Keny Arkana – Tout tourne autour du soleil : textuellement pauvre

Keny Arkana

 

Keny Arkana, née le 20 décembre 1982 à Boulogne-Billancourt, est une rappeuse française. Elle milite pour des causes proches de la philosophie altermondialiste et de la désobéissance civile, avec « La Rage Du Peuple », collectif créé en 2004 à Noailles, quartier du centre-ville de Marseille.

 

Source : Wikipedia

 

 

 

PRINCIPES DE NOTATION DES TEXTES DE RAP

 

Keny arkana

 

 

Évaluation textuelle de cet album – Tout tourne autour du soleil – est de  soit   9.34/20 (177.61/19)

  

Il peut donc être qualifié d’album textuellement pauvre

 

 

 

Qu’ai-je pensé de cet album ?

Ma foi, je crois qu’il faudra s’intéresser et surtout, compter avec elle. Elle dit des choses très intéressantes, a une ligne très politisée, trop politisée ? J’avoue que je me lasse assez facilement des incantations et autres bons sentiments. Album trop long, les thèmes assez similaires. Beaucoup trop gauchiste à mon goût. Mais, elle tient le micro et personne ne le lui arrachera, vu toute la souffrance qu’elle nous dit avoir endurée pour la saisir… De l’envie, de la joie, des idéaux. C’est une belle surprise.

Tout tourne autour du soleil

 

 

 

 

 

1.  Intro: Tout tourne autour du soleil

Jusqu’où on supportera le fait de subir nos vies
Jusqu’au point irrémédiable qui nous unit au pire
Petit Homme lève la tête ta planète agonise
Si nos êtres se meurent c’est par manque d’harmonie [2]

Une pierre dans le coeur est-ce les larmes qui durcissent
Le système son ampleur ces canons qui nous ciblent
Ici la terreur a chargé son fusil [1.25]
En l’honneur des tyrans combien d’âmes se suicident [1.25]

Assassin du vivant mon espèce se mutile
A truqué l’évident sous prétexte de l’utile [2]
Sous l’emprise de la violence là ou la haine se cultive
Si à sauver on renonce à-t-on idéee du pire?

À-t-on idée de ce que ça veut dire? [2]
À-t-on idée?
À-t-on fait de notre mieux? Nous lèverons-nous à temps?
Le code barre de la bête où leur sonde en implant [1.75]

Dans une quête de bonheur y’a des âmes qui se fendent
Mais le droit à la vie ne se demande pas il se prend
Y’a nos rêves qui étouffent auxquels on ne croit plus
Les stigmates d’une jeunesse que l’on traite de grabuge [1.5]

Y’a l’espoir que l’on cloue sur la croix des vaincus
Prisonniers de partout, tous ces murs, les vois-tu? [1.75]
Petit Homme lève la tête, prends en main ton présent
Non n’ai pas honte de toi-même ta grandeur est puissante [1.25]

Prisonniers et geôliers de nos propres prisons
Libère-toi de la cage et de son oppression ou perdras raison dans ces songes [1.5]
Un soleil dans l’âme
L’as-tu déjà ressenti

Le cœur de nos cœurs ne peut être anéanti [2]
Des couches de poussières l’ont poussé dans l’oubli
Chaque geste est prière chaque pensée te construit
Petit Homme de lumière rappelle-toi que tout vit [2.75]

Debout comme l’antenne pour relier Terre au Ciel
La matière à l’esprit comme un pont qui sommeille
L’homme moderne a si peur qu’il s’accroche à l’oseille [2]
Amnésique rappelez-lui que tout, tout, tout tourne autour du soleil [2]

Petit homme tu n’es pas le nombril du monde,
Ton mental t’as piégé sort de l’ombre [1.75]
Regarde dedans, le soleil est en toi
Voici le temps des révélations rappelle toi [1]

 

Source : rapgenius

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    27.75/40 pts soit    10.40/15

–  Profondeur                          2/4 pts
–  Punchlines/Styles               1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  14.65/25  soit   11.72/20

 

 

 

 

 

2.  Esprits libres

« Car rien ne changera si on compte sur les pessimistes, cousin ! »

Arrête de nous juger, qui que tu sois et d’où qu’tu viennes
Parce que l’on vient d’un quartier ou qu’on veut bousculer leur règne [2]
Parce qu’on est libres et rebelles
Candides mais sur les nerfs

Calmes comme le temps ou d’un tempérament nucléaire [2]
Oui, nous sommes l’intrigue aux frontières du réel
Porteurs d’un dernier souffle
Regarde lorsque la rue s’révèle [2.75]

La mauvaise foi, au rang du réveil
Croire en elle c’est comme parler de solidarité avec un gars du MEDEF
Ca sert à rien, ça s’appelle se voiler la face
Quand l’ignorant se cache derrière son ignorance avare

Il en devient virulent, violent, défenseur de vos rangs
S’accrochant à toutes vos romances, dévorant tout sur son passage
Nous, nous sommes le brassage
L’alliage du cœur et d’la rage [3]

D’la base et d’la marge, nous on fait trembler vos palaces
Voici les trublions, on changera le monde que vous le vouliez ou non
Car c’est notre destin et que l’histoire nous donnera raison ! [1.75]

Écartez vous si vous êtes trop lâches pour voir la vérité
Laissez passer les esprits libres
Lignée de ceux qui renverseront l’histoire
On ne changera pas le monde si on compte sur les pessimistes

Alors fermez la maintenant, on en a marre de votre poison
V’nus faire péter les cloisons, car c’est l’heure de la moisson [2]
Fermez-la maintenant, bande de propageurs de vibes sombres
Fermez-la maintenant !

Pourquoi tu nous prend d’haut ?
Sors de ta bulle et on en reparle
On construit pour mieux faire trembler leurs remparts
Sache que la beauté de la vie dépend de ton regard [2]

Et qu’lorsqu’un proche part à jamais non y a jamais d’au revoir
Tout part en live et ça prétend qu’c’est normal
C’est vos rêves qu’ont fait ce monde et il ressemble à un cauchemar [2]
Ne nous fait pas la morale si tu as la tête de leur format [1.75]

Le cœur qui fait trop mal
Tu comprends pas, normal, le tiens est dans le coma [1.75]
Après des siècles de trauma le flambeau n’est pas éteint
Il a traversé les siècles et on est plein [2]

On a vu la bête essayer de nous étreindre
Elle est sortie de vos têtes pour nous enfermer dans l’écrin [1.75]
Son vice on le connaît bien, ça fait un baille qu’il s’est trahi
Le système n’est qu’une abomination qui s’est bâtie [2]

Sur les plus faibles, voué à s’écrouler, allez leur dire !
Mais qui peut être heureux quand tout le vivant est meurtri ?

On entend que vous depuis des siècles
Votre parole est monopole
Pédagogie « garde à vous », pensée unique et holocauste
Vous êtes en nous, nous nous sommes en vous puisqu’on est l’autre [2.25]

Ressurgi des vieux bûchers car aujourd’hui sera notre époque
Donc on s’exprime et nos idées résonnent
Partout, parce qu’on porte le même cœur
Et qu’on s’est reconnu dans l’autre

Bande de sorciers, ça fait un baille que vos mots nous endorment
Arrivent à corrompre les nôtres jusqu’à voir l’enfer prendre forme [1.75]
Mais voici l’temps des révélations
Qu’ils veuillent ou non, la dernière génération [2]

Avant autre chose, la chute ou l’élévation
On a envers vous aucune vénération
Sans l’accélération, l’passage aura la couleur de sa considération [3]
C’est la guerre des esprits, conquête des imaginaires

On arrive à l’heure du choix, à la croisée des chemins
Le choix d’une civilisation, il y a longtemps partie en quête face à son propre destin [2]

 

Source : rapgenius

 

Evaluation YDM,

–  Rimes   37.75/64 pts soit    8.84/15

–  Profondeur                          2.5/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.5/3 pts
–  Langage                     0.75/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  13.84/25  soit   11.07/20

 

 

 

 

 

 

3.  Le Syndrome de l’exclu  

J’ai le syndrome de l’exclu,
L’impression d’pas être à ma place,
Mal jugée et mal vue, [1.75]
Depuis l’époque d’aller en classe, [2]

Dégaine de délinquante et je pue la zone à trois bornes
L’impression d’être zieutée
Même quand y’a dégun à bâbord,

Ils nous prennent pour des primates,
Ça met sur les nerfs,
J’ai pas les mots, j’m’exprime mal [1.75]
Et quand j’en ai plus, j’m’énerve! [1.25]

Ouai je sais, c’est nul ça m’a causé des tords,
Mais j’ai pas la patience de ceux qui sont restés à l’école [1.25]

L’impression de, déranger par ma simple présence,
Quand j’suis loin du quartier et de mes gens,
Je déstabilise, attise la vigilance, [1.75]
A faire flipper les mamies

Et faire stresser les vigiles,
Je ressens la méfiance de l’autre comme un coup bas
Je paranoïe de « sa parano » et j’me sens coupable [1.75]
Depuis que j’suis môme j’en ai ras le bol,

Je m’auto-exclue
Car de l’exclu j’ai le syndrome

J’ai le syndrome de l’exclu,
J’caches mes blessures,
Catégorie « tête dure »,
Et en manque d’air pur, [3]

Putain je gère plus,
Dans ce système de lèches-culs
Qui assassinent les vertus. [3]

Douleurs infantiles, sentiments d’exclusion,
Alors j’foutais bordel quand j’étais ptite,
Aucun respect pour la complaisance
Ni celle des petits, ni celle des grands,

A force d’être vu comme le vilain petit canard
Ca t’fait pousser les dents

Sentir la crainte c’est blessant, [3]
Et petite ça m’a blessé,
Alors tu deviens ce qu’ils dessinent dans leurs clichés [-1]
Une marginale qui en a plus rien à pisser,

Une sauvage au royaume d’une peur trop civilisée, [0]
Tu sais, le syndrome est profond
Quand tu rentres pas dans leur format,
Et que l’injustice est comme normale

Faut oser sinon t’es mort man [2.25]
Que chacun de nous porte l’âme de qui il est,
Le vérité qu’on proclame

Prison de stéréotypes, j’suis coupable
Avec ma tête de crap’s,
Allez-vous en ! Avant que j’pète un câble,
Y a que des figures hypocrites dans vos symboles,
Laissez-moi dans mon coin car de l’exclue, j’ai le syndrome [1.5]

Pourquoi j’me sens coupable,
Si y a un vol dans l’assemblée ?

C’est le syndrome de l’exclu

Pourquoi la vendeuse me regarde,
Et les vigiles commencent à trembler ? [2]

Le syndrome de l’exclu

Pourquoi ceux qui me regardent de haut,
Ne me regardent pas dans les yeux ?
Pourquoi les flics me tutoient ?
Pourquoi les bourges sont mal à l’aise ?

Pourquoi j’me sens jugée si je bouge de ma zone ?
Victime de leur clichés, dont leurs médias raffolent

Qui m’a poussé à me battre,
A être qui je suis,
Loin de leurs critères à deux balles,
A m’en sortir par moi-même,
A fuir de l’abattoir,

Exclu de leur monde

J’accomplis ce qu’ils ne veulent pas croire [2]

 

Source : Rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    27.25/71 pts soit    5.75/15

–  Profondeur                          2/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.5/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  10.50/25  soit   8.40/20

 

 

 

 

 

 

4.  Capitale de la rupture

M.A.R.S.E.I.2L.E. est à la une !
J’reconnais plus ma ville,
Je ne reconnais plus ma rue.
Où est mon centre ville ? [1]
Celui d’avant à disparu! [2]

QN QS CV ! à tous ces enfants de la Lune
À nos rues indomptées génération du grabuge! [1.25]
Ma ville entière a sombré soumis hombre
Pour en faire une belle ville de la côte d’Azur!
Annotate Marseille City en chantier dernier coup de massue!

En faveur de leurs modèles
Des dossiers sous leurs cocktails, grotesque
À l’heure où mes frères saluent [2]
Pendant qu’ils construisent leurs hôtels plus belle [2]
Est ma ville que dans vos têtes.

Marseille refaite à notre insu.
Petit délit « mange de longues peines
Aux Baumettes ou à Luynes
Pour pas grand chose dorénavant on te fera tuer
Qu’est-ce qu’est d’venue la Joliette après expulsions par centaines ? [2]

Certainement pas c’qu’on aurait voulu
Ou est passée la ville du Bled ?
Paraît que ce temps est révolu
Capitale de la culture Européenne
Si c’était une blague c’est sûr qu’on ne l’aurait pas cru [2.25]

Marseille redessinée par Euromed [2]
Venu chambouler toute la culture de la ville
L’écart se creuse ressent la frac’ ‘ture
Qui s’ouvre Mar’ ‘seille !

Capitale de la rupture *Marseille*
Capitale de la rupture *Marseille « J’aime Marseille d’avant »*

Trop peu sont opposés aux côlons de la belle cité de Phocée.
Tous leurs plans ne sont qu’à l’opposé
De la tradition de l’esprit
De la ville millénaire qui a toujours rassemblé les communautés [0]

Terre d’accueil ouvert à l’autre, rebelle aux rois
Terre d’asile des apôtres commence à la porte de l’Orient,
Elue capitale de la culture d’Europe !
M.A.R.S.E.I.2L.E. est à la rue,

J’reconnais plus ma ville paraît qu’elle est d’venue bien huppe
Choc que des cultures 2013 pris de vitesse
Flics et cameras à chaque coin de rue.
Expulsés pour du business compte ceux qui restent :

Esprit démolis comme ces murs qu’on a toujours tenus.
Alors j’dédicasse les p’tites teignes antisystèmes
Qu’on souhaite en cage ou pire qu’est ce que les miens vont devenir ?
Nos rues se remplissent de tristesse…

Un genre d’Apartheid se dessine.
La zone c’étais pas que l’ivresse… [2]
La Camaraderie, la vraie, la joie
Y’avait pas d’carabines !

Kalash XS ici la jeunesse est en péril
Rien n’est fait pour elle et ça c’est vrai depuis des piges [1.25]
Entassés dans des blocs la seule issue c’est dans le shit
Plus d’place dans les réseaux donc ça tire dans le vif [1.25]

Refont nos quartiers et nous virent
Pendant que la misère s’accroît
Tranquille se pavanent les touristes [1.5]
Pendant que mes frères sont au placard

Partout les caméra nous fixent
Pour mieux aseptiser chaque place et l’identité de la ville Marseille!

Source :  rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    20.50/61 pts soit    5.04/15

–  Profondeur                          1/4 pts
–  Punchlines/Styles               1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0.25/0.5 pt

Sous-total  8.54/25  soit  6.83/20

 

 

 

 

 

5.  Entre les lignes #1: Nous sommes le monde

J’me sens impuissante
Petite goutte dans l’océan
Si vaste est l’espace, qu’on s’est comme perdu dans ses méandres
Aspirés par le néant [2]

On a vu le poison se répandre [2]
On l’a vu quand on était môme
Chez l’autre, l’incarne-t-on maintenant qu’on est grand? [1]
Mélancolie des temps modernes

Y’a que des noeuds dans nos racines
Un pic, un vide éternel
Qui se donne raison à chaque fois que l’on vacille [1.25]
Ils sont morts nos modèles [2]

Qui croire? Depuis petit on nous bassine
Assis, ainsi sous le bucher de nos rêves
Balafrés car nos larmes sont de l’acide [1.5]
Ne pleure pas le passé, non

L’éphémère est infime
S’accrocher à ce qui a été
Est ce qui nous a rendu infirme [1.5]
Ils disent voir clair mais l’avenir a minci

Y’a plus de retour en arrière
Le château de sable ne tient qu’à un fil
Ils disent que la vie est une barrière [2]
Même lorsque l’on insiste

Ils disent que je sacrifie ma carrière [1]
Moi je dis que je préserve mes principes
Diront que l’oiseau n’a pas d’ailes
Aveugles jusqu’à être raciste

Clamant Dieu en incarnant son blasphème
Te répliquant que… Le monde est ainsi
Alors partout ça s’indigne
Hé rébellion

Comme un rayon de soleil qui nous crie
Qu’on est en vie et qu’on est des millions [1.75]
L’esprit libre a surgit [3]
Dans la ville pour sortir du silence

Munit du noble courage de celui qui n’a plus rien à perdre en criant délivrance
Petite Terre ou petite France [3]
Tu es si belle quand tu défends
La liberté des plus faibles

Contre la violence des plus grands [1]
Les plus grands veulent te convaincre
Mais ils t’écrasent lorsque tu trembles
Le soleil brille pour tous

Que les rois de ce monde en prennent l’exemple [1.75]
La douleur nous éventre
Si on ne transmute rien
Le coeur

Devient puissant seulement s’il est relié au creux d’une main
Le vieux monde parti en cendre [1.75]
Partira, je l’ai vu de loin [3]
On enlèvera, nos pierres

De leur édifice et les pavés du chemin [1]
La vie est un mouvement éternel
L’inertie, c’est la mort
Je vis chaque journée comme la dernière

Car chaque jour elle se rapproche
Enfant de la Terre Mère [2]
Oui on vaincra le sale sort
En face de leur mensonge de pierre
De leur violence faudra que l’on soit fort [2]

Car nous sommes le monde…

 

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    34.5/62 pts soit    8.34/15

–  Profondeur                          2/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.5/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0.25/0.5 pt

Sous-total  13.34/25  soit   10.67/20

 

 

 

 

 

6. Vie d’artiste

C’est pas pour moi vos caméras
Petite n’a pas changé de bord
J’suis celle que l’on prenait de haut
Le nez toujours fourré dehors [2]

Tu t’rappelles ? Petite sauvage
Toujours entourée de fauves ,belle étoile
Livrés à nous-mêmes, pointés du doigt
Mais enfants d’une force

Dis tu t’rappelles ? Même sans rien on fonce
La chance sourit à l’audace même
Alors bouche-toi les tympans quand parlent les précheurs du blasphème [2]
Les petits teigneux ne se rendent pas

Oui j’ai osé dire non
Je les écouterai quand ils parleront d’humanité avant de parler de million [2]
Sous les néons, oui j’ai rêvé de m’en sortir
Mais comment guérir de la pénombre quand celle du monde est encore pire [2]

Alors j’lutte contre mes démons
Sortis de mes années sordides
Moi je connais pas la vie d’artiste
Ma vie entière c’est du hors piste [1.75]

À avancer dans le désert
Ou postichée sur ma dune
À mater la pente abrupte
Entre le ciment et la Lune [2]

Oui pour marcher dans la lumière j’attends pas que les spots s’allument
C’est au nom de l’enfant d’hier que mon insolence vous salue [1.25]

Je me moque de l’ordre pourtant captive comme toi gosse de Babylone
Mais pas dans vos cases qui nous cassent, laissez-moi penser je n’ai pas besoin de pilote [1.25]

C’est pas pour moi tous vos trophées
J’suis celle que l’on condamnait au pire
Tête brûlée, rêves atrophiés [0]
Tout votre système m’a fait vomir [2]

Vos rêves de stars ne sont pas miens
Comment pourriez-vous me comprendre ?
J’confonds pas le but avec le moyen [1.75]
Et je vois bien que le monde tremble

Et tu t’rappelles de nos promesses ?
Tu te rappelles ? Le temps les a-t-elle emportées ?
Oui l’eau a coulé sous les ponts et depuis qui a encore pied ? [2]
Arbitraire loi des hommes, loin du coeur même près des yeux

Justiciers de pacotille ici des hommes se prennent pour Dieu [1.75]
Tu t’rappelles ? Issue d’une jeunesse furieuse
Petite éternelle fugueuse, éprise de liberté, j’m’en tape de faire du buzz [1.25]
Je suis l’artiste de personne, j’suis la plume de mon âme

Qui était là quand petite fille domiciliait sur le macadam ? [1.75]
Personne!
Monde de chien j’rentrerai plus dans sa cabane
Anti-système et j’fais du rap oui j’représente ton amalgame [1.75]

Adolescence sous les étoiles ou l’odyssée d’une cavalcade
J’en garde des traces et j’oublie pas combien l’homme peut être un bâtard

L’industrie c’est pas pour moi
à part me faire péter les plombs
Qu’est-ce que je fous là? [1.75]
Et en même temps, j’peux pas maintenant jetter l’éponge [1.25]

Tiraillée depuis long time, l’idéal maintenu sous les ponts
Petit pion du matraquage aime prendre le public pour des cons [2]
J’ai fuis la musique, non je n’suis pas un produit
Sans télé ni radio, on me disait que ce serait impossible [1.25]

Artiste sincère pour gens sincères
Où l’on a retourné leurs schémas
Quand tous disaient que fallait se plier ou ça ne marcherait pas [2]
Fuck tes dires, fuck tes normes, fuck toutes tes barrières [1.75]

Si ça marche c’est les gens qui porteront ma zik de toutes les manières
J’ai fait mes armes dans l’ombre
J’dois rien à dégun
J’ai roulé ma bosse

J’ai pas fait la hass
J’ai pas de grands frères
Et j’suis là sans avoir clashé personne
J’ai pas renié un seul de mes principes

Tu peux parler
Mais si mon cœur était mon fond de commerce, j’taurais sorti un album par année [0]
Si j’ai faillit tout plaquer, c’est qu’ici je me sens à l’étroit
Difficile d’imaginer le poids [2]
Alors j’écris à la belle étoile

 

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    38.5/75 pts soit    7.75/15

–  Profondeur                          3/4 pts
–  Punchlines/Styles               2/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  14/25  soit   11.2/20

 

 

 

 

 

 

7. Gens Pressés

Hello, hello, planète Terre !
Planète en détresse
Petit homme surmené au milieu d’SOS [1.5]
Petit homme n’entend plus même son propre mal-être
Il court pour oublier qu’il s’est oublié dans le paraître [2]

Hello, hello, gens pressés, les nerfs à l’envers
Qui prônent un royaume qui ressemble à l’enfer [2]
Prêt à mourir pour défendre la cage
Qui a tué nos âmes et tout ce qu’elle renferme
Couleur d’usines ou barreaux en fer

Horizon de barrières là où murs nous encerclent [2]
Sombre mise en scène
Dire qu’ils pensèrent effacer l’ensemble de la sagesse ancienne [2]
Aujourd’hui sans repères civilisation de vices et de banksters
Formes d’indignations, venus de la planète entière [2]

Fils de l’abbération que les siècles étranglèrent,
Brise tes chaînes ! soit gardien de ton frère
Incarne dignement ce que le ciel t’a offert [2]
En plein chamboulement, électrique atmosphère [1.5]
Babylone s’écroule quand on agit par nous-mêmes
Alors brise tes chaînes !  [1.5]

Hello, hello gens pressés, la tête dans l’assiette
Une vie entière à regarder par la fenêtre
À rêver en silence d’une autre vie
D’un autre soi
Alors l’oubli de soi fera l’affaire

Né dans l’esprit, tous les soirs sera d’la fête
L’angoisse et les cris étouffés par le paraître
Des nœuds dans la tête les poignets liés
Héritiers du mal-être
Brise tes chaines !

Écoute le souffle de l’âme, les foules n’ont pas raison
Troupeaux et fou de drames et ne se posent pas de question [1.5]
Ici y’a tout de grave champ de plaies de lésions
Sur l’macadam, les cœurs se fanent
Car l’atmosphère est sous pression [2]

Hello, hello gens pressés
Sans inhibition
Qui marchent dans la nuit dans l’oubli d’qui ils sont [2]
La loi du bifton a tué l’enfant
L’a dupé pour aduler la grande division

Les gens se détestent, malédiction ! [2]
Des gens se dépêchent sans savoir où ils vont
Angoisse et stress, poisse, détresse
L’esprit carré comme une télévision [2]
Humain qu’on délaisse [2]

Pays riches et ses champs d’SDF
Légitimes on se bat, on se lève
Véridique chez « jeunesse » y’a plus une once de rêve
On se trahis on se crève [3]
En secret on s’aime

On s’haït on saigne  [1.75]
Si on faillit on sert
On crève si on cède
Rien n’est facile on sait [2]
La vie vouée à triompher
Alors brise tes chaînes!

Hello, hello, gens pressés, délaissés de l’histoire
Qui s’interdit de croire en sa propre victoire [2]
Tête baissée pour ne plus voir l’futur
Pour ne plus voir l’usure dans son propre miroir [1]
Dérisoire rêve de vitrine

Victime durée pour la gloire
Attiré par c’qui prime
Pensant qu’à avoir, prétendant tout savoir [2]
Désabusé à force de croire tout ce qu’ils disent
Sur l’banc des accusés : insoumission

Qu’on veut morte ou derrière des barreaux de prison [2]
Digne héritière étriquée aux éclats d’vérités
Mutilées par bien trop d’oppression
Arbitraire horizon, chacun ses schéma, son vécu, ses raisons [2]

Inertie totale, infectée les plaies le sont
Sclérosés par des milliers de questions [1]
Et les angoisses qu’elles t’amènent
Vas-y sauve toi de toi même ! [1]
Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    44.75/75 pts soit   8.95/15

–  Profondeur                          2.25/4 pts
–  Punchlines/Styles               2/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0.25/0.5 pt

Sous-total  14.7/25  soit   11.76/20

 

 

 

 

 

 

8. Cynisme vous a tué ?

L’ombre demeure dans les cœurs
Qui rit de la misère d’autrui
Se mentir est dans les mœurs [2]
d’un monde prétentieux qui a tout fait pour nous détruire [1.5]

Cynisme a contaminé les cœurs
Il est le poison de l’homme
Il a rendu insensible à se moquer du malheur de l’autre
Distorsion intérieure c’est ces émotions qui se tordent

Comment peut on rire de l’enfant qui meurt de l’autre côté du globe ?
Mêlé à son égoïsme, intelligencia qui te snobe [2]
Pour mieux s’acheter une bonne conscience prend la posture des philosophes
Messieurs vos théories sont glauques, penser n’est pas une fin

Mais un outil, tout comme l’argent, savez vous qu’est ce que tendre une main
Vous, connaissez vous l’humain ? [3]
Vous, sa force sa lumière douce ?
Savez vous que malheur de l’un deviendra le malheur de tous [2]

Deviendra le malheur des vôtres, de ceux qui se voilent la face
Car se démontera votre monde de glace et vos démons tenaces [1.75]
Deviendra libre celui qui surmontera ses propres ombres
Pendant que d’autres font trembler ce monde sachez qu’on a le nombre [2]

Sachez que la force est en nous, messieurs ne connaissent que le mental
Mais sans le cœur il est voué à rien comme votre monde lamentable [1.5]

Cynisme a engourdi les cœurs, chassé la compassion
Rendu égoïste, voici l’homme et son poison [2]
Il a profané la Terre, créant la misère du monde
En laissant les plus faibles par terre, Cynisme a l’odeur d’une tombe [1.75]

Alors éloigne toi de lui, ne le nourris pas en toi
Il est l’antithèse de la vie, chasse la lumière qu’on a en soi
Alors éloigne toi de lui, ne le nourris pas en toi [2]
Il est l’antithèse de la vie, chasse la lumière

Cynisme a envahi les foules même chez les fils des plus modestes
L’innocence fait bien rire la culpabilité de l’homme moderne
Pensée hautaine, c’est plus facile d’ironiser vos guerres
Que d’assumer les drames et les supplices sortis tout droit de vos têtes [2]

Le petit écran et ses images ça parait loin même pas réel
Même pas choqué, habitué aux explosions hollywoodiennes
Humanité, six pieds sous terre, porte vos tyrans dans son cœur
Occident arrête de penser si ça ne te rend pas meilleur

Arrêtez de nourrir la terreur messieurs, partout ça meure d’ennui
Celui qui voit le diable partout porte certainement le diable en lui [2]
Humanité meurtrie messieurs, et vos penseurs ne l’ont pas dit
Du haut de votre condescendance vous êtes devenu notre maladie [2]

Cynisme a envahi la Terre, s’est refermé comme une volière
Elle crève à grand feu pendant que vous n’avez que la bourse à vos lèvres [1.75]
Des tonnes et des tonnes de colère, partout on la parle couramment
On saigne mais qui sème la frustration récoltera l’ouragan [2]

Et vous messieurs, vos cœurs battent ils encore ?
Connaissez-vous la force de vie qui se cache dans l’homme ?
On vous doit notre monde froid, cynique et glauque
Qui nous limite et nous humilie quand on rêve un peu trop fort [1.75]

Savez vous qu’on voit ce que l’on croit non pas l’inverse
Et que chaque réalité à d’abord commencé par un rêve
Préviens les tiens le cynisme est le poison de l’âme
Large ennemi de la sagesse, il a déshumanisé l’homme

Cynisme a trompé l’œil en trompant le cœur de nos pères et de nos fils
La masse ensorcelée, la bêtise et la haine s’applaudissent
L’humanité ne cesse de régresser on le ressent dans nos vices [2]
Quel bel exemple vous faites vous qui traitez compassion de sottise [2]

Vous préférez le rapport de force, en vous cachant derrière police
Et police a bon dos vu que vous y êtes avec votre air poli
Avec vos bizs, lobbys [2]
Vos hobbies malsains et vos combines paternalisme [1.25]

A force d’être petit quand on pense
Ça donne le monde d’aujourd’hui
Ça donne des hommes plein de lâcheté
Des gosses qui crèvent aux yeux de monde

Là où tout le vivant peut s’acheter [2]
Ça donne ce droit à l’oppresseur d’opprimer librement
Vos livres mentent, ne chantent que la victoire des vainqueurs de ce monde
Oui messieurs, c’est doucement qu’on s’est éteint à votre pensée

Et comme d’hab, vous remettre en cause nous qualifiera d’outranciers [2]
Mais nous ne sommes pas des machines, l’amour de vivre nous rend vivant
On n’achète pas le bonheur et vos dollars ne pourront jamais stopper le temps [1.75]

Messieurs vous n’êtes qu’une bande d’ingrats tellement haïs parmi les nôtres
La Terre donne à ses enfants jusqu’à ce que la Terre se révolte [1.75]
Votre mental vous a coupé du cœur, vous n’êtes plus des hommes
Car la force de l’homme vient de l’intérieur et de l’amour qu’il porte

Source :  rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    47.75/77 pts soit    9.30/15

–  Profondeur                          2.75/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.25/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  14.55/25  soit   11.64/20

 

 

 

 

9. Indignados

Il pleut des émeutes sur le globe
Oui la jeunesse est dans la ville
Police ne changera rien parce que l’opprimé nous habite
Parce qu’on a dit « non », que partout on se rallie
Au-delà des frontières et sans aucun parti [2]

Allez leur dire !
Trop spontanée pour être encartée, pas civile
De la répression à la haine et frappe même les pacifistes
CRS acharnés, chiens d’un avenir qu’on falsifie
Fragilisée à l’heure ou la bonne foi est rarissime [2]

Révolte se ramifie, sur chaque continent, c’est imminent
« Ingérables » sera notre plus beau compliment [2]
Incarnons le changement que l’on veut voir
Avant d’tomber dans un trou noir
Poussés par les chiens du pouvoir [2.75]

Au jour le jour car demain n’est pas indiqué
Révolution par le bas car leur monde est mal imbriqué [2]
Dites-leur que la rage du peuple est bien huilée
Printemps 2011 a vu fleurir des milliers d’indignés [2]

La rue s’est soulevée à en faire trembler la machine
Indignados : vamos !
C’est l’humain qui s’est levé, mondialement et sans parti

Indigné lève-toi, anonyme, dans vos villes
Sous vos fenêtres on est des milliers

Arabe fut le printemps qui marquera l’histoire
Hacker anonyme qui fait trembler le pouvoir [1.5]
La Grèce Antique, peut être fière de sa postérité
Luttant avec courage contre leurs mesures d’austérité [2]

Indignados, s’est embrasé sur le globe
Partout a raisonné l’appel de la Porte del Sol
Comme une trainée de poudre s’est propagée la révolte
Parce qu’au-delà de nos frontières on s’est reconnu dans l’autre

Une seule et même terre meurtrie
L’âme collective à le cœur triste
Écoute ! L’insurrection est de sortie
La rue s’est soulevée et même jusqu’aux pieds de Wall Street [3]

Un même cœur aux milliers de racines
Comme politique fasciste, à l’heure où police assassine [2]
Rien de facile précipice on a quitté la file
Y’a de l’espoir dans l’air écartez vous : les Indignés arrivent ! [1.25]
Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    20.5/40 pts soit    7.68/15

–  Profondeur                          2/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.75/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  12.68/25  soit   10.14/20

 

 

 

 

 

10- Casse le schéma

Les gens hé !

Quand est ce qu’on casse le schéma ?
Celui qui nous dirige, la loi du plus fort
Exige qu’on piétine le faible

Prestige, et rapport de force qui existe à l’intérieur de nous même

Celui qui nous divise, celui dont on porte l’empreinte
Perfide, il se déguise, terre en crise
Brise le vice de ceux qui nous détruisent
Disciple d’Iblis qui glissent dans la bêtise [2.75]

Jusqu’où on supportera de se laisser faire ?
Respire car tout n’est qu’éphémère
Vénalité et vanité l’humanité sa jeunesse est vénèr’ [3]
Éduqué à la haine dans l’arrogance d’être mieux que l’autre

Alignés ces travers : luxure et pouvoir ont corrompu les Hommes
Ne les écoute pas, l’avidité ne peut rendre heureux
Elle alimente le manque qui nous manque
Demandez à leur monde qui nous rend peureux [2]

Toujours plus qu’autre fois
La compet’ ? Votre foi !
L’autre vu comme un adversaire, jamais comme un autre soi [2]
Combien écraseraient leur frère pour paraître plus grand ?

Combien rêvent de la vie des maîtres et des bourreaux qui nous truandent ? [2]
Babylone est en nous donc on reproduit la même
Mais jusqu’à quand on nourrira la haine ? [1.75]

Celui qui nous opprime
Celui que l’on porte dans l’esprit
Qu’est à l’image de leur doctrine et de leur crime
Brille, ça rêve d’opulence quand les autres triment [2.5]

Vrillent, brisés sous la moquerie, y’a pas d’amour dans leur hymne
Jusqu’à quand on restera assis là
À l’ombre de leur sillage à se faire mitrailler la tête par leurs images ?
Des vieux schémas ouaich !

Réagis, quand est ce qu’on fait tomber les masques ?
Marionnettes aux pieds d’argile
Fait marcher ton rêve vas y démarre
Quand est ce qu’on soignera les marques des peurs qui nous assiègent, asservis ?

Est-ce qu’on lèvera la tête de nos assiettes avertis ?  [2]
On craque car trop rigide on nous harcèle d’interdit
Capte l’orientation malsaine dans ce que le système a permis [2]
Société elle préfère jouer les stars

Quitte à vendre sa propre mère pour être maître de l’espace
Pour l’heure on est esclave [1.75]
Changer le monde amène forcément à se changer sois même

Schéma de domination rentré comme une obligation
L’harmonie n’a pas de roi mon ami souviens-toi
Nous sommes à l’image de ce monde
Nous sommes sa grandeur et son nombre [1.5]

Et tout ces schémas sont avant tout imbriqués en soi
Schéma de domination s’approchant de l’abomination [2]
Incluse en l’autre pour ne pas se regarder en face

Les émotions tournent en rond
Comme les pensées des tourbillons qui nous enliserons [1.75]
Alors

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    27/53 pts soit    7.63/15

–  Profondeur                          2.25/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.75/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  12.64/25  soit   10.11/20

 

 

 

 

11- J’ai osé

J’ai toujours tout fait à ma sauce, j’ai pas écouté les médisants
J’ai quitté tôt les bancs de l’école qui me trouvaient trop épuisante
J’ai renié mon auréole quand mes plaies étaient trop vivantes
Contre les murs d’une cellule glauque ou sur le dos d’une étoile filante [3.5]

Je suis partie loin de chez moi, ou m’a-t-on emmené de force ?
J’ai traversé mes peurs une à une de mon zen de gosse [1.25]
J’ai soulevé des montagnes même sous le ricanement de l’autre
J’ai connu l’infernal et puis le rayonnement de l’aube [1.25]

J’ai voulu comprendre qui avait décrété qu’ce monde pourri serait ainsi
Qu’on ne pourrait jamais rien y changer sans s’faire fracasser par ceux qui portaient l’insigne [1.5]
J’ai écrit des milliers de rimes, puis j’ai sorti en m’écorchant les tripes

Gardez vos cases et vos titres sauvages, parmi les sauvages qui nagent en regardant les clips [2]
Sans bouées de sauvetages, j’nage dans l’immensité de la life
Pente sèche ou sommet, sache que j’oublie pas d’où sont nées mes balafres
Si j’suis pas là c’est que je me balade

Feuille et stylo sur le champ de bataille
Fuck les mythos et leur plan de bâtard
Moi aussi Babylone m’a rendue malade [2]

J’ai osé regarder mes torts (J’ai regardé mes torts)
Oui j’ai traversé des déserts (Et j’ai suivi l’étoile)
J’ai osé défier l’époque (J’ai défié l’époque)
Et j’ai osé croire en mes rêves (Sinon qui le fera pour moi ?)

Quand tous veulent te faire rentrer dans les normes (On ne rentre pas dans les normes)
Parce-qu’ils ont inventé les règles (Et prôné l’insoumission)
J’ai osé refuser les ordres (J’ai refusé les ordres)
Oui j’ai osé croire en moi-même (Chacun sa route et sa mission) [2]

J’ai toujours été autonome, j’ai attendu après personne
J’trouvais la vie monotone, j’voulais pas connaître que la même zone [2]
J’ai osé marcher sur le globe et dévier les codes
Pour dévisser les portes avec ma plume j’ai défié l’époque

J’ai dû affronter mes flips, mettre à l’épreuve ma foi
J’ai dû m’sortir d’la merde en rêvant d’faire entendre ma voix [2]
Et à ceux qui prétendaient savoir, qui m’prédisaient le placard
P’tite fraudeuse au bout du monde presque reconnue à chaque gare [1.5]

Donc j’démarre à fond, passe à l’action
Coup de pieds en boucle et fausse déclaration [2]
Émanation de choses irréelles, BAM arrive et sort comme une déflagration
Jeune vagabonde qui quand la masse la prône fuit, amie de chaque bastion

Aux couleurs j’écris à la bombe les rêves sur les murs gris de la nation [3]
Par effraction j’suis rentrée dans l’rap
J’prend c’que la vie me donnera
J’grandis chaque seconde

Et chaque seconde j’fais un doigt à vos codes barres
On m’a dit « Laisse tomber c’est trop tard » [1.5]
Mais j’ai foncé sourcils froncés
Jeune effrontée au front, j’ai osé défier l’empire

Si j’les avais écoutés j’serais devenue l’ombre de moi-même
Le coeur lourd l’âme étouffée j’avais aucune chance mais je l’ai prise quand même
J’serais devenue aigrie par l’manque d’audace de ma vie
A regarder les trains qui passent, les pieds cimentés sur l’parvis [2]

J’aurais fini par rouiller dans sa routine et sa démence
A ne faire qu’le tour du quartier comme si tout était vide de sens [2]
Alors j’ai sauté dans le vide, saut de l’Ange, dans le vide j’me lance
Et puis j’ai osé penser seule, oui, et j’ai osé dire c’que j’pense [2]

J’ai osé pousser les limites, déplacer les montagnes
Braver les interdits à suivre les battements de mon âme [1.5]
J’ai osé conjurer le sort et les schémas de longue date
Quitte à choquer ceux qui disent que ton passé te condamne

 

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    33/58 pts soit    8.53/15

–  Profondeur                          1/4 pts
–  Punchlines/Styles               1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  11.53/25  soit   9.22/20

 

 

 

 

 

12- Entre les lignes #2 : 20.12

Oui j’ai juré d’rester la même,
Mais qui suis-je ?
Les hauts, les bas, montagnes russes affectives
Tensions internes mais je dois guérir
Sans ça, voué à périr avant la fin du périple

Dans ma dérive j’ai touché l’infinité
Je suis morte en silence et j’ai lutté dans la dignité [2]
J’ai fait les choses par conscience, d’en bas
J’ai fait les choses par amour
Ce qui en découle ne m’appartient pas [1.75]

Compte seulement l’instant présent
C‘est c’que la vie m’a enseigné
Oui demain c’est comme un autre monde
Demain rien n’est plus sûr, le poids du monde sur les épaules
Une époque qui veut éradiquer le futur

Humanité du dernier round eu à l’usure [2]
Alors c’est ça, que sont devenus les descendants des sages ?
Aveuglé par ce qui brille, on ne peut voir les présages
Peu Importe qu’on me comprenne ou pas je fais passer l’message [3]
Le, le passé n’est plus, oui tout devient chimère

À la mémoire d’hier et de tous ceux qui nous quittèrent [2]
J’ai dégringolé ravin un soir d’hiver
Depuis ne s’en libère que le parfum de mes prières [2]
J’ai noirci des pages de griefs de larmes et de rages
Alarmes et société ou armée de lâches [1.25]

Incarnée, j’ai voulu toucher les étoiles
J’étais pas prête et j’crois que j’me suis plus que brûler les doigts
Alors j’suis partie affronter mes peurs à la belle étoile [1]
La nature m’a guérie parce que j’suis restée pieuse
Seule avec moi-même à regarder la danse des constellations

à méditer pour apaiser ma peine
Parce que société est perverse, t’écrasera si tu te perds
Te regardera de haut du haut de sa bassesse de merde
Mais où on va si même les gens qui s’aiment se taisent, se détestent
Se jugent et se vendraient contre un peu d’espèces ?

J’désespère pas je sais que tout part d’un éclat
Éclair de conscience, nan, j’obéis pas à un état [2]
A l’heure où s’accélèrent les sortilèges des CRS
Qui fracasseraient même un cortège de veuves et d’orphelins
J’suis née dans ce monde, en le dénonçant je m’attire les foudres

Parce que je chante son effondrement un peu seule contre tous
J’suis née dans ce monde de béton, dans ce mitard
Née comme toi sous les néons glauques d’une salle d’hôpital
Bienvenue ici-bas, asile grandeur nature, communication hertzienne
Pour s’faire entendre faut brûler des voitures

Alors j’écris entre les lignes et les ratures [2]
Entre la lumière et la brume, entre le soleil et la lune
Car j’ai grandi trop vite, je rejette la vie d’adulte
Et comme j’ai vu à qui profite la merde j’ai épousé la lutte [2]
Toi qui es parti marcher tes rêves, je te salue

Éternel éphémère ce qui était ne sera plus [2]
Sors de ta rue et vois le monde qui t’a vu naitre
La force est infinie comme l’univers ou l’âme humaine
Préserve ton esprit, les médias c’est l’arme du règne [2]
Ceux qui accusent l’incendie sont souvent ceux qui l’allumèrent

Enfant de la lumière, sors de la cage intime
Aucune cause n’est perdue, aucune prière n’est indigne
Dans nos têtes, le monde s’imbibe et s’imbrique
Ça voyage en un clic, Babylone n’est qu’un crime [2]
Ici tout à un prix, même ce qu’on n’achète pas

Frangin y’a pas qu’les stars, sens le malaise car on est esclave
La Terre est grande pourtant on n’a pas assez d’place
Monde bestial, alors on se noie en regardant l’espace [2]
Car c’est carpe diem, au jour le jour car on ne sait pas
De quoi sera fait demain souvent les chemins se séparent [1.25]

Héritiers du venin mais on ne souille pas le cristal quetzales
Nous sommes les plumes qui racontons une autre histoire
Héritiers d’une parole, d’un esprit ancestral [2]
Malgré les interférences de l’époque non
On n’a pas toujours l’étoffe du message ni l’envergure

Mais on s’efforce de penser sage même dans l’amertume
Grandissant loin de la verdure mais connecté à la Terre
On a r’découvert ce qu’on croyait avoir perdu
Héritier d’une lignée rappelle-toi Babylone a plié
Nos ancêtres pour s’autoproclamer Roi

Tant de mal a été fait, peut-on soigner les plaies en les niant
Non, ton grand cœur émane des blessés
La guérison vient du pardon, oui c’est vrai [0]
Mais pour pardonner faut aussi que chacun reconnaisse ses méfaits [0]
Ici le tortionnaire te parle de haut, te Traite de fou

Insulte tes rêves et tes racines, s’acharne sur le peu qui reste debout [2]
Interminable serait la liste, mais comprend le vrai problème
Guéris-toi d’abord car le monde est d’abord en nous-mêmes [2]
C’est ce que la vie m’a enseigné dans mon calvaire
Planète bleue, arrivée un 20.12 oui j’ai pleuré la Terre [2]

Dans des révélations, pourtant tout semble brouillé
Embourbé mais qui part en quête finira par trouver [0]
Partout les mêmes masques sur les cœurs
C’est parce que ça aime trop sa coquille que ça refuse d’éclore
Eclore c’est douloureux mais l’ange m’a dit c’est pas trop tard
Dis-leur que petite graine deviendra baobab

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    38.25/90 pts soit    6.37/15

–  Profondeur                          2/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.25/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0.25/0.5 pt

Sous-total  10.87/25  soit   8.7/20

 

 

 

 

13- Y’a urgence

Y’a urgence la terre tremble
Et l’homme se divertit tout fièrement
Jusqu’à ce que l’assomme le vertige
D’un cycle, d’un temps, la matrice en forme hyper-fine

Nous bercent de romans, pour nous endormir hyper vite [1.5]
Eternel présent alors remercie et respire
La dernière oppression sera plus grande que tous ses vestiges
Bus, taf, maison à ne rêver que de prestige [2]

Prisme de la raison ton royaume est devenu presque ivre
On ne peut s’échapper attaché comme une presqu’île
On reste peace, à devenir humain la vie nous destine [2]
On les voit s’acharner sur les plus pauvres, fait style

Ignore tout de la douleur qu’faudra qu’on extirpe [1.5]
Roi du monde moderne a aucune modestie
Veut des gosses à souiller, des filles de joie, et des domestiques
Tente sur nous ses lois, suicide collectif on s’est trop détruits [2]
Même pire allez leur dire que

Y’a urgence, y’a urgence, y’a urgence, y’a urgence
La terre tremble va-t-elle atteindre ses limites ouais

Partout la haine est la reine, partout, partout, elle sème la peine, écoute

Canon sur la tempe l’être humain se suicide ouais

XXX tabou ici la folie est partout
Toutes les idées nouvelles la société désapprouve
Normal qu’on pète les plombs, génération née à genoux
On ne sait ce qu’est l’amour nos dirigeants sont des voyous [2.25]

La terre tremble …
Et l’homme s’est perverti dans tout tellement qu’il s’est éloigné de l’esprit
Nouveau cycle, nouveau temps vois l’ancien monde qui s’excite
C’est la Grèce qui le sent, qui lâche prise et soudain s’exprime

Un souffle né dans l’urgence, nous on reste digne
Ils disent qu’il y’a aucune chance, c’est parce qu’il la sous-estime
Leur monde n’a plus de sens pour tous ceux qui vont vers le pire
Respire ici c’est à chaque jour suffit sa réprime [2]

Surmenés, sur les nerfs, sur on déprime, on étouffe car y’a plus d’air
Donc tant qu’on peut on s’exprime, l’homme a commis l’adultère [2]
Sa perversion il exhibe, il maltraite pour se donner l’impression qu’il existe
Il danse sur sa tombe et de son âme il s’exile

La fureur dans le sang, sens-tu les flammes qui s’excitent ?
Regarde la terre tremble ! Entends la terre crie !
Nous avertis en même temps qu’elle en crève allez leur dire que

Les éléments se révoltent comme ceux qui ne veulent plus subir
On a trop vu l’essor et trop vécu l’injustice
De chaque coté du globe la même urgence se dessine
Mais qu’est ce que sera l’avenir si on ne veut pas voir les signes [1.75]

Voici la dernière génération, Si jamais l’être humain se décide
La dernière chute ou l’élévation, c’est maintenant que l’on décide [1]
Et toi sens tu l’accélération, ses battements de plus en plus vite ?
Ouais notre étoile s’éteint, l’humain s’éteint allez leur dire que

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    18/48 pts soit    5.62/15

–  Profondeur                          1/4 pts
–  Punchlines/Styles               1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  8.62/25  soit   6.9/20

 

 

 

 

14-  Le monde est notre reflet

Le monde est notre reflet

J’ai vu l’être, seul, mourir devant une foule entière
Ecroulé à terre mais celle-ci faisait ses courses tu comprends
J’ai vu l’enfant pieds nus sur les dalles gelées de l’hiver [1.5]
Mendier une pièce à des coeurs aussi froids que le temps [1.5]

J’ai vu l’animal se faire découper vivant
Ou traité à coup de baton par des graines de tyrans [2]
J’ai vu Terre mère crier, les poumons perforés
Et des fuites de pétrole dans ses océans

J’ai vu l’adulte péter un câble sur l’enfant
Avec ou sans gramme dans le sang [2.5]
Je l’ai vu souiller l’innocence
S’acharner sur plus faible si l’occaz’ se présente

Condescendance on peut voir ce que tu as de blessant
Je t’ai vu trainer l’hérétique aux supplices
Pousser au suicide t’incarner dans l’intolérance des gens [2]
Conquistador endurcit poursuit sa folie de conquète

D’arracher les cités d’or par le sang
J’ai vu le diable jurer devant Dieu imiter la voix de l’ange
Conter la bienveillance pour justifier sa soif de sang

Ne vois tu pas que le monde est notre reflet
Paradis des miroirs les murs se resserrent
Tous une goutte de plus, bats toi pour de vrai
L’âme collective est-elle dans les flammes de l’enfer ? [1.5]

J’ai vu l’homme, seul, fuyant le pays qui l’a vu naitre
Traversant les mers, n’ayant en tête que la survie des siens
Parti sur une embarcation de misère on l’a vu s’éloigner du port
Comme beaucoup il ne reviendra pas

J’ai vu ces gens peu scrupuleux qui profitent du malheur de l’autre
Pour vendre un rêve qui ne cache qu’un cauchemar
J’ai vu l’argent corrompre des familles, des valeurs ancestrales
Et laisser place qu’à la débauche

Man, j’ai vu le lâche parler de grande bravoure
Aux gosses qui pleurent du manque d’amour à qui ont explique que c’est normal
J’lai vu adulte, la haine comme abats jour [2]
Qu’y en avait plus rien à foutre

Le cœur qui abritait des tornades
J’ai vu que notre silence à tous signifiait qu’on approuve
Attendons nous d’être mort pour que la corde lâche ?
J’ai vu partout des âmes à bouts, des tyrans exercer

Semer les plaies pour les tirer à leurs avantages [1.5]
J’ai vu la cruauté des uns, l’indifférence des autres
Le grand voyage de l’âme vendu pour une chasse au trésors Hé!!

J’ai vu l’enfant mit debout par ces propres géniteur
Turbulent que la maîtresse humiliait avec un bonnet d’âne
J’ai vu ce gosse sous calmants car jugé perturbateur [1.5]
Retrouvé mort, d’une od, quelques années plus tard

J’ai vu cette femme qui à tout donné, abandonnée des siens
Vivant dans l’ombre d’une vie passée, tu captes
Depuis, jl’ai vu vieillir, seule, mourir dans un hospice, glauque
Traitée comme une gamine de 4 piges

J’ai vu l’alcool, la coke et le haschich, l’héro et les emphet’ fracasser une jeunnesse fragile
Des rêves préfabriqués à la télé dans les magasines
Des vie gâchées dans le paraître et le stress dans toutes ces maladies

J’ai vu des paramilitaires des flics des carabines [2]
Pointés sur celui qui refuse d’obéir à leur barbarie [2]
J’ai vu un monde qui ne dégage que de l’avarice, violence sexe drogue
Alors qu’arrivent la mort et la famine

 

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    20/58 pts soit    5.17/15

–  Profondeur                          1/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.5/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  8.67/25  soit   6.93/20

 

 

 

 

 

15- Cherche en toi

Très tôt j’ai cherché à comprendre
De la maison à l’école
Les murs du quotidien serait-ce la vraie prison des hommes
La peur de ne pas être aimé

L’approbation des autres
Potentiel infini limité aux regards des normes
Ici c’est pensée unique, te la font apprendre à l’école
Refusé, ils te brisent avant de te foutre à la porte

En cours ça pue l’ennui, une peine de 15 ans de malheurs
Les yeux toujours rivés vers dehors à rêver d’ailleurs [1.5]
à rêver d’aventures à l’air libre
Métro, boulot, dodo j’veux pas grandir le monde des adultes a l’air triste

Allergique à leur cadre et à leur morale à deux balles
Quel droit chemin ? Hein, d’abord répare le monde et on en reparle
Y’a pas d’exemple non, que des gens blasés
Qui ont embrassé le brasier, qui te diront soit les rangs soit les bracelets [-1]

Voulant tous te convaincre de force, tous te crouler
Mais grâce à Dieu une petite voix en moi m’a toujours soufflé [0]

Cherche en toi
Au fond de l’âme humaine
La force et la lumière
Peu importe l’endroit [2]

Ta véritable amulette
Loin de la connerie du maître [1.5]
Tout est entre tes doigts [1]

Très tôt j’ai cherché à comprendre
Du foyer à la rue
Du tribunal à l’HP, de la cellule à la fugue
Pourquoi tant de gens sont rejetés on pourrait dire abattus [2]

Est-ce les quotas de la société
Nous sur la rue des gosses perdus
à les entendre foutus d’avance, mauvaises graines au fleurs fanés
Neuroleptiques ou violence ils disent qu’il y’a que ça pour nous calmer [-1]

Combien ici veulent en finir là où frustration s’amplifie
Horizon no-futur ça frôle la mort pour se sentir vivre
De plus en plus dur quand y’a que la haine qui te fait chialer
Familiale rupture, la fugue et la fumette pour nous évader

Au fil du temps on se voit se dégrader [0]
Casse-pipe mauvais casting
Juge, éduc’ ont remplacé l’instit’
Pleure nos rêves derrière un splif [2]

Et ce que le temps passe vite
Nostalgie à chaque inspir’
Et la spirale nous aspire [1.5]
Autorité arbitraire quand ces ordres veulent te briser
Oui solitaire dans rue déserte une voix en moi me disait [0]

De la famille à la zone
Faut rentrer dans le moule ou bien se fabriquer un rôle
Société est ingrate elle voudra que tu lui ressemble

Ou elle te rejettera violemment pour te faire payer pour ta différence
Elle te vendra son rêve en échange de ton âme
Ses idées seront tiennes, instaurées de longue date
Elle fabrique la haine et même le combat [2]

Parce qu’on a tous en nous quelque chose de Columbine
Oui la masse fuit les remises en question
Kiffe-t-elle les fausses questions?
Instaure tout à l’oppression [2]

Et même les relations humaines ne sont que possession
Tout s’énumère, se rémunère mais vit-on pour de bonnes raisons [2]
On rit de la lumière dans l’obsession de l’obscure
Des vies entières à gamberge ou incarner que des postures [2]
Société intolérante voudra besef te faire rentrer dans les rangs
écoute ton cœur qu’arrive

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes   17.5/63 pts soit    4.16/15

–  Profondeur                          2/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.5/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  8.66/25  soit   6.93/20

 

 

 

 

 

16- Fille du vent

Libre comme le vent
J’ai mis les voiles
Oui, j’ai tué l’impossible
Il suffit de l’étoile [2]

Vie de déboires j’ai fui
Au large je lâche ma rage
Et mes larmes j’essuie [2]
Je suis et file

Quand les signes le décident
Je m’incline à la Vie
Même mes flips se résignent
Sur la route vers l’inconnu
J’écris mon récit [1.75]

Terre promise, Mon exil
Loin de ce que le monde exhibe
Fille du vent, de l’énigme
Libre mais digne

Je me délivre, éternelle pèlerine
Digne ennemie de la routine [1.75]
La tête pleine de rimes
A l’heure où leur monde s’engloutit

Sanglotant je suis partie [1.75]
Là où le soleil a le sourire
En quête de ce dont juste l’âme a le souvenir
Liberté mon fou-rire [2]

Elle dicte ma voix
Je combat l’inertie
Appelle-moi, appelle-moi… [1.5]

Fille du vent
Parce que je combat l’inertie
La routine je fuis [2]
Appelle-moi, Appelle-moi

Parce que la Vie est mouvement
Leur système n’est qu’un sable mouvant [1.75]
Appelle-moi

Parce que je suis née
Pour vivre entre les mailles de vos filets [0]
Appelle-moi, Appelle-moi

Parce que la routine endommage

Et que je veux lui rendre hommage [2]

J’avance, entre les hauts et les bas
Je rebondis, quand le sol s’écroule sous mes pas [2]
J’ai grandi sous l’étoile
En crise, croire en qui ?

Monde glacial, froide banquise
Peut-être instable
Bah tant pis  [2]
En Vie tant que l’aventure m’appelle

C’est en marchant sur la terre
Que je guéris de ma peine
Élan de folie aux yeux de l’autre
Je tourne autour du soleil [1.25]

Libre comme l’air et le sourire aux lèvres
De train en train, je suis partie par la fenêtre
Pour être libre j’ai morflé
Car j’avais pas l’âge de l’être [3]

Alors nique ta morale
Peut-être vis à l’occase
Una vida loca
Ma vie un hymne à l’audace [2]

Tous à nos places ? Jamais !
La terre est mon pays
Pèlerinage ou périple
Être libre ou périr [1.5]

Comme un filet d’eau pure
Sur mes plaies si brûlantes
Connectée au présent

Je suis bien qu’en mouvement
Me retrouvant sans mes tourments
En l’ouvrant je cherche Dieu
Loin des masses et des couvents [2]

J’ai souvent pensé à tout plaquer
Pour vivre mon esprit pleinement
Tellement le monde moderne est éprouvant [1.75]
Mais ma mission est ici

Alors je pars et revient
Comme quoi mon chemin n’partait de rien
Mes pas viennent de loin [2]
Et n’ont pas fini de marcher

Jusqu’au lever du jour
Ou quand la mort viendra me chercher
J’partirais
Aussi libre que quand j’suis arrivée [-1]

Entre les marées
La vie m’a appris à naviguer
D’expérience en expérience
Comme une lame à limer [-1]

J’polis ma pierre
Jusqu’à voir mes propres Soleils s’aligner
Fille du Vent
J’ai jamais oublié qu’on était tous frères [1.75]

Qu’on ne souille pas le soleil avec d’la poussière
Cœur ouvert [2]
Je retrouve mes ailes
M’en veux pas si le système je déserte

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    37.75/95 pts soit   5.96/15

–  Profondeur                          1/4 pts
–  Punchlines/Styles               1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  9.21/25  soit   7.36/20

 

 

 

 

17- Tout tourne autour du soleil  

La vie m’a dit « Sèche tes larmes, le Ciel ne se venge pas
Reste toi, soit forte ou le monde te changera [2]
Accroche-toi à ta flamme et transmute la fable
Relève-toi vite à chaque fois que ce monde te fait un croche-patte

Ne cultive pas la haine ou elle te mangera [1]
Guéris car si tu es mal en toi-même ce sera pareil autre part
Si tu cherches un coupable, regarde-toi dans la glace
Ta réalité tu la fais, elle n’est rien d’autre qu’une question d’octave »

La vie m’a dit « Le bonheur dépend de ton regard [2]
De ce que tu dégages, ceux qui n’ont pas peur du vide ne tombent pas
Car la peur attire tout à elle, magnétique
Les erreurs se répètent car on cultive l’amnésie » [1.5]

Elle m’a dit « Ne juge pas, évite les poncifs
Canalyse tes analyses car tes pensées te construisent
Ne banalise jamais, tout est unique, médite ça
Et si tu ne sais où aller, recueille-toi le Ciel te guidera » [2]

La vie m’a dit qu’elle était plus grande que tout ce que l’on croit
Abondante, on l’imagine austère
Elle m’a dit « ma puissance est en toi [1.75]
Fais le vide et retrouve-la, fais le vite et retrouve-toi »

Lumière divine oui plus grande que tout ce que l’on voit [1.5]
Enfant oublié de notre Terre
Elle m’a dit « Le soleil est en toi et tout tourne autour du soleil »

La vie m’a dit « Ecoute les mots que je te souffle
Prends-toi en main plutôt qu’appeller au secours
Ancre-toi dans le présent et son mouvement
Apprendre à donner vraiment c’est ne rien attendre en retour [2]

Rien n’est trop tard si tu crois t’être trompé de route
Ecoute l’intuition, elle fera disparaître le doute [2]
Elle te relie à toi-même, te délivre
Chaque humain voué à briller que le Ciel te bénisse »

La vie m’a dit « N’aies pas peur de te tromper
Les erreurs font grandir et puis faut oser pour être entier [-1]
Y’a que toi qui décidera du sens de ton sentier
De lâcher prise, de résister, de voir la vie avec un grand V [0]

Seul l’amour peut guérir et ça personne ne pourra te l’enlever
Maîtrise ton esprit, tout ce que tu vis, tu l’as engendré » [0]
Elle m’a dit « Ne te rends pas, ton âme ne se vend pas
Aime tout ce qui vit et tout ce qui vit te le rendra » [2]

La vie m’a dit « Crois en toi, rien n’est impossible
Fuis l’orgueil, c’est par lui que les coeurs s’appauvrissent
Reste intègre fille de la Terre, mensonge ne sera jamais vérité, même si des foules entières l’applaudissent [2]

Parle vrai pas comme ces mots qu’on a trop dit
Si tu n’ouvres pas ton coeur, comment veux-tu que la lumière s’introduise ?
Reste fidèle à tes conviction, aime sans condition »
Elle m’a dit « Pose-toi les bonnes questions » [1.5]

La vie m’a dit « Toi seule connait tes rêves
Préserve-les car les dévoiler c’est risquer de les perdre
T’accroches à rien, ici-bas tout est éphémère
Reste près de ton coeur même si tu passes par les ténèbres [1.5]

Tout part de toi, ta réalité te reflète
Parce que l’on voit ce que l’on croit et que l’on est ce que l’on souhaite [1.5]
être »
La vie m’a dit « Ose-moi, reconnais-toi en l’Autre, car l’Autre est un autre toi »

La vie m’a dit « N’oublie pas la magie de la sagesse
Dompte tes pensées, car d’elles émane chaque mot puis chaque geste [1.5]
Ma fille les germes du concret fleurissent d’abord dans la tête
Enfant de la Terre tu portes le secret de la vie »

Yeah
Tout tourne autour du soleil mais pas autour du nombril de l’Homme
Han
Le soleil est en toi

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    24.75/62 pts soit    5.98/15

–  Profondeur                             3/4 pts
–  Punchlines/Styles                  2/3 pts
–  Langage                     0.75/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0.25/0.5 pt

Sous-total  12.73/25  soit   10.19/20

 

 

 

 

 

 

18- Retour à la terre

Conscience cosmique, étoile éternelle
Enfant de l’insomnie, enfant de père-mère
Vérité enfouie, pas seulement derrière sous le béton
La terre vit et n’appartient qu’à elle-même [1.25]

Tant que les cieux le permettent
Le souffle nous habite pendant qu’on reproduit la même guerre
Que les pères de nos pères, qui reproduisaient la même que les leurs
Immémoriale querelle

Grattes-ciel qui veulent rivaliser le Créateur
Troupeaux de délateurs, spectateurs dans le réacteur [2]
Acteur inactif
Individualisé jusqu’à se sentir seul même au sein de sa propre famille

Occident, tes valeurs humaines sont parties en éclat
On s’est durcit et on s’en remet pas [2]
Des siècles de dégâts [1]
Pervers, imprimés dans nos gênes

Certes, traces d‘inquisition dans la cervelle
On a peur de penser
Sans ça la chute est certaine [1.25]
A-t-on renoncé à trop voir vérité se faire taire ?

Enfant de la même Terre reforme la chaine
Ancestrale lignée que la mémoire nous revienne [1.5]
Qu’elle puisse enfin briller dans nos ciels
Indignés comme nos frères

Tant de destins brisés
Alors laisse-moi prier [0]
Là où les murs nous cachent l’horizon
Les frontières nous divisent on crève affaiblis en se divisant

On ne positive rien en minimisant [2]
Tout s’accélère depuis dix ans [1]
Jusqu’à quand on se regardera mourir par peur de dire «Non !» ?
Regarde le monde en dit long [1.75]

Sur notre folie, parait qu’on en guérit petit-à-petit en se livrant
Le cœur qui bat car on est vivant [2]
Combien voient le miracle cherche le sun qu’il pleuve ou qu’il vente
On fait partie de l’histoire

Personne ne vaut plus qu’un autre
à la mémoire de nos promesses oui on marchera jusqu’à l’aube [1.25]
à la mémoire de l’Homme connecté à la Terre
Qui parle aux arbres et aux fleurs

Aux astres et aux fleuves
Au cœur aussi grand que la mer
La ville nous tue, impure
J’clame un retour à la Terre [2]

à notre nature, à nous-même
à briser notre armure
Avant que tout s’éteigne en nous, un joyau brille
Soyons fous et soyons dignes

Soyons nous et soyons libres [1.25]
Bénis sont ceux qui croient en l’Amour, croient en Dieu
Car comme m’a dit un jour des frères
Plus croire en rien, c’est croire en eux… [2]

J’clame un retour à la Terre
Enfant du siècle
La vie est une métamorphose
J’clame un retour à nous mêmes

Pour se reconnaître dans l’autre
On est les mêmes

Un retour à l’essentiel

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    22.25/59 pts soit    5.65/15

–  Profondeur                             2/4 pts
–  Punchlines/Styles                  1.5/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  10.40/25  soit   8.92/20

 

 

 

 

 

19- Le Retour de l’enfant prodigue

A vif,
On m’a enlevée les plumes des ailes
Rescapée, longue traversée du désert
Une traversée solitaire, à défier les tempêtes

Sous l’étoile là où la Lune est tellement belle [2]
Un ange pour lanterne
Entends car ici c’est vivant que l’on s’enterre [1.5]
Sans dualité coïncide

Je porte les plis de ceux qui ont grandi trop vite
Revenu du pire c’est le retour de l’enfant prodigue [1.5]
Contrées oubliées, un message sur les épaules
Et les présages de mon époque, [1.25]

La vie ma dit qu’elle était nôtre
Haine et désordre, folies des Hommes [1.25]
J’ai payé le prix fort pour mes rêves d’exode, qu’ils s’exaucent
Quand j’ai voulu sauver l’espoir

Il m’a pris par la main pour m’enseigner que toute réalité commençait par lui-même
Du feu dans les entrailles prenant soudain la forme d’un soleil dans l’âme lié à l’amour et sa force [1.25]

Enfant d’un siècle perdu, je soigne les plaies qui lui profitent
Je suis le fruit de mon vécu encore une qui a grandie trop vite [2]
Je transforme mes rages en amour et mes peines en prodige,
Repentie
Revenu du pire c’est le retour de l’enfant prodigue [1.75]

Adolescente j’ai abusée de la chance
J’ai fais du mal et j’ai payé là où liberté se marchande [1.75]
C’est en marchant que j’ai compris mes schémas
Si mon âme est encore là, c’est pour corriger ses mémoires

J’en ai voulu à la vie de m’avoir repris mon père
D’avoir grandi sans repère et sans modèle
Trop de larme apprendre à faire la paix c’est soigner les maux de l’âme
Enfant métisse entre la terre et l’au-delà

Je parlais à l’ange en cavale quand les flics voulaient me chopp
Dans la zone ou en gard’av et j’ai encaissé le choc [1.5]
13 mois de cellules à 14 piges
10 ans après pour être sincère,

J’suis pas vraiment guérie si je regarde en arrière
Alors je vis l’instant dans l’éternité de sa lumière [2.25]
Légère comme le vent, soleil lunaire dans une humaine
Eclat de porcelaine, mon cœur devient cristal

Comme le jour qui se lève
Moi ma vie n’est qu’un Freestyle ! [1.5]

En cellule enfermée, prise dans ma boite de conserve
Je rêvais de rap, de disque et de salle de concert [1.5]
De me venger du système, faire un pied de nez au sort
De retrouver mes ailes, mêmes brulées clouées au sol [1.25]

Je voulais crier au monde ma douleur
Dix ans après je l’ai sublimé pour un message aux sept couleurs [2]
Car le ciel m’a aidé
M’a dévoilé ce que les aveugles appellent miracle

Je confonds plus rêve et mirage,
Et de moins en moins mes amours et mes rages
La vie m’a ouvert le passage [2]
Aujourd’hui je suis entendu pour un message que certains aimerait voir pendu

Si je leur en veux, j’sais pas, chacun son temps
Ma rage a été maladroite peut-être, et en a troublé certains
Porter l’espoir c’est ce qui motive ma plume
On est l’histoire et dans la vie, tous se transforme,

Rien n’est perdu [1.25]
L’intuition connait la mission
Je la suis voila mes yeux
C’est ni la gloire, ni l’argent
Mais le service qui peut me rendre heureuse

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    27.5/62 pts soit    6.65/15

–  Profondeur                             2/4 pts
–  Punchlines/Styles                  1.5/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  11.15/25  soit   8.92/20

 

 

 

Pour conclure,

 

 

Keny arkana

 

 

Évaluation textuelle de cet album – Tout tourne autour du soleil – est de  soit   9.34/20 (177.61/19) 

 

Il peut donc être qualifié d’album textuellement pauvre

 

 

 

 

 

 

Osez le bon sens !

 

YDM

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