Du fonds d'investissement qatari pour la banlieue à un fonds d'investissement de footballeurs de banlieues ?

Vous souvenez-vous du fonds de 50 millions d’euros qataris pour la banlieue ? Pour aider les jeunes entrepreneures de ces quartiers à avoir accès à des investisseurs prêts à les épauler dans la création ou la maturation de leur entreprise ? Vous vous en souvenez ou pas ? Car, moi je m’en souviens comme si c’était hier.
Depuis, il a coulé des arabes sous les ponts, il y’a eu des révolutions et ma foi, rien n’a vraiment changé. Le fonds qatari pour la banlieue est désormais un doux souvenir. Les politiques, très grands visionnaires, ont enterré l’initiative et abandonné la banlieue à son triste sort, à savoir : l’assistanat, l’État, le football, le rap et la providence.

Pauvres Hamza and co, partis la fleur au fusil importer l’islamisme qatari dans les quartiers contre 50 bâtons. C’est bien connu que les banlieues ne sont pas une zone traversée par des bourrasques fondamentalistes: seuls les élus politiques ont le droit d’aller quêter auprès de l’émir de Doha.

Rappelez-vous d’Eric Raoult, de Rachida Dati, d’Eric  Besson et toute la palanquée de pourfendeurs de l’Islam triomphant devenus au prix de menus cadeaux, visiteurs assidus, conseillers et même encenseurs de l’émirat rétrograde… Pour eux, Fly Emirates est une réalité et non un logo sur le maillot de Chelsea. Les fantasmes, ils sont pour vous.

Que représente le trafic de drogues dans les quartiers ?

Mais non, les 50 millions qataris vont déboussoler l’esprit de ces pauvres crétins et les mener directement vers le terrorisme. Vu qu’un entrepreneur issu de ces cités ne peut être qu’une bonne poire influençable et prédisposé à l’intégrisme. Le Qatar ne peut être un business angel. Ces sauvageons si malléables se laisseront avoir par leurs riches  cousins bicots. Mais nous, castes supérieures éduquées, pouvons frayer avec eux, gratter quelques billets sans nous compromettre.

Les politiques, une fois de plus, nous ont montré l’immensité de leur bêtise et surtout de leur manque de clairvoyance. 50 millions, c’est moins que le salaire global de Zlatan. Vous remarquerez d’ailleurs que lorsqu’il s’agit de les divertir, ces élites, en inoculant des centaines de millions d’euros dans l’équipe de football de la capitale, comme par hasard, l’islamisme des qataris peut être soluble dans la démocrassie. Au peuple parisien, du pain et des jeux. Enfin ! Des miettes de pain et beaucoup de jeux. Jusqu’à quand ?

 

Vous connaissez la dernière ?

Des suédois ont décidé d’agir en banlieues en finançant une académie de jeunes entrepreneurs, YUMP. Personne, évidemment, n’y a vu une opération de féminisation des esprits banlieusards ou une forme élaborée de prosélytisme luthérien.

 

 

 

Épilogue des 50 millions du Qatar ? L’État français va y rajouter 250 autres millions et créer un fonds commun pour toute la France. Quand ?

Quand ?

Un jour.
Aussi, j’ai eu une idée simple qui permettrait aux footballeurs de redorer leur blason et de faire quelque chose d’utile pour la communauté et le vivre-ensemble. D’être autre chose que des neuneus qui tapent dans un ballon et ne se soucient de rien d’autre dans la vie que de leurs coupes de cheveux, dans l’opinion publique.

Je sais qu’il est très facile de construire sur l’argent des autres mais j’ai la sensation qu’il faudra passer par ce genre d’initiatives pour que l’image du footballeur dans la cité ne s’améliore.

 

Du fonds qatari pour la banlieue au fonds

Si ces footballeurs, notamment ceux issus de ces quartiers, décidaient de créer un fonds pour financer les projets de jeunes entrepreneurs de banlieues, cela permettrait de redynamiser ces zones oubliées, de mettre en lumière des modèles visibles pour les plus jeunes et surtout d’apporter du concret aux porteurs de projets. Il ne faut pas se leurrer, venir de banlieues et lever des fonds dans le système actuel, relève sans doute du miracle. C’est à ceux qui s’en sont le mieux sortis de tendre la main aux ambitieux, riches d’idées mais pauvres de capital.

Les footballeurs pourraient investir des sommes banales pour eux et soutenir directement des entrepreneurs. Cela leur permettrait aussi de placer leur argent tout en apportant une aide concrète utile dans ces villes. Vont-ils continuer à dépanner leurs frères ou leurs copains ou sont-ils à mener d’organiser leurs aides et favoriser un système de développement cohérent, professionnel et efficace ?

Faudra-t-il toujours attendre des qataris, suédois, américains, … et l’Etat français pour lever des fonds ? Les banques ne prêtent plus aux français, elles ne vont pas se mettre à prêter aux banlieusards pour leurs beaux yeux.

Les footballeurs sont les seuls, concernés par ces quartiers (ils en sont très souvent issus et le foot est un ascenseur social pour eux) et ayant les moyens financiers pour mettre le pied à l’étrier à ces entrepreneurs. Un projet réussi ramenerait immédiatement des emplois en banlieues, créerait de l’émulation auprès d’autres jeunes et surtout redorerait l’image du footballeur égoïste et indifférent aux malheurs des plus pauvres.

C’est juste ridicule, voire méprisant, de revenir frimer en Maserati devant des potes qui tiennent les murs dans les cités. Si ta réussite ne peut pas rejaillir sur cet ensemble, sur la communauté, alors, elle n’en est pas une.

Un fonds de footballeurs de banlieues serait bienvenu pour aider les banlieusards les plus vaillants, les plus créatifs, les plus motivés à avoir accès au capital. Il ne s’agit point de mendicité, d’assistanat mais d’un prêté pour un rendu. De belles aventures peuvent être menées pour peu que chacun, où il se donne, se donne la peine d’y participer. Et il faut arrêter la méthode Coué. Sans argent, sans capital, une idée; aussi géniale soit-elle, demeure au mieux, un projet. Un projet n’a jamais élevé aucun mur.  Aucun. Du concret.

Osez le bon sens !

YDM

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