Des lendemains qui chantent : encore un film français de merde

J’avoue, je suis fatigué par la médiocrité, le népotisme, le suivisme qui règnent dans le cinéma français. J’ai donc décidé de réagir à ce déluge permanent de nullités filmées en créant ma chronique de pronostics de bides.

 

film français de merde – FFM

 

En effet, je ne suis pas cinéaste, ni cinéphile. En réalité, j’en ai strictement rien à foutre de ces pseudo-analyses d’experts, qui ne sont que des branlettes collectives de moustiques. J’aime les bons films. C’est quoi un bon film ? Eh ben, quand j’en vois un, je le sais. Nourri aux blockbusters américains, je n’ai rien contre le cinéma US qui pour moi, n’est qu’une industrie qui fournit une gamme de produits et  services très large à ses nombreux clients. Ado, en Afrique, j’ai été nourri aux films indiens (Jimmy, Teri Kassam, Anthony,…), nigérians (films de sorcellerie, histoires d’amour sirupeuses…), chinois (films d’arts martiaux à l’ancienne) et quelques films français à l’ancienne (notamment les De Funès et Pierre Richard). Bref, le bof donne son avis et l’assume.

 

On va être clair : j’en ai rien à cirer du cinéma thaï, coréen, péruvien, aztèque ou inuit… Tant que le film est bon. Les films d’auteur à la con, pour ne pas dire les attrape-bobos, sont beaucoup trop sophistiqués pour moi, j’avoue. Et je ne ferai aucun effort pour m’élever à leur hauteur. Coquetterie de bof.

Comme le film français est incapable de me fournir des films à ma mesure (certains diraient, des films pour bof que tu es), j’ai décidé de me moquer de ses incontinences artistiques et de mettre en avant de bons films comme je les ai toujours aimés : des instants d’oubli, de grâce, d’abandon, d’élévation, d’allégresse, ou d’enchantement.

Je ne demande rien à cette industrie que de susciter quelques émotions en moi quand je regarde l’un de ses produits. Et en bon consommateur, je sais détecter les merdes que le cinéma français nous concocte. En fait, nous savons tous détecter ces merdes.

Résultat des courses : depuis que j’ai débarqué à Roissy, je n’ai jamais payé pour regarder un film français.

Même Intouchables m’a laissé de marbre. Cinéma français : de la merde en pagaille. Et ce qui m’horripile le plus avec ce milieu, c’est qu’ils sont persuadés de faire de meilleurs films que les américains. Ils croient qu’ils produisent de la qualité, les chèvres ! Même les navets américains sont bien mieux assaisonnés; ces derniers font un effort pour les rendre comestibles. Le cinéma français n’est qu’un réceptacle de parasites qui font de l’art pour becter et en ont honte. Les américains font du show-business et ne s’en cachent pas. Les films sont des produits consommables. En France, ces hypocrites se sont convaincus que tout film est une œuvre d’art. C’est comme si Cassegrain vous disait péremptoirement que chacune de ses boîtes de conserves de légumes, est une toile. L’Art content pour rien, vous avez dit ?

Les américains se sont acharnés à nous vendre des produits, bien marketés, bien achalandés, bien conçus pour satisfaire à nos besoins de consommateurs frénétiques. En cherchant à nous satisfaire, ils auront multiplié des chef d’œuvres qui sont restés dans nos mémoires, ont bercé nos enfances ou façonnés nos modes de vie ou de penser (Scarface, pulp fiction par exemple). Ils ont tellement réussi dans leur conquête que nous avons fini par oublier que le cinéma est né en France !

Les français nous ont vendu leurs œuvres d’art avec beaucoup de peine, à … personne. N’importe quel troufion tenant une caméra, se prend pour un génie méconnu et est persuadé de révolutionner le septième art avec son énième résucée de je ne sais quel ponte sanctifié du secteur : Bergman, Truffaut, Ford ou Ma grand-mère. Pour se rassurer, ils vilipendant les amerloques et leurs camelotes, et se branlent mutuellement sur leurs chiures artistiques.

Tarantino fait des films commerciaux ou des films d’auteur ? Sans doute des films d’auteur qui se vendent très bien. Aujourd’hui, par définition, le cinéma français, c’est de la merde. 9 films sur 10 ne méritent même pas d’être pensés !  En trois décennies, les grands films sont tous pratiquement US.

En fait, le cinéma français; c’est le cinéma mongol démultiplié. Un amoncèlement de vanités, de prétentions et très peu de qualité. Hollywood produit de tout, du navet au chef d’œuvre, Hollywood domine les esprits du monde entier et façonne les tendances culturelles. Pariwood permet à des êtres médiocres d’avoir un boulot, une femme, et un semblant de statut social. Il est devenu le marche-pied de générations d’assistés qui veulent exister sans jamais bosser, avec pour seul arme, leur patronyme, leurs connaissances, leur réseau, leurs superficialités.

Une chèvre qui se nommerait Depardieu arriverait à devenir comédienne en France; et à recevoir même une breloque pour son travail !

 

 

C’est quoi un FFM ?

C’est un film qu’on n’a pas besoin de voir pour savoir qu’il est un navet. Le cinéma français sécrétant de manière industrielle, des navets; le FFM trouve toute sa justification dans ce milieu artistique qui a institué la médiocrité comme critère de sélection. Il s’agit donc de pronostics de bides sur des films qui sortiront prochainement en salles. Une fois le film sorti, il faudra attendre un mois pour tirer les conclusions et valider l’état de film français de merde.

 

4 pronostics possibles :

FFM garanti – 100% bide

FFM hautement probable – 80% bide

FF – 50 – 60% bide

FFQ – Film Français de qualité – moins de 50% bide

 

 

 

J’ai su que le cinéma français était totalement vérolé le jour où j’ai appris que Judith Godrèche réalisait son film. Et depuis, ce fut la ruée vers l’or. D’acteur à réalisateur, de pantin à marionnettiste. Le contenant se veut contenu. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un quart de vedette ne nous annonce qu’il va réaliser son prochain bide. Ceux qui en savent le moins du monde (logiquement, de part leur cursus: aussi doués qu’un mannequin ou un footballeur, un peu moins qu’un journaliste) sont ceux qui nourrissent l’imaginaire des français depuis des décennies. Tu m’étonnes que les français soient plus cons, plus chiants,  moins conscients.

Aussi, comme ces gens ont très peu d’humour sur eux-mêmes et leur milieu de tarés (logique aussi, la consanguinité mène toujours vers les tares, jamais vers le progrès génétique), j’ai pris sur moi de créer cette rubrique pour me marrer des étrons que pondent nos grands cinéastes, internationalement connus et reconnus à Paris; évidemment !

 

 

DES LENDEMAINS QUI CHANTENT 2

 

 

Film français de merde : Des Lendemains qui chantent

Sortie prévue : 20 août 2014

Genre : comédie

Budget du film : 4.000.000 euros

Réalisateur : Nicolas Castro

Scénariste : Nicolas Castro

Synopsis : Olivier et Léon, deux frères qui sont montés à Paris et que la vie a éloigné… Si le premier se voit comme un journaliste sans concessions, le second est un communicant ambitieux et opportuniste. Noémie, une charmante conseillère présidentielle, n’arrive pas, au fil des ans, à choisir entre eux. Sous le regard amusé de Sylvain, leur ami d’enfance, qui a fait fortune dans le minitel rose, leurs destins se croisent sur 20 ans, s’entremêlent, au cours d’une épopée drôle, tendre et nostalgique, dans les années 80/90. source: allociné

 

Vous l’aurez compris, encore un film de bobos parisiens pour bobos parisiens, sans aucun intérêt pour la banlieue. Un caresse-anus burné (probablement sans le sou mais aidé par papa et la famille : donc peut vivre auprès des bourgeois parisiens, afficher les attributs sans avoir les revenus) se dispute les faveurs d’une connasse de chiasses-pot (remarquez que les personnages sont tous dans le service et non la production.) avec son frère, lèche-burnes autorisé et bien payé (journaliste-communicant, faites-vous la différence ? Moi pas !). Voilà ! C’est l’histoire. Deux frères veulent baiser la même femme. Je vous passe déjà le côté quasi incestueux de cette relation (Déjà qu’on a Carla qui nous a montré que dans ces milieux, on pouvait coucher avec le père et le fils sans anicroches,  ni offuscation de la bonne société; vouloir baiser la femme de son frère en comparaison, c’est du pipi de chat!). on convoque un comique de cage d’escalier pour mettre son « grain de folie » et on espère qu’en remuant tout ça, la sauce prendra.

Je pense que c’est de la merde. Pourquoi ? Parce que c’est de la merde. ça se voit comme mon nez sur mon beau visage. 

 

Pronostics BI : FFM garanti.

– 100% bide

– Entrées cinémas confidentielles (-50000)

– Aucune chance de rester dans les mémoires  

– 1er long métrage de Nicolas Castro

 

Je vous conseille : Des lendemains qui chantent, de Caroline Chomienne

Pourquoi ? Parce que je pense que ce sera toujours plus marrant que cette nouvelle comerdie.

 

Ne vous embêtez pas ! attendez que TF1 le passe à la télé dans un an.

Et je vous parie ma boîte de vache qui rit que c’est le caresse-anus qui ramassera la fille, le frère pubard fera contre mauvaise fortune bon cœur, et tout le monde sera content. Un bon film français de merde comme on les aime, quoi !

 

 

 

Pio pour les trentenaires parisiennes du tertiaire + Proust pour les branchés de Canal+ Ramzy pour la touche de gauche (beurgeoisie) + Dussolier pour le bourgeois de province travailleur, de droite + Casta pour le côté glamour décontracté (vous savez, les jeunes comiques femmes qui pullulent de nos jours auraient pu remplir le job mais Casta c’est l’audace et même la visée internationale du réalisateur. Elle joue à contre-emploi. Avant, elle servait de potiche. Maintenant, c’est une potiche qui fait rire. Elle a passé un cap !) = succès !

 

DES LENDEMAINS QUI CHANTENT 2 PHOTO1

 

Branleurs

 

Pio Marmai : connais pas ! Jeune premier comme on en voit passer chaque été, sans grand intérêt. Évidemment, papa était dans le milieu (scénographe ???), tout comme maman (costumière).

Laetitia Casta : mannequin devenue actrice. Seul intérêt justement ; juste bonne à mater.  Enfin, pour les amateurs de planches à voile et autres platitudes. Son jeu me laisse vraiment songeur… Je crois que j’ai vu La bicyclette bleue. Franchement, elle fait de son mieux; elle est aussi bonne que ce que le cinéma français nous présente comme jeunes actrices. Elle ne manquera pas au cinéma pour sûr.

Ramzy Bedia : Que dire ? J’ai jamais aimé son humour cage d’escalier. C’est un type qui est là, qu’on voit passer dans nos écrans. S’il n’était pas là, il y aurait quelqu’un d’autre; Voilà ! C’est un meuble, quoi ! Ah, lui aussi, comme Godrèche, il a fait son film ! FFM garanti bien sûr ! Il avait des choses à dire. Je crois qu’il les a dites… à quelqu’un.

Gaspard Proust : j’aime son esprit corrosif. Il aurait pu être le seul motif pour lequel je serais allé voir ce navet programmé; malheureusement, j’ai vu le trailer , la bande-annonce du film de Beigbeder, le génial génie de la culture parisienne, dans lequel il est rôle principal et non; pas moyen de courir le risque. Si en plus, c’est pour aller voir ce qu’il fait sur Canal+… C’est bon, j’ai mon abonnement, ça suffit largement.

André Dussollier : il fait partie de ces vaches sacrées dont personne ne sait pourquoi elles sont sacrées. Aussi fossile qu’un politique qui se respecte, il est là depuis… depuis, fait des films sans aucun intérêt, du théâtre et d’autres conneries d’oisifs pédants, joue à peu près les mêmes rôles (père moyen, français un peu bof, un peu gauche, un peu raide, droitard sympa mais de gauche dans la vie, cela va de soi…). Si le fait de tourner dans tout ce qui passe est un critère de qualité de jeu, alors c’est probablement l’un des plus grands acteurs du cinéma, français. J’avoue, il fait sympa quand il passe à la télé. Mais, je le sens pas, Dédé.

Louis-Do de Lencquesaing : je l’ai aimé dans son rôle de dirigeant d’ONG à Kaboul dans Kaboul Kitchen. Il a une bonne tête de faux-cul et ma foi, fait le boulot. Lui aussi est réalisateur et père d’une actrice. Typique, quoi !

Anne Brochet : connais pas ! Doit certainement avoir fait quelque chose d’intéressant un jour dans le cinéma.

 

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

 

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