[Allain Jules] Enquête : Le rap, monde inconnu, ses stars Rohff ou Booba, son boycott et ses success story.

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Pour certains, le RAP n’est que de la daube distillée par des illettrés, source d’émeutes donc de violences et rien d’autre. Pour d’autres, les jeunes en particulier, qu’ils soient de la banlieue ou d’ailleurs et même dans les beaux quartiers, c’est le must. Cette musique urbaine souffre d’un manque de reconnaissance des médias dominants où, il subsiste une certaine idée de la France, celle véhiculée par les élites qui tiennent à ce qu’elle reste monocolore. On se souvient de la tentative de nomination par Nicolas Sarkozy de Malek Boutih à la tête de la Halde et la réaction du ministre Gérard Longuet, qui réclamait pince sans rire, quelqu’un «du corps français traditionnel».

Ainsi va la France où, considérant que les rappeurs sont plutôt basanés pour la plupart, il est donc logique que “le corps traditionnel français” soit aussi appliqué dans les médias. Ainsi, des “rappeurs”, pour peu qu’ils soient blancs, voient, aussi bizarre que ça puisse paraître, le même nombre de passage dans les émissions télé que les musiciens de variété, qui n’arrivent plus à vendre des disques. Certains qui ne maîtrisent nullement le sujet tenteront de dire que c’est de la discrimination que je tente de faire. Avant toute chose, soyons clairs, mon père est blanc et par conséquent, je n’ai aucun souci avec ça. En effet, ma mère a convolé en seconde noce avec un blanc que je considère comme mon père, ce comique qui me nomme affectueusement “mon fils noir” et avec qui je m’entends à merveille.

Même des productions basiques, le underground et les auto-productions du rap réussissent à faire des cartons, dans l’indifférence générale. Les décérébrés des médias ne comprennent pas qu’ils ratent quelque chose. Il suffit pour cela, de faire un tour dans les réseaux sociaux ou de voir la puissance d’une radio comme Skyrock, qui diffuse les rappeurs institutionnels surtout. Il n’est pas surprenant de constater que, toutes les vidéos que font ces “lascars” soient visionnées des milliers de fois, que dis-je, des centaines de milliers voire des millions de fois, contrairement aux autres chanteurs. Si vous allez sur Facebook, le nombre de fans que ces rappeurs donnent la berlue. Le rappeur le plus médiatisé de France et de Navarre, OrelSan, compte près de 600 000 fans, Booba plus de 2 000 000, Rohff plus d’1 000 000.

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