Hugh Grant ou le donjuanisme polygame

D’abord on descend la polygamie comme si elle était une infamie. Ensuite, on promeut jusqu’au vomissement, Le couple. Enfin, on exècre le Don Juan ! C’est l’époque qui veut ça. Le féminisme abrutissant est arrivé à transformer les hommes en femmes avec une bite et des couilles. Nous en sommes là. Et la destruction de la masculinité ne cesse de s’amplifier.

 

Quelle n’est pas ma surprise d’apprendre ce matin qu’Hugh Grant, le fameux acteur, qui est au romantisme ce que le Big Mac est au McDo; aurait eu de manière quasi concomitante (période de 15 mois), trois enfants de deux mères différentes. Les ligues de vertus et autres parasites de la bien-pensance sont vent debout pour maudire ce pauvre hère de s’être trop bien servi de son engin.

 

Ses détracteurs l’accusent de donjuanisme égoïste et irresponsable, incapable qu’il serait de s’engager dans une vie de couple ou de famille classique. Source : LePoint

 

A-t-on encore le droit dans ce monde aseptisé, de multiplier les conquêtes sans souffrir de l’ostracisme de la majorité de la population ? Si Hugh Grant a envie de baiser à tout-va et demeurer célibataire, c’est son choix. Cette propension à obliger les hommes à se mettre en couple pour exister et être respectables socialement, indigne.

Nous devrions tous être colère contre cette propagande lancinante et saluer le bon comportement de ce dernier, qui, d’après la journaliste du Point (Ils en sont là aussi maintenant !), a offert des maisons voisines à la sienne pour pouvoir voir et éduquer ses gosses. C’est la preuve qu’il est un bonhomme, qui prend soin des mères de ses enfants.

 

A-t-il fui ses responsabilités ? Non !

A-t-il caché sa vision du mariage à ses conquêtes ? Non !

Est-il présent pour ses enfants ? Oui !

 

¿ Donde està el problema ?

 

Le problème : Grant n’est pas en couple, ne respecterait pas le couple, s’affranchit du diktat de la société. Grant est un « célibataire-polygame ». Ou un « Don Juan polygame ». Bref, à vous de trouver la bonne formule.

 

La France vomit la polygamie. Soit ! Mais au nom du respect de la femme et tout le bla-bla progressiste actuelle. Respecter la femme ne serait pas plutôt accepter ses choix ? Ont-elles des canons sur le front pour épouser ces hommes polygames ? La majorité des populations du monde est-elle si arriérée pour maintenir ce système matrimonial ? Je ne le pense pas. Et à tout prendre, je préfère une société où la polygamie est tolérée qu’une société où l’homosexualité est révérée.

 

Peut-être est-ce ma fibre africaine, mais j’ai du mal à m’opposer à la polygamie. Les femmes qui s’y engagent savent très bien qu’elles épousent des hommes déjà mariés. Elles y trouvent leurs comptes. Aux États-Unis, la communauté mormone pratique la polygamie sans que cela ne choque le passant. Il existe même un show dont un mormon et ses quatre épouses sont les vedettes. Les USA sont-ils une démocrassie ? Comment peuvent-ils tolérer de tels agissements ? Soyons sérieux, la polygamie n’a jamais tué personne. Ma foi, au rythme où l’on va, on risque d’interdire le donjuanisme.

 

La polygamie n’est pas une imposition. La polygamie n’exalte pas la soumission de la femme. Au contraire, il faut avoir vécu auprès de familles polygames, pour se rendre compte que les co-épouses sont très indépendantes, et chacune maintient un lien particulier avec son époux. La polygamie s’explique aussi socialement (les guerres provoquaient la disparition des hommes et des jeunes hommes; les femmes étaient incitées à se trouver des foyers de substitution) et c’est juste parce que les conflits sont devenus rares, que l’on assiste à une telle aversion entretenue de la polygamie.

 

Aujourd’hui où les couples se font et se défont au rythme des saisons (voir les innombrables exemples des vedettes de cinéma et de la musique), en quoi la polygamie diffère-t-elle foncièrement de ce papillonnage frénétique ? Qui respecte la femme avec laquelle il sort et lui donne un toit pour élever le produit de leurs passions passagères ou prolongées ? Qui respecte mieux la femme ? Hugh Grant ou George Clooney ?

Le célibat est la norme, le couple éternel perd du terrain et les vertueuses souhaitent à tout prix reconquérir ce qu’elles ont concouru à tuer. Vous avez voulu la liberté, vous l’avez la liberté. Simplement, les hommes se sont adaptés à vos nouveaux chantages sociaux :

– Pour une grande partie d’entre eux, ont perdu leurs cojones, se sont faits pousser des carapatas et élargir le faubourg;

– Et pour l’autre, ont désacralisé le mariage, perdu le respect de l’image sacralisée de la mère de leurs enfants, et redécouvert les joies de la polygamie, les difficultés désormais endossées exclusivement par leurs partenaires fémilibattantes.

 

Le couple n’est plus; c’est la préparation de l’étape d’après, le marchepied vers la prochaine conquête, la prochaine « co-épouse ». A l’orée de sa vie, l’homme se retrouve avec trois ou quatre mioches de mères différentes. Sans doute moins prolifique que la polygamie stricte, mais on y viendra avec cette mise en couple dès l’adolescence.

 

Aujourd’hui, on multiplie les couples. 1 semaine avec Monique, on rompt. Un mois avec Julia, on rompt. Un an avec Christine, on rompt. 3 ans avec Émilie, avec quelques écarts par-ci, par-là, au gré des rencontres sur Meetic ou Gleeden, un gosse en bas âge, on rompt. Et ainsi de suite.

 

Pour ne plus passer pour des goujats comme Grant, les petits malins multiplient les petites amies comme le pain et la société est rassurée. C’est un gars bien, il a toujours eu une petite amie. C’est vrai ! Mais des petites amies, il en a eu 10 fois plus que s’il avait été dans une mentalité plus ancienne. Il serait marié depuis bien longtemps. Et serait beaucoup plus responsable.

Les hommes abandonnent leur foyer, avec les félicitations de la société. Ils ont gagné le droit de quitter leurs femmes sans remords, sans avoir à se soucier du devenir de leurs enfants. Alors, ils en profitent.

 

 

Responsable ? Qui ? Moi ?

 

Il me souvient aussi d’un directeur de la première radio pour adolescents de France, pédophile, gourou et de gauche bien sûr, qui avait parlé, lui, de polygamie choisie pour son cas très médiatisé.

Qui a moufté ? Certainement pas mézigue ! Elles sont grandes, apparemment bien éduquées et introduites dans le gotha; elles s’adaptent.

 

Les femmes, qui les ont ramollis avec le féminisme de caniveau pratiqué par nos contemporaines, finissent par se plaindre de Grant. Ce Grant, qui lui, est bien plus responsable que la plupart des crétins qui obéissent à vos injonctions et vous quittent immanquablement, pour la quête d’un idéal disparu, uniquement par votre faute. A l’ancienne, Grant serait marié et s’il avait eu des relations extra-conjugales, il se serait arrangé pour ne pas avoir d’enfant et ainsi, respecter celle qu’il avait choisi pour faire sa vie.

Désormais, il est un père célibataire et il vous emmerde ; et la quenelle; il vous la met jusqu’à l’épaule. Car, mes chères chiennes de garde, vous le sentez bien que son papillonnage revendiqué n’est qu’une nouvelle forme de polygamie qui ne dit pas son nom. Ils sont redevenus polygames : ce que vous abhorrez par-dessus tout. Baisées !

Alors, après avoir interdit la polygamie pour des raisons qui me sont rationnellement étrangères, vous ameutez l’opinion publique pour vous attaquer à un type qui refuse le jonc du couple. Quand interdiriez-vous clairement le play-boy ?

 

Vous vouliez la liberté : vous l’avez, votre liberté, connasses !

 

 

Osez le bon sens !

YDM

 

 

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