Juliette – Nour : textuellement bon

Juliette

Juliette Noureddine, plus connue sous le nom de scène de Juliette, née le 25 septembre 1962 à Paris, est une chanteuse, auteure et compositrice française.

 

 

Source : Wikipedia

 

 

 

Comment fonctionne l’évaluation textuelle ?

 

Nour

 

Évaluation textuelle de cet album – Nour – est de  soit   13.05/20 (117.47/9).  

 

Il peut donc être qualifié d’album textuellement bonà découvrir

 

 

 

 

Qu’ai-je pensé de cet album ?
C’est tellement rare de tomber sur de la qualité dans la variété française que lorsque ça arrive, il faut véritablement chérir ce moment précieux. C’est une heure d’abandon, de plaisir. Le style est parfois un peu soutenu. C’est d’ailleurs la première fois que j’ai dû me servir d’un dico pour apprendre de nouveaux mots. Il y’a même du subjonctif imparfait dans l’un de ses textes. Un tel amour de la langue française ne peut qu’être salué et encensé.

Le seul bémol et il est de taille, c’est que j’ai immédiatement choisi d’écouter son album en évitant soigneusement de croiser ses photos, surtout celle avec son doigt dans le nez. Faut pas se mentir, un minimum de charme, ça aide vraiment dans ces métiers. Elle est beaucoup trop laide pour avoir la carrière qu’elle mériterait largement d’avoir.

 

 

 

 

 

 

Nour

 

 

 

1. Au petit musée

Au petit musée des trucs oubliés
Abandonnés tout au fond du grenier [-1]
Que de mystères sur les étagères
Noyées de poussière légère [1.75]
Drôle de collection qui n’vaut pas un rond [1]
Objet menu qu’on avait cru perdus [1]

Petit trois fois rien
De peine hier matin
Quand l’automne semblait loin [2.5]

Pas de vitrine ni dorures ni feutrines [0.75]
On flâne au hasard et l’esprit s’égard
Dans les années du bazard [1.5]

Une balle tordue une poupée nue [0.75]
Des cheveux en tresses un vieux carnet d’adresse [1]
Petit fond de poche de quand t’étais mioche [1]

Et v’là l’automne qui s’approche

Y a pas de guide et nos regards humides [0.75]
Dévorent la madeleine de photos anciennes
De gens qu’on r’connait à peine [2]

Des perdus de vue
Des chairs disparues [1.5]
Des incertains
Des sans lendemain [2]
Une foule disparate
Laissée dans des boites
Que l’automne attend sans hâte [2.25]

Mais il faut quitter le petit musée
Des collections qui ne valent pas un rond
Des p’tits je ne sais quoi
Qu’on regrettera
Quand l’automne sera là [2.5]
Source : Juliette

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    21.25/31 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  22.5/36  soit   12.5/20

 

 

 

 

 

 

 

 

2. Belle et rebelle

Tout dans la dentelle
Tout dans la caboche
L’âme d’une gazelle [1.75]
La tête à Gavroche [2]

Un jour en marcel
Les mains dans les poches
Un jour en Chanel [2]
Gravée sur pelloche [2]

Féminin pluriel
Sans peur ni reproche
Je n’suis pas de celles [1.5]
Qu’on garde sous cloche [1.75]

Vaut mieux et’ belle belle belle
et rebelle [2]
Plutot que moche moche moche
et remoche ! [2]

Je n’suis pas de celles

De celles qui bèlent [1.5]
Quand le loup approche [0.75]

Pour voler sans ailes
Il faut qu’on s’accroche
Mettre à ses jarretelles [1.5]
La pelle et la pioche [2]

Battre la semelle
Rouler des galoches
Prendre des gamelles [1.5]
Et quelques taloches [2]

Prendre des gamelles

Pleurer mon rimmel [1.5]
Les soirs de bamboche [1]

Ce n’est qu’à l’hôtel
Que j’pose mes valoches [1]
Je n’suis pas de celles [1.5]

Qu’on mène à l’autel
Qu’on tient par un mioche
Toujours demoiselle [1.5]
Toujours sans belle-doche [2]

Toujours demoiselle
Toujours sans belle-doche
J’veux des étincelles [1.5]
Et des anicroches [1.5]

Je n’suis pas de celles
Que l’temps effiloche
J’attends pas l’dégel [2]
Pour faire mon cinoche [2]

Foutre le bordel
Prendre la Bastoche
Battre l’Eternel [1.5]
Avec ma quinte flush [1.5]

 

 

 

Source : Juliette

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes   42.75/49 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  44.75/54  soit   16.57/20

 

 

 

 

 

 

 

 

3. L’eternel feminin

Dans mon sous-sol crasseux où brûlent mes fourneaux
Où les âmes damnées grillent de bas en haut [1.5]
Regardez qui est là qui attise les flammes ?
Règnant sur les Enfers, le Diable est une femme ! [2]

Rien d’étonnant n’est-ce-pas ? Des brunes jusqu’aux blondes
Par elles sont advenus tous les malheurs du monde ! [2]
Le Diable est une femme et vous vous en doutiez :
La place d’une femme n’est-elle pas au foyer ? [0]

Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Comment pour m’invoquer [-1]
Faut-il que l’on m’appelle ? [1.5]

Mes diables et mes hommes
Et Dieu même en personne
Tout simplement me nomment : [2]
“Patronne” [1.5]

Depuis tant de prophètes, de savants vertueux
L’équation est logique, c’est la preuve par deux ! [1.5]
On l’a tant proclamé sur un ton formidable :
Le diable est une femme, les femmes c’est le diable ! [2]

Et qu’elles soient victimes ou qu’elles soient complices
De leurs mâles et fils et de leur maléfices, [1.75]
Frappez donc les premiers, taliban ordinaires
Ces démons adorés car il faut les faire taire ! [1.75]

Messieurs, venez m’aider [-0.5]
A ôter mes dentelles
Dans vos brûlants émois
Ainsi que je l’ordonne [1]
Allez appelez-moi [2]

Quelque soit le brigand il y a la corruptrice
Consciente du pouvoir qui dort entre ses cuisses. [1.75]
Qui sussurre les ordres et les avis funestes ?
Vous, mes soeurs les salopes, les putains et les pestes ! [1.75]

Derrière chaque type sans foi ni loi, ni âme
Si vous cherchez le diable, vous trouverez la femme : [1]
La gueuse la traitresse la garce la sorcière
La fille de Borgia et la maman d’Hitler… [1.5]

Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Je vous attends venez : [-0.5]
Mes belles demoiselles !
Que votre dernier mot
Que la vie abandonne [1]
Soit dans un soubresaut : [2]

En attendant je compte vos crimes et vos bassesses
Tous vos pieux mensonges et vos histoires de fesses [1.5]
J’encourage le vice, je provoque des guerres
Je dirige le monde et Dieu me laisse faire ! [2]

Parce que Dieu se fout bien de vos petits tourments
Avec ses anges blancs dans son blanc firmament [1.5]
Dieu est tellement belle, c’est une femme généreuse !
Mais ne vous y fiez pas, ce n’est qu’une allumeuse! [1.5]

Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Pour fêter vos péchés [-0.5]
Je réponds à l’appel ! [1]
Et pour me faire venir
D’une voix qui frissonne [1]
Il suffit de redire : [2]

 

 

 

Source : Juliette

 

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    37.5/59 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  40/64  soit   12.5/20

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Jean-marie de kervadec

Un jour que le temps était sec
Et dégagées les nues
C’est Jean-Marie de Kervadec [1.5]
Revenant d’la morue [1.5]

Qui s’écrie sans salamalecs [1]
Hardi petit monte à la misaine
Hardi petit et vire au guindeau

J’m’en vais au Super U [0.75]

Soizic reconnaît plus son mec
Elle en a la berlue
C’est la chérie qui vit avec [1.5]
Elle en tombe des nues [1]

Joyeuse elle répond aussi sec

Va donc au super U

Achète du beurre des gâteaux secs
Et puis des Figolus
Pour la vaisselle il faut du Paic [1]
Citron du jambon cru [2]

Du lait ribot du flanc du cake [1]

Et puis du papier cul [1]

D’autant qu’à manger y a l’évêque
Et son neveu Lulu
Ils préfèrent les filets d’ rumstecks [1.5]
Aux filets de merlu [1.5]

Le soir on regard’ra Star Trek [0.75]

Sur le divan tout nus [0.75]

Mais Jean-Marie de Kervadec
Malheur où donc es tu ?
Il est au bar buvant cul sec
Juste au coin de la rue [1.5]

Il dépense tous ses kopecks

Il est au bar buvant cul sec [1]

Juste au coin de la rue

En cidre à même le fût [1]

Va t’en te faire voir chez les grecs
(Soizic est fort déçue)
Tu n’es qu’un ivrogne un blanc-bec [1.5]
Un buveur dissolu [1.5]

Arrête de boire fais donc un break

Sinon tu seras mouru [0.5]

Ce fut un lamentable échec
Ce projet Super U
Chez Jean-Marie de Kervadec [1]
Il n’y a plus d’jambon cru
Source : Juliette

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    24.75/44 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total    27.75/49  soit   11.32/20

 

 

 

 

 

 

 

 

5. Légende

Il y a longtemps, bien longtemps
Il y avait une bergère
Qui gardait ses moutons bêlants
Dans une clairière
Les moutons étaient tout pelés
Et la bergère était affreuse
Laide les cheveux mal peignés
Et paresseuse
Le fils du roi vint à passer
C’était un parfait imbécile
Il n’était ni beau ni bien fait
Ni juvénile
Et comme il était de surcroit
Myope comme une théière
Il ne vit pas le frais minois
De la bergère
Laquelle à ce moment précis
Cherchait un pou dans son corsage
Ce qui fait qu’elle ne le vit
Pas davantage.
Le fils du roi obtint la main
D’une cousine abominable
Et la bergère épousa un
Garçon d’étable.
Et tout s’étant ainsi passé
Suivant la plus saine logique
Sans le concours d’aucune fée
Aux dons magiques
Ils furent tous très malheureux
Et n’eurent pas un seul enfant

C’est ainsi qu’il faut raconter
Aux petits enfants les légendes
Si vous voulez éviter
Qu’ils vous en redemandent !

 

 

 

Source : Juliette
Evaluation YDM,

Ecrit par Jacques Faizant

 

 

 

 

 

 

 

 

6. Le diable dans la bouteille

Au fond de la Bouteille,
Un petit Diable veille,
Pas plus gros qu’une abeille, [2]
Plus noir qu’une corneille, [2]

Et sa voix qui zézeille,
Susurre à mon oreille,
Ses plus sales conseils, [2]
Déguisés en merveilles [2]

Me fait Impératrice,
Et me donne un Royaume,
De sentiments factices, [2]
D’ivresses polychromes, [1.75]

Et pour guider mes pas,
J’ai de nobles amies,
Lady Margarita et Miss Bloody Mary, [2]

Et si mes courtisants,
Me promettent le ciel,
Je les crois vraiment, [1.5]
Quand ils me disent,
Que je suis belle, [2]

Ce ne sont que des ombres,
Et mon royaume sombre, [2]
Dans un méchant sommeil,
Au fond de ma bouteille, [1]

Il me fait oublier,
Qui je suis et pourquoi,
Je me damne à aimer, [-1]
Le bourreau et la croix, [1.5]

Je ne connais que trop,
Des amis assassins,
Seigneur de Curaçao et Monsieur Marasquin, [2]

Et quand mes courtisans,
Me brulent à petit feu,
Je le crois encore,
Quand ils disent,
Que je vais mieux, [1.5]

Mais le miroir se brise,
Et j’y vois sans surprise, [1.5]
Une petite vieille,

Rires diabalcooliques

Un Diable gauguenin,
Un Satan dérisoire,
Qui enfonce au hasard,
Le clou du désespoir, [2.25]

Au diable ce bavard,
Et ses belles histoires, [1.5]
Au diable ses merveilles,
Et ses mauvais conseils, [1.5]

Comme si j’allais croire,
Ce que ce Diable noir, [2]

Et, petit Diable noir,
Pour te clouer le bec,
Il suffit de te boire, [1]
Cul-sec ! [1.5]

 

 

 

Source : Juliette
Evaluation YDM,

 

–  Rimes     35.5/54 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.75/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  38.5/59  soit   13.05/20

 

 

 

 

 

 

 

7. Les doigts dans le nez

Tu me dis, mon amour
Plus de vingt fois par jour [2]
Que c’n’est pas élégant
Et très peu ragoûtant. [1.5]

Mais vois-tu, c’est ballot
Je n’suis pas comme il faut [1.5]
Et j’peux pas m’empêcher
A longueur de journée
D’mettre mes doigts dans mon nez [-1]

J’ai malgré moi
Bien trop d’émois [2]
A dénicher ces trésors
De poussière et d’or [2]
Pour ne pas céder
aux voluptés
De mes doigts et de mon nez [-1]

Mon amour, je l’avoue
J’aime ce doigt de mystère
Ambigü, sans tabou, [2]
Ce plaisir nécessaire [1.5]
Doit rester une affaire
Solitaire
Autrement c’est vulgaire [2.25]

Pour autant je l’fais pas
En secret dans le noir
Et l’on m’surprend parfois [1.5]
Même si j’ai un mouchoir [1.5]
Sur scène, à la télé,
Egarer
Quelque doigt dans mon nez ! [-1]

Autant de poésie
Collée sous le clavier
Ou semée dans Paris [1.5]
Je m’tire les vers du nez [-1]
Mon doigt trouve la rime
Féminine
Au fond de mes narines ! [2.5]

C’est la preuve agaçante
De mes facilités
Savante en dilettante [1.75]
Vraiment décontractée [-1]
Maniant le subjonctif
L’air naïf
Et les doigts dans le pif [2.25]

Il eût fallu que j’eusse

Pour que je ne cédasse point

Mais j’arrête car je crains
D’être allée un peu loin [2]
Que mon ode au mucus
Ne fasse pas consensus ! [1.5]

Lors cessons, mon amour
Ces querelles ces discours, [1.5]
Pourquoi se disputer ?
On se noie dans un dé
Pour un doigt dans un nez… [-1]

 

 

 

 

Source : Juliette

 

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    23.75/55 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  26/60  soit   8.66/20

 

 

 

 

 

 

 

8. Nour

Comme toutes les gamines
J’avais peur dans le noir
Des choses qu’on imagine [2]
Cachées dans le placard. [1.5]

Les monstres de pénombre
Ne résistaient jamais
Quand s’allumait dans l’ombre [2]
Ma lampe de chevet [-1]

Et j’ai béni souvent
Dans ces petites paniques
Les bras de ma maman [1.5]
Et l’ampoule électrique. [1.75]

J’avais en ce temps-là
Des leçons à apprendre
De l’encre sur les doigts [1.5]
Et le monde à comprendre [2]

Professeur de piano
Ou maîtresse d’école
Ont fait voler plus haut [1.75]
Mon âme de luciole [1.75]

Quand je jouais à survivre
Dessous mes draps en cloche
A la lueur d’un livre [2]
Et d’une lampe de poche [1.75]

J’ai fait feu de tout bois
Amoureuse tant et plus
Que la lumière soit [1.5]
Et la lumière fut! [2]

J’ai grillé des ampoules
Cramé quelques lampions
Les nuits où l’on se saoule [2]
De fêtes sans passion. [2]

Mais j’ai eu pour la gloire
En lettres de néon
Brillant sur les boul’vards [1.5]
La moitié de mon nom [1.5]

Sur ma vie en morceaux
Quand trop tôt viendra l’heure
De l’ultime faisceau [1.5]
Du dernier projecteur [1.5]

Je penserai sans doute
A ces quelques lumières
Qu’on croise sur sa route, [1.75]
Qui l’animent et l’éclairent : [1.5]

Les lustres de cristal,
La lampe d’Aladdin,
Une lanterne, une étoile, [1.75]
Ton sourire, ce matin… c

Lors, quand vacillera cette flamme qui est moi,
Cette loupiote nue, ce petit feu de joie [2]
A l’ombre des douleurs, et pour les faire taire,
Je veux pouvoir, moi même, éteindre la lumière.. [1]

 

 

 

 

Source : Juliette

 

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    42/52 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  44.5/57  soit   15.61/20

 

 

 

 

 

 

 

9. Une petite robe noire

Une petite robe noire légère
Toute simple et sans manière [1.5]
Dansait à l’écart
Au fond du placard [1.5]

N’avait autour d’elle
Qu’ des gilets d’flanelle [1.5]
Des chemises d’homme
Et des pantalons, tout comme. [1.75]

Elle était, hélas
Si peu à sa place [1.5]
Perdue par hasard
Entre deux costards [1.5]

Une anomalie
Pourtant si jolie [1.5]
Suspendue, fragile,
Dans ce drôle d’exil
Viril. [2.25]

Faut dire c’que ça plait aux filles
Les petites robes qu’un rien déshabille, [1.5]
Petit bout de tissu
Sans quoi elles iraient nues, [1.5]

Petit rêve où s’égarent
La main ou le regard, [2]
Petite robe noire
Toute simple et sans fard, [1.5]
Petite plume volée aux parures étranges
Des anges. [2]

La petite robe noire
Racontait sa belle histoire [1]
Ses heures de grâce
Au printemps qui passe [1.5]

Quand le cachemire
Le blouson de cuir [2]
Rassurants et forts,
Ne la blessaient pas encore ; [1.75]

Quand une caresse
La faisait princesse ; [1.5]
Quand elle allait libre
De toutes ses fibres, [2]

Avant le passage
Des premiers orages, [1.5]
Avant qu’on n’ la cloue
De reproches flous
Jaloux… [2.5]

Petite plume tombée en souvenir étrange
D’un ange.

La petite robe sage
S’abimait sous les outrages [1.5]
Avilie de cris
Salie de mépris. [2]

Elle savait les coups
Les marques au cou [1.5]
Les larmes qui brillent
Au coin des yeux qu’on maquille. [1.5]

Un soir de misère
D’enfer ordinaire, [2]
De vague rupture,
De coups de ceinture, [1.5]

On l’avait griffée
Déchirée, froissée… [-1]
Et puis, peu importe,
Laissée de la sorte :
Morte. [3]

 

 

 

 

Source : Juliette
Evaluation YDM,

–  Rimes    47.25/63 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  49.5/68  soit   14.55/20

 

 

 

 

 

 

 

 

10. Veuve noire

Il est 20 heures, j’attends qu’il meure
Notre bonheur était un leurre [1.75]
Et ça coûte cher de divorcer
C’est bien plus simple de le tuer [-1]

J’ai mélangé au rôti d’porc
De l’aspirine, du mediator [1.75]
Ca fait des morts propres et nettes
Comme ils le disent sur internet [2]

Puisqu’il a l’estomac fragile
Qu’il est cardiaque et hémophile [1.5]
C’est l’crime parfait, tout en douceur [1]

Mais j’comprends pas, monsieur l’agent
C’qu’a pu vous raconter l’SAMU
C’est pourtant simple et évident [1.5]
L’coeur a laché, j’en sais pas plus. [2]

22 heures trente je m’impatiente
J’ai p’t’êt’ été imprévoyante [2]
J’vois qu’il s’agite et qu’il transpire
Il a pas l’air d’vouloir mourir [1.5]

J’vais lui donner son hydromel
Assaisonné à l’antigel [1.5]
Ca bouffe les reins et ça les nique
Comme ils l’ont montré dans Derrick. [2]

Faut qu’il y passe passqu’il m’agace
Ca fait des années qu’ça trainasse [1.75]
Et qu’il me prend pour sa servante [1]

Mais je vous l’dis , m’sieur l’commissaire
Comme d’habitude il avait bu
Quand il a pris son dernier verre [1.5]
L’a dû s’tromper, j’en sais pas plus . [1]

Il est minuit, c’est pas fini,
Et ça m’ennuie qu’il ait vomi [1.5]
Il faut qu’ça cesse, c’est un cauchemar
Je vais l’noyer dans la baignoire [2]

J’l’ai fait glisser dans l’eau glacée
Mais ça l’a tout revigoré [-1]
Le sèche-cheveux posé d’vant moi
M’a fait penser à Claude François [2]

Du 220 dans les gencives
Ca m’étonn’rait bien qu’il survive [1.5]
En un éclair le voilà cuit
Il est minuit et c’est fini ! [1.5]

Mais monsieur l’Juge, je vous l’assure
Il bricolait toujours tout nu
Avec une telle désinvolture [1.5]
J’l’avais prév’nu, j’en sais pas plus… [1]

Il est trois heures et c’est l’horreur
Le choc a fait r’partir son coeur [2]
La, c’est la colère qui l’emporte
J’vais employer la manière forte [2]

Je traine le bonhomme au salon
Une vieille cravate sous le menton [2]
Qu’importent les traces laissées par terre
J’sais comment faire grâce aux Experts [1.5]

Je prends tout c’qui m’tombe sous la main
Tiens là il fait bien moins le malin [2]
Sans aucun r’mords j’y tape dessus
Voilà l’aurore et j’en peux plus ! [1]

Mais je vous l’jure, M’sieur l’Président
Quand on voit c’qui traine dans les rues
Faut pas s’étonner qu’les braves gens [1.5]
S’fassent tuer chez eux, j’en sais pas plus. [1]

Voilà l’aurore et il est mort !
J’vais faire couler un café fort [1]
Ranger un peu et nettoyer
Faire un p’tit somme bien mérité [-1]

Neuf heures , je n’ai plus la patience
Enfin j’vais voir si j’ai d’la chance [2]
J’veux savoir c’qu’i’ y a dans l’contrat
J’appelle Cerise de Groupama.. [1.5]

Ah quand je pense au coût d’la vie
Va m’falloir un nouveau mari [2]
Un peu plus riche qu’les trois derniers
Et un peu plus facile à tuer [-1]

C’est pas d’ ma faute; m’ssieurs les jurés
Les belles promesses j’y croirai plus
Moi qui ai tant besoin d’être aimée [-1]
A chaque fois, je suis déçue. [1]

 

 

 

 

Source : Juliette

 

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    50.25/78 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  52.75/83  soit  12.71/20

 

 

 

 

 

 

Pour conclure

 

 

Nour

 

Évaluation textuelle de cet album – Nour – est de  soit   13.05/20 (117.47/9).  

 

Il peut donc être qualifié d’album textuellement bonà découvrir

 

 

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

 

4 Comments on "Juliette – Nour : textuellement bon"

  1. Et c’est quoi ces notes à la con ? On évalue pas une chanson comme un devoir de philosophie. Tout le monde a un avis subjectif et différent sur ce qui est beau ou pas. Une chanson nous touche et nous émoustille c’est du ressenti pas un barême !

  2. Et bien moi je la trouve belle, Juliette, dans ses rondeurs, dans ses traits de visage, c’est dommage qu’elle ne soit pas bossue en plus parce qu’avec tout ça, allié à sa voix et la qualité de ses chansons, je succomberais totalement en devenant lesbienne ! Et toc !

  3. Elle est trop laide ??????
    La pochette ou l’artiste ?

    On est sur du fond , pas des paillettes !!!
    Je crois que vous êtes passé(e) à coté !

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