Fonds d’investissement qatari pour la banlieue

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Nous avons appris ce weekend qu’un fonds d’investissement qatari était pourvu de 50 millions d’euros, destinés aux projets et initiatives économiques en banlieues françaises.

Réaction

Cela devient intéressant de se rendre compte de la multiplication des offensives d’autres pays à l’encontre des quartiers, comme dirait un journaliste.

Les suisses débarquent pendant les émeutes et créent le Bondy blog; le bilan n’est pas terrible. Néanmoins, ils n’ont pas attendu que les poules aient des dents pour lancer un média pour la banlieue.

Les États-Unis n’hésitent pas à élargir leurs sphères d’influences géopolitiques en usant du soft power, et donc, en organisant des pèlerinages dans leur pays pour de jeunes hommes et femmes politiques repérés et considérés comme des futures élites.

Sous l’impulsion de l’ANELD, une association d’élus, le Qatar débarque dans la sphère économique, en banlieues avec 50 millions d’euros pour financer des entrepreneurs locaux.

Le mouvement est enclenché et cette fois-ci, un nouveau sillon d’opportunités vient véritablement d’être créé. A condition de ne pas être dupe de la logique d’ensemble engagée par ces pays. Mais, cela engage directement la responsabilité du gouvernement français.

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Nous avons soumis notre plateforme dédiée au partage scolaire, www.claireyvesandre.com, à la connaissance de ce fonds car nous pensons qu’il est d’utilité sociale et économique pour les familles banlieusardes et pour leurs enfants en particulier.

– La crise économique aura un impact direct sur le budget éducation des familles; surtout celui des classes moyennes.

-Le gouvernement ne pourra pas indéfiniment maintenir l’exonération fiscale de 50% dans les cours à domicile, en cette période de récession.

– Le niveau scolaire des enfants français baissent depuis plusieurs années et celui des enfants de banlieues est encore plus dramatique. Les méthodes de travail sont à interroger, des alternatives réalistes à trouver.

– Les étudiants sont sous-valorisés pendant leur cursus universitaire.

– Il n’existe aucun réseau organisé de cours à domicile dédié à ces villes, aux classes populaires; le travail au noir des étudiants est la norme dans le soutien scolaire en France. Avec le système actuel adossé à l’assistanat fiscal, il est pratiquement impossible pour des familles modestes de payer 30€/heure pour ce service.

Nous savons que les enfants les plus décrochés scolairement sont issus de ces lieux. Nous avons toujours pensé que le partage scolaire répondrait plus efficacement à leur attente : réussir sur les bancs.

Les duos et les trios (dyades et triades, diraient les spécialistes) rendent le soutien scolaire abordable. Du simple bon sens.

Entre voisins d’immeuble, de quartier ou au sein de familles nombreuses, il suffit aux parents d’associer leurs enfants en difficulté scolaire et de partager équitablement le coût des prestations.

Dans les quartiers, les enfants vivent ensemble, s’amusent ensemble, grandissent ensemble. Pourquoi n’apprendraient-ils pas ensemble ?

– Permettre aux enfants d’apprendre ensemble avant de s’amuser

– Permettre aux étudiants devenus tuteurs scolaires, d’avoir une utilité sociale plus valorisante, concrète et émancipatrice.

Par conséquent, nous saluons cette arrivée de fonds qui rendra visible certainement de jeunes entrepreneurs, révélera des projets fermés au système classique, pour des raisons que nous avons déjà développées dans un autre article, précis du capitalisme français.

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Cette impulsion est aussi vitale car elle permet de bousculer les usages en banlieues. Il est capital que le mode de développement ici devienne entrepreneurial, légal et non associatif et illicite.

On ne développe aucun pays avec des colis, on fait juste vivre le postier.

Pour preuve, des milliards ont été versés en pure perte depuis des décennies dans les quartiers populaires: pour quel résultat probant ?

L’associatif ne sortira jamais la banlieue de sa situation. Il faut en prendre conscience et ce fonds rappelle l’évidence à tous ceux qui veulent encore maintenir un système inefficace et dispendieux, brandissant son misérabilisme comme un idéal de société.

Il est donc temps pour les élites politiques de ces quartiers de trouver autre chose que les sempiternels emplois-jeunes et subventions aux associations à l’efficacité douteuse, pour ne pas dire inexistante.

Félicitations à Kamel Hamza et à ses camarades édiles pour leur prise d’initiative.

L’ambassadeur de ce pays souhaite aussi recevoir des CV d’étudiants de banlieues pour leur offrir un travail dans son pays.

Ce deuxième point s’inscrit aussi parfaitement dans l’attitude conquérante que nous avons toujours prôné chez papapedago.com

Étudiants d’origine immigrée, si vous avez toutes les peines du monde à exister en France, pourquoi vous acharner bêtement à insister ?

Ces pays ont besoin de cerveaux pour se développer et sont prêts à vous accorder toute leur attention.

Plus de prétextes, plus de pleurnicheries, plus de sous-entendus, plus de représentants illégitimes, plus de Halde : du concret.

Vous avez été sponsorisés pendant toutes vos études par l’État. Si au moment de payer votre dîme, de rembourser cet effort collectif, il n’y’a pas de places pour vous, vous n’avez pas à vous sentir coupables d’exporter vos connaissances.

A l’étranger, elles rayonneront aussi positivement sur la France; cette dernière devenant reconnue pour la qualité de tous ses étudiants, de tous ses travailleurs.

Aussi, pour tous les étudiants de ces quartiers, nous rappelons notre vision :

– Si vous souhaitez rester en France et être maîtres de vos destins; créez votre entreprise

– Si vous souhaitez travailler sans être aigris et vous accomplir professionnellement; exportez votre connaissance

Osez le bon sens !

YDM

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