Kamerun

Kamerun, Kamerun
Cries-le encore plus fort, citoyen
Que les oiseaux à l’horizon se retournent
Et nos fils à naître, se remémorent combien
Dans ce passé trouble, nègre a été intègre

Kamerun, Kamerun
Perçois-tu le malheur de ce peuple des forêts ?
Abusé par ses propres élites-félons
Machinifié, chosifié, humilié par le colon
Et contraint par ces ultra-démocrates, aux travaux forcés

Kamerun, Kamerun
Entends-tu les rugissements dans ton for intérieur ?
Quand nos ancêtres quittent le lit éternel pour illuminer nos ferveurs ?
Essuyer nos larmes, essuyer nos armes et transcender nos peurs
Ressens-tu la chaleur qui nous ceint quand nos héros se font connaître ?

Um Nyobè, Ernest Wandjié, Félix Moumié
Nous sommes faits de cette glaise
Noire et fertile, et aux dieux du monde n’en déplaise
Fière et insoumise, comme ses laboureurs célèbres
Nous sommes kamerunais

Nous sommes le plus beau des legs
A nos pères frondeurs, respect et honneurs
Pour cet idéal, ils ont laissé leurs grègues
Kamerun, Kamerun
C’est le chant de ralliement des nègres qu’ils exècrent

Kamerun, Kamerun
C’est le maquis qui se souvient de ses gardes-chiourmes
Et les maquisards qui préservent notre conscience
De ces raies publiques à farcir, livrées avec quittance
C’est le souvenir tu de la résistance nègre

Kamerun, kamerun
Sur ses collines, ses flancs et ses raidillons
Nous édifierons nos tendres négrillons
A la mémoire de nos chers utopistes
Aux terres qui rigolent de l’âme des upécistes

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