Françoise Laborde, une plagiaire au CSA

Il y a quelques semaines, je vous parlais de la vérole qui était devenue consubstantielle aux élites de ce pays : le plagiat. Voici une énième illustration de la putréfaction de ces milieux, qui ne cessent de donner des leçons de morale à la terre entière.

Françoise Laborde, femme qui commente le monde depuis 42 ans, vient d’être reconnue coupable de plagiat.

la journaliste et membre du CSA Françoise Laborde s’est rendue coupable de plagiat dans son livre écrit avec Denise Bombardier, Ne vous taisez plus (Fayard) !

 

Cet ouvrage de deux féministes de la 25ème heure, dénonçaient le machisme à la française et l’assujettissement des femmes. Il ne se passe pas une journée en France sans qu’on ne crée une nouvelle réglementation pour protéger les femmes et féminiser les hommes, ces sacs de sperme misogynes et archaïques. Mais, ces pauvres dames ne s’en sont pas rendues compte. L’heure est à la femme, l’époque est féministe, la cause est porteuse, des vocations naissent, d’autres s’affermissent, des guerrières longtemps caniches se révèlent.

Par contre, la caissière du coin n’a toujours pas vu les retombées des combats épiques menés en son nom par des bourgeoises, des assistées de la vie, des calèges entretenues, en quête d’honorabilité et de privilèges (rappelons que le dernier combat en date porte sur 50% des postes aux conseils d’administration des entreprises; étant entendu que la manutentionnaire en fonds de cale du Marie-Séraphique se réjouit d’avance de savoir que l’amie, la fille ou la maîtresse du patron ira becter des petits fours une à deux fois par an dans un grand hôtel parisien pour acter son licenciement, en lieu et place du grand méchant homme qui occupait ce poste auparavant).

 

Ainsi, les moraleuses révoltées ont été rattrapées par la patrouille : elles ont tellement respecté les femmes, Claire Levenson, et ses co-auteurs Clémentine Autain, Jenny Brown, Mona Chollet, Sophie Courval, Christine Delphy, Rokhaya Diallo, Béatrice Gamba, Michelle Guerci, Gisèle Halimi, Christelle Hamel, Natacha Henry, Sabine Lambert, Titiou Lecoq, Marie Papin, Emmanuelle Piet, Audrey Pulvar, Joan W. Scott, Sylvie Tissot, Najate Zouggari; qu’elles se sont données l’autorisation de les plagier.

 

Vous savez, ces gens bien qui pavent nos avenues, nos petites lucarnes, nos paliers et qui ont du mal à respecter eux-mêmes les règles élémentaires de déontologie. Qui savent mieux que vous-même, ce qui est bien pour vous…

 

La question est de savoir que va faire le réseau, le CSA pour défendre leur membre plagiaire. Le retour de bâton est assez terrible pour celle qui pourfendait à juste raison d’ailleurs, l’attitude de DSK à New York. Maintenant que la jurisprudence Cahuzac est de mise, madame Laborde va-t-elle avoir le cran de présenter sa démission du Conseil Supérieur de l’Audiovisuelle ? Car, il me souvient qu’elle est montée au front pour protéger les petites têtes blondes, des dangereux films violents que produit le très innovant et sanguinolent cinéma français. Des belles valeurs, de la hauteur pour éduquer nos enfants.

 

Une plagiaire est-elle encore bien placée pour éduquer nos enfants ?

 

Aura-t-elle le courage d’abandonner son confortable steak (Les membres du CSA gagnent 8.000 euros par mois. Un salaire qui leur sera versé pendant 7 ans, c’est à dire un an de plus que leur mandat)comme Jérôme Cahuzac et d’aller conseiller ses collègues dans les écoles de formation sur les dangers de la contrefaçon?

 

Ou finalement, le plagiat n’est pas si grave dans ces sphères : tout le monde y a trempé ses doigts et personne ne lui en voudra de cette petite, toute petite, infime, infinitésimale erreur de jugement ? 40 piges de commentaires ne se remettent pas en cause pour ça, tout de même ! Faites-lui confiance comme vous avez fait confiance au très grand pro et confrère qui a chuté malencontreusement sur Bintou, la femme de polygame.

 

Je peux vous le déclarer d’avance : il ne se passera rien. On lui conseillera de ne pas faire de vagues, de se terrer un moment et dans quelques mois, elle nous reviendra, lavée de son plagiat.

 

Françoise Laborde est chevalier de l’ordre national du Mérite, et officier du Mérite agricole. Elle est également vice-présidente du Press Club de France.

 

Désormais, c’est bien cela, le mérite, en France.

Vivement la prochaine remontrance de Mère Laborde, que je rigole un bon coup, de ces crasses qui meublent nos hautes sphères et me désespère par leurs atavismes malsains, leur indignité, leur déshonneur.

 

Ne vous taisez plus ! avaient-elles dit aux femmes. Volez les idées des autres !

 

De son côté, Denise Bombardier fulmine et clame son innocence. « Je n’aurais jamais pu m’imaginer qu’une personne que je connais, une ex-présentatrice du journal télévisé sur France 2 (Françoise Laborde, ndlr), puisse faire une telle chose, note-t-elle. Je suis renversée de voir ce qui est arrivé. Elle n’a pas donné ses sources ! Elle n’a pas dit qu’elle avait pris ça sur un site Internet… », explique-t-elle au Journal de Montréal.

 

Journalisme à la française, ma chère Bombardier… Journalisme à la française. Tu l’as dans le baba… Et c’est une féministe qui te l’a mise bien profond. Ta carrière s’achèvera sur cette déconvenue. Ne t’inquiète pas, ma pauvre ! On s’en remet. Et même très facilement. Demande à PPDA. Il s’en est sorti magistralement.

 

 

Osez le bon sens !

YDM

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