Banlieues ; les filières techniques vous sauveront, l’Afrique vous accomplira !

 

ça s’annonce mal. Et à bien des égards, l’homme normal avait raison : le changement, c’est maintenant !

Le changement, c’est maintenant, c’est une certitude car l’horizon économique est si obscurci que seuls les papa, maman, le réseau s’en sortiront. Le chômage décolle progressivement depuis plusieurs semaines, le marché se tasse, les espagnols, les portugais et les grecs reprennent leurs baluchons, la crise financière s’est bien enroulée autour des économies occidentales comme un boa constrictor et se contracte davantage à chaque fois qu’un pays expire, le carburant flambe et les porte-monnaies sont au sec. L’assistanat généralisé permet encore dans certains domaines de faire illusion (Allocations rentrée scolaire, emplois avenir et autres rustines suggérées), le moral est bas, très bas, il n’y a qu’à regarder la mine de vos voisins dans les transports publiques pour comprendre à quel point c’est chaud.

La vérité, c’est que de nouveaux cercles concentriques se créent autour de l’emploi, le sésame et redéfinissent son accès. Les français ont peur pour leur avenir et ils ont bien raison. La banlieue, toujours derrière comme les fesses, subira, sans aucune protection, les foudres de cette peur, de ce marasme économique. En temps de disette, les gros maigrissent, les minces meurent. Des choix seront faits et il ne faut pas être devin pour savoir qui seront sacrifiés. Non, paraîtrait que la gauche soit plus humaniste; pour savoir qui sont ceux qui mangeront à table et ceux qui se contenteront des restes qu’on leur balancera humainement, au sol.

La chialette n’étant pas de mise, nous avons quelques solutions assez simples pour traverser ce cap avec le moins de malheurs possibles. Car, au-delà du manque d’argent, de la résurgence des humiliations, violence et haine s’épanouiront dans ce contexte socio-économique difficile. Malheur aux faibles, aux inorganisés, aux esseulés, aux étrangers, aux autres. Car chez nous et c’est eux seront des locutions de rigueur.

1- Retour en Afrique à court, moyen ou long terme

Quelque soit votre histoire, votre profil, votre attitude, vos ambitions, vous devrez vous demander si votre avenir se trouve encore ici et dans quelles conditions. L’homme est libre et chacun a le droit de choisir son destin. Certains ont de bonnes raisons pour eux de se plaire en Occident et sauront toujours donner des gages pour se faire une place. Chacun fait ce qu’il peut et s’arrange avec sa conscience.

Pour ceux qui croient avoir un potentiel inexploité, sous-exploité, une envie de se réaliser, nous leur proposons de considérer avec plus d’intérêt un retour. La crise économique s’avérant un formidable catalyseur de réflexions.

La crise qui s’installe offre une opportunité à tous ces euro-africains de prendre des décisions courageuses. Rentrer et se faire une place au soleil, ou rester et se faire traiter comme une serpillère. Vous avez le choix. On ne peut pas passer sa vie à se plaindre, à geindre. Nous avons toujours été pour un retour en Afrique pour sa reconstruction et son développement. Pour qui a un bagage intellectuel et quelques économies, l’Afrique sera le théâtre de votre accomplissement. Vous êtes traités comme des chiens et vous finirez par être chassés comme des rats quand la crise s’intensifiera.

En Afrique, tout est à bâtir et le continent manque de bras, de cerveaux, de morts-de-faim aigris pour accompagner son essor. Oui, vous ne finirez milliardaires en euros mais vous serez ce que vous voulez être; appréciés par les vôtres et respectés par tous. Vous pouvez toujours vous abrutir de slogans, we are the world, one and united, we are equal et patati et patata. Quand viendra le moment de savoir qui doit rester dans l’arche, qui doit se contenter d’une bouée et qui doit se noyer, il est à peu près certain que les derniers venus seront les premiers dé-ballastés.

L’Afrique a besoin de vous, formés et aguerris, prêts à servir. Les noirs d’Europe ne sont utiles qu’en Afrique. Médecins, ingénieurs, commerçants, marketeux,… Donnez-vous une occasion de compter dans votre vie.

2- Travail, formation et capital

Pour les plus jeunes, cela vous paraîtra bizarre mais n’allez pas perdre votre temps dans des formations générales au rabais offertes et sans intérêt économique. Les formations techniques vous fourniront un emploi à vie, quelque soit l’endroit où vous comptez vous installer. Devenez électriciens, maçons, plombiers, menuisiers, agriculteurs, chauffagistes, charpentiers, …

Faites des études pour avoir un métier et non des études pour avoir de la culture.

Vous aurez toujours le temps et les moyens plus tard de vous cultiver, de lire la princesse de Clèves ou de fréquenter des musées si cela est votre passion. Mais faites des études pour becter, et laissez les cultureux s’abrutir de leur profondeur d’esprit. Un mécanicien, ça sert partout, ça trouve du travail partout, c’est utile partout et notamment en Afrique. Un historien, ça meuble plus ou moins les salons, … c’est tout. L’idéal pour vous, est d’être un mécanicien passionné d’histoire. Mais d’abord mécanicien.


Et puis, un pays n’a pas besoin de millions d’intellectuels mais de millions d’artisans, de salariés formés et qualifiés, de techniciens aguerris. Nous n’avons pas tous vocation à avoir des tiroirs pleins de diplômes inutiles en sciences humaines et autres études à employabilité minimale. Par contre, suivez des formations scientifiques, commerciales, financières, concrètes qui vous serviront toute votre vie, quelque soit la trajectoire que vous aurez suivie.

Pour les plus âgés, ceux qui sont déjà dans la vie active, prenez conscience de votre importance et ne la gâchez pas à vouloir à tout prix briser des plafonds de verre qui sont solidement harnachés et épais, imbrisables pour au moins une à deux générations.

Depuis 40 ans, combien de maires noirs ou arabes en banlieues ? Combien de directeurs généraux, de directeurs commerciaux, de cadres supérieures prometteurs, d’exemples ? Pour le nombre de jeunes banlieusards qui ont fait des études supérieures, dont les parents ont sacrifié leurs propres vies pour le devenir de leurs enfants, combien ? Combien ? Combien ?

Il faut être lucide, vous pouvez être ce que vous voulez chez vous, avec du travail, de la motivation. La France a donné ce qu’elle a pu. Qu’elle se recentre sur les siens est chose normale. A chacun de se prendre en main. Vous pouvez réussir chez vous et bien réussir. Être des exemples, des sommités, ceux qu’on regarde avec admiration, considération et respect. Vous pouvez réaliser vos ambitions et justifier tous les espoirs qui ont été placés en vous.

Il est évident que l’Afrique avance et que vos frères africains ne vous attendront pas. Il vous faudra vous faire une place. Par contre, ils vous la céderont bien volontiers si vous les tirez vers le haut. Il y’a toujours des difficultés, des problèmes mais qu’est-ce qu’un homme sans problèmes ?

Il y’a de nombreux immigrés européens qui squattent des postes importants dans des entreprises ou des multinationales sur le continent au prétexte qu’il n’y’aurait pas assez de compétences en Afrique. Ces emplois vous attendent déjà les bras ouverts. Votre expertise, votre expérience seront immédiatement utilisées pour reprendre en main ces emplois qui échappent aux locaux et le transfert de compétences et de technologies sera accéléré.

Pour les autres emplois, les législations sont souples, et si vous préparez bien votre atterrissage en Afrique, vous pouvez lancer votre propre business et vous enrichir rapidement.

L’Afrique est un continent d’opportunités en sommeil et de territoires sous-exploités. Qui à part les africains, est plus à même d’organiser et te profiter des fruits de ces terres ?

Il ne sert à rien de vouloir s’investir dans des domaines technologiques dont la pérennité est menacée par la fin du pétrole. Les secteurs primaires et secondaires n’attendent que vous. 1 milliard d’africains n’attendent que votre ambition, votre épargne, votre travail pour se nourrir, se vêtir, se loger, se déplacer, se réjouir et se divertir. Les autres continents atteignent le pic de leurs exploitations, sont hyper-habités et ont une économie qui ne peut que les pousser à faire des fuites en avant. L’Afrique, malgré l’exploitation éhontée des décennies passées, reste vierge.

Pour tous ceux qui veulent se faire un nom, elle vous attend.

Pour tous ceux qui veulent se faire de l’argent, elle vous attend.

Pour tous ceux qui veulent se rendre utiles, elle vous attend.

Et à l’horizon, point d’humiliations, point de plafonds de verre, point de déconsidérations, point de banlieues…

Tiens, 3 millions de chômeurs ce matin en France.

Mon frère, lèves-toi et marches !

 

 

Osez le bon sens !

YDM

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