Asabé

 

Asabé

N’écoute pas ces benguistes
A la diction parfaite
A l’allure alléchante
Et aux récits fantasmatiques

Ce sont des lampistes
D’un système infect
Promu au dépens des
Enfants d’Afrique

N’écoute pas ces bougres
Esclaves d’un faste fourbe
Qu’ils louent à chaque retour
De voyage sur la terre rouge

Terre meurtrie
Mais toujours fertile
Nègres aigris
Mais toujours serviles

Ils cultivent le mensonge
Pour perpétuer tes songes
Ils te parlent des ors
Mais jamais des orties

J’ai été là-bas
La Tour, le pont d’Alma
La Sorbonne, les Champs
Et tout le Baccarat

Des luminaires d’Occident
Univers grisant, hypnotisant
C’est sans doute éblouissant
Le temps d’un instant

Je les ai vus et revus
J’en suis revenu
Crois-moi, Asabé, tu n’y trouveras
Rien de si bouleversant

 

 

 

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