La guerre est un racket

J’ai passé 33 ans de ma vie chez les Marines à jouer Monsieur Muscle pour les affaires, pour Wall Street et les banquiers. Bref, j’ai été le racketteur du Capitalisme.

Major General Smedley D. Butler

Excellent pamphlet contre les lobbies, les politiques et surtout les banquiers qui poussent les peuples à s’engager dans des chemins ténébreux pour des sombres histoires d’argent.

Ce texte court mais tranchant du Major General analyse assez froidement les tenants et aboutissants de la guerre et nous montre à chaque fois qui sont ceux qui manipulent le peuple à travers les médias et grâce aux hommes politiques. Publié en 1935 et quasi prémonitoire sur la manière dont serait mener les prochaines guerres (chimiques et gaz), le marine Butler, revenu du front, étale son désabusement d’avoir été le bras armé d’un système financier cupide et belliqueux.

La guerre est un racket. Et l’a toujours été.

Il s’agit probablement du plus ancien, de loin du plus rentable et sans aucun doute du plus vicieux des rackets. Le seul de portée internationale. Le seul dont les profits sont estimés en dollars et les pertes en vies humaines.

Selon moi, la meilleure définition du racket se trouve dans la différence qui existe entre la réalité de ce racket et ce qu’en perçoit la majorité des gens. Seul un petit groupe d'<<initiés>> sait de quoi il retourne. Il est organisé pour le bien de quelques-uns aux dépens du plus grand nombre. En temps de guerre, d’immenses fortunes sont faites par une minorité.

Ce n’est que le début du propos du Général mais le ton est donné.

A qui profite le bénéfice ? Qui paie la note ?

Il suffit d’observer la situation irakienne aujourd’hui pour se rendre compte que la diatribe du Général est assez emblématique. Quand on pense au travail de sape intellectuel dont l’apogée se situe à l’ONU avec Coolie Powell et sa fiole, l’on mesure jusqu’où certains requins sont prêts à aller pour deux trois zéros de plus dans un compte en banque.

Le Général propose des solutions teintées de bon sens et prône une toute autre approche des relations internationales.

Il n’y’a qu’une seule chose à faire pour arrêter ce racket : un mois avant que le gouvernement n’enrôle nos jeunes, il faut qu’il enrôle le capital, l’industrie et le travail. Que les bureaucrates, les directeurs et les puissants de nos usines d’armement, nos fabricants de munitions, nos armateurs, nos constructeurs aéronautiques, les fabricants de toutes ces choses susceptibles d’engendrer des profits en temps de guerre, sans oublier banquiers et spéculateurs, soient enrôlés… pour 30$ par mois, pour toucher le même salaire que celui des gars dans les tranchées. Page 44

Le jour où ces gens enverront leurs propres enfants en premières lignes pour défendre une cause et quitteront leurs bunkers et leurs abris atomiques pour la gadoue d’un terrain miné, leur bellicisme sera crédible.

Avant d’envoyer les enfants des autres, des pauvres, du peuple à la mort, tous ces faucons devraient d’abord envoyer les leurs. Si George Bush avait fait la guerre du Vietnam au lieu de se planquer dans la garde nationale au Texas, il aurait peut-être compris qu’on n’engage pas un pays sur une voie aussi meurtrière avec pour seule preuve une fiole de pisse et une hausse des parts de marchés pour Halliburton.

Pour rendre la guerre inutile, il faut qu’elle ne génère plus de profits. Butler propose 3 étapes pour contrer cette arnaque.

Vous découvrirez aussi 2 autres textes portant sur la paix et le non-interventionnisme.

Ce regard mérite toute notre attention car c’est un texte écrit par un militaire qui a mis les mains dans le cambouis, qui sait vraiment de quoi il parle et qu’on ne peut taxer de pleureuse, de lâche.

Son idéal ne sera certainement pas suivi d’effet par les hommes politiques, soumis à ce complexe militaire et surtout au lobby bancaire. L’histoire est là pour attester de ce constat.

Que de guerres lancées depuis sa mort en 1940 ! Pour le bien de qui ?

 

Nous soumettons ce livre à la chaîne de lecture afin qu’il rallume la conscience de ceux qui le partageront.

D’illustres personnages ont dénoncé ce système comme Céline, vrai grand écrivain, ou Dwight David Eisenhower, général cinq étoiles de l’armée américaine, commandant en chef des forces alliées en Europe durant la Seconde Guerre mondiale et 34ème président des USA.

Smedley D. Butler fait partie de cette lignée d’avertisseurs.

Rappel des principes de la chaîne de lecture

1. Donner un livre lu et l’envoyer à ses frais, à un internaute qui en aura fait la demande.

Ce dernier le lira, donnera son avis sur le site s’il le souhaite et l’enverra à une troisième personne et ainsi de suite, jusqu’au jour où, qui sait, vous retomberez par hasard sur cet exemplaire. Vous décompterez alors le nombre de maillons, le nombre de lecteurs-donateurs.


2. Donner un livre de la main à la main ne compte pas et annule la chaîne. Idem pour un don direct à ses amis ou à sa famille. Il est important de faire le geste financier, d’envoyer le livre à son prochain lecteur, un internaute forcément éloigné, avec un petit message si nécessaire.


3. Les auteurs choisis doivent être soit morts, soit peu connus, soit morts et peu connus.

 

Osez le bon sens !

YDM

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