Feu Chatterton – EP – inspiré et prometteur

Feu Chatterton

Leur nom s’inspire d’un tableau du peintre britannique du XIXe siècle Henry Wallis. Une référence un brin décalée, à l’image du groupe. Les cinq membres de Feu! Chatterton se sont rencontrés sur les bancs du lycée. Depuis quelques mois, la cave qui leur servait de local de répétition a bien changé. Première partie de Fauve au Bataclan, ils font désormais parler d’eux. Avec leur look de dandy, ils s’inscrivent dans la frange des groupes à texte, le fameux « spoken word ». De Brel à Ferré en passant par Television, Led Zeppelin ou Radiohead, le quintet revendique de chanter en français. Les arrangements rock se mêlent aux textes poétiques, interprétés avec prestance par le chanteur Arthur.  Source : le monde

 

 

 

 

 

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Évaluation textuelle de cet album – EPest de 42.68/4 soit 10.67/20.

Il peut donc être qualifié d’album textuellement passable

 

 

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Qu’ai-je pensé de cet album ?

Profond, frais, racé, intelligent, puissant, revigorant. Un délice. A suivre !

 

 

 

 

 

 

EP – Textes et paroles

 

 

 

 

 

 

1. Côte Concorde

Il pleut, il pleut à Giglio
Vieille commune ennuyée
De la côte Toscane
Triple, triple A idiot [2]

Il nous faut oublier [0]
Comme D point Strauss-Kahn [2]
Voilà ce que titrent à la capitale
Les journaux ce vendredi là [1.75]

Une écriture accidentée comme les routes
Paysage, où le temps se dilate
Où le temps se dilate [1]

Vendredi 13, à bord du côte Concorde,
Alors que le capitaine tarde,
A lancé les feux de détresse
A lancé les feux. [+1]

Si près de la lagune,
a tangué le navire
L’homme amusé depuis la dune, [2]
Vois le ferry mourir [1]

Du ciel tombe des cordes,
Faut’il y grimper ou s’y pendre
Sur le pont du côte Concorde [2]
5 étoiles dans la nuit sont mortes

Voilà ce qui arrive
quand les bicoques sédentaires s’en vont voir du pays
Parade devant la rive [2]
mais les eaux couleurs d’eau … ne sont pas édentées

Ainsi petit rocher voulut croiser ta course
pirate somnolent mille fois dérangé [2]
par tes folles néons et le bruit de ta bourse [2]
Il a mordu dedans, il a mordu dedans [1]

n’est ce pas le ciel qui a ô en lui la chute du vaisseau [1]
par la pierre éventrée dans sa panse alourdie
n’est ce pas machine à sou
L’eau est entrée, l’eau est entrée, l’eau est entrée, l’eau est entrée [1]

Source : parolesmania

Evaluation YDM,

 

– Rimes 21.75/35 pts
– Punchlines 1.75/2 pts
– Profondeur 0.5/1 pt
– Mélodie 0.75/1 pt
– Flow 0.75/1 pt

Sous-total 25.5/40 soit 12.75/20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. La Malinche

Madame je jalouse
Ce vent qui vous caresse
Prestement la joue

Des provinces andalouses [2]
Et panaméricaines
Ce vent suave est si doux [1]

Ce vent qui vous caresse la joue !
En ces provinces andalouses
Lui vient se poser contre votre peau d’acajou [1]

Quand je reste à Paname…

Oh oui

A chaque missive l’avouerais-je
Je crains de vous causer l’ennui
Et cette attente comme un missile [0.5]
Endolorit ma tête grège [2]

Que deux fois passe le jour
Et vienne la nuit
Passe le jour [1]

Ouais, vienne la nuit
Que tu me reviennes toi sur l’autre rive !
Es-tu avec un autre ?

Les choses nous échappent
Pourquoi les retenir
Par le bout de l’écharpe ? [2]
Si vite devenir [2]
Étranges, étrangers l’un à l’autre
Au cou le souvenir étrangle… [+2]

Native des contrées
Où Cortés est venu
Trouver haine et fortune
Tu sais de mémoire ancienne
Te méfier des braves
de leur soif inopportune ! [2]

Combien de lâches sont venus ici
Courir chimères à coup de fusils ? [2]
Ivres de gloire ont-ils pensé que ton cœur
Serait conquis percé de flèches et de rancœur [1.75]
Comme tes côtes mexicaines !

De Malinche, de Malinche [1]
Il n’y en aura qu’une

Source : parolesmania

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    20.25/40 pts
–  Punchlines              1.75/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  23.75/45 soit  10.55/20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. À L’aube

Nous étions frères un jour et les choses ont changé, c’est vrai
Il est parti, dix-huit mois à l’autre bout de la terre
éprouver son corps et sa tête dans les champs de bananes d’Océanie
où l’on se lève à l’aube

Éprouver le reste sur les plages asiatiques
où l’on goûte au bonheur de synthèse
et aux espaces infinis que les eaux couvent la nuit [2]

Et si nous avons pleuré ensemble ce jour de septembre [1]
où nous nous sommes quittés,
c’est qu’on savait que l’infinie tendresse, [1]
la mémoire et le téléphone mobile sont peu de choses contre la distance,

que tout allait changer
Il est parti
C’est qu’il se lève à l’aube
Ouais, faut bien s’arracher [0]

D’abord il y a l’âge libre avant la vie domestique,
qu’on attend tous comme une sentence absurde et nécessaire
Et puis ces chimères à fuir qu’on croit laisser aux portes des avions long courrier
Enfin, la peur de s’engraisser ici,

que le confort nous abêtisse [1.75]

Dans nos longues nuits blanches
qui s’en allaient mourir dans le cendrier,
On a beaucoup rêvé, attendu que les choses adviennent,
comme par enchantement, [1]

Des lendemains de ces soirs grisés [-1]
Il me souvient surtout l’odeur amère du tabac froid
La torpeur qu’engendrait le shit qu’on fume
L’impuissance et l’orgueil

Il faut choisir
La vie est ailleurs
Voilà ce qu’on se disait

Avant son départ il était déjà moins bavard [1]
que lorsque je l’ai connu, huit ans plus tôt
C’est qu’il n’y a pas d’âge pour avoir de vieux démons
Les siens lui parlaient, je crois, de filiation et d’arbre généalogique

A celui-là aussi, on coupe les branches qui font ombrage
et les feuilles meurent à l’automne
Alors j’ai compris ses silences
Et je l’ai partagé
Je me suis aussi dit que j’étais moi-même
sans doute moins fougueux, moins dispendieux [1]

qu’en notre prime adolescence [2]
Lors, on découvrait comme tout le monde
le péril de toute véritable entreprise
de séduction et la saveur des lèvres

maladroites et conquises. [2]
On apprenait aussi par cœur les mystères [1.5]
âpres et charnus du con féminin
qu’on touche d’abord avec les doigts
Et surtout, surtout, l’insolent et naïf sentiment de liberté, ?
Quand on prend la route du voyage pour la première fois [2]

Source : parolesmania

Evaluation YDM,

 

 

–  Rimes    17.25/51 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.75/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  20.5/56 soit  7.32/20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. L’heure Dense

À cette heure
De spleen et d’ennui,
À cette heure dense
Moi j’irai faire
Parler faire saigner la nuit, [2]
Faire briller les gyrophares.

Il est près de minuit/une heure bientôt fermera la boutique,
Et quelques désirs mineurs hantent mon crâne embouti. [1.5]
À cette heure moite et dense, la nuit a revêtu
Sa longue longue robe altière, et ses fines ballerines,
Voila qu’elle tourne et qu’elle danse, pensai-je, mais rêves tu? [2]
En langue langue rimbaldienne, à mon tour je l’injurie. [1]

La rose et le réséda

Indifférente aux astres mutants [1]
Indifférente à la mémoire dite,
La nuit danse mais putain,
Que cache-t-elle dessous sa gabardine? [1]

Toi nuit omnisciente comment comment oses-tu
Garder garder le silence et toutes ces choses dures? [1.75]
Un petit sourire d’Éole et je crois bien que j’aperçus
En un instant comme un éclair l’envers de son manteau
Une fois but le punch créole je pourrais m’asseoir dessus. [2]
Ma tête et mon esprit clair, j’en ai des calculs mentaux. [2]

Aaahaaahaahaaha.

Source : parolesmania

Evaluation YDM,

 

 

– Rimes 14.25/24 pts
– Punchlines 1.5/2 pts
– Profondeur 0.5/1 pt
– Mélodie 0.5/1 pt
– Flow 0.75/1 pt

Sous-total 17.5/29 soit 12.06/20

 

 

 

 

 

Pour conclure,

 

 

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Évaluation textuelle de cet album – EP – est de 42.68/4 soit 10.67/20.

Il peut donc être qualifié d’album textuellement passable

 

 

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

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