Le capitalisme de copinage

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Publié hier par Nicomaque, blogueur philosophe

Le capitalisme de copinage avec le pouvoir politique, est une perversion du capitalisme. C’est ce que dénonçait Bastiat en parlant de la recherche de rentes. Bastiat a montré que lorsqu’un gouvernement outrepasse sa fonction de protection des personnes et des biens, cela incite des groupes d’intérêt à rechercher des privilèges et à influer sur le gouvernement pour obtenir des avantages au détriment des contribuables et des consommateurs. Les revenus et les richesses sont alors redistribués et les ressources gaspillées.

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Réaction

Cette vidéo, assez percutante et juste dans le constat établi sur la connivence qui règne dans les hautes sphères des USA, est aussi une magnifique entreprise de dédouanement des banques et de la finance. Ces économistes et professeurs d’universités américaines (il serait intéressant de savoir d’où ils viennent) chargent la mule; copinage, connivence, sournoisement appelées réseau, pour mieux faire oublier les vrais coupables que sont les banques. Ces banquiers qu’ils exonèrent carrément du courroux du peuple américain. Ces banquiers qui ont entraîné les plus fragiles de leurs citoyens, dans les délires des subprimes et de la crise financière; le monde entier en bandoulière.

Le film daterait de 2008, le début de la crise. A cette époque, ces analystes ont décidé de désigner le bouc-émissaire commode, Washington, capitale mondiale du lobbying. Il n’est pas faux que le copinage influence et nuit gravement à la santé d’un pays, et à la bonne marche de ses institutions.

Néanmoins, laisser croire que le parasitisme de ces assistés à lui tout seul, est la source de tous les maux que subissent ces américains, est une vaste fumisterie.

Blythe Masters traite chronologiquement de cette crise financière et de l’impact des Credit default swaps, créés par Blythe et ses traders de la JP Morgan, et dévoyés par tout le système financier mondial. C’est simplement le couteau-suisse le plus accessible que nous ayons trouvé pour expliquer cette crise.

Il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de choisir la bonne cible. En tout cas, la cible la plus impactante.

L’école du choix public a beau jeu de s’en prendre à Washington, mais Washington demeure le pantin de Wall Street. Et cela ne date pas de Banal Obama.

Osez le bon sens !

YDM

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