La France des Fils de et autres tares sociales

La situation devient de plus en plus critique. Et il faudra bien poser ce problème sur la table. Problème qui est entrain de gangréner la société et est profondément nuisible à toutes formes d’apparition de talents.

Il faudra bien que la société française se pose la question de son modèle d’élévation sociale, profondément viciée. Il faudra bien que quelqu’un le dise régulièrement afin que cela s’arrête.

Cette société de la perpétuation des fils de, filles de, femmes de, potes de, est devenue une telle réalité que personne n’ose plus s’interroger sur la multiplication de ce phénomène impropre au mérite. Tous ces chancres de la république ont fini par accepter leur népotisme; leur parasitisme.

Liberté – Egalité – Fraternité : Pour toi, public ! Comme dirait un type qui faisait humoriste. Pour toi, public.

Le cas du monde de la communication (télévision, cinéma, journalisme…) est saisissant. C’est la norme maintenant.

 

 

 

Une autre époque !

Associé à cela, vous avez des fossiles vivants, des personnes qui se sont fixées sur leurs postes comme le cancer à une prostate et n’ont toujours pas l’intention de s’en aller. Et il ne vient l’idée à aucun dirigeant de les y contraindre.

Et les leçons de morale, nous savons très bien ceux qui les reçoivent. C’est marrant !

Comment vouloir que le mérite, le travail deviennent des valeurs pour une société dont la reproduction sociale est si évidente, si acceptée, si tolérée ? Et en effet, à tous les échelons, le népotisme a pris racine et ceux qui n’ont pas eu le malheur de reposer tout leur avenir sur le nom de leurs parents et amis, sont sacrifiés purement et simplement. Combien d’exemples de réussites méritées ? Dans n’importe quel champ d’ailleurs.

L’on mesure cette décrépitude sociale par l’émergence de tous ces réseaux de cooptation, de d’entre-soi, de réclamations communautaires, d’influences diverses et variées. Le communautarisme a un bel avenir en France.

Quand le passe-droit devient la loi, les bien-nés se font magnanimes et créent des sas où quelques menus fretins, échappés de la masse, arrivistes, peuvent espérer se frotter à l’élite et récolter quelques hochets, quelques colifichets. Quelques gratitudes pour continuer à faire croire au reste de la population que l’ascenseur social fonctionne encore.

Quand va-t-on dire dans ce pays que la France des Fils de et autres pistonnés est une plaie ?

Les quotas deviennent la règle pour tout maintenant, la parité pour tous, la discrimination positive arrive à grands pas… Il semble que les décideurs aient entériné le fait que le talent se transmettait par les gènes, les leurs, et qu’ils valaient mieux sélectionner avec des outils aussi « démocratiques » qu’avec la compétence réelle.

L’on devrait se reposer la question de la légitimité et donc de la communication. Un exemple hors du champ de la politique et de la culture. Un exemple qui en dit long sur l’époque. Le football. L’on annonce le sélectionneur français dans les plus grands clubs, dont à Manchester United. C’est bien.

Mais, personne ne se pose plus la question de savoir si le numéro 2 ou 3 de Ferguson serait plus légitime pour postuler à cette responsabilité. Le destin d’un numéro 2 est-il de rester numéro 2 ?

L’on nous chante les gloires de Lolo, qui sont bien réelles, mais il entraîne depuis combien de temps ? Quelle est la situation de Bordeaux aujourd’hui ? Quand il l’a quitté pour l‘équipe de France ? La situation est-elle si resplendissante ? Et Gourcuff, sa perle et quelle perle ! Dépositaire du jeu de l’équipe de France abonné au banc de touche de l‘Olympique Lyonnais !

Bref, le fait d’avoir été un grand joueur, d’avoir été sympa et apprécié par tout le monde dans le passé fait-il de vous la personne la plus compétente pour diriger un club comme Manchester ?

Il a au moins le mérite de s’être fait seul pour arriver là, de s’être fait un nom. C’est déjà ça. Combien de responsables politiques et d’acteurs de la scène publique, peuvent justifier leurs compétences par autre chose que le fait d’avoir été ou d’être le fils, la femme ou la maîtresse d’untel ?

Qui sont les vrais assistés de la cité ?

Ce qu’il y’a d’hallucinant dans cet état de fait, c’est le fait que cela tienne toujours. Personne ne moufte, c’est normal ! Car, au fond, à tous les étages, tout le monde croque. Assistanat, image et favoritisme : gangrènes de l’époque.

Aujourd’hui, on est chômeur de père de fils, postier de père en fils, fonctionnaire de père en fils, ministre de père en fils, syndicaliste de père en fils (eh oui !), sénateur et député de père en fils, directeur de père en fils, président de père en fils… On se croyait en Afrique, n’est-ce pas ?

Osez le bon sens !

YDM

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