Guerre en Centrafrique : et si les centrafricains devenaient camerounais ?

Utopique ? Mais ô combien évident pour qui souhaite pacifier les rapports entre centrafricains musulmans et chrétiens.

 

623 000 km² pour 5 millions d’habitants, des peuples partageant les mêmes coutumes et rites, le français comme langue officielle, la proximité géographique et la double spécificité religieuse, les monnaies semblables et l’appartenance à la CEMAC… La Centrafrique a vocation a se rattacher au Cameroun et a formé un territoire commun.

Le fait de rejoindre le Cameroun permettrait à ce grand pays de profiter de l’expérience et du dynamisme de l’économie camerounaise. Le Cameroun a une longue expérience de la gestion des relations inter-ethniques, vernaculaires et religieuses.

Je pense qu’un référendum devrait être organisé pour demander aux centrafricains s’ils veulent rejoindre le Cameroun.

Les territoires dont nous héritons aujourd’hui sont le fruit de la colonisation et j’ai la sensation que le renouveau de l’Afrique et des africains passe d’abord par une redéfinition de leurs territoires, de leurs appartenances, et même de leur dénomination.

400 ans d’esclavage et de domination, ça aliène. Cameroun et Centrafrique peuvent et doivent faire un pour un développement plus pérenne de la région centrale. Nous y avons tous intérêt. Comment faire du business à portée de feu et d’exactions de Bertoua ? N’avons-nous pas le devoir de nous réinventer, de nous débarrasser des scories d’un passé putride ?

Et pour l’utopie, rappelons que jusqu’à la réunification des deux Allemagne, personne n’y croyait. Et pourtant, le rêve est devenu réel et perdure sans aucune remise en cause. Le politique ne trouve sa justification que dans ce type de vision. La Corée du Nord et du Sud sont aussi habités du même sentiment d’unification et une part non négligeable de ces populations sont pour l’unité. D’ailleurs, pour pouvoir vivre en paix, ces deux pays devront tôt ou tard, se confondre.

En termes économiques, le Cameroun peut supporter l’absorption de ses frères centrafricains dans son rang et ensemble, mettre en route des stratégies de développement de l’énorme territoire centrafricain. Des zones d’exploitation forestière ou agricole pourront ainsi être mises en avant pour attirer les agriculteurs camerounais. Les infrastructures doivent être construites ou réhabilitées; ce sont des marchés qui feront travailler les deux populations. Et le brassage des populations peut être promu par le mariage, et les déplacements dans le vaste pays.

 

En terme de géopolitique, cela donnera encore un poids important aux centro-camerounais et nous permettra d’exister en face du géant nigérian. Car, il faudra couvrir tout ce vaste territoire d’une présence militaire et donc, investir et protéger les populations et les intérêts du pays.

1000000 km², 35 millions d’habitants. Il faudra faire des enfants, beaucoup d’enfants et des incitations peuvent être mises en place pour hâter cette couverture (création d’écoles et d’écoles spécialisées en agriculture, lycées techniques, et universités. Couverture sanitaire et facilités administratives pour faire du commerce, de la distribution. Octroi de prêts pour acquisition de terres et matériels agricoles des nationaux, exonérations fiscales pour les agriculteurs qui font des enfants, immigration contrôlée de populations étrangères,…).

 

Bref, il y’a tout un monde qui s’ouvre à nous, si nous nous donnons la peine d’oser. Et ça sera toujours mieux que de supplier l’ancien colon de venir vous secourir. Côte d’Ivoire, Mali, Niger, …. Aujourd’hui Centrafrique. C’est à nous africains de trouver des solutions à nos problèmes. Et même s’il faut passer par des résistances, des bains de sang et des privations orchestrées par l’oligarchie financière, le salut passera toujours par ces sacrifices, par l’audace, par la volonté de s’affranchir de toutes les contingences pour contrôler nos destins. Cela pourra être le début d’une vraie souveraineté, l’étincelle que nous attendons tous, la fin de la néo-colonisation dont laquelle nous sommes plongés depuis les indépendances.
Aux centrafricains de faire le premier pas et les camerounais vous accueilleront à bras ouverts.
Osez le bon sens !
YDM

1 Comment on "Guerre en Centrafrique : et si les centrafricains devenaient camerounais ?"

  1. mon frère je ne sais pas si tu es camerounais ou centrafricain, mais moi je suis camerounaise et j’y es pensé exactement comme vous et sa depuis que je connais la véritable histoire de nos voisins centrafricains, mais pour ça biya doit partir, et nos jeunes les SENFO TONKAM ET CONSORTS se chargent de la réunification, en tout cas MOI JE SUIS PARTANTE, JE VOTE OUI.
    merci mon frère, j’ai crue que j’étais la seule à rêver de ça.
    très bon site.

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