Bernard Lavilliers – Baron Samedi : textuellement satisfaisant

Bernard Lavilliers

Bernard Lavilliers (de son vrai nom Bernard Oulion) est un chanteur français, né le 7 octobre 1946 à Saint-Étienne

Source : wiki

 

 

 

Comment fonctionne l’évaluation textuelle ?

81OwY-YXktL._SL1400_

 

Évaluation textuelle de cet album – Baron Samedi – est de  soit 11.58/20 (81.12/7).  

Il peut donc être qualifié d’album textuellement satisfaisantà écouter



 

 

 

Qu’ai-je pensé de cet album ?

Respect.

 

 

 

 

 

 

Baron Samedi – Textes et paroles

 

 

 
1. Scorpion

Comme le scorpion mon frère
Tu es comme le scorpion
Dans une nuit d’épouvante
Comme le moineau mon frère
Tu es comme le moineau
Dans tes menues inquiétudes
Comme l’amour mon frère
Tu es comme l’amour
Enfermé tranquille
Tu es terrible mon frère
Comme la bouche d’un volcan éteint
Mais tu n’es pas un hélas
Tu n’es pas cinq tu es des millions
Tu es terrible mon frère
Comme la bouche d’un volcan éteint
Mais tu n’es pas un hélas
Tu n’es pas cinq tu es des millions

Source : paroles.net

Evaluation YDM,

Texte de Nazim Hikmet

 

 

 
2. Vivre encore

Quand tu n’entends plus dans ton cœur trop lourd
Battre ton sang noir, voiler les tambours [1]
Et quand le soleil comme une blessure
Fait place à la nuit quand la mort rassure [1]
Faut vivre encore

Combien de ratures combien de nuits blanches
Pour toucher de près ce chant qui me hante [1.5]
Ce qu’il faut de sang pour donner la vie
Ce qu’il faut de temps pour toucher l’oubli [1]
Et vivre encore

Vivre encore
Vivre comme un cri
Cri du sang
De l’amour aussi [1]

Vivre ailleurs
Survivre ici
La bataille n’est jamais finie [2]
Quel vainqueur ? [2]

Ce qu’il faut courir pour avoir le souffle
Ce qu’il faut sentir au dessus du gouffre [1.75]
Ce qu’il faut cacher pour un mot d’amour
Ce qu’il faut tuer pour revoir le jour [1]

Ce qu’il faut lâcher pour cette altitude
Ce qu’il faut forcer pour la solitude [2]
Faut de la présence pour tenir la scène
Prendre des distances pour tenir la tienne [2]

Source : paroles.net

Evaluation YDM,

–  Rimes    16.5/26 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  19/31 soit   12.25/20

 

 

 

 

 

3. Jack

Écoutez la chanson
Qui nous vient des bas fonds [2]
Dans ses rêves où le sang est vermeil ici
Et cruel comme la vie [1]

C’est dans la rue de Lappe
Où vivaient les escarpes [2]
Qu’elle est sortie cette valse bancale
Pour ceux qui crèvent la dalle [2]

Elle rode sur White Chapelle
Séduit les rats d’hôtel [1]
La ???, la City
Le palais aussi [1]
Où Jack l’éventreur dort encore

Qui est Jack l’éventreur ?
Et quel est son chauffeur ? [1]
Longe les hôtels dans un ancien taxi
Et son scalpel aussi
Et son scalpel qui luit [1]

Quelque chose décolle
Pas loin de la couronne
Ça vient de la City

Mais pour que la vengeance
Le pousse à la démence [2]
Il est trahi par ceux d’la City
Bien lessivé fini [1]

Il ne tue que des hommes
Des banquiers qui bétonnent [2]
C’est quand il agit
Jamais leur sosie [1]
Dont il crève le cœur
L’éventreur [1]

Source : paroles.net

Evaluation YDM,

–  Rimes    18/31 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  20.75/36 soit   11.52/20 

 

 

 

 

 

4. Y’ a pas qu’à New York

Y’a pas qu’à New York en fin de journée
Que les larmes brillent courbées sur l’acier
A tailler des fringues pour un oui un non
En plein Chinatown sous l’œil des néons

On nettoie les cuivres dans les arrières salles
En soufflant pour vivre une vie moins bancale
Que les taxis groovent les amplis à fond
A fond sur le move « Hey Jobi ??? »

Y’a pas qu’à New York
Y’a pas qu’à New York
Y’a pas qu’à New York
Pas qu’à New York

Y’a pas qu’à Broadway sous la lumière crue
Qu’on soupèse l’or et les filles nues
Que la vie s’écroule au pied des gratte ciels
Qu’un siècle déboule sans faire de dentelle

Y’a pas qu’à New York
Y’a pas qu’à New York
Y’a pas qu’à New York
Pas qu’à New York

Je cours, je cours la nuit défile
Cette fille me blesse seul dans la ville
La note bleue qui fume et qui rode
Cœurs assagis qui jouent des halls

Y’a pas qu’à New York au fond l’hiver
Qu’on compte les morts, les love affair
Les arrières cour abandonnées
????

Y’a pas qu’à New York
Y’a pas qu’à New York
Y’a pas qu’à New York

Y’a pas qu’à New York que j’aime en silence
Laisser des accords dans des mots qui dansent
Des alexandrins seul avec Cendrars
Ouvert dans un coin comme un vieux comparse

Y’a pas qu’à New York
Y’a pas qu’à New York
Y’a pas qu’à New York
Pas qu’à New York

Je cours, je cours la nuit défile
Elle me plaisait seul dans la ville

Pas qu’à New York au fond l’hiver
Qu’on compte les morts, les love affair

Y’a pas qu’à New York
Y’a pas qu’à New York
Pas qu’à New York

Source : paroles.net

Evaluation YDM,

Texte de Marc Estève

 

 

 
5. Sans fleurs ni couronnes

Première question qu’on se pose
Comment cacher les roses [2]
Jeter les chrysantèmes
Les cardinaux les apôtres,
ne seront pas des nôtres [2]
Pour aborder ce thème… [2]

Les yeux clos, le ton s’éveille
Les mains froides sur le drap
Dehors la neige exagère
Y’a des jours, tout m’exaspère [2]

Tu as passé la frontière
La première, on reste là
Les bras lourds comme des pierres,
à soupeser le mystère… [3]

La chapelle au clair de lune
Entourée de bitume [1]
Et de supermarchés
Les jours anciens n’ont plus court
La neige tourne autour [1]
Et la nuit va tomber [-1]

Rendez-lui tous ses livres
Ses matins de soleil
Rimbaud le Bateau Ivre [2]
L’acier bleu des prunelles [1]

On est au bout du monde
Un souffle suspendu
L’humeur vagabonde, [2]
Ma mère qui n’est plus [1]

Pas de tragique ordinaire
Pas même un cimetière
Juste de la fumée…

Tu dois te sentir légère [2]
Tournant au vent d’hiver [2]
A jamais libérée…

J’écris, la chanson promise
Pas la valse des regrets [-1]
Comme le cœur sous la chemise [2]
Avant que ma voix se brise [1]

Voila sans fleur ni couronne
Un refrain que l’on fredonne [2]
Quand on connait pas la donne [1]
Peut-être tu l’entendras…

Source : paroles.net

Evaluation YDM,

–  Rimes    27/42 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  29.75/47  soit   12.65/20

 

 

 

 

 

6. Baron samedi

Grand squelette de phosphore
La terre tremble sur les ports [1]

Beau prince dans la poussière
Fracasser les ministères [2]

– Séduisant et mauvais fait (?)
Le diable fait ses affaires [1]
Homme feuille, masque de perle
Robe blanche qui déferle [2]

Je me fais le messager
De ces grands guerriers absents
De tous ces corps déchirés [-1]
De ces yeux rouges de sang [1]

Mais ma plume ce poignard triste
N’apportera pas la paix
Banjo puissant, banjo triste [1]
Solitaire sur les couplets [-1]

Baron samedi noir et blanc
Me regarde en souriant [1]
J’entends l’appel des tambours
Les chansons vaudou m’entourent [2]

Suis-je encore mort ou vivant ?
Je n’en sais rien pour l’instant [2]
Suis-je encore vivant ou mort ?
Pas encore [1]

Tambour voilé du vaudou
Semblant venir de partout [1]
La nuit monte !

Haïti est sur la faille
On peut y voir ses entrailles [2]

Mais la lune est là toujours
Bien cousue sur du velours [1]

Source : paroles.net

Evaluation YDM,

–  Rimes    16/30 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  18.5/35  soit   10.57/20

 

 

 

 

 

7. Rest’là Maloya

Comme t’es jamais tranquille
On t’envoie sur une île
En souvenir du bagne
Nos vœux vous accompagnent
Sapé comme un Milord
Tu joues au cousu d’or
Tu veux prendre le large
Et sortir de la marge
Sur les trottoirs qui scintillent
Les garçons talon aiguille
Ont dilaté leurs pupilles
Encore un petit effort
Pour changer le plomb en or
J’y étais presque et pourtant
Cette mélodie me joue des tours
Et me fait de l’ombre tous les jours

Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Reste la même

Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Reste la même

Tu veux changer de peau
Voler beaucoup plu haut
Ça te file entre les doigts
T’avais pas prévu ça
Jolie fleur carnivore
Tu veux ton passeport
Sur les grands continents
Y’a pas de sentiments
Les trésors de pacotille
Les poupées qu’on déshabille
Ont des regards inquiétants
Sédentaire rêve des îles
Où le monde entier défile
J’y étais presque et pourtant
Cette mélodie me joue des tours
Et me fait de l’ombre tous les jours

Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Reste la même

Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Reste la même

Un grand soleil d’automne
Emporte monotone
Les violons les mirages
Les rêves les voyages
Même si ça vous étonne
Je ne dis à personne
Quel est le vrai visage
De mon ancien naufrage
J’voulais aller sur une plage
M’allonger comme un sauvage
M’oublier, tourner la page
Pour l’instant dans la centrale
Je travaille le code pénal
J’y étais presque et pourtant
Cette mélodie me joue des tours
Et me fait de l’ombre tous les jours

Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Reste la même

Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Reste la même

Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Reste la même

Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Rest’ Là Maloya
Reste la même

Source : paroles.net

Evaluation YDM,

Texte d’Alan Peters

 

 

 

 

 

8. Tête Chargée

La déchirure extrême
Qu’on déteste et qu’on aime, l’art [2]
La déchirure suprême
Qui n’es jamais la même, l’art [2]

Le monde mon amour
Est gravé sur le sable
Un ouragan sauvage [1.5]
L’emporte pour toujours [1]

Et les mots que je chante
Sont pris dans la tourmente
Les rêves qui me hantent [3]
Et reviendront un jour [1]

Que peut l’art contre la misère noire ?
La musique contre la solitude ?
Les artiste contre les habitudes ? [2]
Que peut l’art, ? Que peut l’art ? [2]

C’est chargé dans ma tête
Entre l’homme et la bête, l’art ! [2]
Les métaphores brulantes
Sur la chaire bien vivante, l’art ! [2]

Regarde les vautours
Qui tournent sur la plage
Ils tombent des nuages [2]
Où roulent les tambours [1]
Et les livres qui brûlent
En ce noir crépuscule [2]
Nous reviendront un jour

Que peut l’art contre le dérisoire?
La beauté face à la misère noire [1]
Que peut l’art, ?

Le rêve est de retour
En plein cœur du silence, l’art !
Le peintre suspendu
A sa toile démonte, l’art !

Source : paroles.net

Evaluation YDM,

–  Rimes    24.5/34 pts
–  Punchlines              1.5/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  28/39  soit   14.35/20

 

 

 
9. Vague A L’âme

Vrai gentleman je reste aimable jusqu’à la nuit
Quand le clair obscure devient plus sur
Homme de métier, avec du tact, de l’esprit [1]
Fout un passe partout pour l’escalade

J’ai du vague à l’âme
J’aime pas, mais madame
J’connais toutes les gammes [2.5]
D’ce beau métier super

Faux gentleman qui sent le flic après minuit
– Quand le rhum ambré devient pas rare (?)
Penché vers moi d’un air complice m’a surpris [1]
J’ai un coup à faire dans la maison d’en face [1]

Une blonde platine sur le retour atterrit
Sur le coin du bar pour l’escalade
Femme de métier avec du tact de l’esprit[1]
Nous dit « Mes seigneurs je suis en rade » [1]

Des bulles de champagne
J’suis sur l’macadam [1]
Comme vous mes chéris

Vrai gentleman et faux poulet chez Jacky [1]
Même la blonde platine devient moins claire
Homme de métier avec du tact de l’esprit
Fausser compagnie c’est nécessaire [2]

Ouais chez Jacky
Même la blonde platine
Pa la la la c’est ça ouais
Mais j’vais pas rester j’crois que
Bonsoir, bonsoir, bonsoir madame
On se casse

Source : paroles.net

Evaluation YDM,

–  Rimes    11.5/28 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  14.75/33  soit   8.93/20

 

 

 

 

 

10. Villa Noailles

La mer se pavane
Vers les îles d’or
Que le vent s’enflamme [1.5]
La lande les mord (?)
Et les îles d’or [1]

Sur la ville plane
Un songe art déco
Le jardin est calme [1.75]
Bunuel et Cocteau
Dali, Picasso [1.5]

Hier des années 30
– Hispano suis un (?)
Hier des intrigantes [2]
En Balanciaga [1]

Peintre famélique
Aristo déchu
Colonie d’artiste [1.25]
Sous le soleil cru [2]

La mélancolie
Te chope au détour
Les Gymnopédies [1]
Les rêves d’amour [1]

Un avion s’envole
Sur cet âge d’or
Sur les années folles [2]
Et sur l’eau qui dort

L’eau ne dort jamais

Je connais des villes
Des mers et des ports
Je connais les îles
De San Salvador [1]

Des jardins anglais
Allongée, dolente [1]
Celle qui t’aimait [-1]

Les sur-réalistes
Illusions perdues [1]
La peau des artistes [1]

Source : paroles.net

Evaluation YDM,

–  Rimes    19/36 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  22.25/41 soit   10.85/20

 
CD2

Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France (Blaise Cendrars / Xavier Tribolet – Olivier Bodson) arrangements de Bernard Lavilliers – 26:58

 

 

 

Pour conclure,

 

 

81OwY-YXktL._SL1400_

Évaluation textuelle de cet album – Baron Samedi – est de  soit 11.58/20 (81.12/7).  

Il peut donc être qualifié d’album textuellement satisfaisantà éviter


 


Osez le bon sens !

YDM

 

Be the first to comment on "Bernard Lavilliers – Baron Samedi : textuellement satisfaisant"

Leave a comment