Taekwondo, le Judo… ont cherché à savoir laquelle était la plus efficace. Le pancrace est l’un des ancêtres imminents du MMA. Le sambo (russe, mélange de lutte, boxe, judo) a été un premier pas vers la possibilité de combiner le combat pugilistique et le combat au sol. Le Vale Tudo (« tout se vaut », combat libre) au Brésil est aussi une forme ancienne du MMA.

 

Le MMA est aux sports de combat ce que le patinage artistique est aux sports d’hiver, ou le Tour de France au cyclisme. Associer les techniques de pieds-poings, de corps-à-corps, aux techniques de lutte au sol pour gagner son combat. Les pratiquants sont en général issus d’autres disciplines, excellents dans leur domaine, leur spécialité et ces derniers complètent leur spécialisation en rajoutant des compétences additionnelles d’autres disciplines sportives pour arriver à être le plus complet possible.

 

La formule idéale ? En existe-t-il une vraiment ?

 

En général, la combinaison gagnante pour les meilleurs combattants réunit au moins 3 de ces disciplines : un sport de pieds-poings (muay thai, kickboxing…) + la lutte gréco-romaine (Grappling) + le Jiu Jitsu brésilien

Des combattants hautement spécialisés comme Demian Maia (ceinture noire 4e dan de Jiu Jitsu brésilien, vainqueur de l’ADCC en 2007, grappling), Edson Barboza, Derrick Lewis, Daniel Cormier…. arrivent à s’imposer durablement au plus haut niveau. Il est de moins en moins possible d’être un champion en étant unidimensionnel. Même les spécialistes les plus légendaires se diversifient pour continuer de gagner. C’est le cas du crocodile Ronaldo Jacaré Souza, ceinture noire 6e dan en Jiu Jitsu brésilien,  8 fois champion du monde dans cette discipline, vainqueur de ADCC, qui a tellement travaillé son pied-poing qu’aujourd’hui, il passe davantage pour un spécialiste de K-O qu’un soumetteur.

 

Quoiqu’il en soit, le MMA est un sport qui a crû  de manière exponentielle depuis une dizaine d’années grâce à sa légalisation et sa pratique aux USA. l’UFC a été un artisan majeur de cette renommée dès les années 80 grâce à la légendaire famille Gracie, nous y reviendrons prochainement. Aujourd’hui, l’UFC vaut des milliards de dollars et diffuse ses combats à travers le monde. C’est la plate-forme n° 1 de MMA au monde au vu de l’importance et de la qualité de ses combattants. D’autres organisations co-existent avec UFC comme le ONE FC, le Bellator, King of the cage, Invicta… Mais pour le moment, l’horizon pour tout combattant est d’être champion dans sa catégorie de poids à l’UFC.

Dit autrement, l’UFC, c’est la Champions League du MMA. Le challenger Bellator sert essentiellement de centre de recyclage des combattants sortis de l’UFC même si depuis quelques années, ils retapent des combattants importants comme Gegard Mousasi ou Cheick Kongo.

 

 

Le ONE FC est plus tourné vers les pays asiatiques mais est un prétendant sérieux au Bellator; il paie très bien leurs combattants et récupèrent aussi des combattants majeurs comme Demetrius « Mighty Mouse » Johnson, légende de l’UFC, roi des poids mouche, où il a longtemps traumatisé toute sa catégorie, avant d’être arbitrairement battu par Henry « Triple C, Tu sais que je suis champion olympique? » Cejudo en janvier dernier, sur décision partagée.

 

Interdire, le réflexe du lénifiant décisionnaire néophyte

 

A l’évidence, le MMA a été interdit en France par esprit de précaution, vous savez le fameux; ce qui a obligé les pratiquants français a immigré pour combattre dans des conditions atroces, inacceptables par passion pour leur sport fétiche. Les dorures de palais ne vêtent pas des champions. Des scribes, des écrivains ratés, des notaires, des enfants gâtés et au mieux, des joggeurs du jardin des plantes.

 

 

Combien de carrières gâchées par l’inertie ?

 

Cyrille Diabaté, Cheikh Kongo, Bertrand Amoussou, Cyrille Asker, Francis Carmont sont des combattants français notables qui ont œuvré dans l’UFC, au plus haut niveau du MMA.

Le sport était interdit mais la diffusion des combats de l’UFC et du Bellator sur RMC ont beaucoup fait pour sa vulgarisation. De nombreux dojos ont dû s’adapter à cet intérêt et il existe de nombreuses salles de sports de combat qui proposent des cours de MMA. La MMA Factory de Fernand Lopez à Paris et la Snake team de Cyrille Diabaté à Epinay-sur-seine sont les plus connues.

 

Je me souviens quand RTL diffusait l’UFC que Bertrand Amoussou, rédacteur de Fight Sport (ex-président de la fédération internationale d’arts martiaux mixtes (IMMAF), président de la Commission française du MMA (CNMMA), judoka de renom, ancien combattant du défunt Pride, organisation japonaise légendaire d’où sons issus les meilleurs combattants et champions de l’UFC) ne cessait lors de ses passages télévisés de parler des blocages administratifs et mentaux (violences, le sang, les KO…) qui empêchaient sa légalisation.

 

Octogone enfin hexagonal en 2020

 

La ministre des sports Roxana Maracineanu, ancienne athlète de haut niveau, médaillée aux JO, a tweeté lundi dernier, « au 1er janvier 2020, le MMA existera donc officiellement en tant que pratique sportive professionnelle et amateurs en France dans le cadre défini par [le ministère des sports], en harmonie avec le paysage international de cette discipline. »

 

 

Coups de poings, de pied, de coude, de genou, clés, soumissions étranglements, seront de mise et à la table des disciplines reconnues et protégées par la France. Le boulot a été fait par les promoteurs du MMA et la partie la plus compliquée commence. Sous quelle fédération sera hébergée le MMA; Kick boxing, Judo, Boxe française, lutte,… ? Les tractations démarrent dans les coulisses. Il est estimé que 40000 personnes pratiquent le MMA. Sa légalisation boostera les licences des petits et des jeunes, les parents rassurés par le sceau français.

 

L’UFC va pouvoir poser ses valises à Paris, et derrière elle, les autres organisations de combats, de nombreux combattants amateurs pourront ainsi sérieusement envisager de passer pro, d’en faire leur métier. Des salles s’ouvriront, des coaches, instructeurs, managers seront formés, les médias suivront, les diffuseurs s’y intéresseront davantage… Une économie prospérera de cette décision courageuse.

 

And now, is time !!!!!! Our main event of the evening here in Paris, France !!!

 

Le dernier des mohicans a finalement accepté l’inéluctable et en 2020, je pourrais assister à mon premier UFC Paris, à Bercy, avec pour tête d’affiche, le combat pour le titre de champion des poids lourds Francis Ngannou – Stipe Miocic 2.

 

Pari pris, Paris épris.

 

 

MdP Le Blédard

lebledardparle@gmail.com

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