Etage des morts

 

 

 

 

 

 

 

Les cœurs gorgés d’amour se délavent
Vermillons sont les larmes et les salives
Les rigoles charrient ces effluves
Sur le bitume, une armée se lève
La raison s’isole, un peuple se love

Dans les bras de la colère
Leurs falourdes n’ont pas belle allure
Demain, leur zèle vaudra de l’or
Là-haut, maîtres et contremaîtres hilares
Festoient, Lilith joue de la lyre

Il n’y a plus que la haine qui nous rassérène
C’est un jour banal sous ces latitudes
Un de ces jours où l’on a peu de certitudes
Sur ce qu’il y’a de bon dans une âme humaine
Il y’a belle lurette que nos fois ont rendu l’âme

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