Dick Annegarn – Vélo va : textuellement bon

Dick Annegarn

Des années 70 qui ont vu ses débuts, Benedictus Albertus Annegarn, dit Dick, réinvente le meilleur : les musiques qui font l’amour pas la guerre, les mots-sésames, les frontières ouvertes aux esprits assortis. C’est tout lui – voix nomade, éclusier européen, citoyen libertaire du monde. Pendant que les enfants d’hier apprennent aux enfants de demain Ubu et Bébé éléphant, lui poursuit ses voyages de port gascon en oasis marocaine, balisant son parcours de chansons magiciennes. Sorcier, sourcier.

Source : totoutard

 

 

 

 

 

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64_g_460

 

Évaluation textuelle de cet album – Vélo va – est de 124.23/10 soit 12.42/20.

Il peut donc être qualifié d’album textuellement bon

 

 


 

 

 

Qu’ai-je pensé de cet album ?

C’est à l’image de ce que devrait être la chanson française. Un album éminemment poétique, racé. Un délice pour se détendre, vaquer à ses occupations, lire ou voyager.

 

 

 

Vélo va – Textes et paroles

 

 

 


 

 

1. Oracle

Quand tu auras franchir le seuil de la porte
Quand tu auras enfin fait ce grand pas
Quelques frusques, quelques fripes pour qu’en sorte
Que tu sortes de ces teints par cela

Tu n’as pas la tête d’un soldat
Ni le corps non plus, aucune trace ni cicatrice
Tu n’as pas l’allure d’un baba
Tu n’es pas si cool, même si tu prônes l’armistice

De t’abandonner n’est pas si facile
Même si d’autres se sont frottés avant toi
Êtrefou allié, peut être même habile
Pour saisir ce que ta liberté t’octroie

Tu n’as pas la tête d’un soldat
Ni le corps non plus, aucune trace ni cicatrice
Tu n’as pas l’allure d’un baba
Tu n’es pas si cool, même si tu prônes l’armistice

Si la piste prise est obstruée d’obstacles
C’est que l’ogre esquive la pierre sur sa voie
Si tu veux l’avoir de la voix de l’oracle
C’est qu’aucun détour devin ne devinera que

Tu n’as pas la tête d’un soldat
Ni le corps non plus, aucune trace ni cicatrice
Tu n’as pas l’allure d’un baba
Tu n’es pas si cool, même si tu prônes l’armistice

Quand tu auras franchir le seuil de la porte
Quand tu auras enfin fait ce grand pas
Quelques frusques, quelques fripes pour qu’en sorte
Que tu sortes de ces teints par cela

 

Évalué

Quand tu auras franchir le seuil de la porte
Quand tu auras enfin fait ce grand pas
Quelques frusques, quelques fripes pour qu’en sorte [2]
Que tu sortes de ces teints par cela [1]

Tu n’as pas la tête d’un soldat
Ni le corps non plus, aucune trace ni cicatrice
Tu n’as pas l’allure d’un baba [1]
Tu n’es pas si cool, même si tu prônes l’armistice [2]

De t’abandonner n’est pas si facile
Même si d’autres se sont frottés avant toi
Être fou allié, peut être même habile [2]
Pour saisir ce que ta liberté t’octroie [1]

Si la piste prise est obstruée d’obstacles
C’est que l’ogre esquive la pierre sur sa voie
Si tu veux l’avoir de la voix de l’oracle [2]
C’est qu’aucun détour devin ne devinera [1]

Source : BI

Evaluation YDM,

–  Rimes    12/16 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  15.25/21 soit   14.52/20

 

 

 

 

 

 

2.  Vélo vole

Vélo va
Vélo vole
La voie va
Où vélo va

Vélo vire
Vélo volte
Où va la vie
Vélo va

Belle voiture
Beau camion
Beau véhicule
A locomotion
Beau wagon
Belle station
Beau train à très grande vision

Bel avion
Belle fusée
Belle station
Espacionnée
Bel kolkhoze du spationaute
Bel espace de cosmos rose

Vélo va
Vélo vole
La voie va
Où vélo va

Vélo vire
Vélo volte
Où va la vie
Vélo va

Belle moto
Beau mécano
Speedoman
Superbeman
Belle bécane
A arbre à came
Turbo chrome d’échappement

Vélo va
Vélo vole
La voie va
Où vélo va

Vélo vire
Vélo volte
Où va la vie
Vélo va

Rien ne vaut le pédalo
Avec pédales et avec son eau ?
Qui dévale la vallée
Avec son allée, avec ses pieds

Belle péniche
Beau canot
Bel écluse
Bon tirant d’eau
Beau marin
Et beau matelot
Mais rien ne vaut le vélo

Vélo va
Vélo vole
La voie va
Où vélo va

Vélo vire
Vélo volte
Où va la vie
Vélo va

 

 
Évalué

Vélo va
Vélo vole
La voie va
Où vélo va [1] [+1]

Vélo vire
Vélo volte [+1]
Où va la vie [1]

Belle voiture
Beau camion
Beau véhicule [1]
A locomotion
Beau wagon
Belle station [2]
Beau train à très grande vision [1.5]

Bel avion
Belle fusée
Belle station [2]
Espacionnée [-1]
Bel kolkhoze du spationaute
Bel espace de cosmos rose [1]

Belle moto
Beau mécano [1]
Speedoman
Superbeman [1]
Belle bécane
A arbre à came [1.75]
Turbo chrome d’échappement [1]

Rien ne vaut le pédalo
Avec pédales et avec son eau ? [1]
Qui dévale la vallée
Avec son allée, avec ses pieds [-1]

Belle péniche
Beau canot
Bel écluse
Bon tirant d’eau [1]
Beau marin
Et beau matelot
Mais rien ne vaut le vélo [2]

Source : BI

Evaluation YDM,

–  Rimes    18.25/38 pts
–  Punchlines              1.75/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  21.5/43 soit  10/20

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Karlsbad

J’ai pris rencard à Karlsbad
Me faire masser de mains de mine
Une croisade plus qu’une ballade
Une épopée de Loving Green

Des kilomètres dans les pattes
Des kilomètres qui moi, m’épate
Des kilomètres à mon actif
Des kilomètres dans le pif

Des paysages de voyages
Parachutages de passage
C’est un exploit dans le désert
Partout, j’ai froid surtout l’hiver

J’ai pris rencard à Karlsbad
Me faire masser de mains de mine
Une croisade plus qu’une ballade
Une épopée de Loving Green

Tout se répète et se répète
Me laisse pleutre, me laisse bête
Une ligne blanche indique la crête
Aux méandres de ma tête

Je suis le véhicule de moi
Là où je vais, aussi, il va
La vie m’ennuie
L’amour me fuit
La mort me suit
La vie me tue

J’ai pris rencard à Karlsbad
Me faire masser de mains de mine
Une croisade plus qu’une ballade
Une épopée de Loving Green

 
Évalué

J’ai pris rencard à Karlsbad
Me faire masser de mains de mine
Une croisade plus qu’une ballade [2]
Une épopée de Loving Green [1]

Des kilomètres dans les pattes
Des kilomètres qui moi, m’épate [2]
Des kilomètres à mon actif
Des kilomètres dans le pif [1]

Des paysages de voyages
Parachutages de passage [2]
C’est un exploit dans le désert
Partout, j’ai froid surtout l’hiver [1]

Tout se répète et se répète
Me laisse pleutre, me laisse bête [2]
Une ligne blanche indique la crête
Aux méandres de ma tête [2]

Je suis le véhicule de moi
Là où je vais, aussi, il va [1]
La vie m’ennuie
L’amour me fuit
La mort me suit [2]
La vie me tue [1]

Source : BI

Evaluation YDM,

–  Rimes    17/22 pts
–  Punchlines              1.5/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  20.25/27 soit   15/20

 

 

 

 

 

 

4. Je cherche

Je cherche, je cherche, je cherche une chanson
A mon image
Je cherche, je cherche, je cherche une chanson
A tout veuvage

Il faudrait qu’il soit joli, ma mélodie
Il faudrait qu’il soit plus bel qu’une ritournelle
Faudrait qu’elle soit séante et élégante
Faudrait qu’il y ajoute sa joute

Je cherche, je cherche, je cherche une chanson
Belles paroles
Je cherche, je cherche, je cherche une chanson
Des paraboles

Que battent les tambours
Que cinglent les cymbales
Que grattent les ribelles ??
Que grattent les crotales

Que causent les cors
Que grattent les guitailles ??
Que jouent les binious
Que cirent les cithares

Je cherche, je cherche, je cherche une chanson
A la convenance
Je cherche, je cherche, je cherche une chanson
A ma cadence

Je la voudrais dansée d’un autre pas de deux
Je la voudrais choyée par mes chers aïeux
Je la voudrais chantée avec un verre de cidre
Que toque le tocsin, que sonnent les clepsydres

Je cherche, je cherche, je cherche une chanson
Qui me ressemble
Je cherche, je cherche, je cherche une chanson
Qui nous rassemble

Qui me ressemble
Qui nous rassemble
Qui me ressemble
Qui nous rassemble
Qui me ressemble
Qui nous rassemble
Qui me ressemble
Qui nous rassemble

 

 

Évalué

Je cherche, je cherche, je cherche une chanson
A mon image

A tout veuvage  [2]

Il faudrait qu’il soit joli, ma mélodie [1]
Il faudrait qu’il soit plus bel qu’une ritournelle [1]
Faudrait qu’elle soit séante et élégante [1]
Faudrait qu’il y ajoute sa joute [1]

Belles paroles

Des paraboles [2]

Que battent les tambours
Que cinglent les cymbales [1]
Que grattent les ribelles
Que grattent les crotales

Que causent les cors
Que grattent les guitailles
Que jouent les binious [1]
Que cirent les cithares [1]

A la convenance

A ma cadence [2]

Je la voudrais dansée d’un autre pas de deux
Je la voudrais choyée par mes chers aïeux [2]
Je la voudrais chantée avec un verre de cidre
Que toque le tocsin, que sonnent les clepsydres [2]

Qui me ressemble

Qui nous rassemble [2]

Source : BI

Evaluation YDM,

–  Rimes    19/25 pts
–  Punchlines              1.5/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  22.5/30 soit   15/20

 

 

 

 

 

5. Prune

Je suis une prune
Un ovoïde de fortune
Un avatar de demi-lune
Tapie dans l’univers des satellites

Je suis une prune
Petite
Une petite pépite
Qui s’est mise sur orbite
Et dont la trace elle est écrite
A l’encre blanche sur la pelouse

Je suis une prune
Pourpre, pour peu
Que l’on m’embrouille
Pour peu que l’on me fouille
Au fin fond de l’ombrage
Dissimulée par le feuillage

Je suis une prune
Sage.
Mon jus de fruit est si juteux
Que j’en empare le nez des dieux
Et que mes yeux si audacieux
Séduisent les drôles de dames

Je suis une prune
Drupe
Je suis une prune
De vie, de nouvelles vitamines
M’illuminent, m’éliminent la vermine
Et se termine en parties fines

Je suis une prune
Divine
A force de fréquenter les dieux
Au point de m’approcher des singes
J’ai fini par moi-même
Me croire au dessus de la macédoine

Je suis une prune
Idoine
Je suis un cœur de moine
Ici, je glisse si facilement
Dans la police du péché
C’est que je suis greffé
D’un arbre fruste

 

 

Évalué

Je suis une prune
Un ovoïde de fortune
Un avatar de demi-lune [3]
Tapie dans l’univers des satellites

Petite
Une petite pépite [3]
Qui s’est mise sur orbite
Et dont la trace elle est écrite [2]
A l’encre blanche sur la pelouse

Pourpre, pour peu [1]
Que l’on m’embrouille
Pour peu que l’on me fouille [2]
Au fin fond de l’ombrage
Dissimulée par le feuillage [2]

Sage. [1]
Mon jus de fruit est si juteux
Que j’en empare le nez des dieux
Et que mes yeux si audacieux [1.5]
Séduisent les drôles de dames

Drupe [1]

De vie, de nouvelles vitamines
M’illuminent, m’éliminent la vermine
Et se termine en parties fines [3]

Divine [1]
A force de fréquenter les dieux
Au point de m’approcher des singes
J’ai fini par moi-même
Me croire au dessus de la macédoine

Idoine
Je suis un cœur de moine [3]
Ici, je glisse si facilement
Dans la police du péché
C’est que je suis greffé [2]
D’un arbre fruste

Source : BI

Evaluation YDM,

–  Rimes   25.5/34 pts
–  Punchlines              1.5/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.25/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  28.25/39  soit   14.48/20

 

 

 

 

 

 

6. Bonjour

Bonjour, je m’appelle Jean
On s’est bien connu, dis
Il y’a deux mille ans

Bon dieu, ça fait longtemps
Qu’on ne s’est plus vu
Tu vas comment  ?

As-tu passé le pont de la vie éternelle?
As-tu choisi de vivre parmi les humbles si mortels ?
Es-tu passé par Rome et ses énormes papaudromes ?
As-tu le grand large pour une pêche économe ?

Bonjour, je m’appelle Jean
On s’est bien connu, dis
Il y’a deux mille ans

Bon dieu, ça fait longtemps
Qu’on ne s’est plus vu
Tu vas comment  ?

Ton nom, c’est bien Pierre
Quel beau nom mémorable
C’est comme si c’était hier
Cette croisade incroyable

Nous étions quatre pêcheurs
Et quatre pauvres camarades
Embarqués dans la nuit
Sur le lac de Tibériade

Bonjour, je m’appelle Jean
On s’est bien connu, dis
Il y’a deux mille ans

Bon dieu, ça fait longtemps
Qu’on ne s’est plus vu
Tu vas comment  ?

Quand on était plus jeunes
On était moins impassible
Vivre vieux, vivre bien, vivre loin
Impossible

Personne ne sortirait d’ici vivant
Peu probable
Pouvait-on s’imaginer d’être aujourd’hui
Immuable

Bonjour, je m’appelle Jean
On se reverra dis,
Dans deux mille ans

 

 

Évalué

Bonjour, je m’appelle Jean
On s’est bien connus, dis
Il y’a deux mille ans [1]

Bon dieu, ça fait longtemps
Qu’on ne s’est plus vu [1]
Tu vas comment  ? [2]

As-tu passé le pont de la vie éternelle?
As-tu choisi de vivre parmi les humbles si mortels ? [1]
Es-tu passé par Rome et ses énormes papaudromes ?
As-tu le grand large pour une pêche économe ? [2]

Ton nom, c’est bien Pierre
Quel beau nom mémorable
C’est comme si c’était hier [1.5]
Cette croisade incroyable [2]

Nous étions quatre pêcheurs
Et quatre pauvres camarades
Embarqués dans la nuit
Sur le lac de Tibériade [2]

Quand on était plus jeunes
On était moins impassible
Vivre vieux, vivre bien, vivre loin [1]
Impossible [2]

Personne ne sortirait d’ici vivant
Peu probable
Pouvait-on s’imaginer d’être aujourd’hui
Immuable [2]

On se reverra dis,
Dans deux mille ans

Source : BI

Evaluation YDM,

–  Rimes    17.5/28 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  20.75/33 soit   12.57/20

 

 

 

 

 

 

 

 

7. Un enfant

Un enfant
Un enfant m’attend
Pour me dire
Pour me dire d’attendre

Il me tend
Il me tend ses bras
Pour qu’on nous
Pour que nous alliance

Qu’ai-je donc fait
Pour mériter tant de tendresses ?
Qu’ai-je donc fait
Pour mériter tant de confiance ?
Qu’ai-je donc fait
Pour être son père Noël ?
Qu’ai-je donc fait
Pour incarner l’Eternel ?

Un petit homme
Un petit homme m’attend
Il se joue
Il se joue de ma tête

Un géant
Un géant me guette
Pour me faire
Pour me faire ma fête

Qu’ai-je donc fait
Pour valoir l’hostilité ?
Qu’ai-je donc fait
Pour valoir l’inimitié ?
Qu’ai-je donc fait
Pour valoir cette bagarre ?
Qu’ai-je donc fait
Pour attirer son regard ?

Un savant
Un savant me scrute
Pour me dire
D’abandonne la lutte

Un sorcier
Tente de m’assister
Pour me dire
Comment qu’on ne m’attarde plus

Qu’est ce que j’aurais pu souhaiter ?
Faudrait-il que cet enfant soit consacré ?
Personne ne pourra plus le reconforter
Que sa bonne volonté

Un enfant
Un enfant m’attend
Pour me dire
Pour me dire d’attendre

Il me tend
Il me tend ses bras
Pour qu’on nous
Pour qu’on nous alliance

 

 

Évalué

Un enfant
Un enfant m’attend
Pour me dire
Pour me dire d’attendre [2.25]

Il me tend
Il me tend ses bras [+0.5]
Pour qu’on nous
Pour que nous alliance

Qu’ai-je donc fait
Pour mériter tant de tendresses ?

Pour mériter tant de confiance ? [2]

Pour être son père Noël ?

Pour incarner l’Eternel ? [1.75]

Un petit homme
Un petit homme m’attend
Il se joue
Il se joue de ma tête

Un géant
Un géant me guette
Pour me faire
Pour me faire ma fête [3]

Pour valoir l’hostilité ?

Pour valoir l’inimitié ? [2]

Pour valoir cette bagarre ?

Pour attirer son regard ? [1]

Un savant
Un savant me scrute

D’abandonne la lutte

Un sorcier
Tente de m’assister [-1]

Comment qu’on ne m’attarde plus [2.5]

Qu’est ce que j’aurais pu souhaiter ?
Faudrait-il que cet enfant soit consacré ? [-1]
Personne ne pourra plus le reconforter
Que sa bonne volonté [1.75]

Source : BI

Evaluation YDM,

–  Rimes    14.75/35 pts
–  Punchlines              1.5/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  18.25/40 soit   9.12/20

 

 

 

 

 

 

 

 

8. Piano dans l’eau

J’ai navigué
Dans un piano
D’autres pirates
Me suivent dans l’eau

Chacun sa route
Chacun sa trace
Chacun ses flots

La mer est d’huile
Le ciel pas haut
Le vent souffle à peine
Je n’avance pas trop

Chacun sa route
Chacun sa trace
Chacun ses flots

Ma gueule de bois
Ma gueule de veau
Porte les traces
De nuits sans repos

Chacun sa route
Chacun sa trace
Chacun ses flots

J’ai négocié
De mon piano
L’entrée en rade
De Bilbao

Chacun sa route
Chacun sa trace
Chacun ses flots

J’ai reposé
Mon vieux piano
En cale sèche
Pour quelques travaux

Chacun sa route
Chacun sa trace
Chacun ses flots

Me suis reposé
Comme tous les matelots
Entre les fesses
De quelques travelos

Chacun sa route
Chacun sa trace
Chacun ses flots

Chacun ses flots
Chacun ses flots
Chacun ses flots
Chacun ses flots

 

 
Évalué

J’ai navigué
Dans un piano
D’autres pirates
Me suivent dans l’eau

Chacun sa route
Chacun sa trace [1]
Chacun ses flots [2.5]

La mer est d’huile
Le ciel pas haut
Le vent souffle à peine
Je n’avance pas trop [2]

Ma gueule de bois
Ma gueule de veau
Porte les traces [1]
De nuits sans repos [2]

J’ai négocié
De mon piano
L’entrée en rade
De Bilbao [1]

J’ai reposé [2]
Mon vieux piano
En cale sèche
Pour quelques travaux [1]

Me suis réposé
Comme tous les matelots
Entre les fesses [1]
De quelques travelos [2]

Source : BI

Evaluation YDM,

–  Rimes    15.5/27 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  18/32  soit   11.25/20

 

 

 

 

 

 

 

9. Brahim Alham

Il était marocain
Et parlait allemand
Tirailleur retraité
De l’armée française

Il vivait replié
Face à l’océan
Une panne à souder
Brûlant dans la braise

Sac, ni ressac
N’atteignent sa braise
Brûmes ni brouillard
N’éteignent son feu

Si débrouillard
Et si bien à l’aise
Brahim Alham
Paix à son âme

Il soudait à l’état
Au coin d’un mur blanc
Balançant les épaules
D’avant en arrière

Il aimait ces chemins
Il aimait ces gens
Sa capuche sur sa tête
Et son sourire berbère

Sac, ni ressac
N’atteignent sa braise
Brûmes ni brouillard
N’éteignent son feu

Si débrouillard
Et si bien à l’aise
Brahim Alham
Paix à son âme

Il n’avait ni de femme
Ni de maison mère
Connaissait ni de drames
Ni le moindre frère

Demandait ni l’aumône
Ni reconnaissance
Pour les années
Passer à servir la France

Sac, ni ressac
N’atteignent sa braise
Brûmes ni brouillard
N’éteignent son feu

Si débrouillard
Et si bien à l’aise
Brahim Alham
Paix à son âme

Il était marocain
Et parlait allemand
Tirailleur retraité
De l’armée française

Il vivait replié
Face à l’océan
Une panne à souder
Brûlant dans la braise

Sac, ni ressac
N’atteignent sa braise
Brûmes ni brouillard
N’éteignent son feu

Si débrouillard
Et si bien à l’aise
Brahim Alham
Paix à son âme

 
Evalué

Il était marocain
Et parlait allemand
Tirailleur retraité
De l’armée française

Il vivait replié
Face à l’océan [2]
Une panne à souder [-1]
Brûlant dans la braise [2]

Sac, ni ressac [1 ]
N’atteignent sa braise
Brûmes ni brouillard
N’éteignent son feu

Si débrouillard [2]
Et si bien à l’aise [1]
Brahim Alham
Paix à son âme [2]

Il soudait à l’état
Au coin d’un mur blanc
Balançant les épaules
D’avant en arrière

Il aimait ces chemins
Il aimait ces gens [1]
Sa capuche sur sa tête
Et son sourire berbère [2]

Il n’avait ni de femme
Ni de maison mère
Connaissait ni de drames [2]
Ni le moindre frère [2]

Demandait ni l’aumône
Ni reconnaissance
Pour les années
Passer à servir la France [2]

Source : BI

Evaluation YDM,

–  Rimes    18/32 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.75/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  21.5/37  soit   11.62/20

 

 

 

 

 

10. Pire

Il y aurait tant de choses à dire
Y aurait tant de choses à faire
Que je ne sais plus quoi te dire
Que je ne sais plus quoi te faire

Le délit dans le délire
C’est d’attenter à sa vie
C’est de quitter le navire
En plein intempérie

Pire,
Je m’attends au pire
Peu ou prou,
Nos sorts se nouent

Lyre,
Maudite lyre
Les cordes s’étirent
Jeu se joue

Bonne table nous accueille
A satiété
Soirée leste, soirée frustre
De volupté

Mon délire dévie vers toi seule
Toi seule me va
Je m’arrange de ton linceul
De ton barda

Pire,
Je m’attends au pire
Peu ou prou,
Nos sorts se nouent

Lyre,
Maudite lyre
Les cordes s’étirent
Jeu se joue

Qui aurait pu me le prédire
Cette lente catastrophe
On ne devrait jamais dire
Sans faire de strophes

Quand s’étiole le poème
Quand on en arrive aux mains
Qu’on s’y donne, s’y abandonne
Jusqu’à demain

Pire,
Je m’attends au pire
Peu ou prou,
Nos sorts se nouent

Lyre,
Maudite lyre
Les cordes s’étirent
Jeu se joue

 

 
Évalué

Il y aurait tant de choses à dire
Y aurait tant de choses à faire
Que je ne sais plus quoi te dire [1]
Que je ne sais plus quoi te faire [1]

Le délit dans le délire
C’est d’attenter à sa vie
C’est de quitter le navire [1]
En plein intempérie [1.25]

Pire,
Je m’attends au pire [1]
Peu ou prou,
Nos sorts se nouent

Lyre,
Maudite lyre
Les cordes s’étirent [2]
Jeu se joue [2.5]

Bonne table nous accueille
A satiété
Soirée leste, soirée frustre
De volupté [-1]

Mon délire dévie vers toi seule
Toi seule me va
Je m’arrange de ton linceul [3]
De ton barda [1]

Qui aurait pu me le prédire
Cette lente catastrophe
On ne devrait jamais dire [1]
Sans faire de strophes [2]

Quand s’étiole le poème
Quand on en arrive aux mains
Qu’on s’y donne, s’y abandonne
Jusqu’à demain [1]

Source : BI

Evaluation YDM,

–  Rimes    16.75/32 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total 19.75/37 soit  10.67/20

 

 

 

En conclusion,

 

 

64_g_460

 

Évaluation textuelle de cet album – Vélo va – est de 124.23/10 soit 12.42/20.

Il peut donc être qualifié d’album textuellement bon

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

 

 

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