J'emmerde les Rolling Stones

Et par la même occasion, les Beatles; ces antiquités qu’une génération de parasites révèrent sans discernement et essayent de nous refourguer à tout prix.

Qu’il soit entendu une bonne fois pour toutes, que tout le monde ne se prosterne pas bêtement devant ces fossiles. Oui, ils ont été.  Mais quand on regarde cette momie qui s’agite, l’on est en droit de se demander que fait la police. Voir ces vieux traîner leurs carcasses défraichies partout dans le monde, à un rythme aussi frénétique, devrait relever de la maltraitance envers les personnes âgées. Même pour les artistes, l’on devrait proposer une date de péremption; de mise à la retraite. Ok, il paraît qu’ils ont été très forts par le passé, quand les pattes d’éléphant étaient à la mode et l’afro faisait des ravages sur les dance-floors. Les rois du rock et tout le baratin génuflexif.

OK, ils ont roulé leur bosse et il ne trouve pas un troufion de chanteur à la noix sur terre pour ne pas nous rappeler l’importance que ces reliques ont eu dans son parcours artistique. A titre personnel, à part satisfaction, énième reprise du très grand Otis Redding, je ne me rappelle jamais aucun autre tube de ces pilleurs du blues. Mais, passons ! Ces plantes à qui on loue un culte, qui ont tout bien copiés, jouissent d’une telle aura simplement parce que c’étaient des chanteurs blancs qui chantaient, dansaient et swinguaient comme des noirs. Simplement. Tout comme l’autre Dieu de Memphis, de piètres photocopies qui ont fait sauter la barrière de la couleur pour permettre au petit Brandon ou à la petite Madison de s’identifier plus facilement et de faire le fou tout en s’autorisant de croire que c’était de la musique de yankee ou de rosbiff. Quand on pense à tout le mal que ces gens ont causé à la musique noire américaine, on ne peut que se réjouir de savoir que la communauté n’ait jamais participé elle aussi, à ces simagrées. Buddy Waters, Little Richards, Screaming Jay, B.B. King, Chuck Berry, James Brown, Otis, Hooker… Irrémédiablement entrain de disparaître des tablettes du son; en lieu et place de ces … Et c’est comme cela que dans 100 ans, l’on assènera à nos petits-enfants que le rock’n’roll a été créé par Elvis, les Beatles et les Rolling Stones. Le trio magique.

Et si vous pensez que c’est impossible, demandez-vous comment se fait-il qu’aujourd’hui encore, quand vous déclarez que les pharaons d’Égypte étaient noirs, les gens vous regardent avec des yeux ébaubis ? L’air de dire, qu’est-ce qu’il raconte encore, ce négro ?

Notre histoire est pillée et méticuleusement nettoyée et réécrite. Dans le champ musical, le rock en l’occurrence, nous y allons lentement mais sûrement. Bien sûr, la musique transporte des émotions, l’inspiration n’a pas de couleur et est très souvent le fruit de savants mélanges. Mais le peuple noir a rarement des motifs de satisfaction dans ce monde pour qu’on ne vienne lui extorquer le peu qui lui reste. La musique en fait partie et le nettoyage de l’histoire, des mémoires et la mise en avant éternelle de groupes comme les Rolling Stones, concourent à ce travestissement, à cette acculturation. Il est tout de même significatif qu’un chanteur de grand talent comme Michael Jackson ait eu besoin d’être blanc pour vendre et exploser les charts. Tracy Chapman aurait été blanche qu’on en aurait fait une icône comparable à Madonna (certes, elle a su se marketer mais elle au moins, elle écrit ses textes. Ils ne sont pas toujours terribles mais elle les écrit; c’est déjà ça !). La blanchisserie fonctionne à plein régime.

L’art nègre ? Connais pas ! Dans 200 ans, il se trouvera un fanfaron pour nous expliquer que les noirs ne sont pas assez bien entrés dans l’histoire de la musique. Comme d’habitude, n’est-ce pas ? Et cela passera comme une lettre à la poste. D’ailleurs, qui se rappelle que ce sont les noirs qui ont inventé la guitare ?

Aussi, nous devrons encore supporter la présence scénique de ces débris qui croient encore qu’ils sont jeunes, qu’ils produisent encore de la qualité. Putain ! Rien de plus dégoûtant que de voir le vieux boiteux Iggy pop se trémousser sur scène et montrer son torse osseux, sa gueule de traviole en pré-retraite, sa chevelure de calège russe et ses abdos de culturiste. Un lézard hideux et difforme, gesticulant comme un ado attardé sur une musique de merde…. Fuck off, papy !

Paul McCartney blousé par son estropiée de croqueuse de diamants, nous les brise dorénavant avec son délire bio: vieux gâteux dont je ne saurai quoi dire tellement sa carrière solo est transparente, pour ne pas dire pathétique. J’avoue, les Beatles ne me disent rien. On dit que ce sont des mélodistes de génie; je n’en sais rien, je m’en fous et le peu que j’ai pu lire de leurs textes, m’a fait comprendre que j’avais de très bonnes raisons de passer à côté de ces monuments de la vacuité.

Voilà, les choses sont dites. Rolling Stones, Beatles (les bousiers sacrés), U2, tous humanistes milliardaires, évidemment, intouchables et inamovibles: ça fait un moment que l’étoile a pâli, que vous squattez la tribune avec de la merde dans vos amplis; ayez la décence d’arrêter vos enfantillages, vos mimiques à la con. Cela donne juste envie de gerber. Allez crever en paix !

 

Osez le bon sens !

YDM

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