Jeunes des villes et jeunes des champs

Le contraste est assez saisissant. Tout a été dit que la jeunesse des villes, des grandes villes, des banlieues. Il ne se passe pas une journée sans qu’une information qui touche à ces populations ne soit diffusée sur les médias.

 

Propagande ou pas, cette partie mobilise les politiques et concentre l’essentiel de leurs préoccupations, comme ils disent. Mais il n’existe pratiquement rien sur les jeunes des campagnes. L’on ne sait rien de leurs vies, de leurs attentes, de leurs tracas. Rien. On dirait qu’ils n’existent pas. C’est une masse informe toute muette qui ne trouble jamais l’ordre public. Or, il me semble que la jeunesse est toujours turbulente, quelque soit l’endroit où elle se trouve. Pourquoi ces jeunes n’ont jamais droit à la parole ?

Taire les vicissitudes des jeunes des champs, mettre en exergue celles des jeunes des villes. Le contraste n’est-il pas volontaire ? A moins que les jeunes de campagne ne soient tous exemplaires. J’en doute.

 

C’est juste une mission quasi impossible de trouver des informations sur cette partie de la France. Or, je suis persuadé que ces deux mondes sont semblables, ont probablement les mêmes problèmes, et seront condamnés à avoir le même avenir famélique.

Taper sur les jeunes des cités, en faire des tonnes pour donner l’impression d’agir et ne surtout pas réveiller les jeunes des champs.  Leur donner cet os à ronger. Et laisser croire que leurs positions sont antagonistes. La haine en partage. Regardez-vous en chiens de faïence pendant que je me gave.

Le jour où ces jeunes décideront de s’organiser, de mettre sous cloche leurs supposés discordes et récriminations, et de s’attaquer de front à cette oligarchie, le changement adviendra.

 

Quels sont les taux de chômage en campagne ? Les taux de décrochage scolaire ? Combien de temps les jeunes de campagne mettent pour s’insérer durablement dans la vie ? Quelles sont leurs perspectives d’évolution professionnelle ? Quelle est la qualité de l’enseignement qu’ils reçoivent ? Y a-t-il moins de toxicomanie en campagne ? Quelle rôle joue l’alcool dans l’épanouissement de cette jeunesse ? La misère est-elle plus vivable en campagne ou devant les tours ? Qui organise cette opposition ? Pourquoi leur laisse-t-on croire que l’on s’intéresse davantage aux jeunes des cités qu’à eux ?

 

Il est de l’intérêt de ce système politique de diviser, de les monter les uns contre les autres afin de ne surtout pas traiter le problème majeur de la France: le désœuvrement de toute sa jeunesse. La vieillesse s’encrasse dans tous les joints de la république, le népotisme et la fossilite sont la règle partout et les sacrifiés sont les mêmes.

 

Jeunes des villes, jeunes des champs, même combat.

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

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