Désenfumé

 

 

 

 

 

 

 
Qu’il fait bon de t’aimer
De se lover sur tes rondelets et
Voir s’éloigner ces temps troubles
Où les haines se dédoublent

Où le bonhomme matrone
Et la marcheuse plastronne
Sur l’estrade, parades
De petitesses sur l’esplanade

L’éloquence n’est plus
L’élégance encore moins
La rue m’est témoin
La politique a vécu

Place aux branleurs émotifs
Aux fossiles, parasites et autres potiches
De nos jours, le cancre fait couler l’encre
Le penseur parle aux ventres

Et l’élu chiale pour se faire entendre
Pavés de kleenex sur le macadam
Il est bel et bien là, le temps de l’infâme
Alors, ma bite a le vague à l’âme

Je rentrerai tard, ce soir
Et je suis impatient de te voir
Emmitouflée dans tes rêves
Dans ta si belle tenue d’Eve

En chien de fusil. Entendre tes doux soupirs…
Comment ne pas aimer la vie à en mourir
Quand on te voit ainsi ? On dirait une naïade
Allumée, la commère salade

Comme toujours, je l’éteindrai
Et je m’étendrai
Auprès de ma belle quiétude
Dehors, l’immonde habite leurs habitudes

Âme en perdition
Nuits dévorantes
Sommeils lourds d’afflictions
Mémoires débordantes

Des rivages embrumés
De mes fidèles cauchemars
Appontent désormais l’espoir
A tes côtés, j’amerris désenfumé

 

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