Critique album Les oubliés de Gauvain Sers

Gauvain Sers

Gauvain Sers, né le 30 octobre 1989 à Limoges, est un auteur-compositeur-interprète français.

Source : wiki

Critique album Les oubliés de Gauvain Sers sorti le 29 mars 2019

 

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Évaluation textuelle de cet album – Les oubliés – est de 136.74/14 soit 9.76/20

Il peut donc être qualifié d’album textuellement passable

 

 

Qu’ai-je pensé de cet album ?

Album avec des chansons assez similaires, assez moyennes,… Travail poétique effectif mais efficacité limitée. Rimes assez pauvres, créativité poétique famélique. Peu de choses potable, rien de bien notable. Alors que je rédige mon avis, j’ai déjà tout oublié des chansons, des titres, des mélodies,… Je sais juste qu’il y a une chanson sur la province et les instituteurs. La ressemblance avec Renaud est évidente. C’est une belle filiation. Le boulot est fait mais l’intérêt suscité est si faible. Préférez l’original.

 

Les oubliés– Textes et paroles

 

1. Les oubliés

Devant le portail vert de son école primaire [1]
On l’reconnaît tout d’suite
Toujours la même dégaine avec son pull en laine [1]
On sait qu’il est instit [1]
Il pleure la fermeture à la rentrée future [1]
De ses deux dernières classes
Il paraît qu’le motif c’est le manque d’effectif [1]
Mais on sait bien c’qui s’passe [1]

On est les oubliés
La campagne, les paumés [-1]
Les trop loin de Paris
Le cadet d’leurs soucis [1]

À vouloir regrouper les cantons d’à côté en 30 élèves par salle
Cette même philosophie qui transforme le pays en un centre commercial [1]
Ça leur a pas suffit qu’on ait plus d’épiceries [1]
Que les médecins se fassent la malle
Y’a plus personne en ville, y’a que les banques qui brillent dans la rue principale [1]

On est les oubliés [doublon]
La campagne, les paumés [doublon]
Les trop loin de Paris [doublon]
Le cadet d’leurs soucis [doublon]

Qu’il est triste le patelin avec tous ces ronds-points [1]
Qui font tourner les têtes
Qu’il est triste le préau sans les cris des marmots [1]
Les ballons dans les fenêtres [1.75]
Même la p’tite boulangère se demande c’qu’elle va faire [1]
De ses bom-becs qui collent
Même la voisine d’en face elle a peur, ça l’angoisse [1]
Ce silence dans l’école [1]

On est les oubliés [doublon]
La campagne, les paumés [doublon]
Les trop loin de Paris [doublon]
Le cadet d’leurs soucis [doublon]

Quand dans les plus hautes sphères, couloirs du ministère [1]
Les élèves sont des chiffres
Y’a des gens sur l’terrain de la craie plein les mains [1]
Qu’on prend pour des sous-fifres [2]
Ceux qui ferment les écoles les cravatés du col [1]
Sont bien souvent de ceux
Ceux qui n’verront jamais ni de loin ni de près [-0.5]
Un enfant dans les yeux [2]

On est les oubliés [doublon]
La campagne, les paumés [doublon]
Les trop loin de Paris [doublon]
Le cadet d’leurs soucis [doublon]

On est troisième couteau
Dernière part duteau [1]
La campagne, les paumés
On est les oubliés [0]

Devant le portail vert de son école primaire [doublon]
Y’a l’instit du village
Toute sa vie, des gamins
Leur construire un lendemain [1]
Il doit tourner la page [2]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 26.25/41 pts soit 9.60/15
– Style 0.5/2 pts
– Profondeur 0.5/1 pt
– Mélodie 0.25/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 11.10/20

Chanson engagée ou démago ? bien écrite, originale, ABAB, rimes pauvres

 

 

 

 

 

 

 

2. Ton jean bleu

Je fais des ronds dans mon café
A la cuillère machinalement
Et je trouve ça beau à pleurer [-1]
De te regarder tout simplement [2]

Le pli d’oreiller sur ta joue
Les cheveux coiffés par ta nuit
T’es à la bourre mais tu t’en fous [1.75]
La terre tourne encore comme tu dis [1]

Et moi j’attends le grand moment
Tous les matins je tombe amoureux
Quand tu te glisses délicatement [1]
Dans ton jean bleu, dans ton jean bleu [1]

Tu sors de la douche en serviette
Et c’est déjà une œuvre d’art
J’en prends chaque fois plein les mirettes [1]
Je m’en remets deux jours plus tard [1]

Si tu jouais la scène au ciné
T’aurais l’oscar de la tendresse
Il me vient même quelques idées [0]
Pas catholiques je le confesse [1]

Et moi j’attends le grand moment [doublon]
Tous les matins je tombe amoureux [doublon]
Quand tu te glisses délicatement [doublon]
Dans ton jean bleu, dans ton jean bleu [doublon]

Tu te crayonnes devant le miroir
Ça me fascine, ça m’éblouit
Je crois que ça rendrait fou Renoir [1]
Tellement le tableau est joli [2]

Si seulement j’étais photographe
A capter l’instant suspendu
Je te garderais la meilleure place [1.5]
Dans mon larfeuille bien entendu [2]

Et moi j’attends le grand moment [doublon]
Tous les matins je tombe amoureux [doublon]
Quand tu te glisses délicatement [doublon]
Dans ton jean bleu, dans ton jean bleu [doublon]

Il épouse tes jambes et tes fesses
Il t’effleure te colle à la peau
Il se gène pas pour les caresses [1]
Y’a pas à dire c’est un salaud [2]

Si je suis jaloux comme un pou
D’un bout de tissu, d’un pantalon
Je me vengerai mais après coup [2]
En ouvrant moi même les boutons [1]

Je profite de ce moment [0]
J’le fais glisser peu à peu [0.5]
Et je prends la place délicatement [0]
De ton jean bleu [doublon]

Et moi j’attends le grand moment [doublon]
Tous les matins je tombe amoureux [doublon]
Quand tu te glisses délicatement [doublon]
Dans ton jean bleu, dans ton jean bleu [doublon]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 21.75/40 pts soit 8.15/15
– Style 0.25/2 pts
– Profondeur 0.25/1 pt
– Mélodie 0.25/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 9.15/20

Rimes pauvres, belle manière de dire qu’il la fourre, simp de base

 

 

 

 

 

 

 

3. La langue de Prévert

T’étais le genre de lycéen
Un peu perdu et dans ton coin [1]
Toujours assis au fond de la classe
Pas très à l’aise dans tes godasses [1]
Sûr qu’on se cherche à cet âge
Mais la jeunesse est faite pour ça [1]
Tu te réfugies dans les chansons
Pour l’évasion pour les frissons [1]
Et puis un jour t’as découvert
La force de la langue de Prévert [1]

Tu t’es plongé dans les études
Pour apaiser les inquiétudes [2]
De ceux qui te paient le loyer
Comme une balle à renvoyer [0]
Bientôt passée l’adolescence
Toujours dans le sac à dos, les sciences [2] [+0.25] [rime ou rimaillerie ?]
Mais ta patiente c’est l’écriture
Les pattes de mouches et les ratures [1]
Et en cachette t’écris tes vers
Bien sûr dans la langue de Prévert [1]

T’aurais pu croupir au bureau
Mal dans tes fringues mal dans ta peau [1]
De ne jamais avoir oser
Claquer la porte sans te retourner [0]
Un jour t’as pu saisir ta chance
Avec la bonne dose d’insouciance [2]
Pour pas finir aigris et vieux
Mais tant de regrets dans les yeux [2]
Entre la tendresse la colère
Tu chantes dans la langue de Prévert [0.5]

Et aujourd’hui c’est ton métier
Toutes les planètes sont alignées [-1]
Quand tu repenses au lycéen
T’aurais pas parié ton destin [0.5]
Mais comme ton truc c’est la musique
Et pas leur foutu statistique [1.75]
Quelque soit le son du moment
Tu marches à coté tranquillement [1]

Et tu te sens libre comme l’air
Toujours dans la langue de Prévert [0]
Et tu te sens libre comme l’air [1]
Toujours dans la langue de Prévert [doublon]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 19.75/42 pts soit 7.05/15
– Style 0.25/2 pts
– Profondeur 0.25/1 pt
– Mélodie 0.25/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 8.05/20

rimes pauvres, en é, quelques assonances

 

 

 

 

 

 

 

 

4. L’épaule d’un copain

Mieux qu’une boite de cachetons, qu’un anti-dépresseur
Mieux qu’une blague à la con, qui fait rire que l’auteur [1]
Mieux qu’un de ces vieux bourbons, qu’on sirote tranquillement
Mieux qu’un billet d’avion, qu’on prend pour foutre le camp [2] [rime annexée, anaphore, ABAB]

Mieux que tout ça réunit
Quand la vie va pas bien
Quand y’a rien qui sourit [1]
Y’a l’épaule d’un copain [1]

Mieux qu‘entendre sur les ondes, sa chanson préférée
Mieux qu’une colère profonde, des assiettes fracassées [-1]
Mieux que n’importe quel psy
Mieux qu’un punchingball
Mieux qu’une pizza aussi, devant un match de football [1] [+1]

Mieux que tout ça réunit [doublon]
Quand la vie va pas bien [doublon]
Quand y’a rien qui sourit [doublon]
Y’a l’épaule d’un copain [doublon]

Mieux qu’un très bon calvaire, qu’une bouteille du grand cru
Qui te font croire que ça va, mais demain ça va plus [1.75]
Mieux qu’une clope à la fenêtre, qu’un carré de chocolat
Mieux que les phrases toutes faites, c’est la vie ça passera [1]

Mieux que tout ça réunit [doublon]
Quand la vie va pas bien [doublon]
Quand y’a rien qui sourit [doublon]
Y’a l’épaule d’un copain [doublon]

Mieux que la solitude, qu’une partie de jambes en l’air
Mieux que toutes leurs études, que les affaires de ta mère [1.75]
Mieux que chialer un bon coup
Mieux de tout garder pour soi
Mieux qu’un marabout, qui va te coûter un bras [1] [+1]

Mieux que tout ça réunit [doublon]
Quand la vie va pas bien [doublon]
Quand y’a rien qui sourit [doublon]
Y’a l’épaule d’un copain [doublon]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 12.5/22 pts soit 8.52/15
– Style 0.75/2 pts
– Profondeur 0.25/1 pt
– Mélodie 0.25/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 10.02/20

Anaphore, joli thématique, quelques trouvailles, belle musique, bonnes émotions

 

 

 

 

 

 

 

 

5. La boîte à chaussures

Une vielle boite à chaussures en haut d’une étagère
Endormie contre un mur petite couche de poussière [1]
Je souffle un peu dessus et j’ouvre le trésor
De mon enfance perdu et que je cherche encore [1]

Y’a cette photo jolie qui me saute au visage
Celle où ma mère sourit et ne fait pas son âge [2]
Elle pouvait pas se douter tout ce qui se passe aujourd’hui
Moi je voudrais la ramener dans cette photo jolie [2]

Une vielle boite à chaussures, des baskets du 38
De celles qui font le mur et qui court vachement vite [2]
J’ai rangé à leur place les souvenirs à l’appel
Là sur cette photo de classe, j’avais mis des bretelles [1]

Je retrouve dans le lot une carte d’anniversaire
Et je reconnais au dos l’écriture familière [1]
Juste la pudeur qu’il faut à tout bientôt j’espère
C’est les tous derniers mots, que j’ai lu de mon grandpère [1]

Une vieille boîte à chaussures, des fragments du passé
Une lettre de rupture que je peux pas oublier [-1]
Mon tout premier amour elle avait les yeux claires
C’était simple comme bonjour la vie de couple en primaire [1]

En creusant un peu plus y’a cette place de concert
Le régime de virus, les raisons de la colère [1.75]
Un ticket de cinéma à moitié effacé
Comme la mémoire parfois des parents dépassés [2]

Une vieille boîte de chaussures, la carte d’un vieil ami
Des sourires des blessures, le chat qui est parti [2]
Là, l’image est joyeuse on est les quatre frangins
Les Dalton de la Creuse comme disait mon cousin [1]

Cette vieille boîte de chaussures ça ne nous rajeunit pas
C’est ce qu’aura dit c’est sûr la maman de mon papa [1]
Je l’imagine me dire
« ferme cette boite petit et va-t-en la remplir tu n’auras qu’une seule vie »
Je l’imagine me dire [1]
« ferme cette boite petit et va-t-en la remplir tu n’aura qu’une seule vie » [1]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 20.75/34 pts soit 9.15/15
– Style 0.5/2 pts
– Profondeur 0.75/1 pt
– Mélodie 0.5/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 10.38/20

Rimes pauvres, ABAB, joli thème

 

 

 

 

 

 

 

6. Excuse-moi mon amour

J’pense à toi mon amour
Quand tu fouilles ton placard
Quand t’hésites tous les jours [1]
Entre un jean, une robe noire [1]

Tu te poses la question
« Est ce qu’on va m’emmerder »
Et c’est l’genre de questions [1]
Que tu d’vrais pas t’poser [-1]

J’pense à toi mon amour [doublon]
Quand tu marches dans la rue
Tu fais semblant toujours [0.5]
D’avoir rien entendu [1.75]
Et t’accélères le pas
On te siffle, on t’insulte
Et ça joue les gros bras [1]
Et ça se dit adulte [2]
Et ça se dit adulte [doublon]

J’pense à toi mon amour [doublon]
Quand tu rentres en tro
Avec tous ces vautours [1]
Aux instincts d’animaux [1]
J’voudrais prendre ta place
Que t’aies plus à subir
Ces regards dégueulasses [2]
Qui t’empêchent de dormir [1]

J’pense à toi mon amour [doublon]
Mais j’suis bien impuissant
La connerie court toujours [0]
Et elle me glace le sang [1]
Mais dans quel monde vit-on
Pour qu’une femme se demande
C’qu’elle peut porter ou non [1]
Sans dev’nir un bout d’viande [2]
Sans dev’nir un bout d’viande [doublon]

Excuse-moi mon amour
Pour ces heures de dilemme
« Tu trouves pas ça trop court ? » [0.5]
« Est ce que j’la mets quand même ? » [2]
La liberté d’une femme
Est à jamais absente
Dès lors qu’elle s’interdit
D’être une femme élégante [2]

Excuse-moi mon amour [doublon]
Pour cette flopée d’embrouilles
Ça cache presque toujours [0]
Un sacré manque de couilles [2]
Ça pourrait être leur sœur
Ou leur fille sur cette route
Quand on insulte une femme
On les insulte toutes [2]
On les insulte toutes [doublon]

Excuse-moi mon amour [doublon]
D’être de la même espèce
Que ces coqs de basse-cour [1]
Que ces sales brutes épaisses [2]
Mais la tendresse d’une femme
Sera toujours plus belle
Que la bêtise infâme [1]
Des hommes sans cervelle [1]

Excuse-moi mon amour [doublon]
Excuse-moi pour toutes celles
Celles qui flippent au détour [0.5]
D’une sombre ruelle [1]
La liberté d’une femme [doublon]
Qu’elle soit brune, qu’elle soit blonde
La liberté d’une femme [doublon]
Ça vaut tout l’or du monde [2]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 33.25/56 pts soit 8.90/15
– Style 0.5/2 pts
– Profondeur 0.5/1 pt
– Mélodie 0.5/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 10.65/20

Sacré simp, on attend la même chanson avec les femmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7. Au pays des lumières

Pas facile ce matin
De se voir dans la glace
Sans songer aux gamins [2]
Aux mômes qui boivent la tasse [2]
Juste la à nos pieds
Sur nos côtes ensablés [-1]
Là où quand on y pense
On passe toutes nos vacances [2]

Au pays des lumières
Y’a plus interrupteurs
Notre phare dans la mer [1]
N’était qu’un leurre [1]

Le parcours des combattants
Pour en arriver là
Le passeur, les triomphes,
Les regards vers le bas [2]
Dans nos fauteuils en cuir,
S’il y’avait ce courage
Y’aurait rien à écrire [1]
Y’aurait plus de naufrage [2]

Au pays des lumières [doublon]
Faut changer l’éclairage
Pour qu’un homme ministère [0.5]
Voit le carnage [2]

Si par chance ils arrivent
Dans leurs bateaux de fortune
À rejoindre la rive, [2]
À décrocher la lune [1]
Y’a des gens pour brandir
Encore cette phrase immonde
On peut pas accueillir [1]
Toute la misère du monde [2]

Au pays des lumières [doublon]
Tous ces slogans m’écœurent
On retourne en arrière [0.5]
Et ça fait peur [2]

C’est bien d’humanité
Dont ici nous parlons
Quelles que soit les idées [0]
Les points de vue, l’opinion [1]

Aux larmes citoyens [+0.25]
Faudrait se mettre à leur place
Pour pouvoir le matin [0.5]
Se regarder dans la glace [1]

Au pays des lumières [doublon]
Il n’est jamais trop tard
Pour que nos réverbères [1]
Deviennent des phares [1]

Au pays des lumières [doublon]
Il n’est jamais trop tard [doublon]
Pour que nos réverbères [doublon]
Deviennent des phares [doublon]

Au pays des lumières [doublon]
Il n’est jamais trop tard [doublon]
Pour que nos réverbères [doublon]
Deviennent des phares [doublon]

Au pays des lumières [doublon]
Il n’est jamais trop tard [doublon]
Pour que nos réverbères [doublon]
Deviennent des phares [doublon]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 27.5/45 pts soit 9.16/15
– Style 0.5/2 pts
– Profondeur 0.5/1 pt
– Mélodie 0.25/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 10.60/20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8. Le tiroir

Tout au fond d’un tiroir,
D’un bureau tout en bois
J’ai retrouvé par hasard, [1]
Notre toute première fois [1]

Ce petit bout de papier
griffonné à la main
Je me revois t’appeler [-1]
Et le café du lendemain [1]

Tout au fond de mon tiroir
Y’a encore nos buts
Photomaton d’un soir [0.5]
Où on avait trop bu [1]

On perdait l’appétit,
On se marrait pour un rien
Le monde était tout petit [2]
Et nos yeux, jamais loin [1.5]

Tout au fond de mon tiroir
Et mes doigts qui tonnent
Qui retrace notre histoire [1]
Les billets pour Lisbonne [1]

Ce fameux décollage
On a cru y rester
Je relis dans nos pages [2]
Toutes celles qu’on a cornées [-1]
Je relis dans nos pages [doublon]
Toutes celles qu’on a cornées [doublon]

Tout au fond de mon tiroir [doublon]
Y’a tout un tas de conneries
Des regrets, des déboires [0.5]
Et toute cette jalousie [1]

Sous une pile de factures
La poussière la routine
Le besoin d’aventures [1.75]
Le monde d’adrénaline [1]

Tout au fond de mon tiroir [doublon]
Je retombe sur ta lettre
Écrites à l’encre noir [0.5]
Et en pleurent peut-être [2]

Une lettre manuscrite
Comme on ferait plus
Quand j’ai lu je te quitte [2]
Sur ta lettre, il a plu [1]
Quand j’ai lu je te quitte [doublon]
Sur ta lettre, il a plu [doublon]

Tout au fond d’un tiroir,
Le tiroir de ma vie
Quand mon amour se barre, [0.5]
Y’a l’épaule d’un ami [2]

Et un jour sans prévoir,
Le beau temps chasse la pluie
On referme un tiroir [0.5]
Et un autre se remplit [1.75]

Tout au fond d’un tiroir, [doublon]
Le tiroir de ma vie [doublon]
Quand mon amour se barre, [doublon]
Y’a l’épaule d’un ami [doublon]
Et un jour sans prévoir, [doublon]
Le beau temps chasse la pluie [doublon]
On referme un tiroir [doublon]
Et un autre se remplit [doublon]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 24.5/46 pts soit 7.98/15
– Style 0.5/2 pts
– Profondeur 0.5/1 pt
– Mélodie 0.5/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 9.41/20

Ouais !

 

 

 

 

 

 

 

 

9. Changement de programme

On va juste boire un ou deux verres
C’est ce que j’ai dit à ma petite femme
Alors où je vous écris ces vers [2]
Y a eu comme un changement de programme [2]

On a tombé six bières chacun
Sans oublier les trois d’avant
Vous m’avez manqué les copains [1]
Faut vraiment qu’on se voit plus souvent [1]

On va juste se boire un demi
Ah, ça commence toujours comme ça
Quand les soirées deviennent des nuits [2]
C’est pas prévu, ça s’explique pas [1]

Je devais filer y a de bonnes heures
Et maintenant je trinque à l’gnôle
J’ai de la volonté, ça fait peur [1]
Quand l’amitié m’prend par l’épaule [2]

On refait le monde, on se fend la poire
Je t’ten paye une, tu me la rends
Et on cherche où nos vieilles histoires [1]
Quand on les raconte aux absents [2]

Toutes ces conversations de bistrot
Sûr qu’on les trouve pas dans les livres
Mais pour faire du coude à Rimbaud [2]
On se remémore nos râteaux ivres [2]

On a la confidence facile
L’articulation un peu moins
Toutes les consonnes sont sur un fil [1]
Pour les voyelles on verra demain [1.75]

On a le regard seize neuvième
Mais pas les trous en face des yeux
Mais pour avouer, les gars je vous aime [1.75 + 0.25]
Il fallait bien que je boive un peu [2]

La, la, la, la, la
La, la, la, la, la
La, la, la, la, la

On jure qu’on est juste éméché
Quand le serveur rétorque aussi sec
N’essayez pas de vous justifier [-1]
Vous êtes déjà cramés les mecs [1]

Après cette logique implacable
On est passé à l’addition
Le pourboire laissé sur la table [2]
Portait ce soir si bien son nom [1]

On devait juste se boire un petit verre
Mais la vie fait des siennes parfois
Maintenant j’ai la tête à l’envers [1]
Un sandwich grec entre les doigts [1]

J’avais prévu d’pas rentrer tard
Il faut toujours me prendre aux mots
Il est à peine sept heures moins quart [1.75]
Y a pas à dire, c’est vachement tôt [1]

La, la, la, la, la
La, la, la, la, la
La, la, la, la, la

Pour pas réveiller ma gonzesse
Je tâtonne sur la pointe des pieds
Avec toute la délicatesse [1]
D’un ours brun des Pyrénées [0]

Je parle un dialecte inconnu
Qu’elle est la seule à déchiffrer
Et je crois que son cou m’a reconnu [2]
Elle a souri les yeux fermés [-1]

Demain je dirai plus jamais ça
Elle me rira sûrement au nez
C’est la promesse d’un candidat [1]
Qui est prêt à tout pour l’Elysée [-1]

Demain je dirai plus jamais ça [doublon]
Elle me rira sûrement au nez [doublon]
Et je vous avoue que rien que pour ça
Je suis déjà prêt à recommencer [-0.5]

La, la, la, la, la
La, la, la, la, la
La, la, la, la, la

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 35/60 pts soit 8.75/15
– Style 0.75/2 pts
– Profondeur 0.5/1 pt
– Mélodie 0.5/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 10.75/20

ok

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10. Petite piaule

Entre les murs d’une petite piaule
Du côté de la porte, des Lilas
Pas de poinçonneur, pas de chat qui miaule [2]
Sur le matelas, [1]

Le matelas calé dans un coin
On optimise tout notre espace
Il n’est pas grand notre train-train [2]
Mais, y a la place [1]

La place pour deux et quelques meubles
C’est sûr, ça change de la campagne
Mais on se plait bien dans notre immeuble [2]
C’est pas le bagne [2]

Le bagne, ses lettres sous les ponts
Entouré par les chats qui miaulent
Maman, elle a même un balcon [1]
Notre petite piaule [0]

Elle a même un balcon [0]
Notre petite piaule
Petite piaule [0]
Petite piaule [doublon]

Entre les murs d’une petite piaule [doublon]
Un vase rempli par du Lilas [0]
Des affiches au-dessus de nos épaules [1]
Pour qu’on y croit [1]

Pour qu’on croit en nos rêves de gosse
Ceux pourquoi on se lève chaque matin
Ceux pourquoi même les fainéants bossent [1]
Eh, tu te souviens [1]

Tu te souviens que je les imitais
Que j’avais ma coupe au bol
Je chantais faux mais je chantais [-1]
Tout un symbole [1]

Symbole qu’il faut toujours y croire
Avec la tête sur les épaules [0]
Maman, elle sent bon, l’espoir [1]
Notre petite piaule [doublon]

Elle sent bon, l’espoir
Notre petite piaule [doublon]
Petite piaule [doublon]
Petite piaule [doublon]

Entre les murs d’une petite piaule [doublon]
Allongées sur le lit
Elles sont au chaud nos petites épaules [0]
Et c’est dé ça [1]

C’est déjà ça que d’avoir un toit
Surtout quand il flotte dehors
Ma petite guccine à côté de moi [2]
Et je crois qu’elle s’en dort [1]

Je crois qu’elle s’en dort [0]
Ses yeux sont clos
Faut dire qu’elle se lève tôt demain
Tu sais c’est son nouveau boulot [2]

Ça se passe très bien [2]
Ça se passe très bien [doublon]
Et pour rentrer
Le peu de métro c’est la tôle [1]

Maman, elle est pas mal placée [-1]
Notre petite piaule [doublon]
Elle est pas mal placée
Notre petite piaule [doublon]
Petite piaule [doublon]
Petite piaule [doublon]

Entre les murs d’une petite piaule [doublon]
Du côté de la porte des Lilas [0]
On pense à prendre un chat qui miaule [0]
Mais on verra [0.5]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 24.5/53 pts soit 6.93/15
– Style 0.25/2 pts
– Profondeur 0.25/1 pt
– Mélodie 0.25/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 7.93/20

 

 

 

 

 

 

 

11. Tu sais mon grand

Tu sais mon grand
L’amour ça s’apprend pas
Et heureusement [1]
Y a pas de bouquins pour ça [1]

Ça tombe dessus
Comme l’orage en été
Et ça te quitte plus [2]
Comme un pull en janvier [-1]

Tu sais mon grand [doublon]
Tu le sauras tout de suite
Quand tu seras devant [0.5]
Celle qui deviendra ta petite [2]

Pour ta grandmère
J’ai compris illico
En un éclair [1]
Je me suis jeté à l’eau [1]

Tu sais mon grand [doublon]
Y a pas vraiment de recette
Tu devines quand [0.5]
Elle occupe toute ta tête [1]

Et ce sourire
C’est qu’il y a quelque chose qui cloche
Je dirai même plus
C’est qu’il y a anguille sous roche [2]

Tu sais mon grand [doublon]
L’amour, ça s’achète pas
Et pour l’instant [0.5]
Y a pas encore de loi [1]

Mais profites-en
À l’allure où ça va
Dans quelque temps [2]
Il nous restera que ça [1]
Il nous restera que ça [doublon]

Tu sais mon grand [doublon]
Y aura des journées noires
Et par moment [1]
Peut-être des coups de poignard [1]

Pour nous l’amour,
Faut surtout pas assurer
C’est pas toujours [-0.5]
Une promenade de santé [-1]

Tu sais mon grand [doublon]
Faudra te battre pour elle
Serrer les dents [0.5]
Lui rappeler qu’elle est belle [1]

Et n’oublie pas
N’oublie pas d’être drôle
Quand elle posera [0.5]
Sa tête sur ton épaule [2]
Sa tête sur ton épaule [doublon]

Tu sais mon grand
Tu le sauras tout de suite [doublon]
Quand tu seras devant [0.5]
Celle qui deviendra ta petite [doublon]

T’auras le cœur
Qui bat à toute vitesse
Juste parce qu’elle vient
D’entrer dans la même pièce [1]

Tu sais mon grand [doublon]
L’amour ça s’apprend pas
Et heureusement [0.5]
Y a pas de bouquins pour ça [0]

Ça tombe dessus [doublon]
Comme l’orage en été [doublon]
Et ça te quitte plus [doublon]
Comme un pull en janvier [doublon]
Comme un pull en janvier [doublon]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 22/52 pts soit 8.87/15
– Style 0.25/2 pts
– Profondeur 0.25/1 pt
– Mélodie 0.25/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 9.87/20

simping forever

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12. L’étudiante

J’habite un placard parisien
Pour 600 balles 9 mètres carrés
Vivre à paris c’est pas rien [1]
Quand les parents peuvent pas casquer [0]

je suis à la fac toute la journée
En langues étrangères appliquées [-1]
Le soir c’est la mienne qui s’applique
Pour satisfaire des hommes pleins de fric [1]

J’sais pas si on est tous égaux
En attendant j’ai deux métiers
Pour pouvoir remplir mon frigo [1]
Je suis étudiante c’est compliqué [-1]

Je suis pas le genre de petite merdeuse
Qui s’offre un mec de cinquante ans
Pour courir s’acheter bienheureuse [2]
Le tout dernier sac Saint Laurent [1] [+0.25]

Dans les bras d’un type plus âgé
Le genre qui pourrait être mon père
S’il est pas beau, il a payé [-1]
Et moi je perds tous mes repères [1]

Comme dans un bon Tarantino [1]
Je vois des mallettes pleines de billets [0]
Pour pouvoir remplir mon frigo [doublon]
Je suis étudiante c’est compliqué [doublon]

Au tout début je voulais pas le croire
Je suis pas de celles qui font le trottoir [1]
Mais un pseudo et un mot de passe
Te font passer des pâtes aux passes [1]

Mon père travaille comme ouvrier
Ma mère galère comme infirmière
Lui me crois serveuse au café [-1]
Elle n’ose pas lui dire ma pauvre mère [1]

Je fais plus vieux métier du monde
Et pourtant j’adore étudier
Mais pour remplir mon micro-ondes [2]
Je suis étudiante et t’as deviné [-1]

Bientôt tout sera derrière moi
Bientôt j’aurai un vrai métier
C’est juste l’histoire de quelques mois [2]
Pour les frais de scolarité [-0.5]

Bientôt je vais me repentir
Bientôt j’aurai un petit ami
Je n’en peux plus de leur mentir [2]
Peut-être qu’un jour j’aimerais Paris [2]

J’sais pas si on est tous égaux
Mais moi demain mon vrai boulot [1]
Il me remplira l’estomac
Je serai traductrice pour le cima [1]

J’sais pas si on est tous égaux [doublon]
Mais moi demain mon vrai boulot [doublon]
Il me remplira l’estomac [doublon]
Je serai traductrice pour le cinéma [doublon]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 15.5/46 pts soit 5.05/15
– Style 0.75/2 pts
– Profondeur 0.75/1 pt
– Mélodie 0.5/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 6.8/20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13. Y’a pas de retraite pour les artistes

Lumière éteinte le buste droit
Et ma bouche embrasse le micro
Je recommence autant de fois [2]
Que deux amants qui s’aiment trop [1]

Un premier rang un dernier vers
Le quotidien sans la routine
J’connais les tables à vingt couverts [1]
Et les montées d’adrénaline [1]

De celles qui font qu’on rentre en piste
Y’a pas de retraite pour les artistes [2]

Tant que les poings seront levés
Et que les mots auront du goût
Qu’il me reste de quoi rêver [0]
Pourquoi ne pas rester debout [1]

Toute ma vie c’est des chansons
Des émotions plein les visages
Du vin qui coule des discussions [1]
Les anecdotes aux mille pages [2]

Qui rendent la route un peu moins triste
Y’a pas de retraite pour les artistes
Qui rendent la route un peu moins triste [1]
Y’a pas de retraite pour les artistes [doublon] [AAAA]

J’ai le cœur à gauche et je crois
Que ça n’est pas le fruit du hasard
J’ai à ma droite un piano droit [1]
Ça équilibre quelque part [1]

Toute ma vie c’est des chansons
Des anonymes qui tapent des mains
Je ferai quoi de toute façon [1]
Si je dois plier boutique demain [2]

Comme paysan sur son tracteur
Y’a pas de retraite pour les chanteurs [2]

J’ai dans ma tête l’album photo
De cette vie que je traverse
J’ai les souvenirs qui coulent à flot [1]
Quand au dehors tombe l’averse [2]

Toute ma vie c’est des refrains
Et des frissons à chaque seconde
Sûr que j’échangerai ça pour rien [1]
C’est le plus beau métier du monde [2]

Et moi j’suis là toujours heureuse
Y’a pas de retraite pour les chanteuses
Et moi j’suis là toujours heureuse [1]
Y’a pas de retraite pour la chanteuse [1]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 29/44 pts soit 9.88/15
– Style 0.5/2 pts
– Profondeur 0.5/1 pt
– Mélodie 0.25/1 pt
– Flow 0.75/1 pt

Sous-total 11.88/20

 

 

 

 

 

 

 

 

14. Que restera-t-il de nous ?

Quand le jour sera levé
Quand les draps seront lavés
Quand les oiseaux envolés [+3]

Des rues où l’on s’est aimé
Il ne restera rien de nous
Quand nos iles seront noyées

Quand nos ailes seront broyées [-1]
Quand la clé sera rouillée
Du trésor qu’ils ont fouillé [0]
Il ne restera rien de nous [doublon]

Laisse-moi, un peu de toi
Une part, de ton regard [1]
Un éclat, de ta voix [1]
Laisse-moi, un peu de toi [doublon]

Quand balancer nos festins
Aux poubelles du quotidien
Quand ballayé mon destin [2]
Aux poussières de tes matins [1]
Que restera-t-il de nous ? [0]

Quand il n’y aura que distance
Quatre murs et une absence [2]
Quand le ciel sera trop bas
Quand il n’y aura plus de toi
Que restera-t-il de moi ? [1]

Laisse-moi, un peu de toi [doublon]
Une ride, avant le vide [1]
Un éclat, de ta voix [doublon]
Laisse-moi, un peu de toi [doublon]

Quand nos fous rires à la fourrière
Quand nos soupirs à la soupière
Que restera-t-il d’hier ? [2.5]

Quand la faim de nos toujours
Ne seront plus que jours sans fin
Que restera-t-il demain ? [1]

Laisse-moi, un peu de toi [doublon]
Une part, de ton regard [doublon]
Un éclat, de ta voix [doublon]
Laisse-moi, un peu de toi [doublon]

Laisse-moi, un peu de toi [doublon]
Une partie, de ta vie [doublon]
Une larme, de ton charme [1]
Laisse-moi, un peu de toi [doublon]

Laisse moi, un peu de toi [doublon]
Une ride, avant le vide [doublon]
Un extrait de tes traits [1]
Laisse moi, un peu de toi [doublon]

Laisse moi, un peu de toi [doublon]
Un soupçon, de ton front [1]
Un pour-cent, de ton sang [1]
Laisse moi, un peu de toi [doublon]

Source : paroles

Évaluation YDM,

– Rimes 18.5/33 pts soit 8.40/15
– Style 0.75/2 pts
– Profondeur 0.5/1 pt
– Mélodie 0.25/1 pt
– Flow 0.25/1 pt

Sous-total 10.15/20

still simping, quelques perles, du fond, du travail poétique

 

 

Pour conclure,

 

Évaluation textuelle de cet album – Les oubliés – est de 136.74/14 soit 9.76/20

Il peut donc être qualifié d’album textuellement passable

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

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