Homosexualité en banlieue

Le drame de la banlieue n’est pas d’être un territoire abandonné à la violence, aux drogues et à toutes sortes de vilénies dont les médias sont férus; mais d’être tout simplement la bonne poire consentante de tout le système politico-médiatique de France. Au risque de choquer le sympathisant lepeniste, il ne se passe rien en banlieue. Rien. Et concernant les pédés, je crois que la banlieue est le lieu le moins dangereux où ils puissent habiter et s’épanouir en toute quiétude. En dehors peut-être de Paris, leur Gomorrhe, évidemment.

 

 

Les banlieusards, de manière générale, sont-ils homophobes ?

 

Très peu. Le problème dans ce milieu est le même pour tous ceux qui sont différents de quelque sorte que ce soit. En banlieue, l’uniformité est amplement promue. C’est ce qui explique le succès de l’Islam et la pénétration de pratiques et observances musulmanes dans les populations qui y vivent. Islam d’ailleurs en grande partie, de cosmétique, d’attitudes, d’images. C’est exactement comme la population française qui a des racines catholiques, se reclame à cor et à cri de la chrétienté mais pratique très peu. La banlieue est une enclave où l’Islam est religion de traditions mais en aucun cas, les populations qui y vivent ne sont des pratiquants acharnés de cette religion.

Cela dit, la plupart des habitants du 93 sont homo-incompatibles, homo-réfractaires (exactement comme si l’on est contre les absurdités des écolos ou contre les marabouts), virulents envers cette déviance pour des raisons largement traditionnelles, culturelles, religieuses mais ne sont pas homophobes. Bien sûr, vous trouverez toujours un crétin pour agonir d’insultes et de menaces caricaturales la communauté des invertis. Mais si vous grattez bien, vous vous rendrez compte que ce même crétin profère les mêmes insanités envers les autres communautés (noirs, arabes, blanches, jaunes, roms, handicapés…). C’est du folklore local, une sorte d’attitude virile, qui permet de s’intégrer dans la collectivité, de faire partie de la grande famille banlieue. Si vous êtes différent, vous êtes bizarre, vous êtes donc à éviter, vous êtes potentiellement dangereux. Et, ça s’arrête en général à ce niveau.

Les rares cas de violences envers les sodomites relevés et amplifiés par les médias sont presque toujours verbaux. Les homos le prennent mal mais il faut savoir qu’en banlieue, la vanne est un sport extrêmement courant et très pratiqué. L’on se vanne pour tout, sur tout et surtout, sur les points faibles de tout un chacun. Si vous êtes plus pauvre que la moyenne, vous serez moqué; si vous êtes écolo, vous serez moqué; si vous êtes un blédard, vous douillerez; si vous êtes gros, on vous resservira; si vous êtes moche, vous en souffrirez, si vous êtes aussi noir qu’un soudanais, l’on vous le rappellera; si vous êtes handicapé, on ne manquera pas de vous le signaler… La vanne est une soupape qui permet à tout un chacun d’accepter, d’intégrer l’autre. On se taille sur tout et donc, si vous avez le malheur d’être efféminé ou pédé, comme tout le monde, l’on vous vannera. Cela ne veut pas dire que ceux qui vous charrient vont mettre à exécution leurs paroles. Je reconnais que c’est très souvent de mauvais goût. Mais, personne n’a jamais été tué en banlieue parce qu’il était pédé. Que des gamins en bande, se laissent déborder par leurs hormones; cela peut arriver, c’est sûr. Mais  personne ne sera physiquement agressé parce qu’il est homosexuel.

 

Vous vous doutez bien que si l’homophobie était un sport en banlieue, les médias ne cesseraient jamais de relayer les multiples cas d’agressions dans les quartiers. La vérité, c’est qu’ils rament pour trouver des victimes et surtout, qu’en banlieue, au fond, comme dirait l’autre, tant que tu ne me fais pas chier, je m’en bats les couilles de ta tronche.

Les gens s’en foutent. On a bien des gens qui sont du Front National dans les quartiers, qui sont connus mais personne n’en a rien à cirer. Chacun sa merde. C’est ça la vraie logique de la banlieue. Les gens vaquent à leurs occupations, ont un avis sur des comportements déviants et peuvent se montrer très réticents face au déferlement de cette idéologie mortifère, mais en aucun cas, vous ne verrez des gens s’organiser pour chasser du pédé. Pour être un peu provocateur, l’homophobie, si elle existe en banlieue, est réactive, passive. Si vous êtes pédé, que vous vivez votre vie sans esclandre ni provocation des habitus de votre environnement, les gens vous ficheront une paix royale.

Et jamais personne ne tolérera que l’on s’attaque délibérément à une personne parce qu’elle est homosexuelle. Surtout dans le climat actuel où la banlieue est la raison de vivre de toute la France. Les autorités religieuses seraient les premières à réagir. Et les jeunes aussi. La différence, l’incompréhension, ils connaissent.

Il ne faut pas oublier que les hétéros sont actuellement les plus gros sodomites de la planète et que de nombreuses filles d’origine maghrébine, pour des raisons de mariage, pratiquent la sodomie. Or, jusqu’à preuve du contraire, c’est bien des garçons de ces quartiers qui les en…lent. Or, c’est aussi tabou de dire que l’on a ces pratiques en banlieue. En fait, la sexualité est difficile en banlieue pour tout le monde. Les filles se font traiter de putes si elles ont des petits-amis, des petits-amis d’autres races et les garçons, s’ils n’en ont pas. Tout le monde douille. Il n’y a pas de raison que les homosexuels en soient exclus.

 

Certains disent vouloir s’embrasser dans la rue, se tenir par la main et jouer les gaulois impudiques. Allez faire ça sur Paris. Cela est clairement considéré comme une provocation, comme du prosélytisme homosexuelle et je suis au regret de le dire, mais ça ne passera pas. Même pour un homme et une femme. Même les couples hétérosexuels ne sont pas dans ce genre d’effusion sentimentale publique. Les relations sont beaucoup plus conventionnelles: on respecte les autres dans l’espace public, on se respecte, on se comporte, on vit sa passion amoureuse dans la discrétion de son foyer. Sinon on gêne. Même pour des hétéros. D’ailleurs, il n’y a rien de plus insupportable que de voir deux moches qui s’embrassent dans la rue. Les gens sont davantage prudes que la moyenne française et donc, voir deux hommes roucouler dans la rue est interprété comme une incitation à l’abjection et il est évident que la plupart des gens qu’ils croiseront le leur diront. C’est du bon sens. On ne batifole pas dans les rues. Pédé ou pas.

 

D’ailleurs, ce serait bien de demander à l’homosexuel des Grandes Gueules sur RMC si son partenaire ou lui-même, ont  jamais subi une seule agression physique. Ils vivent à Saint-Denis depuis plusieurs années, il est connu et reconnu puisqu’il passe dans les médias et malgré la diabolisation qui a cours dans les médias sur la banlieue, il n’a jamais perdu un seul cheveu à cause de son état.  Le représentant du Cran, ce truc de nègres de salon, est un pédé revendiqué : aucune organisation noire, aucune personnalité noire, aucun négro de banlieue n’a exigé son renvoi. Dans les médias, on a vu passé un imam homosexuel qui a fait un débat avec Ramadan : les musulmans ne lui ont pas fait un sourire berbère. Magloire et McDoom nous ont foutu la honte pendant des années à la télé : personne n’a jamais édité une fatwa contre eux. Les gens n’en ont rien à foutre. Contrairement au reste de la France, en province notamment, où chaque année apporte son lot régulier de victimes de bastonnades pour cause d’homophobie. C’est un constat qui peut être fait assez facilement. Il suffit de cocher les lieux où ont eu lieu les agressions envers eux pour se rendre compte de la réalité.

 

Je soupçonne d’ailleurs ces personnes qui prêchent l’homophobie en banlieue de vivre sur une belle rente. Cela paraît tellement évident. Banlieue-homophobe. Toutes ces associations qui vivent sur le dos des français ont tout intérêt à raconter n’importe quoi, à corrompre les esprits avec des asertions fallacieuses, infondées, à véhiculer une image dégradée de la banlieue pour pouvoir justifier leur présence et surtout, leurs cacahouètes. La pleurnicherie victimaire a encore des beaux jours en France et la banlieue est le territoire qui concentre toutes sortes d’acrimonies aux dires de ces propagandistes. Comptons, dénombrons et vous verrez que l’homophobie en banlieue est une activité lucrative pour les médias, les associations, les politiques, mais certainement pas pour les homosexuels qui aspirent à vivre normalement. Il n’y a pas d’homophobie tel qu’on l’imagine en banlieue. Au contraire, vous pouvez être ce que vous voulez, tant que vous ne faites pas chier les autres.

 

Maintenant, je reconnais bien volontiers qu’il vaut mieux vivre sa sexualité en toute discrétion pour un pédé, mais aussi pour un exhibitionniste, un sadomasochiste, un scatophile et je ne sais quelle autre perversité sexuelle. Et pour l’hétérosexuel aussi. Et que les familles de banlieue ne veuillent pas d’homosexuel dans leurs rangs, est quelque chose d’également partagé par le reste de la population. Être homo dans n’importe quel milieu familial, c’est compliqué. Mais jamais vous n’entendrez qu’un père a tué son fils ou sa fille parce qu’il était un macoumé. L’homosexualité en banlieue est tabou, comme en France. Qu’il en ait honte, qu’il veuille le cacher, qu’il fasse tout pour le faire changer, oui. Que l’on agresse et tue des homosexuels en banlieue, non. C’est totalement faux. Et vu le nombre de communautés, la diversité culturelle de la banlieue, j’ai même la prétention de croire qu’un homosexuel équilibré s’y épanouirait davantage qu’en province. Et même à Paris où l’on assiste à une homosexualité de divertissement, de consommation, de représentation, de jeunisme, une babylonisation assumée et accélérée des esprits.

 

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

 

 

 

 

2 Comments on "Homosexualité en banlieue"

  1. a l »attention de l’auteur,
    Bonjour,

    très bon article.. 🙂
    mais sur quelles bases vous etes vous appuyé pour le rediger? (vécu, recits, ami ou relation gay de banlieue? etc)

    Car j’ai peur que ce soit quand meme risquer de dire que on est gay en banlieue, meme si on est pas effeminé et leur ressemble..ü

    Merci de votre réponse

    • Bonjour,

      Je m’appuie sur mes observations par rapport aux cas dénoncés bruyamment par les médias. Il y’a très peu de cas de violences physiques sur les gays en banlieues. Vous vous rappelez la fille du RER qui s’était tatouée une croix gammée sur le ventre et qui avait accusée les jeunes d’antisémitisme. C’est toujours les mêmes procédés avec la banlieue. On prend trop ces ados et ces jeunes pour des abrutis mais en réalité, quand vous allez au fond des histoires, vous vous rendez compte que c’est toujours des manipulations, de la pleurnicherie organisée, de la diabolisation à des fins bassement politiques. Être gay est une tare partout, même en banlieue: mais personne ne vous chassera, ne vous battra. Les gens s’en foutent tant que vous ne les provoquez pas, vous n’en faites pas un étendard. Ce qui est assez abscons. Le fait de se faire enculer ne peut pas être un projet politique. J’attends que l’on me démontre le contraire. Jamais je n’ai entendu qu’on avait molesté une personne parce qu’elle est gay. Donc, j’en parle, parce que je vis et travaille depuis de nombreuses années en Seine-St-Denis.

      J’ai pas de relations avec ce monde mais je crois qu’il y a des organisations lacrymales qui ont tout intérêt à véhiculer cette idée de violences des banlieues envers les invertis. Je ne dis pas non plus que les gays sont les bienvenus en banlieues mais plutôt qu’ils ne leur aient jamais rien arrivé de grave. Par contre, en province, j’ai la sensation que l’on y passe plus facilement à l’acte, à la bastonnade, au meurtre. Donc, il faut rétablir les réalités. Je rappelle que les tags de croix gammées et tout le folklore médiatique sur l’antisémitisme en banlieue sont aussi exagérés. Combien de cimetières tagués en banlieues, de juifs attaqués, de synagogues vandalisées ? La vérité est toujours cruelle. Comme dirait l’autre, il faut regarder par sa fenêtre au lieu d’allumer sa télé.

      C’est sûr que si vous révélez votre homosexualité, vous serez un pestiféré pour tous et surtout pour votre famille. Comme partout. de là, à vous ratonner, je ne crois pas.

      Cordialement,

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