La Bible, le Coran et la science du Dr Maurice Bucaille

Il y a quelques semaines, l’un de nos clients nous a parlé de l’Islam en des termes fort élogieux et nous a vivement conseillé de lire Maurice Bucaille, gastroentérologue français, concordiste réputé, pour corroborer ses dires. Le périple fut véritablement dépucelant.

Il est possible que la proximité de ce chercheur avec le monde musulman, obligeât à la vigilance, à la circonspection avec ses analyses, mais force est de constater qu’elles sont rigoureusement bien étayées, crédibles et documentées. Son étude est très rationnelle et surtout pour un domaine aussi rébarbatif, captivante. Nous ne pouvons que vous invitez à vous en procurer un exemplaire pour pouvoir constater par vous-mêmes, tout le travail de comparaisons effectués par le Dr Maurice Bucaille.

Par ses démonstrations d’erreurs, d’interprétations et de dissimulation d’informations capitales, ce texte nous a rappelé immédiatement les travaux de Cheikh Anta Diop sur les pharaons noirs d’Égypte. Des contestataires, il y en a eu, il y en aura, c’est une évidence lorsqu’on va à rebours de la doxa, du bruit mythologique. On attend toujours les contre-argumentations. Bouillons de curiosité pour ces « brouillons » de culture; toujours vilipendés et tus, jamais contredits savamment. Vous avez l’occasion de vous faire votre propre idée en le lisant.

La Bible, le Coran et la science, est en partie lisible gratuitement sur internet sur Bible-Quran-Science. Nous vous proposons un extrait (pages19-21) qui, nous l’espérons, vous encouragerons à faire ce voyage de la curiosité, de l’édification personnelle.

Osez le bon sens !

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Le Coran est l’expression de la Révolution faite à Mahomet par l’Archange Gabriel, aussitôt transcrite, apprise par coeur et récitée par les fidèles lors des prières, durant le mois du Ramadan en particulier. Elle fut classée par Mahomet lui-même en sourates et celles-ci ont été rassemblées tôt après la mort du Prophète, pour former, sous le califat d’Othman (12e à 24e année qui suivit cette dernière), le texte que nous possédons de nos jours. Contrastant avec ce qui s’est passé pour l’Islam, la Révélation chrétienne est fondée sur des témoignages humains multiples et indirects, puisque nous ne possédons aucun témoignage venant d’un témoin oculaire de la vie de Jésus, contrairement à ce que s’imaginent beaucoup de chrétiens. Ainsi est posé le problème de l’authenticité des textes de la Révélation chrétienne et de la Révélation islamique.

La confrontation des textes des Ecritures avec les données de la science a été de tout temps pour l’homme un sujet de réflexion.

On a d’abord soutenu que la concordance entre Ecritures et science était un élément nécessaire de l’authenticité du texte sacré. Saint Augustin, dans sa lettre n°82 qui sera citée plus loin, en établit formellement le principe. Puis, à mesure que la science se développait, on s’aperçut de l’existence de divergences entre Ecriture biblique et science et on a alors décidé de ne plus faire de rapprochements. De cette manière, une situation grave a été créée qui, de nos jours, oppose, il faut le reconnaître, exégètes bibliques et savants. On ne saurait, en effet, admettre qu’une Révélation divine pût énoncer un fait rigoureusement inexact. Il n’ y avait alors qu’une possibilité de conciliation logique, c’était d’admettre comme inauthentique un passage de l’Ecriture biblique énonçant un fait scientifiquement inadmissible. Une telle solution n’a pas été choisie. On s’est, au contraire, acharné à maintenir l’intégrité du texte et cela a contraint des exégètes à prendre, sur la vérité des Ecritures bibliques, des positions qui ne sont guère acceptables pour un esprit scientifique.

L’Islam, comme saint Augustin pour la Bible, a toujours considéré qu’il y avait concordance entre les données de l’Ecriture sainte et les faits scientifiques. L’examen du texte de la Révélation islamique à l’époque moderne n’a pas donné lieu à une révision de cette position. Le Coran, comme on le verra plus loin, évoque des faits pour lesquels la science a son mot à dire, et ce en nombre considérablepar rapport à la Bible : il n’ y a aucune commune mesure entre le caractère restreint d’énoncés bibliques prêtant à confrontation avec la science et la multiplicité des sujets ayant un caractère scientifique évoqués par le Coran. Aucun de ceux-ci ne prête à contestation du point de vue scientifique : telle est la donnée fondamentale qui ressort de cette étude. Et l’on verra à la fin de ce livre comment, pour les recueils des propos du Prophète (hadiyths), qui se placent en dehors de la Révélation coranique, il en est tout autrement puisque certains hadiyths sont scientifiquement inadmissibles. De pareils hadiyths ont été soumis à des études sérieuses suivant les principes stricts du Coran, ordonnant de toujours s’en remettre à la science et à la raison, pour leur enlever le cas échéant toute authenticité.

Ces considérations sur le caractère acceptable ou inacceptable scientifiquement d’un énoncé de l’Ecriture rendent nécessaire une précision. Il faut souligner que, lorsqu’on parle ici de données de la science, on entend par là ce qui est établi de façon définitive. Cette considération élimine les théories explicatives, utiles à une époque pour faire comprendre un phénomène et pouvant être abrogées et remplacées par la suite par d’autres plus conformes au développement scientifique. Ce que j’envisage ici, ce sont des faits sur lesquels il est impossible de revenir ultérieurement, même si la science n’apporte que des données incomplètes mais qui sont suffisamment bien établies pour être utilisables sans risques d’erreur.

Par exemple, on ignore la date même approximative de l’apparition de l’homme sur la terre, mais on a découvert des vestiges d’oeuvres humaines que l’on situe, sans aucun doute possible, antérieurs au dixième millénaire avant l’ère chrétienne. On ne peut donc retenir comme compatible avec la science la réalité du texte biblique de la Genèse donnant des généalogies et des dates qui font situer l’origine de l’homme (la création d’Adam) environ trente-sept siècles avant Jésus-Christ. La science pourra peut-être donner dans le futur des précisions de dates plus grandes que nos évaluations actuelles, mais on peut être assuré qu’on ne démontrera jamais que l’homme est apparu sur la terre il y a 5736 années, comme le veut, en l’an 1975, le calendrier hébraïque. Les données bibliques concernant l’ancienneté de l’homme sont donc fausses.

Cette confrontation avec la science exclut tout problème religieux à proprement parler. La science n’a, par exemple, aucune explication à donner sur le processus par lequel Dieu s’est manifesté à Moïse ou à propos du mystère qui entoure la venue au monde de Jésus sans qu’il existât pour lui un père biologique. Sur des faits de ce genre, les Ecritures au sujet de phénomènes naturels extrêmement divers qu’elles entourent plus ou moins de commentaires ou d’explications, et il faut opposer à cet égard la grande richesse de la Révélation coranique à la discrétion des deux autres révélations sur ce même sujet.

C’est sans aucune idée préconçue et avec une objectivité totale que je me suis d’abord penché sur la Révélation coranique en rercherchant le degré de compatibilité du texte coranique avec les données de la science moderne. Je savais, par des traductions, que le Coran évoquait souvent toutes sortes de phénomènes naturels, mais je n’en possédais qu’une connaissance sommaire. C’est en examinant très attentivement le texte en arabe que j’en fis un inventaire, au terme duquel je dus me rendre à l’évidence que le Coran ne contenait aucune affirmation qui pût être critiquable du point de vue scientifique à l’époque moderne.

Je fis le même examen de l’Ancien Testament et des Evangiles avec la même objectivité. Pour le premier, point ne fut besoin d’aller au-delà du premier livre, la << Genèse >>, pour y trouver des affirmations inconciliables avec les données les plus solidement établies de la science de notre époque.

Quand on ouvre les Evangiles, on est d’emblée plongé, avec la généalogie de Jésus qui figure en première page, dans un problème très grave puisque le texte de Matthieu est, sur ce point, en évidence contradiction avec celui de Luc et que ce dernier présente une incompatibilité évidente avec les connaissances modernes relatives à l’ancienneté de l’homme sur la terre.

L’existence de ces contradictions, invraisemblances et incompatibilités ne me paraît altérer nullement la foi en Dieu. Elle engage seulement la responsabilité des hommes . Nul ne peut dire ce que pouvaient être les textes originaux, quelle fut la part des rédactions fantaisistes, quelle fut la part de la manipulation délibérée des textes par les hommes, comme celle des modifications inconscientes des Ecritures. Ce qui choque de nos jours, c’est de voir que, devant de telles contradictions ou incompatibilités avec les données bien établies de la science, des spécialistes de l’étude des textes ou bien feignent parfois de les ignorer, ou bien relèvent les failles mais tentent de les camoufler à l’aide d’acrobaties dialectiques. A propos de l’Evangile de Matthieu et de celui de Jean, je donnerai des exemples de cet usage brillant de formules apologétiques par d’éminents exégètes. La tentative de camouflage par ces procédés d’une invraisemblance ou d’une contradiction qu’on appelle pudiquement << difficulté >> est souvent couronnée de succès, ce qui explique que tant de chrétiens ignorent les failles graves de nombreux passages de l’Ancien Testament et des Evangiles. Le lecteur en trouvera dans les première et deuxième parties de ce livre des exemples précis.

Il trouvera dans la troisième partie du livre l’illustration d’une application inattendue de la science à l’étude d’une Ecriture sainte, l’apport de la connaissance profane moderne à une meilleure compréhension de certains versets coraniques restés jusque-là énigmatiques, voire même incompréhensibles. Comment en être étonné lorsqu’on sait que, pour l’Islam, la religion et la science ont toujours été considérées comme deux soeurs jumelles? Cultiver la science fit partie des prescriptions religieuses dès l’origine ; la mise en application de ce précepte entraîna le prodigieux essor scientifique lors de la grande période de la civilisation islamique, dont l’Occident lui-même se nourrit avant la Renaissance. De nos jours, les progrès accomplis grâce aux connaissances scientifiques dans l’interprétation de certains passages du Coran, incompris ou mal interprétés jusqu’alors, constituent l’apogée de cette confrontation entre les Ecritures et la science.

La Bible, le Coran et la science, Les Écritures saintes examinées à la lumière des connaissances modernes

Du Dr Maurice Bucaille

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