Disiz – Extralucide : textuellement passable

Disiz

Disiz, né le 22 mars 1978 à Amiens (Somme), de son vrai nom Sérigne M’Baye Gueye, est un rappeur et un écrivain.

 

 

Source : wiki

 

 

 

 

PRINCIPES DE NOTATION DES TEXTES DE RAP

Extralucide BI

 

Évaluation textuelle de cet album – Extralucide – est de  soit  10.19/20 (244.74/24 )    


Il peut donc être qualifié d’album textuellement passable

 

 

 

Qu’ai-je pensé de cet album ?

Long et ennuyeux. Sa lucidité le pousse à aligner des banalités, des torrents de bien-pensance. ça m’a fait penser tout le long à Grand Corps Malade. C’est du rap conscient et chiant. On dirait certains de mes articles sur l’Afrique.

 

 

 

 

 

 

Extralucide

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Coda vide

Instrumental

Source : youtube

 

 

 

 

 

 

2. Combien de temps ?

Combien de temps, combien de temps encore ?

Combien de temps, combien (han) de temps encore ? [1]

Chaque année on se souhaite les meilleurs vœux
Combien de temps encore on va jouer leur jeu ? [2]
A se couper en quatre, se déchirer à deux
La famille éclate on se dit qu’il y a toujours mieux [1]

Des plus gros seins, une plus grosse cylindrée
La pub te fait croire que tu payes de ton plein gré [0]
Si je suis bien né, j’ai un bon pedigree
Je vais un peu hériter, je serai moins dénigré [2]

Si j’ai la bonne couleur on va moins vérifier
Par contre si je suis laid, l’amour sera tarifé [0]
Ou bien Meetic va nous mystifier
Cupidon est devenu un officier [0]

Combien de temps encore on va vivre comme des porcs ?
Tu te sens en vie quand tu dis : « Moi d’abord »
Bien au chaud, pour moi c’est moins hardcore [2]
Chacun pour soi et Dieu pour les morts [2]

Combien de temps encore à se poser cette question ?
T’as la valeur d’un roi, on te prend pour un pion [1.25]
Jusqu’à en devenir fou et sauter d’une tour
Tu penses en boucle, tous les jours [1.25]

Semaine, weekend, semaine, weekend
C’est la même semaine et le même weekend [1]
Combien de temps encore à jouer les sacs de frappe ?
Devant des politiques qui prennent des gants

Pour nous expliquer que la crise est là [1]
Que pour un bon bout de temps, il va falloir serrer les dents [2]
Combien de temps encore tu vas jouer leur jeu ?
On te félicite parce que t’as fait de ton mieux

Combien de temps encore ? Je vais te le dire
Jusqu’à ce que ton boss te vire ! [2]
Et tu chercheras un taff, t’en accepteras un pire
Combien de temps encore tu baisseras ton prix ? [1]

Combien de temps encore on va jouer ce jeu ?
On est des allumettes, ils jouent avec le feu [2]
La terreur au bureau sous le joug des boss
Dictature de la pub, dictature des gosses [2]

Dictature des codes, dictature des notes
Dictature des radios, de la télé, de la mode [1.5]
Combien de temps encore à farcir la tête des mômes ?
De moins en moins de sens, de plus en plus de mots [1]

Ils parlent de révolution pour changer quoi ?
Il faut refaire les fondations, ils ne veulent que péter le toit [2]
Rien à foutre des élites, je crois en Dieu
Au fond la religion c’est les psy en mieux ! [1]

 

Source : rapgenius

 

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    29/46 pts soit    9.45/15

–  Profondeur                          0.5/4 pts
–  Punchlines/Styles               0.5/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  11.7/25  soit   9.36/20

 

 

 
3. Everything

Je fais pas de musique, je fais du bruit
J’ai mon cœur qui tape fort là dans ma poitrine
Je fais pas de choix, je fais du tri [2]
Préfère être disque utile que disque de platine [2]

Jamais sûr de rien car né sur des ruines
Tuer le temps fût mon premier crime [1.75]
Fuck les punchlines, il y a trop de shlagues, trop de swagg
Les MC sont schizophrènes, han ! Black Swan [1]

Mon rap soigne, je fais de la médecine
Les MC pas terribles, ces bactéries, je suis de la pénicilline [1]
Le terrorisme est relatif, Einstein !
En 2001, le 11 septembre, c’est l’incendie du Reichstag ! [1]

Prends un dico si tu sais pas de quoi je cause
Je t’appellerai pas « coquelicot », si t’as la beauté d’une rose [2]
Leur rap c’est du Coca, je ne fais pas du Pepsi
Je te propose de l’eau claire, c’est toi qui décide [1.25]

Je fais pas du rap je fais du Disiz, Konitchiwa Bitches !
Petit Karaté Kid, je suis maître San, toi t’es qui ?
Ça c’est du Disiz, moi c’est tout ou rien
Et sur ce refrain le public en featuring ça fait

Je fais pas de la zik, je fais un disque
A une lettre près c’est pareil qu’un risque [2]
La vraie vie d’artiste c’est un jeu de pistes
Beaucoup de projets sur des listes mais beaucoup de fisc [1.75]

Marvin, Miles Davis, Michael peace !
La trilogie « Lucide », Incha Allah mon masterpiece [2]
Que les jaloux périssent, que les tristes guérissent !
Je broyais du noir comme un bon ébéniste [1.75]
L’amour existe, demande à Pialat
Que Dieu nous bénisse, Incha Allah ! [2]

Ils gagnent la coupe Davis, je veux le gobelet des vertus
Je me drogue au Love, plus besoin de verdure
Grandi enfermé, donc je cherche l’ouverture [2]
Les pauvres ont froid, les riches se tirent la couverture [1.75]

Je fais pas de concerts mais des concepts, je vise la communion
Ma seule communauté est celle des Cœurs en rébellion [1]
Je veux tout ou rien, everything, every-every-everything

C’est du Disiz, c’est du Disiz
Tout ou rien, je-je veux everything

Source : Rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    26.25/39 pts soit    10.09/15

–  Profondeur                          0.5/4 pts
–  Punchlines/Styles               1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0.25/0.5 pt

Sous-total  12.84/25  soit   10.27/20

 

 

 

 

 

 

4. Best day (feat. Autumn Rowe)

Mental d’acier, j’ai cédé à rien
Ni aux profs, ni aux proches qui me disaient : « T’es bon à rien ! »
Ni aux radios, ni aux boss qui me sortaient leur baratin
« Pense à tes poches, à tes mioches, fais nous rire dans ton refrain » [3]

Têtu borné comme un gosse, burné comme un boss [1]
Je ne lâche jamais l’affaire, ni le love et j’ai de la force
C’est pour ma mère et sa carte de retrait à la poste
Mon retrait de permis devant mes gosses la nuit au poste [1]

Les vicieux, les huissiers, les crédits chez l’épicier
Les Assedic, les guichets, les chéquiers pas encaissés
Avec les problèmes on danse le twist, c’est triste comme Oliver [-1]
Fier comme un pauvre, ça roule en charrette avec enjoliveurs

L’hiver est joli, on enjolive, on ment aux petits
On attend qu’ils dorment, pour parler de nos soucis [1]
Pas d’oseille pour les cadeaux, le Père Noel est fauché
On dit qu’on se rattrapera à l’Aïd, Incha Allah la date est cochée [2]
Et puis un jour ça se décante, t’as pas dévié de ta route
Tu te dis : « Ouf ! », et comme dit Biggie : « It’s all good ! » [1]

On vit dans un micro monde
Ce système est un monstre [1.25]
Qui veut nous cuire, nous minuter, comme dans un micro-ondes
A la longue, à la longue, on s’éteint de seconde en seconde [2]

L’idée de baisser les bras, de faire comme tout le monde gronde [1]
Situation précaire, je me faisais auto-pitié
J’ai mis ma vie sur la table et l’avenir m’a fait du pied [0]
Débarrassé de ma vanité, la liberté d’un nomade
J’ai réécrit l’amour en lettres capitales

Car nos peines le sont, il nous faut de nouvelles notions
Ils te voient comme un problème, tu es la solution
Ton avenir est enfermé, ce son paye la caution [2]
Quand la justice est en otage, la dignité paye la rançon [1]

Toutes les zones exclues, les campagnes et les immeubles
Tête haute et comme dit 2Pac : « Keep your head up ! »

Tu sais pourquoi tu t’lèves, tu sais pourquoi tu t’sapes
Tu sais pas pourquoi tu payes, mais tu sais pourquoi tu taffes [1.25]
Parfois y a des compromis, chacun a son bleu de travail
Ils graillent en famille, best day of my life [1]
Les yeux qui brillent, qui brillent, qui, qui, qui brillent
J’ai cédé à rien et je win, je win

 

Source :  rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    17.5/39 pts soit    6.73/15

–  Profondeur                          2/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.75/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total   11.73/25  soit  9.38/20

 

 

 

 

 

5. Pour l’homme

Je rigole comme un gosse
Me rebelle comme un ado [1]
Me bats comme un homme
Pour l’Homme [1]

Leur monde il est pas beau
J’en rêve d’un autre [1]
Pour l’Homme, pour l’Homme, pour l’Homme, pour l’Homme

« Et tu seras un homme mon fils » : on ne me l’a jamais dit
Combien de matin solitaires ? Combien d’après-midi ? [1]
Combien de bonjours orphelins quand je marchais tout seul ?
Tout pâle, tout keus’, plus tard, j’fous l’zbeule [2]

J’ai littéralement pas manqué de coup de bol
Enfant j’ai la tête qui tourne comme si je faisais la coupole [2]
Tout naze, j’sais pas jouer au football [1]
J’ai pas de grand reuf

Quand il y a embrouille j’la joue cool
Si ça va loin j’me chiffonne
Souvent la trouille au bide j’intériorise
Pour moi être riche

C’est le magnétoscope, l’automobile, on a aucun des deux
C’est pas la joie on est pas trois, on est un et deux
J’ai l’air de me plaindre il n’en est rien, j’disais : « Ma mère c’est la mieux » [1.5]
Sa main dans ma tignasse, l’autre qui me chatouille

Et puis après je chiale à cause d’une maudite ratatouille [2]
J’ai grandi vite mais parfois je vis à retardement
Sur des trucs faut que je grandisse, j’avoue, je prends mon temps [1]

Doux comme un agneau, le pelage d’un fauve

Cherche les signaux pour avoir l’âme sauve [2]

Disiz, enfant-homme ou homme-enfant, ça dépend
J’ai besoin d’affection et de câlins assez souvent [1]
Demi-abandonné petit, j’ai du jouer dans la cour des grands
Coeur tendre, mains en velours donc en fer sont mes gants [2]

Faut bien que je me protège
Quand le mal débarque avec tout son cortège [2]
Et déjà au collège, j’étais mal à l’aise
Trop bon pour jouer les mauvais, obligé d’être stratège [1]

Ni victime, ni un bourreau, les puissants se donnent le beau rôle
C’est derrière mes pectoraux que se cachent ma couronne [1.5]
Et ma vie n’est qu’une course contre la montre
J’ai le syndrôme typique du manque de daron [1]

Quand j’étais gosse, je trouvais les journée longues
Maintenant elles sont trop courtes, je ne vois même plus pousser mes ongles [1.5]
C’est pour ça que je n’aime que l’été, quand le soleil est rouge sang
J’ai des envies de fuir depuis l’adolescence
God damn, la vie est bien faite
Avant j’disais : « J’ai rien fait » [1]
Aux innocentes les mains pleines
Je l’ai appris de plein fouet

Comme un train, j’ai plusieurs comportements
J’ai pas besoin de cadre, j’ai besoin d’ornements [2]
Car l’Homme est un loup pour l’Homme
Par ici, à la fois père, fils et frère

J’ai réussi jusqu’ici
Jusqu’ici, jusqu’ici, jusqu’ici, jusqu’ici… [1]

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    29.5/54 pts soit    8.19/15

–  Profondeur                          2/4 pts
–  Punchlines/Styles               2/3 pts
–  Langage                       0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                 0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  13.44/25  soit   10.76/20

 

 

 

 

6. Extra-lucide

Extra-lucide, ex-extra-lucide

J’écris l’amour dans les ténèbres
comme De La Tour peint la lumière [1]

C’est pour les rêveurs, les rêveuses-rêveurs, for ever-ever

Extra-lucide, Disiz motherfucker
J’vais marcher dans l’désert, y’a pas d’sandales à Foot Locker [2]
Pèlerin du cœur, La Mecque-Albuquerque
Frérot si j’vis la nuit c’est pas pour danser le Jerk [2]

Hybride bull-terrier, Orient guerrier
En Occident c’est pas pour rien qu’on dit « désorienté » [-1]
Ça veut dire « détourné de l’Orient »
On vit en riant, les têtes tournées vers l’or, hein ?

Pour ça on est forts, on fake l’amour, on fuck la mort, hein ?
Vend des sensations fortes de villes en villes comme des forains [2]
Et ce plan est foireux, ça pue l’pétard mouillé
Leur vision du bonheur : un défilé l’14 juillet [-1]

Génération désenchantée, Mylène Farmer
Mes consœurs et confrères n’ont que faire de ce confort
J’veux pas qu’mon pays devienne une vilaine femme
Pas chacun dans son coin et c’est pour ça qu’on sort [2]

Deux places roadster, à l’arrière un speeder
Derrière une caravane, mes frères et sœurs en guise de moteur [1]
Loin du fake bonheur, on fuit les Blade Runner
Dieu comme bodyguard, mais qui est Kevin Costner ? [1]

Tu veux du love ?
Autant chercher un angle dans un cercle
Y’a que des hommes
Pourquoi chercher un ange dans ce siècle ? [2]

Ne vient pas me gratter, j’fais pas d’urticaire
On devrait couler les haineux comme le secteur bancaire [1]
God damn ! J’suis toujours en vie comme Highlander
Et j’viens tout donner à la Noah-Mats Wilander [2]

Moins clair que Julien, Disiz rappeur au gros cœur
Ma jeunesse est cardiaque, j’suis un pacemaker [1]
J’viens défoncer les trains avec un gros marqueur
Écrire des passages d’ « L’Arrache-… » et de « L’Attrape-cœurs » [2]
Ultra-sensible, extra-lucide
C’est comme sur Twitter : l’Amour, qui l’aime le suive

Lis ce texte sans musique : tu verras un poème
Rajoute la musique : tu verras un emblème [2]
D.I.S.I.Z rappe en million d’pixels
Depuis tout p’tit vois tout en grand

Et ma montre c’est Big Ben
J’ai des rêves d’enfant [2]
Les yeux dans le ciel
Un cœur super fort contre le superficiel

J’ai le logiciel, la clé providentielle [1]
Proche de l’art, loin de l’artificiel [2]
Depuis gosse je m’ennuie, dans la rue, à l’école
Pourtant y’a pleins d’pistes, mais jamais ça décolle [2]

Pour ça qu’je déconne, pour ça qu’je décode
Ce Monde crypté qui rend fou, qui rend folle
Cherche le signal, les cœurs en paraboles [2]
Sont parasités, car à hauteur d’homme

Grandi en cité, Banlieusard-Gentilhomme
Ils avaient tracé mon destin, j’ai trouvé la gomme [1.5]
Mon âme a des pare-feux, car y’a trop de virus
Mon corps c’est Seth et mon cœur c’est Horus

Un amour de géant dans des villes de minus [2]
La vie me va comme un gant d’boxe et je refuse [1]
De rester au sol en attendant le décompte
L’amour me sauvera, j’serai jamais sauvé par le gong [1.5]

Je rentre dans l’arène, dans la ronde
La mort me donnera raison de ce Monde [2]
Si tu t’bats pas tu subis, tu t’ennuies
Tu penses à tant d’ennuis pendant tant d’nuits [2]

Et y’a tant d’envies, c’est tentant oui [1]
Mais tu te dessèches si tu cèdes à toutes
Gardes-en un peu pour la fin d’la course

Ici-bas c’est l’désert, laisses-en dans ta gourde
Si vient l’orage, le tonnerre et la foudre [1.5]
Le cœur solide, reste en vie, Mon Amour

 

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    40.5/72 pts soit    8.43/15

–  Profondeur                          1/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.5/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  12.20/25  soit   9.76/20

 

 

 

 

7. Tu brilles

Tu, tu brilles, tu, tu, tu brilles
Tu, tu, tu brilles, tu, tu, tu brilles
Tu brilles, leurs vies c’est la nuit, mais toi tu brilles [1]

On t’a dit que pour briller fallait une caisse
Toujours vouloir être un autre : syndrome du mec de tess’ [2]
T’as beau faire un peu d’oseille, t’as toujours ce même stress
C’est toujours la hass, toujours à la même adresse [2]

La question c’est pas d’être pauvre, la question c’est d’être vrai
La question c’est pas d’être chaud, mais d’être toujours prêt [-1]
Frérot les écoute pas même si t’as pas leurs voitures
T’es un putain de gars avec un gros cœur pur [1]

Ta foi c’est comme le soleil : personne ne peut l’atteindre
La vraie beauté du ciel : personne ne peut la peindre
Ta foi c’est comme le soleil : personne ne peut l’atteindre [1]
Quand tu brilles pour de vrai, personne ne peut t’éteindre [2]
Dis-moi, pourquoi t’as fait comme eux ? Pourquoi tu les as cru ?
Fais-tu parti du cercle des rêveurs disparus ? [2]
Dis-moi, pourquoi t’as cédé ? C’est vrai qu’on est pas aidé
C’est vrai que c’est la Providence quand tu nais, qui jette les dés ? [0]

Mais fallait pas abandonner, t’es ton propre prisonnier
Je me sens comme Tyson sur son toit devant son pigeonnier [2]
Et pour l’Amour, je leur ferai la guerre for ever
Je te greffe mon Coeur auditeur, receveur [2]

Ton bling bling c’est ta family
Porte les tiens comme des bijoux
Pourquoi tu te bats pour des pacotilles ?
Tu vaux plus que ces joujoux [1]

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    15/27 pts soit    8.33/15

–  Profondeur                          1/4 pts
–  Punchlines/Styles               1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  11.58/25  soit   9.26/20

 

 

 

 

8. Toussa Toussa Remix

Meilleur accent de tous les temps en anglais : whatever
C’est D-I-S-I-Z, I’m the best ! Forever [2]
Toussa Toussa Remix avec le mec Mac Miller
Pittsburg, Paris, Boston, prod’ de Statik Selekter [1]

Tous mes whites, mes niggers, tous ensemble, together
On vient redéfinir le cool, le reste c’est game over
En concert je porte la foule comme un bodybuilder [1]
Terminator pour les MCs, Arnold Schwartzeneger [2]

Je les cherche, je les shoote, Sarah Connor
Bien sûr que ça rappe connard
On est multicolore [2]
On fuck Gilbert Connard [1]

Pour la bonne cause on accepte tout : euros, dollars
Francs CFA, fuck you pay moi-même en dinars [1]
Les MCs sont des fuckings baboons : Houga Bouga
Veulent nous coller leurs tubes comme des nougats [2]

Prêts à tout pour des thunes, pour le magot, deviennent mahbouls
On s’en bat les reins, t’as de l’oseille ? C’est bien, ta bouche [1.25]
Ok, t’es trop blindé, tu chies des sous, mais le souci
C’est toujours le même son à volonté, comme les sushis [2]

Les radios te disent : « MC, fais ci, fais ça »
T’es chaud ? Couci-couça, scuzi, vas-y, pousse-toi [1]

Ok, t’es un bandit, t’es un méchant : toussa toussa
T’as tué des gens, tu te fais beaucoup d’argent : toussa toussa
A ce qu’il paraît tu rappes trop bien, mais c’est quand ? Où ça ? Où ça ? [2]
Essuye le micro, il pue les dents : pousse toi, pousse-toi

Ton rap de demeuré, de gros gogol : on s’en bat les reins !
Ta voiture louée, ta carte gold : on s’en bat les seins ! [2]
Pas de l’ancienne, ni de la nouvelle, moi je suis de l’éternelle école
Tu t’en bats pas les couilles parce que t’as rien

Source :  rapgenius

 

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    20.25/30 pts soit    10.12/15

–  Profondeur                          0.5/4 pts
–  Punchlines/Styles               2/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.5/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  14.25/25  soit  11.4/20

 

 

 

9. Go go gadget

Disiz et Orel’, t’as vu l’feat’ t’as dit : « Waho ! »
En concert on est des titans, faut le voir pour le croire
J’ai les deux pouvoirs : le sens et le mot
Go Go Gadget au texte, Go Go Gadget au flow [1.5]

Juste pour t’montrer qu’c’est trop facile, j’fais Go Go Gadget au hit
Docteur Mad c’est Medeline, a fait Go Go Gadget au beat [2]
En concert ça va sauter, je sais qu’ça fera des trucs débiles
Joker dans Dark Knight, j’vais faire sauter toute ta ville [1]

Les muslims au McDo’ font Go Go Gadget au Fish
Le F.N. pas content fait Go Go Gadget aux quiches [2]
Police et chômage, c’est Go Go Gadget aux chiffres
Au quartier toute la nuit, ça fait Go Go Gadget aux filtres [2]

Les renois complexés font Go Go Gadget aux mèches
Tu parles pas bien français, donc Go Go Gadget au « Wesh » [2]
Ta stratégie promo, c’est Go Go Gadget au clash
T’es con comme un naturiste qui dirait : « J’connais comme ma poche »

Tu sais qu’c’est toi qui pue des pieds, mais Go Go Gadget au pote
Pour camoufler qu’t’as tué les chiottes, tu fais Go Go Gadget aux clopes [1.75]
Tu perds ton RSA, donc Go Go Gadget au Loto
La poucave est coupable, donc Go Go Gadget au poto [2]

Au moindre problème, ils font Go Go Gadget aux lois
Pour nettoyer l’trottoir c’est Go Go Gadget aux Noirs [1.75]
Tu veux du taf, pétasse ? T’as qu’à être blonde !

Tu veux un appart’, renoi ? T’as qu’à être blanc !
Les MC qu’ont rien à dire font Go Go Gadget au flow rapide
Prêt à crier, attention le refrain rapplique [1]

ÇA FAIT GO GO OREL’ !
GO GO !
GO GO DISIZ !

GO GO REFRAIN !

GO GO DÉBILE !

TOUT L’MONDE, ÇA FAIT

WAHO WAHO WAHO [1]

Prépare le désinfectant, j’viens poser mes couilles sur la table
90 % des rappeurs sont contents quand ils sortent un truc passable
Backpacker, j’ai plus d’un tour dans mon sac depuis l’époque du cartable [3]
T’écoutes en boucle et t’as peur d’assumer quand tes potes te demandent tu réponds : « C’est… Ouais pas mal… »

Pourquoi tu joues les rebelles avec des idées toutes faites
Si quand tu croises ton patron tu penses qu’à faire des courbettes ? [2]
T’enfonces des portes ouvertes, j’rentre de soirée j’ouvre des portes défoncées
J’me suis fait tout seul, j’me suis fécondé [2]

Go Go Gadget au cinéma quand on arrive devant les physios
Ma copine a trouvé des capotes dans mes poches : Go Go Gadget aux mythos [2]
Rien à foutre de ton mode de vie bio’, tout c’qu’on veut c’est mourir idiots
Quand tu finiras ta dernière ligne ce sera trop tard pour crier « Bingo ! » [2]

C’que tu rappes on l’sait déjà : t’as des tonnes de swag, et cetera
Mais tes vidéos font jamais d’clics, vite va falloir faire des clips avec des bébés chats [2]
J’ai trop d’avance sur mon temps, j’m’ennuie, j’suis venu trop tôt
J’suis dans l’futur, j’suis sur le point d’serrer trois putes robots [2]

Go Go Gadget aux propos abjects
Sortez les télescopes, j’suis sur une haute-haute planète [2]
J’préfère pas vendre d’albums plutôt qu’les Bobos m’achètent
J’finis mon couplet sur un solo d’claquettes [2]

Tu veux qu’ton gosse en C.P. lâche la télé pour faire ses maths
Lui c’qu’il veut c’est voir des catcheurs musclés s’mettre des droites [2]
Go Go Gadget aux claques
T’as plus d’thunes en fin d’mois : Go Go Gadget aux pâtes [1]

Tu t’es pris trois p’tits ponts, donc Go Go Gadget au tacle
Pour pas parler des vrais problèmes : Go Go Gadget au hijab
Pourquoi toujours les mêmes ? On parle jamais des ninjas [2]
Orel’-Disiz en combo, Medeline à la compo
Ça marche donc c’est suspect, donc Go Go Gadget au complot [2]

Flows trop balaises
On peut tout s’permettre
À brûle pourpoint
Big Up Tourcoing ! [2]

Effectivement
Efferalgan [1]
Go Go Mic Check
Pogo crash test [1]

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    48/70 pts soit    10.28/15

–  Profondeur                          2.5/4 pts
–  Punchlines/Styles               2.25/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  16.28/25  soit   13.02/20

 

 
10- Porté disparu

Ils parlent d’un truc qu’ils ne connaissent pas, l’Amour c’est pas un clip de R’N’B
Avec des corps huilés tout ça, tu fais des regards aux ralentis [2]
T’allumes des bougies, bouges tes pecs, tu es une sex-machine
Tu mouilles tes lèvres, toutes les 5 minutes comme LL Cool J

Elle veut sentir le cuir de la Merco’ sous ses cuisses
Sa vie elle veut la fuir, entendre les pneus qui crissent [2]
Donc elle se prépare devant son petit miroir
Sur ses grands yeux noirs, tamponne un peu de fard [1]

Cintré comme un bonbon dans sa robe en plastique
Fragile Cendrillon dans un corps atomique [1]
Elle rêve, elle s’imagine, se raconte des histoires
Croit qu’elle changera sa vie, comme tous ces samedis soirs [1.5]

Et elle connait déjà la fin
Elle fait comme ci
Tout ira bien [2]
C’est pas possible

Hey, hey, hey, hey, hey
L’amour est porté disparu

Il cherche le grand amour, mais se sent minuscule
Faudrait qu’il soit lourd, faudrait qu’il fasse des tunes [1]
Fini la vie de bouffon, il va devenir roi
L’argent c’est facile, c’est qu’une question de choix [1]

Sur le capot noir, se reflète la lune
Dans sa nouvelle voiture, repérée par les Stups
Aladin en sursis, la tête dans les étoiles
Bandit a les yeux qui brillent, Cendrillon est à sa table

Dur d’aimer en 2012 mec ! Hardcore !
C’est pas la fin des temps, c’est la fin du love !
Y a beaucoup de demandes, mais encore plus d’offres
D’une histoire à l’autre en On et Off [1]

Des smicards du cœur, gros truqueurs
Luxembourg pro pique-niqueurs
Qui niquent par cœur, speed Peter Parker [1]
Sur la toile, c’est des gros cliqueurs [2]

Tu fais plus la cour, tu cliques
Tu fais plus l’amour tu gicles [1.25]
Tu cherches une fille avec un gros Q.I, sans le I
Tu lui mens un peu, beaucoup, à la folie [1]

Sujet, verbe, compliment
Puis te prend et te jette poliment [2]
L’Amour précaire des smicards du cœur
Les boîtes de nuit sont les cimetières des Cœurs [1]

Ils font la cour à des michetos
S’ennuient en club, pendant que ma go me fait des gâteaux [1]
On n’envie pas ta life ! On regarde tes clips en rigolant
L’Amour ça se conduit pas, tu fais pitié lâche ton volant [2]

Et je ne suis pas un bouffon, je suis amoureux, connard !
Toi tu changes de voix quand vous êtes deux : canard ! [1]
Normal tu joues un rôle, parfois tu fais des gosses en l’air
Au nom du bizz’, au nom des couilles mais jamais au nom du père [1]

Au nom de la caisse, au nom du fric, au nom du simple d’esprit
L’Amour est porté disparu, les Cœurs n’ont pas de répit [1.25]

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    27/52 pts soit    7.78/15

–  Profondeur                          1/4 pts
–  Punchlines/Styles               1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  11.03/25  soit   8.82/20

 

 

 
11- Actarus

Ok, je sais sortir le cœur, je sais aussi sortir le sabre
Ça sera pas pour le champagne mais pour tous ceux qui m’accompagnent [1]
Mes gosses et ma compagne, c’est eux pour moi il y a pas mieux
M’attend à tout des haineux, car pour eux il y a pas Dieu [2]

Disiz c’est le haut du panier
Ils me croiront redevenu roi donc me traqueront sur le damier [0]
Ils ne veulent tellement pas me voir gagner, aimeraient être Gilbert Montagné
Ne sont pas en état de m’affronter, comme les états frontaliers [2]

Et les jaloux vont s’allier, la haine sera journalière
Déjà à genoux cinq fois par jour, je ferai ma prière en genouillères [1]
Je représente le meilleur donc je m’attends au pire
Marié avec la rue, j’ai refusé son empire [1]

Refusé son emprise, son bizz’, son entreprise
Son argent sale, son crime, son vice, sa gourmandise [2]
Et certains m’en veulent mais personne ne m’a eu
Je me suis toujours battu depuis la cour du bahut [2]

Code de la route, code de la rue, ils ont trop de malus
Ma foi c’est Goldorak, mon cœur c’est Actarus [2]
Et je capte ta ruse, ça se prend pour la mafia russe
Font tellement de la merde devraient s’appeler « Anus » [2]

Je ne crains que Dieu, annule ton scénar tout naze
Ta grande gueule, tes gros guns, ta grosse équipe, toussa toussa [1.75]
Je suis un gars qui marche seul, je n’ai pas de bodyguard
Je roule avec celui qui a créé l’Homme, qui a créé l’arme

Frérot je suis né dans le drame, je connais toutes sortes de larmes [2]
Je connais toutes sortes de haines, en plusieurs formes, dans plusieurs gammes [1]
Dans plein de coloris, jaloux tu perds des calories
Je ne suis pas le leader, si tu ne m’aimes pas, Unfollow me ! [2]

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    21.75/28 pts soit    11.65/15

–  Profondeur                          0.5/4 pts
–  Punchlines/Styles               1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  14.15/33  soit   11.32/20
12- Je les garde

J’ai serré la main, le lendemain voulait me lacérer
Dans mon sang voulait me laisser macérer [2]
Le monde sur-mesure existe dans un coin du cerveau
La réalité est triste et je deviens nerveux [1]

J’ai encore quelques attaches, faut que j’lâche un truc
Y’a comme un truc qui cloche, qu’accroche, qui tient ma nuque [1]
Il faut que je baisse ma garde, que je retranche ma rage
Que je laisse la revanche, j’ai plus d’amour que de courage [2]

Aussi rare que les sourires sur le visage de ma mère
Je puise dans mes souvenirs, pour moi c’est un bon remède
Et si chez nous les peines se ramassent à la pelle
C’est que ton esprit oublie, ton cœur sans rappel [2]

La mémoire est sélective sauf quand ça fait souffrir
A croire qu’on aime le meilleur mais qu’on préfère le pire [1]
Le réservoir est là, suffit juste de l’ouvrir
Pardonne, n’oublie pas mais ne te pourrie pas la vie

Chaque fois que mon cœur sera vide j’n’oublierai pas de le remplir
Si je suis père, je suis guide, j’ai donc un rôle à tenir [1.5]
Mes moments de plaisirs sont rares donc j’ai peu d’exemple
Chaque fois que j’en vivrai je le graverai dans mon ventre [1.75]

Et si le présent est laid, que l’avenir est incertain
Je fouillerai le passé, je ne garde que le bien [2]

Le passé comme un petit musée
Je m’y promène pour me faire du bien
Je les garde, je les garde, je les garde
Mes souvenirs sont des pages, sont des toiles

Quand j’étais petit je voulais être pilote de l’air
J’rêvais d’être un héros, de rendre plus mieux le monde
Avec des draps, je faisais des capes ma mère [1]
Me faisait des crêpes, pendant que je sauvais le monde [1]

La première fois que j’ai eu des baskets, je croyais que je courrais plus vite
J’en étais convaincu, aussi vite que Carl Lewis
Je me prenais pour Bruce Lee, je m’entraînais sur des coussins
Quand venaient les vacances, je défonçais mon cousin [2]

J’avais un cimetière secret, avec un chat et un oiseau
Dans le ciel bleu, au bout du doigt, les traces blanches des avions
Et puis j’ai grandi, je m’habille, je veux faire le mec
Quand je revois les photos, je me dis que je faisais tiep’ [1.75]

Le seul son qu’on écoutait, c’était celui de Benny B
On n’y connaissait rien, on était fou, oh oui ! [1]
Je repense avec bonheur à cette époque de ma vie
Puis vient la chasse aux filles, dans les rues de ma ville [1.75]

Et qu’est-ce qu’on a pu gole-ri, j’ai galéré
Combien on a pu faire de conneries, délirer ? [-1]
Le samedi à la piscine, on zyeutait les meufs
Après on avait la dalle, on allait à Carrefour à neuf [1]

Les chevaliers du zodiaques dans le slip
On esquive les vigiles, genre on prend des chips [2]
Sur le retour on fait un concours de mollards
On casse quelques cabines et puis on court on fuit les chtards [1]

Je me souviens aussi des étés aux Épinettes
Autour d’une voiture, poste à fond, les portes ouvertes [1.75]
Et c’est toi qui a grandi, donc c’est toi qui envoie un petit
« Va me chercher une bouteille, tu peux garder les centimes »

Tu vois le plan ultime, c’est un barbecue chez une go
Tout le monde part en team, on monte à 7 dans une Gov [1.75]
Menace To Society, j’ai de stress comme O’Dog
J’ai 15 piges, ma vie : un clip de Snoop Doggy Dogg [1]

Pour rien au monde je n’oublierai cette époque
L’époque des jobs d’été, rien dans les poches
Un taff de merde mais tu t’accroches [2]
Une petite paire de Nike, un petit Polo

Dans les poches un peu de maille, t’empruntes un vélo [1]
Quand t’es frais, coupe rasé, que tes potes veulent te gazer
Tu les termines, tu les dead, ‘s’avez pas de meuf bande de blasés [2]
Et je suis là sur mon Mountain Bike, je fais belek à mes Nike [1]

Le soleil m’escorte, je traverse tous les tiers-quar
J’arrive sous le balcon, *sifflement*, Chérie Coco, je siffle
« Dis à ta mère que tu vas voir une copine »
Et elle monte sur le guidon, direction les bords de Seine
Très tôt j’ai trouvé la mienne sous la bienveillance du ciel

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    36.25/71 pts soit    7.65/15

–  Profondeur                          1.5/4 pts
–  Punchlines/Styles               1.5/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  11.65/25  soit   9.32/20

 

 
13- Les bienveillants

Merci merci merci merci merci beaucoup…
Je suis là dans un beau costume blanc, devant moi une foule en attente
Des gens qui m’aiment des gens qui me portent
Un lien puissant et fort ça marche dans les deux sens, c’est vertueux

Et j’reprendrai un ancien texte écrit un soir d’automne il y a quelques années
Parce qu’il introduit bien ce que j’ai envie de dire là, tout de suite
J’ai envie de parler de cet amour véritable,
de ces personnes qu’on appelle amis, frères, bref la famille

Avec le temps j’ai compris qu’ils étaient bien plus que ça,
je les appelle les Bienveillants…
Les mains en l’air, les mains en l’air, les cœurs en l’air,
les cœurs en l’air, les cœurs en l’air, les cœurs en l’air… [1]

L’amitié se passe de paroles quand tu la vis et que c’est un acquis
A qui veut l’entendre : tes amis c’est pas ton équipe
L’amitié naît sans raison et avance sans horizon
Mes amis ce texte est en fait une oraison [1]

Une amitié qui se finit, en fait n’avait pas commencé
De vrais liens, tôt ou tard, amènent à se réconcilier [-1]
Si le Cœur y est l’amitié envahit l’âme entière
C’est la matière première qui rend plus riche qu’un diamantaire [2]

L’amitié ne se cherche pas afin de tuer le temps
Elle est meilleure quand elle se réserve pour les heures vivantes
Mais plus que ça ceux qui t’aiment, ceux qui t’aiment vraiment [2]
Ont ce quelque chose dans le regard qui tient de l’enfance [1]

Et les intelligents diront que c’est un lieu commun
Plus puissant que vos discours, c’est ce qui soude les êtres humains [1]
Elle scelle les relations et les rend fluides
Elle rattrape au lasso l’amour en fuite [1.25]

A l’heure où aujourd’hui les âmes s’individualisent
Qui est seul dans son Cœur est un individu à risque [1]
Cet amour véritable n’est pas payant
A tous mes semblables mes bienveillants [2]

Hors du temps, apaisé
Par des cœurs en acier trempé [-1]
Tes erreurs sont déjà pardonnées
Hors d’atteinte escorté [0]

Et mes gardiens vont me garder
Entouré de bienveillants

Je serai ton bienveillant

Et c’est comme pour la foi : quand tu aimes y’a plusieurs stades
Quand tu veux du bien pour quelqu’un y’a plusieurs grades [2]
L’Amour véritable est champion du hit parade
Mais il est discret et jamais il ne parade [1]

Ne montre pas que tu me donnes, pense à moi juste
Pour tous ceux qui m’attaquent : sois un cactus
Pas d’amour ostentatoire, n’en fait pas plus
J’aime les lettres d’amour, pas les prospectus [1]

Mon Dieu, je suis béni, je pourrais en pleurer
J’aime aimer ceux qui m’aiment, comme ils aiment m’aimer [0]
Dans la nuit de nos vies, nous voir est un hospice
Et nos éclats de rire sont des feux d’artifice [1]

Une bonne table, un bon match, un bon film
La vie est courte frérot, les amours simples sont possibles
Ces amours véritables ne sont pas payant
C’est pour tous mes semblables mes bienveillants

Et regarde comment ils transforment les cœurs et les êtres
Souvent pour du chiffre, ils changent les lettres [2]
Ils disent un véritable ami m’aidera si je me mets dans la merde
Mais non, un bienveillant t’empêchera de t’y mettre [1.25]

Peu importe le temps, peu importe les kilomètres
Les pensées sont des mots, le cœur est une boîte aux lettres [1]
Dans la nuit qui nous entoure elles sont fluorescentes
C’est pour mes bienveillants et pour mes bienveillantes [1]

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    20.5/63 pts soit    4.88/15

–  Profondeur                          3/4 pts
–  Punchlines/Styles               2/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.75/1 pt
–  Mélodie                                     0.5/0.5 pt
–  Inventivité                      0.25/0.5 pt

Sous-total  11.78/25  soit   9.42/20

 
14-  C’est ma tournée

Heavy weight champion de la good vibe
C’est D-I-S-I-Z a.k.a Sérigne M’baye [1]
Vainqueur par K.O à la sixième reprise
Je reviens d’un round où le cynisme et la crise étaient de mise [2]

Les salauds étaient de mèches
« Monsieur l’arbitre c’est de la triche ! Wesh ! » [1]
J’ai foncé tête baissée, je les ai battu en brèche [2]
En vrai je suis un vrai gars, je l’auto proclame

Soigner mon cœur et le vôtre, en gros c’est le programme [2]
Ce qui se passe dehors est trop grave
Certains ont l’âme trop crade
Tirent l’humain vers le bas et l’amour rétrograde [2.75]

Donc, quand on arrive en ville
On a mieux qu’un tour bus : on a la Love-mobile [1]
Et l’homme à la pomme prend des tofs !

J’aimerais un putain de boucan pour mon gars Dave Do !
Quand on est sur scène on donne tout on kiffe trop
On inonde le maillot, même si demain on se lève tôt [2.5]

C’est, c’est ma tournée, c’est, c’est ma tournée, c’est ma tournée
C’est, c’est moi qui riiiiince !

Vas y fais pas ta pince [2]

A ta santé, hey ! A ta santé

On sait qu’elle va revenir mais la tristesse s’est absentée [2]

Même s’il n’y a que du jus dans mon gobelet
L’intention est la même, je le lève à ta santé [-1]
La providence a fait que nous sommes là rassemblés
On est tous différents mais ce soir on va se ressembler [0]

Et je te le dis d’emblée, en français ou en anglais
Je suis là pour le Love, que la haine se fasse étrangler ! [0]
J’apporte la bonne humeur, l’inverse d’un colporteur
Des cœurs aéroportés depuis un gros porteur [2]

Ça me fait du bien autant qu’à toi, merci pour l’invitation
Ce soir je ne dormirai pas, je serai en lévitation [2]
Dans les loges ça se prépare, ça fait des blagues à deux balles
Je me tâte pour un bain de foule, être au-dessus ne me va pas

Culte de la personnalité ?! Hum ! Très peu pour moi
Une tournée c’est un Grand Chelem, chaque soir est un tournoi [2]
Du Love dans la Kalash Nikov, je vous tire dessus
Parce qu’écrire ça fait du bien, ça soigne un peu mes blessures [1.5]

De la lumière au son, on est tous des artistes
Le public fait les boosts et c’est bien lui qui m’inspire
J’enterre nos vies de fous, je lève mon verre à l’avenir
Le cœur rechargé et le cynisme va fuir [1.5]
Quand on arrive en ville
Comme des grands garçons en colonies de vacances
Du Love dans la Kalash Nikov
Heavy weight champion de la good vibe

Source : rapgenius

Evaluation YDM,
–  Rimes    26.25/47 pts soit    8.37/15

–  Profondeur                          1/4 pts
–  Punchlines/Styles               1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  11.37/25  soit   9.09/20

 

 
15- Fête foraine

Mon contemporain, ma contemporaine
T’auras ton lot de joies, t’auras ton lot de peines [2]
Un Cœur souverain, une âme souveraine
On illumine la nuit, comme une fête foraine [2]

Mon « je » dit « tu », mon « toi » dit « moi »
J’ai un « je » qui dit « nous », mais quand je dis « eux » c’est « eux »
On est tous plus ou moins dans la pilule bleue
Parfois on s’évade, on réfléchit un peu [1.5]

Le métro traverse diverses stations
Avec toi-même en conversation [2]
T’es là en pleine tergiversation
Le corps et l’âme guerre de sécession [1]

C’est pas la solution de les sectionner
Les harmoniser doit être optionné [0]
La force de l’enfance s’est faite ponctionner
Sans ça je suis sûr qu’on aurait fonctionné [2]

Mais y’a cette vie qui trace à toute vitesse
Des joies qui se crient, des douleurs qui se taisent
Les corps qui se crispent, la routine qui stresse [1.75]
On cède à de courts plaisirs, pour de longues tristesses [2]

Des péchés véniels deviennent de gros kystes
On stocke les regrets comme des grossistes [2]
On les deale en douce sous conditions
Miss Désillusion prend sa commission [2]

La jeunesse whiskysée sort de boîte
Joue aux auto-tamponneuses
Drive-by sur la RN4 [2]
La faucheuse en sulfateuse [2]

Et les lendemains de fête ta gueule de bois
Tu vas la recycler comme à Ikéa [2]
Tu vas t’appliquer à bien travailler
Rendu canasson par ton cavalier [-1]

Sourire de façade, esprit tourmenté
Humiliés blâmés gourmandés [2]
Des minis bouts de nuits, pour des jours entiers
Voyage au bout de l’ennui, y’a des heures à tuer [0]

Amour en décimal pas d’amour entier
Tu n’aimes plus au détail, mais tu aimes en gros
Tu veux l’amitié du monde entier [0]
Mark Zuckerberg est le maestro [1]
Un siècle étrange, un siècle bleu
Sous un ciel deux point zéro bleu

Je fais plus que rapper, je m’expressionnise
Tente de peindre en chantant un monde qui agonise [2]
Et les grands esprits se rendent compte
Que les grands mépris se rencontrent [2]

Je suis un putain de métis donc je suis clairement sombre
Il n’y a pas de philosophes, il n’y a que de sages mensonges [2]
J’aime les ciels nacrés et les moirures de mer
Attend le vol sacré sur les bordures de l’air [2]

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    34.25/50 pts soit    10.27/15

–  Profondeur                          1/4 pts
–  Punchlines/Styles               1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  13.27/25  soit   10.61/20

 

 

16- Salauds de pauvres

La main au dessus des yeux comme la visière d’une casquette
J’observe l’horizon, avec raison je m’inquiète
Marx a eu la vision, a raison tout s’achète [2]
Ca suffit plus la voiture, la maison, ni l’assiette [2]

On peut vendre du vent, regarde les éoliennes
Les banksters engrangent l’oseille chaque zéro millième [1.75]
Une mort étasunienne C.I.A requiem [1]
Au chili, en série, en CI, en Syrie, B.H.L en Lybie [1]

La chienlit en béchamel
Naïf quand j’étais petit, je rêvais devant Disney Channel [2]
Maintenant on pleure devant les infos
On en redemande comme des nymphos [2]

En moi se joue une lutte entre un agneau et un fauve
Vois rouge au pays des bleus donc ma colère est mauve
Chevillé à ma condition, à jamais un salaud de pauvre [2.75]

Kamikaze jump
Salaud de pauvre

Fin des temps Kali Yuga
L’être humain dans l’entonnoir
Aspiré dans le grand trou noir
Les petits enfants font le grand trottoir [2]

Un grand foutoir pour un petit foulard [2]
Les Etats disent: « Qu’est ce tu fous là ?!
Barrez vous de là les bamboulas ! » [2]
Droit dans son petit costard [1]

Une petite loi, le babtout se lâche
Dans les squats les négros se cachent [2]
Par la fenêtre s’échappe le noiche
Et de rouge le sol se tache [2]

Des viols d’enfants, des marées noires
Les Janjawids broient du noir
Les usines pètent et suppurent comme des vésicules de pues
Tout le monde regarde personne ne dit rien

C’est comme pour les films de cul [2]
Les marées blanches dans les bouches et la graisse va dans les ventres
Les bénévoles se dépensent pour payer nos bonnes consciences
Plus la bonne concordance des temps, nos enfants deviennent mutants

La mort de l’art, la mort du vent [2]
Se préparent les océans [1]
La fin du rêve on nous téléguide
Les ventres pleins, on se nourrit de vide [2]

Les Cœurs sont petits comme des raisins secs
Une parfaite colonie d’insectes [1.75]
Les Cœurs serrés dans des corsets, les âmes écartées aux forceps [1]
On pleure devant les infos, en redemande comme des nymphos

Dans ta petite coquille, ta vie de pacotille
Tu n’es pas concret, tu n’as pas compris
Tu veux que croquer, toi tu veux qu’on brille [2]
Tu veux que qu’on grille comme la nicotine

Tu veux pas qu’on prie, tu veux pas qu’on trie [2]
Tu veux pas qu’on crie, tu veux pas qu’on vive [1]
Tu veux pas qu’on kiffe, toi tu veux qu’on fuit
Qu’on serre nos cœurs comme des fruits confits [2]

Toi tu veux qu’on te suive, toi tu veux qu’on trime
Dans ta vie de casting, ta vie d’actrice
Ta vie fantasque pas fantastique [1]
Ta vie fastoche, fantoche, factice [2]

Ta vie pas chiche, fastoche, plastique [1]
Ta vie analogue, ta vie catalogue [1]
Ta vie monologue, monochrome, monocorde
Ta vie pasteurisée, masterisée, théorisée ta vie terrorisée [1]

Motorisée, autorisée, où l’horizon est régi par les rusés [-1]
Ta vie analysée, paralysée. A peine déjà né, tu ne vas pas y arriver ! [1]
Trop de matériels, trop de babioles, trop d’oseille et trop de bagnoles [1]
Trop de ports d’armes, trop de portables, trop de palabres, pas assez d’arbres [1]

Trop de bavards, pas assez d’art, trop de palpables, pas assez de rêves
Trop d’artificiel ça manque de ciel [1]

Source : rapgenius

 

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    51.25/67 pts soit  11.47/15

–  Profondeur                          2/4 pts
–  Punchlines/Styles               2/3 pts
–  Langage                     0.25/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  16.22/25  soit   12.97/20
17- Les moyens du bord

T’as beau être carré, tu tourneras toujours en rond
T’es comme la Terre, ça sert à rien, pour un oui ou pour un non [1.75]
De remuer l’ciel, et de te faire mal au bide
Y’a rien à faire, on est dans l’époque du vide [2]

Tu seras jamais rassasié au niveau des mauvaises nouvelles
À croire que le Diable nous a mis sous tutelle [1]
Et sous le ciel, tu tournes dans la ville
Y’a rien à faire, on est dans l’époque du vil [1]

On vit, on vit
Avec les moyens du bord
Les moyens du sort [2]

T’as le cerveau grillé, les regrets qui tournent en boucle
Tu veux la paix, mais tu te bats contre une armée de doutes [1]
Ils sont trop forts, ils sont trop durs, tu peux pas fuir
Et tes remords, tu les transformes en bouteilles vides

Tu referas pas le Monde, arrête de te prendre la tête
Le Mal est ici-bas comme la brume dans la plaine
Mais t’as des jambes, t’as pas des ailes, tu peux pas fuir
Accepte-le et connais-le si tu veux suivre [1.25]

On vit avec les moyens du bord, avec les moyens du sort
Tu peux finir triste sire, ça dépend du tirage au sort
Ça c’est sûr, on veut tous réussir, on fait pas les mêmes efforts
On n’a pas les mêmes sponsors, la triche est en plein essor [2]

J’ai compris qu’j’ai plus rien à perdre, car y’a rien à gagner
Identité ou oseille : ça n’est que du papier [0]
Dans l’océan dans le ciel, tu n’auras jamais pied
C’est l’histoire d’un petit roi qui veut mettre l’orage à ses pieds [0]

Et tu te crois soumis à rien, mais t’es soumis au sommeil
Et le jour, les vampires rêvent de sourire au soleil [2]
J’veux pas mourir au sommet, j’aimerais juste assommer
Ce mal, de le mettre K.O., sonné par mes sonnets [0]

D’avoir la terre pour sommier, le cœur dans un château fort
Depuis l’histoire du pommier, on vit avec les moyens du sort
Le Mal est un taureau, tous matadors
Pas comme Picasso, pas Minotaure, l’amour est mon picador [2]

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    16/37 pts soit    6.48/15

–  Profondeur                             1/4 pts
–  Punchlines/Styles                  1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.25/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  9.48/25  soit   7.58/20

 
18- Fukushima

Au bord du texte le plus ambitieux que je n’ai jamais tenté
Je fais partie de ceux qui n’ont pas peur de sauter
Et tu sais d’où je viens, j’ai grandi en cité [-1]
Autrement dit on a grandi dans des maisons hantées [0]

Que ce soit le manque de sous, le manque de souffle
L’habitude du dessous fait que, peu se découvrent [1]
On se cache derrière des capuches, des casquettes et des codes
On prend des attitudes, on consomme, on fuck l’école

Nos vies ne sont pas des films, on vit par épisodes
Et les rêves d’avenir ici sont en exode [3]
Peu à peu en eux même beaucoup s’isolent
Exclus, vivent entre eux, sociale est la camisole [2.5]

Des visions à court terme, ne voit pas plus loin que son hall
Les Cœurs veulent être libres, mais nos têtes sont les geôles [1]
Une cartographie réduite, on se dit que peu nous est possible
On élabore nos labeurs dans des champs impossibles [2]

Y a que des ions négatifs mon texte est radioactif
Un exorcisme lyrical aux vertus curatives
Premier couplet introductif, le prochain : le schéma
Ton cœur va exploser comme à Fukushima [1]

Une musique en physique quantique (Fukushima)
Une expression d’Amour un cantique (Fukushima) [2]
Tu peux changer ta vie sur un déclic (Fukushima)
Faut juste que sur ton cœur tu cliques (Fukushima) [1]
Fukushima

Et c’est comme dans un gros bolide, change les rapports
Moins de télé et plus de livres : là ça rapporte [1]
Tu veux faire du chiffre ? Apprend à compter
Sinon tu vas pas vivre, tu vas que raconter [2]

Autour de nous trop de béton, les Cœurs n’ont plus le wifi
As-tu déjà été heureux ? Si tu sais pas, vérifie [2]
La simple idée d’être sois même depuis petit terrifie
Mon Cœur t’écrit ce poème que ma voix amplifie [2]

Tu as le pouvoir nucléaire, tu peux en faire une catastrophe
Ou alors au contraire tu peux en faire quelque chose de noble [1]
Les enfants sont purs, c’est les Hommes les parasites
Les mauvaises idées gravitent autour de nous en satellite [1]

Je te l’ai déjà dit : tu peux changer ta vie
Il te manque un ingrédient dans cette recette magnifique
Il faut que tu t’aimes, tu t’aimes, tu, tu, tu t’aimes
Les grosses voitures les grands palais ne sont que des totems [1]

Deuxième couplet : le schéma, le prochain : rayon gamma

Dans ma vie j’ai fait un jour une explosion nucléaire
En fait j’ai fait une sorte de désastre à l’envers [1]
J’ai évacué la zone, chassé les mauvaises ondes
Je me suis mis en quarantaine des zombies et des amazones

J’ai auréolé ma vie d’amour et de sens
J’ai repris mes études, je me suis donné une chance [1]
J’ai irradié les miens de rayons gamma, car là d’où je viens y’a que du drama
Et combien combien, j’ai vu de gamins qui avaient tout pour eux, se perdre en chemin ?

De la même manière qu’un clic, clique sur la gâchette
Peut découper ta vie, l’achever à la machette [2]
Il faut juste un déclic du Cœur, changer de modèle
Catapulter leurs codes, leurs vies de bagatelle [1]

Prendre soin de ses gosses, de toi et de ta mère
La guérison est douce, le remède est amère [2]

Troisième couplet : rayons gamma, maintenant c’est à toi

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    29.5/57 pts soit    7.76/15

–  Profondeur                             1/4 pts
–  Punchlines/Styles                  1.5/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  11.51/25  soit   9.20/20

19- Life is Good

C’est du pur Disiz du cent pour cent Disiz
Et je fais comme d’hab je rappe pour les miskines [1.25]
Tu sais pas danser ? Hum ça tombe bien !
Tu sais pas chanter ? Hum ça tombe bien ! [1]

Tout est bien qui fini bien, même si c’est pas fini
En gros jusqu’ici tout va bien même si on frôle le pire
La vraie richesse est dans les tiens, car ils n’ont pas de prix [1]
Et les peines se conjuguent bien avec la joie de vivre [2]

C’est pas un « Kodak Moment », ni un Polaroid
Je veux juste chanter le rire, car la vie n’est pas qu’horrible
Est-ce que je me contredis, si je dis que malgré tout
Il faut qu’on kiffe, qu’on kiffe, qu’on, qu’on, qu’on kiffe ?
Peu importe les moyens, faut bien se le dire
Il faut qu’on vive, qu’on vive, qu’on, qu’on, qu’on vive [1]

Si t’es sensible à la misère tu dois l’être au bonheur
J’ai appris à le repérer, avant me faisait peur [1]
Il faut le dire, le dire, le, le, le dire
Chez nous c’est pas la joie mais mon Dieu qu’est ce qu’on peut rire [1]
On se déguise en riche, on veut des sous, on mélange tout
Mais pour nous aussi la life is good ! [1]

Souvent le matin, je danse avec mes gosses
Je fous le son à fond, je les regarde, je prends des forces [2]
En pyjamas trop petits, le ventre qui dépasse
Isma crois qu’il danse, en fait il se déplace [2]

Un corps à double sens, visage trop concentré
Des gestes de cinglés, d’hôpital psychiatrique
On se tape des barres, des, des, des barres
On est fiers, on revendique nos swag de blédard [2]

C’est le son des miskines, un son qui voyage
Le son des birthdays, le son des mariages [2]
Nous on aime pas ceux qui dansent bien, on préfère ceux qui s’affichent
Y’a qu’un Michael Jackson, le reste c’est des saucisses

Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y on fait une ronde,
que bénis soient nos rires et au diable la honte [1.75]
Les problèmes entre parenthèses, parfois y’a pas de doute : la la la la life is good !

Ma puce c’est ton anniversaire, tu attends ton gâteau
La souris est passée, te manque quelques chicots [1]
On allume les bougies, t’inspires, tu te positionnes
Tu souffles de toutes tes forces, des barres, tu postillonnes [2]

Des joies immatérielles, des vraies celles qui durent
Des rires puissance dix, parce que la vie est dure [1]
La vie est belle, belle, belle comme la foi d’une vieille dame
La voix d’un blédard édenté qui chante mal

Le mariage de Clara et Mourad
Ce soir je suis en concert avec mon gars Veda !
Et la salle est pleine parfois y’a pas doute, la la la la life is good

 

Source : rapgenius

Evaluation YDM,
–  Rimes    23/46 pts soit    10/15

–  Profondeur                             2/4 pts
–  Punchlines/Styles                  2/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  15.25/25  soit   12.2/20

 

 

 

 

 

20. Polyurethane

Ex ado, new desperado, love warrior en mission commando
Le Cœur d’Orion, des étoiles dans le sac à dos
Je quitte la ville et m’embarque sur le radeau [2]
Débarrassé de leur fardeau, loin de la vie Mac Do [2]

Beau comme un cœur, on me regardait comme Quasimodo
Leur sainte trinité : métro – bouleau – dodo [2]
Ils risquent la work overdose, moi je boxe contre les shadows
Comme des petits Playmobiles,
des illusions de choix dans des illusions de vies

Des rêves en polyuréthane dans des villes en plastique
Sous un soleil Center Parc on s’aime en numérique [1]
Des joies en code barre, des destins au bout du clic
On vomit des ouvrages, on bouffe, on bouffe du clip [1.5]

Et les bouches parlent mais les Cœurs sont muets
On serait tous morts si les regards pouvaient tuer [0]

En avant pour la grande parade
Répète bien ton rôle pour la mascarade [2]
Et serrez bien les rangs pour la grande balade
La grande blague ce numéro rend malade [2]

Chacun dans son hémicycle, tout le monde fait son cirque
La vie est un cycle, la vie est ainsi faite
Tu connais rien aux quartiers, si t’y mettais les pieds
Tu verrais ici comment certains se font traiter [0]

Les keufs veulent nous dresser comme on dresse un animal
Les caïras jouent aux illusionnistes avec la douane
Certaines filles font du contortionnisme dans les caves
Des mères de familles font du jonglage avec la C.A.F

Des blédards devant la préf font du trapèze pour des fafs [1]
Juste en dessous les fachos sont tels des lions en cage [1]
Et tous les opportunistes, les faux clowns tristes
Ceux qui se plaignent tout le temps, en fait tous ceux qui profitent [2]

Les Cœurs sont prêts, ce sont les têtes qui cogitent
Les cœurs veulent aimer, ce sont les corps qui coïtent [2]
L’espoir sous corticoïde, anti inflammatoire
Avoir la foi veut dire, affronter le diffamatoire [2]

Tant de larmes, faudrait un paquet de paquets de mouchoirs
Dans la nuit en plastique je tiens je tiens le bougeoir [2]

Et vu ce qu’on supporte on est tous des héros
Vu, vu ce qu’on supporte on est tous des héros [1]

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    23.5/39 pts soit    9.03/15

–  Profondeur                             2.25/4 pts
–  Punchlines/Styles                  1.5/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  14.03/25  soit   11.22/20

 

 

 

 

21. Elle t’a eu

Salut ! Longtemps qu’j’t’avais pas vu
J’ai commencé un truc, je crois bien que j’aurais pas dû [2]
Damn, c’est de l’alu, je crois bien qu’elle m’a eu
Comme si de rien n’était j’contrôlais, maintenant j’suis perdu [1]

J’ai toujours manqué d’un père, fallait bien que j’trouve un truc
J’suis accro au sucre, vaut mieux qu’être accro au ‘uc [1]
Oui j’ai bien tenté la weed, oui ok c’est sweet
Comme d’hab on connaît la suite, c’est ton oseille qui prend la fuite [1]

Les addictions font tièp face au carnage de la bouteille
Mais on peut fermer les yeux ou refuser d’écouter
Combien de frères au quartier ? Combien de soeurs sont parties ?
Font pas les choses à moitié, quand le bouchon est parti [1]

Et nos streets sont so tristes, alcool social en solstice
En groupe ou en soliste, le samedi soir sur fond de crise [2]
Pour de la douce tise ça s’cotise, la nuit va s’alcooliser
À défaut de rentrer en boîte, on va s’organiser [2]

Et de jeunes adultes deviennent le Gérard de Coluche
Docteur Jekyll et Mister Hyde version sweat capuche [2]
Traînent la nuit dans la ville, la boîte de nuit c’est dehors
Sur les parvis des mairies, ça boit encore et encore [1]

La banlieue picole comme dans un livre de Dostoïevski
Pendant qu’les super rich kids se défoncent au jet ski [2]
Et tout ça c’est pas tuit-gra, certains font leur choux gras
Une drogue reste une drogue, illégale ou légale

Elle t’a eu, elle elle elle t’a eu

Un jour j’trouverai un nouveau foie sur petite annonce
En attendant je bois d’la bière jusqu’à en pisser d’la mousse
Verre à moitié vide, pour ne jamais gaspiller
J’me rafraîchis les idées, vodka menthe et glace pilée [2]

Pendant qu’ils cherchent c’est qui le best, j’écris des kilos d’texte
J’redonne de la couleur à ce monde comme un ethylotest [2]
Et quand j’suis bourrée, j’parle fort, j’finis par me faire remarquer
J’me lève avec la gueule de bois et j’peux refaire le parquet [2]

J’peux pas porter mes couilles, donc j’porte mes nibards
Si je rentre dans le Sofitel, c’est pour violer l’mini-bar [2]
J’aime l’ivresse et parfois on marche toutes les deux
Elle me connait comme sa poche, elle m’en a fait deux sous les yeux [2]

Mal au crâne, obligée d’se creuser la tête
Pour te rappeller où et comment t’es rentré la veille
Ça part dans tous les sens, je connais ça
Si tu joues les connaisseurs, elle te violera ton adolescence

Mesures et métronome, capsules et mégots d’clope
J’calcule plus l’égo de l’homme
J’crois qu’j’y mets trop d’love

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    25/44 pts soit    8.52/15

–  Profondeur                             2/4 pts
–  Punchlines/Styles                  1.75/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  13.52/25  soit   10.81/20

 

 

 

 

 

22. Prélude (à la rebellion des coeurs)

On me demande toujours à qui s’adresse ma musique
Je déteste qu’on me mette dans une case !
Je vais pas moi-même le faire en disant que je rappe pour telle ou telle personne

On m’a souvent dit dans ce métier :
« Disiz protège-toi ! Cache-toi derrière un personnage !
Faut qu’il y ait une distance entre toi et le public… »
Mais, j’y arrive pas, ça m’a perdu parfois…

De nos jours, partout on voit plein d’experts :
Experts sur les questions des banlieues, experts en religion, experts en économie…
Moi je suis comme tout le monde
Je suis expert en train tous les jours, expert en gosse le matin à l’école…

Après je pars au taf en studio :
Ce sanctuaire où je me prends la tête à chercher les meilleurs mots, sur les meilleures musiques
Combien de fois j’ai pris le bus de nuit pour rentrer ?
C’est un métier étrange
T’es souvent seul à chercher une précieuse pépite d’inspiration, comme un chercheur d’or au bord d’un ruisseau avec son tamis
Et puis parfois, tu te retrouves devant plein de gens qui ont été touchés par la pépite d’or que tu leur a lancée en plein cœur

On me demande souvent :
« C’est qui ton public ? »
Mais j’sais pas moi… J’sais pas pour qui j’écris
Mais je sais de qui je m’inspire

Y’a pas si longtemps, j’étais à la fac pour me prouver des choses inutiles et obtenir un diplôme pour authentifier tout ce que j’ai appris tout seul….

J’écris pour ma courageuse et digne mère qu’a pas eu la vie facile
Pour ma petite sœur, qui n’a pas encore connu le Grand Amour et je m’inquiète, quand je vois comment l’amour se vit aujourd’hui…
Pour mes petits frères et mes Bienveillants, avec qui je me tape des barres de rire…

Pourquoi j’ai un sentiment de gène dès que je dois parler de religion ?
Alors que c’est elle qui m’a le plus éduqué dans ma vie moi qui ai grandi sans père…
Sans la foi j’serais surement devenu un délinquant
Tout ce qui m’est arrivé de bon, à chaque fois est arrivé quand j’étais dans de bonnes dispositions avec ma croyance en Dieu

On me demande souvent: « Quel est ton public ? »
Les génies du marketing parlent de « Cœur de cible ». Moi ma cible c’est les Cœurs

Je veux juste apporter ma part de lumière, ma part d’amour
On me demande souvent ce qu’est Extra-Lucide ?
Extra-Lucide c’est tout ça en gros

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

Discours

 

 

 

 

 

 

23. Cœur gangster

Semi négro célèbre, ex Disiz La Peste
Que les vre-paus se lèvent ! Non ce n’est pas un test [1]
You’re under arrest, cause you are the best
J’ai la colère café, je n’en ai montré qu’un zeste [2]

Un Kevlar dans le dos pour pas qu’on me Monica Seles
Un rap terrien d’inspiration celeste [1.5]
Pour que mes textes s’élèvent, j’ai cédé quelques pièces
A Universal aka Méphistophélès [2]

Les Mcs ces chiens en laisse, leur maître c’est la liasse
Faibles sont leur textes qu’ils écrivent sous alias [2]
Devant leur foule en liesse, se rasent la tignasse [1]
On dirait un mauvais film avec un casting naze

Les Mcs se croient dans le game, le même en modèle réduit
Mon Cd dans son fourreau, un gun dans son étui [2]
J’y crois dur comme fer, mon coeur n’a jamais fui
Disent qu’ici c’est déjà l’enfer, mais dis moi: Est-ce que t’es cuit ? [2]

Ca fait Coeur Gangster !
Manger, prier, prêt pour les guerres [1]

Que Dieu me pardonne, je m’en bas les reins de la mort de Ricard
De toutes ces marques de drogues engraissées par des smicards [2]
Manipulés de A à Z, contenus par des flicards
La vérité est un soleil, je brûlerai comme Icare [2]

Fils de paysan Picard et de pêcheurs Rufisquois
On va bientôt y aller, dis moi les autres ils disent quoi ? [2]
L’argent est un moustique qui te file le palu
Ton âme s’endort à petite dose pour des voitures en alu [2]

Ton dieu c’est ton phallus, tes déesses castent
Pour un rôle de minus, dans le film du diable
Le bien un Titan qui dort même si le mal est colossal
L’anti-doute c’est l’antidote qu’est dans l’épine dorsale [2]

La Maison Noire en Maison Mère, les mosquées en succursales
Petite ou grande salle, je fais que des scores sales [2]
A part ça je ne suis pas le Barça, j’attends un autre Messie
De l’eau dans la vessie, volontaire est l’idéaux-cide

Ok, c’est Sérigne. Je combats leur cynisme by any means necessary
Tueur en série, de Mcs ridicules
Je dois être un X-Men, j’ai le rap dans les molécules [2]
Je viens avec ma niya. Frérot j’ai la gnak

K-Way Coeur Gangster, pas Anorak Nike [1.5]
Trop de snake dans ce game, je suis Peura-Noïaque
Mon rap soigne les Hip-Hopcondriaques [2]
Je ne vais pas rougir de mes héros, encore moins de mes Prophètes

Guerre 2.0, je porte leur livre comme des trophées
Ma jeunesse est l’effet pervers du Post-Colonial
Elle commence à haïr d’une infection nosocomiale [2]
Depuis nos positions fœtales, nos conditions sont létales

Pour ça qu’ils fuckent la Nation, pour ça qu’ils fuckent l’Etat
Ma jeunesse perd les pédales, ma jeunesse perd ses pétales [2]
Ils sont fiers de bé-tom, ils sont fiers de se péta [2]
Connaissent rien au Coran, experts en Illuminatis

Apprends déjà le jour avant de chercher la nuit [2]
Hypnotisés par le diable, obsédés par des pyramides
J’aimerais crever tes écrans, j’aimerais t’offrir des livres

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    40/53 pts soit    11.32/15

–  Profondeur                             0.5/4 pts
–  Punchlines/Styles                  2.25/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  14.57/25  soit   11.65/20

 

 

 

 

 

 

24. Bullshitter

Déjà au collège, j’avais cramé qu’on me bullshitait
La conseillère d’orientation me dit « Qu’est-ce que tu veux faire ? »
J’réponds « Je sais dessiner », elle cherche dans son grand cahier [-1]
Et d’un coup d’un coup a crié « Je sais… Tu seras topographe ! » (graphe)

J’me dis que là c’est cool car dans le mot y’a « -graphe » [2]
J’ai regardé de plus près et en moi, est monté une rage
La conseillère d’orientation m’orientait dans sa voie de garage [2]
Damn ! Elle voulait me bullshitter

Arrête de bullshitter, bull-bullshitter

Arrête de…

Arrête de bullshitter, de me brain-washer
L’école peut te broyer comme un steak haché [0]
Et moi qui croyait quand le prof s’fâchait
Apprends ça par coeur, tu vas t’faire smasher [0]

J’descends pas d’un motherfuckin’ monkey, tu m’prends pour qui ?
J’fuck tes livres et je fuck Darwin
Bah oui, y’a quoi ? Tu crois qu’on croit
Qu’avant les cainrys y’avait pas d’iroquois ? [1.5]

Les profs n’aimaient pas mon air narquois
Moi je n’aimais pas leurs cours d’Histoire
Ils m’faisaient golri comme l’accent québecois [1]
« Tu comprends ce qui se passe inside me ? »

Branche ton radar, anti-carottes
Bugs Bunny est dans le coin, sur la vie d’mes gosses
La pub t’hypnose, tout se négocie
Y’a jamais d’pause, on t’vend le plus possible

Ton compte suffoque, ta carte dit « C’est possible » [1]
Les agios t’égorgent tu t’dis « C’est pas gentil »
Le banquier te fait un sourire jonquille,  [1]
tu rêves de lui mettre un low-kick/front kick

Ma mère m’appelle pour sa machine à laver
On va pas acheter, on va Dartyser
Maintenant tu payes plus, tu fais que pactiser [2]
Chemise rouge, sourire céramique

Le vendeur déterminé rapplique
Les six étapes de l’ambiançage applique [3]
Et nous proprose son crédit diabolique
Pour une machine à l’obsolescence… (pro-gra-mmé)
T’es vraiment trop cramé… (Arrête de bullshitter)

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    12.5/39 pts soit    4.80/15

–  Profondeur                             2/4 pts
–  Punchlines/Styles                  1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0/0.5 pt
–  Inventivité                      0/0.5 pt

Sous-total  8.80/25  soit   7.04/20

 

 

 

25. Vide

Et tu marches dans ta tête, ta tête comme un zonard
Et pour toi les soirs ne sont qu’des matinées
Ça résonne dans ta tête, ta tête comme un sonar [2]
À chaque fois que coulent les gouttes du robinet [0]

Tu-tu t’lèves, tu-tu-tu t’lèves
Et tu t’douches, tu t’douches, tu-tu-tu t’douches
Et tu zappes quelques chaînes, y’a que d’la merde
Et tu bouffes, tu bouffes, tu-tu-tu bouffes [2]

Et tu fais la vaisselle, ton bol, ton assiette
Et tu repenses à la veille, tu baisses la tête [2]
Et tu regardes par la fenêtre, gris est le ciel
La lumière d’aujourd’hui ne sera pas substantielle [1]

T’es une putain de plante, t’as besoin de photosynthèse
Et t’as besoin de soleil car t’es d’la putain de glaise [2]
Dans ta chambre tu pinces ton ventre, t’as de la putain de graisse
Tu sais pas quoi te mettre, tu prends une petite veste [1.5]

Et tu sais pas où tu vas, ni ce que tu fais
Tu sens ton coeur rétrécir devenir un fruit sec [1.25]
Parce que t’es vide, t’es vide, t’es-t’es-t’es vide
Ils appellent ça la déprime, mais c’est pire [1]

C’est comme si c’était dans l’air, ou peut-être c’est l’époque
Peut-être est-ce le pays et nos petites vies en toc [1.25]
Un avenir sombre, lourd comme du plomb
Des envies d’en finir au millième de seconde [1]

Et parfois la mort veut fort te, fort te faire l’amour
Elle te prend de force, elle te fait même pas la cour [2]
Alors tu figes cette idée, tu la chasses comme démon
Tu inspires beaucoup d’air et tu le bloques dans tes poumons [1]

Tu t’sens vide, t’es vide, t’es-t’es-t’es vide
T’as beau te remplir de choses que t’ingurgites
Que tu regardes, que tu lis, que tu penses, que tu dis [1]

Et puis t’as un tas
De trucs à régler de temps en temps t’aimerais
Prendre le temps de prendre le temps
Mais pour te réparer tu tournes, tu tournes au vice

Des petits délices tu broies du noir
Amère comme la réglisse
C’est bon sur le coup
C’est vrai c’est cool ça glisse [1.5]

Et les matins froids à force ça coûte, ça glace
Et tu zig-, tu zig-, tu-tu zigzagues
Et tu di-, tu di-, tu-tu divagues [2]
Ta vie en roue libre, le cerveau tourne comme une dynamo

Grandi le cynisme, il puise, diminue l’amour
Le pessimisme devient ton ossature
T’entoure comme un hula hoop
T’encercles comme Saturne [1.25]

Et tes idées tournent en boucle
La valse du bouc
Ibliss se frotte les mains
Un nouveau dans le groupe [1]

Gobe ton âme comme un oeuf
Ne reste que la coquille vide
T’es vide, t’es vide, t’es-t’es-t’es vide

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

–  Rimes    24.75/54 pts soit    6.87/15

–  Profondeur                             2.5/4 pts
–  Punchlines/Styles                  2/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          0.5/1 pt
–  Mélodie                                     0.25/0.5 pt
–  Inventivité                      0.25/0.5 pt

Sous-total  12.87/25  soit   10.28/20
26. La Vie d’Artiste

Ok j’arrête, je te démarre, je te mets au tapis
T’aurais voulu être un artiste comme Bernard Tapie [2]
Avoir des grosses valises de flouze, tu te voyais déjà riche
Les MC’s comme Aznavour se voient déjà en haut de l’affiche [2]

Ils rêvent la vie d’artiste, ne prennent pas le risque
Pensent aux pochettes et aux clips, oublient de faire le disque [2]
Et certains disent que ils fuck le fisc
Prennent des avances, vont en vacances et mangent comme Obélix [2]

Attends la suite, les MC’s se perdent
Tout ça parce qu’un jour un fan a twitté : « Oh t’es superbe ! » [2]
Et prennent leurs mixtapes de merde pour les préliminaires
Un peu de buzz et ça s’excite et ça éjac’ du sperme

Tu crois que la vie d’artiste c’est juste être V.I.P
Baiser des meufs, prendre des chèques et marcher en équipe
En vrai t’es torturé, on t’aime, on te déteste
T’accroches tes couilles, gères ton oseille, les chèques et t’as tes fesses [1.75]

Tu veux la vie d’artiste
Et c’est la vida loca

Alors tu veux rapper ? J’espère que t’as la rage
Alors tu veux chanter ? J’espère que t’as la vibe
Ah ouais tu veux danser ? J’espère que t’as le feeling
Ah bon tu veux peindre ? Faudra y mettre ta vie !

Tu vas te battre contre des démons, des diables et des monstres
Tu seras dans un labyrinthe, t’auras plus de solutions
Tu vas entrer dans un cercle, un cercle vicieux
Et tu vas te convaincre que c’est, c’est délicieux [2]

Que pour créer t’en as besoin, t’as besoin de souffrir
On va te dire qu’il faut que tu baises, tu te drogues, tu frôles le pire [1]
Demande à Jimi Hendrix, Marvin ou Picasso
La part de sacrifices, des vices colossaux

Des doutes d’attaques te plombent au char d’assaut [2]
Tu donnes une grosse partie de toi pour un petit morceau [2]
Et tu vois que ça marche pas, t’es là, tu pètes un câble
T’as tout mis dans ton oeuvre : tes tripes, tout ton gent-ar

T’as honte d’avoir raté, t’es là, t’affrontes les regards [2]
T’as peur d’être un has-been, trop tard : t’es un ringard
Tu deviens désagréable, sur un coup de tête tu te barres [1.25]
Au beau milieu de la nuit, t’es ouf, tu pars en ville

Tu marches dans la rue, négro tu pars en vrille [2]
Envie de tout foutre en l’air ? Non t’as pas envie
De rien, de personne, tu te sens incompris [1.25]
T’en veux au monde entier, c’est tous, tous des médiocres

Le lendemain les huissiers sonnent, sonnent à ta porte
Ah ba oui, tu croyais quoi ? Que l’Etat est un mécène ?
Demande à Jean Yanne, Nabokov et Baudelaire
Tu te rassures avec ces noms, tu te dis que eux aussi

Ça flatte ton ego, une solution facile
(Bref) Tout ça pour te dire que la vie d’artiste
La vraie, la pure, la dure, pas celle des maisons de disques [1]

Que traversent les sportifs, les femmes, les femmes, les hommes
Demande aux employés de chez France Télécom [2]
Un jour la vie déconne, demain ça redécolle !

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

 

–  Rimes    28.25/52 pts soit    8.14/15

–  Profondeur                             2/4 pts
–  Punchlines/Styles                  1/3 pts
–  Langage                     0.5/1 pts
–  Flow                                          pas écouté, pas noté
–  Mélodie                                     pas écouté, pas noté
–  Inventivité                      pas écouté, pas noté

Sous-total  11.5/23  soit   10/20

 

 

27. Dur Dur

Mais qu’est-tu crois ?
Que le succès il vient tout seul ?
On bosse dur dur

Je bosse dur dur

Dur, dur

A ça c’est sur, sur
4 gosses 4 bouches
Le double en chaussures
Combien d’albums j’ai ?

Combien de vers j’ai rappé ?
Combien de projets divers ?
Combien de RER D ?
Combien de fois j’ai raté ?

Combien de fois j’suis revenu ?
La baraca est repartie et les dettes sont revenus
Combien d’heures données pour combien de revenus ?
On est désordonné par la monnaie, on adapte nos menus

On ne mendie jamais
C’est la hass mais c’est pas grave
On range nos mains comme Jamel
On a des gros coeurs

On s’marre
On s’manque
On work
On stock

On vend
On s’tappe
On score
On se lève

On tombe
On se porte

Depuis des années qu’on se tape
Frère reconnaissent vrai quand on se croise
Faudra qu’on se voit qu’on se parle qu’on se capte
Fréro qu’on se tape contre les go

Qui a fait quoi qui ont fait les cons
Combien de MCs sont pas contents ?
Rappe pas beaucoup mais parlent longtemps
Haïssent tout le temps, insultent tous
Comme si les gros mots rapportaient des sous

J’écris des rimes en cascade
Rémunéré au black, black
Méthode [Cassable?]
J’met des claques

Je suis cape, cape
De continuer avec une carte, carte
Vide à chaque, chaque
Fois qu’je retire
Bad, bad est le trip

Pas de SnapBack
On montes sur scène on taff [ap’]

 

Source : rapgenius

Evaluation YDM,

Texte partiel

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour conclure,

 

Extralucide BI

 

Évaluation textuelle de cet album – Extralucide – est de  soit  10.19/20 (244.74/24 )    


Il peut donc être qualifié d’album textuellement passable

 

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

 

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