Jann Halexander – Un bon chanteur est un chanteur mort : un joli album à découvrir !

Jann Halexander

Jann Halexander est un chanteur auteur-compositeur, né le 13 septembre 1982 à Libreville au Gabon.

 

 

 

 

 

Comment fonctionne l’évaluation textuelle ? (cliquez ici pour les découvrir)

 

jann-halexander-ticcala-variations_6p5e3_322xk7

Évaluation textuelle de cet album – Un bon chanteur est un chanteur mort – est de 115.85/9 soit 12.87/20.

Il peut donc être qualifié d’album textuellement bon.

 

 


 

 

 

Qu’ai-je pensé de cet album ?
Album singulier, textuellement solide. ça fait plaisir de réentendre de la bonne chanson française. Avec très peu, il vous emmène très loin. C’est vraiment original, son travail mérite d’être davantage connu et partagé. Jann Halexander. A l’évidence, il sera reconnu quand il crèvera. Il a bien raison : un bon chanteur est un chanteur mort. C’est un vrai chanteur. Doublé d’un très bon artisan, méritant, comme on en voit très rarement ces jours-ci. Bravo !

Bien évidemment, je mets à disposition mon exemplaire de son album.

 

 

 

 

Un bon chanteur est un chanteur mort – Textes et paroles

 

 

 


 

 

1. Ouverture

Instrumental

 

 

 

 

 

 

2. Un bon chanteur est un chanteur mort

Original

Un bon chanteur est un chanteur mort
Les artistes vivants ont bien souvent tort
Un bon chanteur est un chanteur mort
6 pieds sous terre, sa voix vaut de l’or

On ne peut pas dire que je hante vos télés
Je n’suis qu’un grain de sable dans la variété
Mes espérances sont des montagnes avortées,
On n’a point de temps pour mes futilités

Ce n’est pas bien grave
Pour une vie éphémère
Tant pis pour les entraves
Et merci à ma mère
A mon père, à celles et ceux
Qui m’ont gardé dans le chemin
Était-ce voulu par un Dieu ?
Écrit sur un parchemin ?

Un bon chanteur est un chanteur mort
Les artistes vivants ont bien souvent tort
Un bon chanteur est un chanteur mort
6 pieds sous terre, sa voix vaut de l’or

Vous qui êtes là à m’écouter me plaindre
Vous m’en voyez navré car j’ai horreur de geindre,
Je me fous pas mal de la postérité,
Je vous remercie pour votre fidélité,

Je vis l’instant présent
Ce précieux moment,
Aussi sensuel que les doigts d’une amante
Sur mon corps qui prend de l’âge,
Sur mon cœur qui est en rage,
Je passe en vous à la nage, tenant une flamme de Vie…

Un bon chanteur est un chanteur mort
Les artistes vivants ont bien souvent tort
Un bon chanteur est un chanteur mort
6 pieds sous terre, sa voix vaut de l’or

Un bon chanteur est un chanteur mort
Les artistes vivants ont bien souvent tort
Un bon chanteur est un chanteur mort
6 pieds sous terre, sa voix vaut de l’or

 

Évalué

Un bon chanteur est un chanteur mort
Les artistes vivants ont bien souvent tort

6 pieds sous terre, sa voix vaut de l’or [2.25]

On ne peut pas dire que je hante vos télés
Je n’suis qu’un grain de sable dans la variété [0]
Mes espérances sont des montagnes avortées,
On n’a point de temps pour mes futilités [-1]

Ce n’est pas bien grave
Pour une vie éphémère
Tant pis pour les entraves [2]
Et merci à ma mère [1]
A mon père, à celles et ceux
Qui m’ont gardé dans le chemin
Était-ce voulu par un Dieu ? [2]
Écrit sur un parchemin ? [2]

Vous qui êtes là à m’écouter me plaindre
Vous m’en voyez navré car j’ai horreur de geindre, [2]
Je me fous pas mal de la postérité,
Je vous remercie pour votre fidélité, [2]

Je vis l’instant présent
Ce précieux moment,
Aussi sensuel que les doigts d’une amante [1.75]
Sur mon corps qui prend de l’âge,
Sur mon cœur qui est en rage,
Je passe en vous à la nage, tenant une flamme de Vie… [2.5]

Source : Christian de Montaigu

Evaluation YDM,

–  Rimes    16.5/25 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.75/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  19.75/30 soit   13.16/20

 

 

 

 

 

3. Le vin solitaire

Original

Eh, dites-moi, vous êtes où ?
Personne à portée d’auberge
J’ai l’humeur à la gamberge
Tant pis, je vais boire un coup,
sans vous

Le vin promet sans remous
Pourquoi devoir vous attendre
Lorsqu’un cœur commence à fendre
Triste et battant son tambours,
trop lourd

Je vais boire en solitaire
Verres et litres à plein goulot
Ce soir, il n’y aura pas dodo
Mais le parfum d’un mystère,
à terre

Car, c’est vrai, je le confesse
C’est trop de cérémonies
Parfois de boire entre amis
Meilleur est le vin de messe,
sans messe

Eh, j’ai ce regard sévère
Vos avis sur mes abus
Quand les queues ont beaucoup bu
On est tous égaux d’artères,
sur terre,

Puisqu’on part tous sans carafe
Quatre planches, un point c’est tout
J’aime mieux m’en aller seul
Que laisser en épitaphe,
ma soif

Ici, s’évide au cercueil
Comme un hameau, soir d’hiver
On peut bien rempli son verre
Comme on remplit son linceul,
tout seul

Eh, dites-moi, vous êtes où ?
Personne à portée d’auberge
J’ai l’humeur à la gamberge
Tant pis, je vais boire un coup,
sans vous

Évalué

Eh, dites-moi, vous êtes où ?
Personne à portée d’auberge
J’ai l’humeur à la gamberge [2]
Tant pis, je vais boire un coup, [2]
sans vous

Le vin promet sans remous [1.75]
Pourquoi devoir vous attendre
Lorsqu’un cœur commence à fendre [2]
Triste et battant son tambours,
trop lourd [1]

Je vais boire en solitaire
Verres et litres à plein goulot
Ce soir, il n’y aura pas dodo [2]
Mais le parfum d’un mystère,
à terre [2.5]

Car, c’est vrai, je le confesse
C’est trop de cérémonies
Parfois de boire entre amis [1]
Meilleur est le vin de messe,
sans messe [2]

Eh, j’ai ce regard sévère
Vos avis sur mes abus
Quand les queues ont beaucoup bu [1]
On est tous égaux d’artères,
sur terre, [1.5]

Puisqu’on part tous sans carafe
Quatre planches, un point c’est tout
J’aime mieux m’en aller seul
Que laisser en épitaphe,
ma soif [2.5]

Ici, s’évide au cercueil [2]
Comme un hameau, soir d’hiver
On peut bien rempli son verre [1]
Comme on remplit son linceul,
tout seul [1]

Source : Christian de Montaigu

Evaluation YDM,

–  Rimes    25.25/35 pts
–  Punchlines              1.75/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  28.75/40 soit   14.37/20

 

 

 

 

 

4. Question

Original

Pour ne plus nier le problème
Pour définir l’ambition
Étrangler la résignation
Être mort de tort qu’à soi-même

Pour changer les règles du jeu
Retrouver le goût du vouloir
Voir ce qu’on ne fait qu’apercevoir
Recommencer à vivre un peu

Que faire ?
Pour offrir le verbe aux non-dits
Redonner flamme à l’incendie
Raviver le feu des consciences ?

Que faire ?
Pour retrouver l’écho perdu
Entendre autant qu’être entendu
Et sans masquer nos différences

Que faire ?
Pour s’affranchir un pour rare ???
Oser gueuler aux émeutes
Qui permettent les nouveaux débats

Que faire ?
Pour doter l’imagination
Par le refus de jeter un port
Entre colère et l’espoir

Pour retrouver de l’exaltant
Pour se rapprocher des convives
Ensemble accoster d’autres rives
Serait approprié le temps

Oublier le contre, l’amende
Cris et désespoirs où l’on pense
Où les imaginaires s’avancent
Sûrs et découvrés ?? se rencontrent

Que faire ?
Pour redistribuer les rôles
Ainsi libérer la parole
De se murer dans le silence

Que faire ?
Pour redoubler d’initiatives
Donner un air d’alternatives
A leurs forfaits et impuissances

Que faire ?
Pour partir à l’heure au rencard
Voir converger des trajectoires
Délivrer des langues qui trépignent

Que faire ?
Pour provoquer l’intersection
Porter dès lors des créations
Qui mettent au croisement des lignes

Pour s’envoyer la grande échelle
Y grimper soi-même en pompier
Puis repartir du bon pied
Éviter doctrines et chapelles

Éviter l’écho propre à rien
Vouloir tout passer à la gomme
Dénoncer Anvers et le dogme
Pour après vénérer le sien

Que faire ?
Pour s’attaquer à la muraille
Investir les brèches et les failles
Comme autant d’opportunités

Que faire ?
Pour habiter les interstices
Donner du peps à la matrice
Qu’on a par là-même inventée

Que faire ?
Pour ne pas maquiller la cible
Laisser sa chance à l’impossible
Sans en bricoler l’illusion

Que faire ?
Sinon quelque soit le système
Sa vérité, son théorème
Quand se poser la question

Toujours se poser la question
Que faire ?
Que faire ?
Que faire ?

Évalué

Pour ne plus nier le problème
Pour définir l’ambition
Étrangler la résignation [1]
Être mort de tort qu’à soi-même [2]

Pour changer les règles du jeu
Retrouver le goût du vouloir
Voir ce qu’on ne fait qu’apercevoir [1]
Recommencer à vivre un peu [1]

Que faire ?
Pour offrir le verbe aux non-dits
Redonner flamme à l’incendie [1.75]
Raviver le feu des consciences ?

Pour retrouver l’écho perdu
Entendre autant qu’être entendu [1.25]
Et sans masquer nos différences [2]

– Pour s’affranchir un pour rare ???
Oser gueuler aux émeutes
Qui permettent les nouveaux débats [1]

Pour doter l’imagination
Par le refus de jeter un pont [1]
Entre colère et espoir

Pour retrouver de l’exaltant
Pour se rapprocher des convives
Ensemble accoster d’autres rives [2]
Serait approprié le temps [1]

Oublier le contre, l’amende
Cris et désespoirs où l’on pense
Où les imaginaires s’avancent [2]
Sûrs et decouvrés ?? se rencontrent [1.75]

Pour redistribuer les rôles
Ainsi libérer la parole [2]
De se murer dans le silence

Pour redoubler d’initiatives
Donner un air d’alternatives [2]
A leurs forfaits et impuissances [2]

Pour partir à l’heure au rencard
Voir converger des trajectoires [1]
Délivrer des langues qui trépignent

Pour provoquer l’intersection
Porter dès lors des créations [1]
Qui mettent au croisement des lignes [2]

Pour s’envoyer la grande échelle
Y grimper soi-même en pompier
Puis repartir du bon pied [0]
Éviter doctrines et chapelles [1.75]

Éviter l’écho propre à rien
Vouloir tout passer à la gomme
Dénoncer Anvers et le dogme [2]
Pour après vénérer le sien [1]

Pour s’attaquer à la muraille
Investir les brèches et les failles [2]
Comme autant d’opportunités

Pour habiter les interstices
Donner du peps à la matrice [2]
Qu’on a par là-même inventée [-1]

Pour ne pas maquiller la cible
Laisser sa chance à l’impossible [2]
Sans en bricoler l’illusion

Sinon quelque soit le système
Sa vérité, son théorème [2]
Quand se poser la question

Toujours se poser la question [1]

Source : Christian de Montaigu

Evaluation YDM,

–  Rimes    41.5/61 pts
–  Punchlines              1.5/2 pts
–  Profondeur              1/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  45.5/66 soit   13.78/20

 

 

 

 

 

5. Moi qui rêve

Moi qui rêve de vols insensés au fond des nuages
Et de routes éperdues dans un monde sans bagages [2]
Si je pouvais partir fuir sans faillir sans courir
Jusqu’à l’infinie frontière où je ne peux pas mourir… [2]

Emmenez-moi
Au seuil du soleil
Ou jetez-moi [1]
Dans le noir du sommeil [2]

Moi qui rêve d’aléas et de mots sur la plage oubliés
Et de bals masqués par des ombres aux pieds mouillés [0]
Si j’enlace une île je peux danser l’un et l’autre
Une valse sauvage en solo impunément vôtre [2]

Au cri d’une chanson
Ou noyez-moi
Au bleu du lagon [2]

Moi qui rêve de bars à matelots perdus dans les ports
Et de filles très lascives suspendues à leurs fumées d’or [2]
Si j’écoute le vent tournant au levant de l’ivresse
Sur l’aile d’un poisson volant de jouir je me blesse [2]

Au secret des abeilles
Ou laissez-moi
Aux garçons c’est pareil [2]

Aux ultimes merveilles
Ou tuez-moi
D’un dernier coup de soleil [1]

Source: paroles.net

Evaluation YDM,

–  Rimes    18/25 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  21.25/30 soit   14.16/20

 

 

 

 

 

6. Les mantes religieuses

Original

A l’heure où résonnent les Vêpres
où les nuages évoquent la Lèpre
les mantes sortent de leurs songes
dans la paroisse des mensonges…

A la recherche d’une proie
armée d’une simple croix
elles survolent les sentiers
enveloppent nos quartiers…

Les voies de ces mantes sont impénétrables
cauchemar surgi d’une Succube coupable
mais le mal, comme le bien, a besoin de ressources,
et bien plus que l’eau, notre sang en est la source…

Nuées vertes, rouges et noires,
faisant leurs prières de sinistre mémoire,
les mantes dissèquent les faiblesses,
voyez les belles digérant nos détresses…

Après avoir bien mangé, les folles reprennent le chemin,
laissant à d’autres prédateurs le soin de noircir nos demains
et avant de se coucher,la larme à l’œil, car trop lucide,
font une prière du désespoir, par peur du Dieu Insecticide

Évalué

A l’heure où résonnent les Vêpres
où les nuages évoquent la Lèpre [2]
les mantes sortent de leurs songes
dans la paroisse des mensonges… [2]

A la recherche d’une proie
armée d’une simple croix [1.75]
elles survolent les sentiers
enveloppent nos quartiers… [0]

Les voies de ces mantes sont impénétrables
cauchemar surgi d’une Succube coupable [2]
mais le mal, comme le bien, a besoin de ressources,
et bien plus que l’eau, notre sang en est la source… [2]

Nuées vertes, rouges et noires,
faisant leurs prières de sinistre mémoire, [2]
les mantes dissèquent les faiblesses,
voyez les belles digérant nos détresses… [2]

Après avoir bien mangé, les folles reprennent le chemin,
laissant à d’autres prédateurs le soin de noircir nos demains [2]
et avant de se coucher,la larme à l’œil, car trop lucide,
font une prière du désespoir, par peur du Dieu Insecticide [2]

Source : Christian de Montaigu

Evaluation YDM,

–  Rimes    17.75/20 pts
–  Punchlines              1.5/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  21/25 soit   16.8/20

 

 

 

 

 

7. Jeanne Hebuterne

(texte et musique Véronique Pestel)

Le peintre Amedeo Modigliani est mort jeune
Toxicomane, tuberculeux et alcoolique
Il laissait en mourant une petite fille d´un an
Et une femme, enceinte,
Jeanne Hébuterne
Jeanne Hébuterne a le cœur gourd
Jeanne Hébuterne est fatiguée
Jeanne Hébuterne a le cœur gourd
Amedeo n´est pas rentré {x2}

Regarde sur la nappe blanche
Taches de peinture mêlées
À petits tas de poudre blanche
À grandes taches vinassées {x2}
N´est pas Frida la Mexicaine
Ni Delaunay ni Laurencin
N´est pas plus peintre qu´écrivaine
Jeanne Hébuterne est moins que rien {x2}

N´est pas l´épouse légendaire
N´est pas plus Elsa que Gala
D´un génie la muse ordinaire
La Jeanne n´en fut pas moins là
Jeanne n´en fut pas moins là
Jeanne Hébuterne a le corps gourd
Jeanne Hébuterne est effondrée
Jeanne Hébuterne a le corps gourd
Amedeo est décédé {x2}

Regarde sur la nappe blanche
Photo lointaine de l´aînée
Ventre tendu sous la peau blanche
Veuve et enceinte de l´aimé {x2}
Jeanne Hébuterne a le corps lourd
Écrasé contre la chaussée
Lourde du fruit de son amour
La Jeanne s´est défenestrée

Jeanne s´est défenestrée
Combien de Jeanne sur la Terre ?
Combien de Jeanne sur le tas ?
Combien de partage-misère
Dont le temps n´a pas fait choux gras ? {x2}
Autant que de génies sur Terre
Autant que de génies, je crois
Qui vont peupler le cimetière
De ceux dont on ne parle pas {x2}

 

 

Source : Christian de Montaigu

 

 

 

8. Ticcala

Original

Ticcala
C’est une île perdue au fond de toi
Sous les neiges d’un hiver austral
Gifflé par les vagues
Ticcala
C’est une île vêtue de cèdres noirs
De beautés aux visages sombres et las
Rôdant la montagne
Ticcala
Ile fière dans le blanc du ciel
Hauts sommets de glaces éternelles
Une citadelle
Ticcala
Paradis au goût de cauchemar
Femme flamme à la grâce animale
Au regard létal
Ticcala
Ils disent : << Cette Ile n’existe pas>>
Ils ont cherché et ne la trouvent pas
Sur la moindre carte
Ticcala
Et tout le monde nie son existence
Mais toi tu sais et tu sens sa présence
Au fond du silence
Ticcala
Là-bas tu es le grand ami du Roi
Là-bas tout t’es dû, tu as tous les droits
Tu peux être toi
Ticcala
Très loin et tout proche, c’est ici
La mort cause tranquille avc la vie
C’est peut-être un cri
Ticcala
C’est une île perdue au fond de toi
Soleil fauve et volcan dans la glace
Le feu et le froid

Evalué

Ticcala
C’est une île perdue au fond de toi
Sous les neiges d’un hiver austral
Gifflée par les vagues [1.5]

C’est une île vêtue de cèdres noirs [1.75]
De beautés aux visages sombres et las [2]
Rôdant la montagne [1.75]

Ile fière dans le blanc du ciel
Hauts sommets de glaces éternelles
Une citadelle [2.25]

Paradis au goût de cauchemar
Femme flamme à la grâce animale
Au regard létal [1.5]

Ils disent : << Cette Ile n’existe pas>>
Ils ont cherché et ne la trouvent pas
Sur la moindre carte [1.25]

Et tout le monde nie son existence
Mais toi tu sais et tu sens sa présence [2]
Au fond du silence [1]

Là-bas tu es le grand ami du Roi
Là-bas tout t’es dû, tu as tous les droits
Tu peux être toi [2.5]

Très loin et tout proche, c’est ici
La mort cause tranquille avc la vie
C’est peut-être un cri [1.5]

C’est une île perdue au fond de toi
Soleil fauve et volcan dans la glace
Le feu et le froid [2.5]

Source : Christian de Montaigu

Evaluation YDM,

–  Rimes    21.5/28 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  24.5/33 soit   14.84/20

 

 

 

 

 

9. Requiem pour Dewaere

Original

Moi Dewaere et nom Maurin
Toujours flambeur et chanteur
Funambule et grand charmeur
Amuseur et séducteur

Pour fêter Adieu Poulet
On  avait bien rigolé
A ce café de la gare
Sans avoir besoin de psy

Ô Lily aime moi
Et je serai ton juge Fayard
Ô Lily aime moi
Et j’sortirai de ma série noire (x2)

Si parfois je suis sensible
Un réel écorché gris
Y’a quand même un paradis
Hein ? Que l’on soit mort ou vif

Je garderai quand même la clé
Si ça va de mal en pis
Je garderais cette foutue clé
Si entre nous ça empire !

Ô Lily aime moi
Et je serai ton juge Fayard
Ô Lily aime moi
Et j’sortirai de ma série noire

Evalué

Moi Dewaere et nom Maurin
Toujours flambeur et chanteur
Funambule et grand charmeur [2]
Amuseur et séducteur [1]

Pour fêter Adieu Poulet
On  avait bien rigolé [0]
A ce café de la gare
Sans avoir besoin de psy

Ô Lily aime moi
Et je serai ton juge Fayard

Et j’sortirai de ma série noire [1]

Si parfois je suis sensible
Un réel écorché gris
Y’a quand même un paradis [1]
Hein ? Que l’on soit mort ou vif [1]

Je garderai quand même la clé
Si ça va de mal en pis
Je garderais cette foutue clé [1]
Si entre nous ça empire ! [1.5]

Source : Christian de Montaigu

Evaluation YDM,

–  Rimes    8.5/19 pts
–  Punchlines              0.75/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  11/24 soit   9.16/20

 

 

 

 

 

10. Une femme en quête de liberté

Original

Aussi belle que Phèdre ou Athalie, lueur dans ma nuit…
Minuit sonnait à l’horloge du château, le bal allait cesser !
L’ombre était vêtue de rouge et gris, était-ce la vie ?
Aussi limpide et floue que de l’eau, gloire à l’Empyrée !

Une femme en quête de liberté a tout fait valser !
Une femme en quête de liberté a tout fait briser !
Une femme dans toute sa nudité… a brûlé mon cœur !…

La peinture coulait comme du sang, si passionnément…
De la toile vibrante de Veradias, aussi nue qu’un Astre !
L’Astre était un saule maigre et tremblant, d’un feu aveuglant !
Falaises de marbres, masse, somptueux désastre !

Une femme en quête de liberté a tout fait valser !
Une femme en quête de liberté a tout fait briser !
Une femme dans toute sa nudité… a brûlé mon cœur !…

Musique

Une femme en quête de liberté a tout fait valser !
Une femme en quête de liberté a tout fait briser !
Une femme dans toute sa nudité… a brûlé mon cœur !…

Évalué

Aussi belle que Phèdre ou Athalie, lueur dans ma nuit…
Minuit sonnait à l’horloge du château, le bal allait cesser !
L’ombre était vêtue de rouge et gris, était-ce la vie ? [2]
Aussi limpide et floue que de l’eau, gloire à l’Empyrée ! [-1]

Une femme en quête de liberté a tout fait valser !
Une femme en quête de liberté a tout fait briser ! [-1]
Une femme dans toute sa nudité… a brûlé mon cœur !…

La peinture coulait comme du sang, si passionnément…
De la toile vibrante de Veradias, aussi nue qu’un Astre !
L’Astre était un saule maigre et tremblant, d’un feu aveuglant ! [2]
Falaises de marbres, masse, somptueux désastre ! [2]

Source : Christian de Montaigu

Evaluation YDM,

–  Rimes    4/11 pts
–  Punchlines              0.5/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  6.25/16 soit   7.81/20

 

 

 

 

 

11. Le sexe triste

Original

Un plan sodomie à minuit, douce, douce, douce nuit
Il y a bien longtemps que Pigalle n’est plus qu’image d’Epinal,
Rendez-vous est pris au Sauna, au bordel, en cathédrale,
Où les secondes deviennent minutes, minutes de râles !!!!!

R. J’ai le sexe, j’ai le sexe, j’ai le sexe triste (x2)

Pomme de rainettes et pommes d’api ne sont que foutaises,
Pour cacher à nos tout petits nos sinistres fadaises,
Voyez la mamie en sm ou le grand-père en travesti,
Le premier con qui dit ‘je t’aime’ au moment où il va jouir !

R.

Préliminaires son à la mode, il faudrait qu’on mette à l’aise,
Pour mon amante, c’est pas commode, elle veut simplement qu’on la baise,
N’a pas le chant du Rossignol, mais la mélode d’une truie,
Dans un champs de Marcel, et moi sur elle: qu’on en finisse !!!!

R.

Je pourrais me taper une morte dans un calme sépulcral,
Ou sucer une poignée de porte ou bien mon amant du Bengale !
On pourrait s’taper des grands enfants, mais à vrai dire, c’est plus branché
Depuis l’affaire F. Mitterand, mieux vaut séduire des vieilles mémés !

R.

Vous pouvez boucher vos oreilles, dire ce chanteur est vulgaire,
Mais hélas, en plus de l’oseille, c’est ce qui fait tourner la terre !
Valse des bites, bal des vagins, samba des poitrines et des seins,
Même l’Asexué qui est à gin doit s’y frotter comme tous nos saints !!!
J’ai le sexe, j’ai le sexe, j’ai le sexe faible !!!

Évalué

Un plan sodomie à minuit, douce, douce, douce nuit [1]
Il y a bien longtemps que Pigalle n’est plus qu’image d’Epinal, [1]
Rendez-vous est pris au Sauna, au bordel, en cathédrale,
Où les secondes deviennent minutes, minutes de râles !!!!! [2]

R. J’ai le sexe, j’ai le sexe, j’ai le sexe triste

Pomme de rainettes et pommes d’api ne sont que foutaises,
Pour cacher à nos tout petits nos sinistres fadaises, [2]
Voyez la mamie en sm ou le grand-père en travesti,
Le premier con qui dit ‘je t’aime’ au moment où il va jouir ! [1.5]

Préliminaires son à la mode, il faudrait qu’on mette à l’aise,
Pour mon amante, c’est pas commode, elle veut simplement qu’on la baise, [2]
N’a pas le chant du Rossignol, mais la mélode d’une truie,
Dans un champs de Marcel, et moi sur elle: qu’on en finisse !!!! [1]

Je pourrais me taper une morte dans un calme sépulcral,
Ou sucer une poignée de porte ou bien mon amant du Bengale ! [1]
On pourrait s’taper des grands enfants, mais à vrai dire, c’est plus branché
Depuis l’affaire F. Mitterand, mieux vaut séduire des vieilles mémés ! [-1]

Vous pouvez boucher vos oreilles, dire ce chanteur est vulgaire,
Mais hélas, en plus de l’oseille, c’est ce qui fait tourner la terre ! [1]
Valse des bites, bal des vagins, samba des poitrines et des seins,
Même l’Asexué qui est à gin doit s’y frotter comme tous nos saints !!! [1]

Source : Christian de Montaigu

Evaluation YDM,

–  Rimes    12.5/21 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  15/26 soit   11.53/20

 

 

 

 

 

12. La javanaise

(Textes et musique de Serge Gainsbourg)

J’avoue
J’en ai
Bavé
Pas vous
Mon amour
Avant
D’avoir
Eu vent
De vous
Mon amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d’une chanson

A votre
Avis
Qu’avons-nous vu
De l’amour
De vous
A moi
Vous m’avez eu
Mon amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d’une chanson

Hélas
Avril
En vain
Me voue
A l’amour
J’avais
Envie
De voir
En vous
Cet amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d’une chanson

La vie
Ne vaut
D’être
Vécue
Sans amour
Mais c’est
Vous qui
L’avez
Voulu
Mon amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d’une chanson

 

 

 

 

 

13. Postérité

Original

Allain 1954… 2011…
Bobby 1922… 1972…
Catherine 1929.. 1998…
Christine 1931… 1981…
Claude 1932… 2012…

Un bon chanteur est un chanteur mort…

Daniel 1959… 2013…
Danielle 1956… 1985…
Estella 1930… 1982…
Giani 1930… 1974…
Gribouile 1941… 1968…

Un bon chanteur est un chanteur mort…

Jacques 1936… 1994…
Jean-Pierre 1927…1960…
Jehan 1944… 1980…
Jenny 1910… 2010…
John 1922… 2011…

Un bon chanteur est un chanteur mort…

Maurice 1929… 1991…
Pia 1934… 1986…
Nicole 1933… 2003…
Serge 1939… 1998…
Sophie 1935… 2007…

Un bon chanteur est un chanteur mort…

Source : Christian de Montaigu

Evaluation YDM,

Approche originale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour conclure,

jann-halexander-ticcala-variations_6p5e3_322xk7

 

Évaluation textuelle de cet album – Un bon chanteur est un chanteur mort – est de 115.85/9 soit 12.87/20.

Il peut donc être qualifié d’album textuellement bon.

 

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

 

 

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