Alexis HK – Le dernier présent : textuellement bon

Alexis HK

 

Alexis HK, de son vrai nom Alexis Djoshkounian est un auteur-compositeur-interprète de chanson française né le 2 avril 1974

 

Source : wikipedia

 

Comment fonctionne l’évaluation textuelle ?

 

Évaluation textuelle de cet album – La taille de mon âme – est de  soit   13.09/20 (130.95/10).    

 

Alexis HK source justmusic

 

Il peut donc être qualifié d’album textuellement bonà découvrir

 

Qu’ai-je pensé de cet album ?

Si tous les chanteurs de variétés avaient un niveau similaire, on aurait plus besoin de faire appel aux réliques pour défendre la chanson française. Un vrai boulot d’orfèvre.

 

 

Le dernier présent

 

1. Le dernier présent

Que pourrais-je bien te raconter
Pour rassurer tes yeux ombrageux ?
Il parait que le monde va s’arrêter [-1]
sous peu [2]

Il parait que le ciel ambitieux
Produirait trop de superstitieux [2]
Il parait que les hommes et les dieux
Ne savent plus faire l’univers heureux [2]

Chaque instant comme dernier présent
Quand on sent que sombre est l’avenir
Chaque instant comme dernier présent [1]
Quand je sens la peur de l’heure de partir [2]

Ça me fait du bien de te parler [-0.5]
Tant que nous sommes ici tous les deux [1]

Quand je sens la peur de l’heure de s’enfuir [1]

Nous irons vers le prochain été
En caressant les beaux souvenirs
Le temps que le temps pourra prêter [0]
A nos enfants pour les laisser rire [2]

Quand je sens la peur perdre ton sourire [1]

 

Source : parolesmania

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    12.5/20 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  14.25/25  soit   11.4/20

 

 

2.  Fils de

Amis nous nous sommes égarés
Nous étions une poignée de bougres à flâner,  [0]
le long des faubourgs trop vides
Sur les bancs des dortoirs glacés de la ville [1.5]
Issus des rangs de la middle-class, du middle-west
Fumeurs de bangs, blancs comme les neiges éternelles de l’Everest
Zombies qui commentent la voûte céleste [3]

Fils de hippies
Fils de centristes
Fils des enfants de mai 68 [2.5]
Fils de l’idéal, du général
fils errants dans l’ère Mitterrand
Fils de la bière et du néant [2]
Fils de l’idéal, du général [1]

Le son des trains de banlieue,
faisait gronder la terre du milieu [2]
Rien ne tangue à part nos langues assoiffées
du vocable des fables rugueuses où les fées enfuies,
abandonnent les hommes au milieu de la nuit [2]

Et puis, nous nous sommes éloignés
Dans le temps, nous avons pris bedaine et poignées [2]
D’amour. Nos corps oublieux
S’affaissaient sur la terre du milieu [2]

Fumés par les gangs, méprisés par les ascètes
Assis ont oublié la voûte céleste [1]

Et puis, les avions se sont crashés
Et soudain toute la terre s’est mise à trembler [0]
Mettant à sang et à feu, les deux tours de la terre du milieu

 

 

Source : parolesmania

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    19/28 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.75/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  20.75/33  soit   12.57/20

 

 

3. César

Je sais toujours où le trouver
C’est normal il ne bouge jamais [-1]
Et quand le bonheur se fait rare
César me raconte son histoire [2]

Il me dit de sa voix grave d’arbre âgé
Même si je n’ai pas beaucoup voyagé [0]
Le pays est venu à moi
Ce n’est pas de la langue de bois [2]

Au temps de ma splendeur
Des hommes sans foi ni cœur [2]
Sont venus m’arracher à la forêt

Ils m’ont mis sur une place
Où pisse le chiens qui passent [2]
Où les pigeons sur moi se soulageait [-1]

Ils regardaient à peine
En allant noyer leurs peines [1]
Dans le seul abreuvoir du quartier

J’entendais leurs cris de haine
De villageois qui plaignent [2]
Du bordel que font les étranger [0]

Sous le béton mes racines
Dans les courbes assassines [2]
Comme une menace grandissaient

S’épanouissant de colère
Privées de l’eau et de l’air [2]
Que tout arbre est en droit d’exiger [-1]

Elles fendirent le pavé
Sans se laisser entraver
Par les cris des passants assiégés [-1]

On fit venir une benne
On jeta mon corps d’ébène [2]
Dans la fosse où tu m’as retrouvé

Je sais …..

 

Source  : parolesmania

 

Evaluation YDM,

–  Rimes   14/33 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  15.5/38  soit   8.15/20

 

 

4. Je reviendrai

Où que j’aille, souvent j’entends battre le cœur
De ceux qui m’ont aimés et sont partis ailleurs [2]
De ceux qui m’ont données les belles années de mon enfance

Je reviendrai, auprès des amis et des rires
Des racines et des souvenirs [2]

Quand j’aurais traversé tous les horizons
Voyagé sur des terres si loin de ma maison [2]
Vu les plages infinies et les vagues à l’âme de l’errance [2]

Quand j’aurais visité les monts et les merveilles
Sans qui toutes les ondes chaudes du soleil [2]
Vu les neiges éternelles et les déserts peuplés de souffrance

Où que j’aille souvent j’entends battre le cœur
De ceux qui m’ont aimés et m’ont rendus meilleur [2]
De ceux qui m’ont aidés à garder espérance [2]

 

 

Source : parolesmania

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    14/14 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.25/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  15/19  soit   15.78/20

 

 

5. Son poète

Son poète était claudiquant
malade, frêle, tremblotant
il protégeait des dérives du vin
qu’il buvait trop souvent [3]
avant que la mort ne nous taise

mais son verbe marchait bien fière
et faisait triompher dans l’air [2]
les maux de l’âme des vivants [1]

Il parlait des choses avec aise
et pouvait faire d’un gueux le roi
d’une vieillarde une princesse
d’une putain la belle au bois [2]
avant que la mort nous apaise [3]

Les hommes avaient besoin de lui
pour entendre et se souvenir
des images, des ombres et du bruit [2]
des départs des navires [2]

Son poète était élégant
même en loque même en guenilles
on n’engonce pas l’éloquent [2]
dans la belle toile qui brille [2]

Ici bas trop plein de foutaises
de temps perdu pour l’apparat
pour qui sait ranimer la braise [2]
dans l’œil du moindre scélérat [2]
avant que la mort n’indiffère

des mirages des femmes et du rire
des enfants à venir [2]

Lui qui n’était pas un poète
aimait son frère sans hérésie
pour qui ne parle pas en vers
c’est de la belle poésie [2]

 

 

Source : parolesmania

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    27/32 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.25/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  28/37  soit   15.13/20

 

 

 

6.  Princesse de papier

C’est sur des pages blanches
Qu’on dessine les légendes [1.75]
Et la mienne fait jacasser les curieuses
Langues de gueuses [2]
On dit que je vis dans le faste
Des rubis et des palaces
On dit que je sais dire merde quand on m’agace [2.75]

Me voici, me Gala,
Ici Paris je suis [2]
J’ai dans le cœur
De quoi faire jaser la France des voyeurs [2]

J’ai dans la manche
De quoi faire rêver la France du dimanche [2]

Entre 2 couleurs
Sous le casque du coiffeur
Le roman de ma vie te réchauffe un peu le cœur [3]
On peut faire rêver tant de destins, de fantômes
En racontant des histoires de princesses sans royaume [2]

Pour me remercier
De te faire autant rêver [0]
Tu me montres du doigt lorsque tu me croises en vrai
Il faut croire que tes parents et les magnats de la presse
Ont omis de t’enseigner quelques lois de politesse [2]

C’est pour ça
Que je ne t’en veux pas [2]
Qu’on me livre à toi
Contre deux euros ou trois [2]

Je n’attends pas d’être remerciée
Je ne suis qu’une princesse de papier [-1]

 

 

Source : parolesmania

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    22.5/29 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   Pas écoutée, pas noté
–  Flow                        Pas écouté, pas noté

Sous-total  22.75/32  soit   14.21/20

 

 

 

7. Charité populaire

Fi des cols roulés qui piquent
des doigts brunis à la gitane.
Fi des quarts d’heures mélancoliques [2]
des ennemis du grand capital. [1.75]

Allons nous distraire dans la ouate
éphémère des femmes de droite. [2]
Laissons nous happer par leurs canapés [0]
Soyons tolérants nom de non. [1]

Elles sont pas très humanistes
et trouvent le monde bien fait.
Leur vision des choses un peu simpliste [2]
me fait rire et parfois m’effraie. [0]

Quand tu parles de justice sociale,
je hoche la tête bêtement.
Quand tu dis que les chômeurs sont pâles [2]
et que les clochards sont fainéants. [2]

Si dans l’art d’aimer tu excelles,
c’est de par ton éducation.
Le sexe est le moyen des faibles [1.75]
pour écourter la conversation. [2]

Mais c’est dans ces moments intimes, que s’effacent nos dissensions.
Que tous nos préjugés décident de voter la dissolution. [2]
Quand on est de culture populaire, il faut avoir la charité
d’aller donner les bonnes manières à ces beautés des beaux quartiers. [-1]

 

 

Source : parolesmania

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    17.5/24 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   Pas écoutée, pas notée
–  Flow                        Pas écoutée, pas notée

Sous-total  17.75/27  soit   13.14/20

 

 

 

8.   On peut apprendre

On peut apprendre au chimpanzé la langue des sourds muets.
Entraîner un bourrin,à gagner le quinté. [0]
On peut apprendre à l’éléphant à se dresser sur ses pattes.
Apprendre au chien savant à jouer les acrobates. [2]

Mais on n’apprend pas à un porc à cesse de se gaver.
Tant qu’on remet de l’or dans son écuelle d’acier.
On n’apprend pas à un porc à cesser de se gaver. [0]

On peut apprendre à un taxi à devenir aimable.
Je n’dis pas que c’est facile, je dis que c’est faisable. [2]
On peut apprendre à un taulier qui nous sers le pastis.
À ne pas dire il faut qu’jencaisse, j’ai fini mon service. [2]

On peut apprendre le respect en se prenant des baffes.
Des claquades, des taquets, des steaks de doigts dans la face. [1.5]
On peut apprendre l’amour comme une règle d’or,
pour pardonner les vivants et les morts. [2]

On peut apprendre la vertu à toutes les salaces.
Partager une laitue au lieu d’faire des trucs dégueulasses. [2]
On peut apprendre à une nonne, contre tous ses principes,
qu’on n’a jamais tué personne en fumant une pipe.

Comme un porc.

 

 

Source : parolesmania

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    13.5/20 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.25/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  14.5/25  soit   11.6/20

 

 

 

9. Ignoble noble

Il se croyait noble mais il était ignoble
Il troussait toutes les gourgandes du vignoble [2]
Et quand il se pavanait dans la région
Bonnes gens claustraient leurs maisons [2]

Ne se contentait pas de la chair et du vice
Infligeant aux fougueuses d’innombrables sévices [2]
Il promettait famille et de beaux lendemains
Puis il s’enfuyait comme un chien [2]

Essaimant des bâtards
Et les tristes cougars [2]
Comportement déplorable …

Une autre créature
Que le désordre irrite
Sa barbe était hirsute [1.75]
On l’appelait le Schmitt [2]

Et quand il patrouillait dans la région
Bonnes gens rangeaient leurs maisons

Il eut vent des méfaits
De l’arracheur de cœurs
Et punit ses forfaits [-1]
De son glaive vengeur [2]

Alors toutes les belles
A la tombée du jour
Voulurent lui donner
De l’amour en retour [2]

Il les prit tour à tour jusqu’au petit matin
Puis il détala comme un chien

Déplorable
Regrettable
Peu louable
Condamnable
Critiquable
Répréhensible

Lamentable [2]
Innommable [2]
Détestable [2]
Pitoyable [2]
Contestable [2]
Inadmissible [2]

 

 

Source : parolesmania

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    28.75/39 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.25/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  29.75/44  soit   13.52/20

 

 

 

10. La fin de l’empire

A la fin de l’empire
Chacun est à sa place
Nul n’est meilleur ni pire [2]
Nul ne reste de glace [2]

Effacés les châteaux de sable
Envolés les paravents
Les amoureux des fables [2]
Et le rire des enfants [2]

La nuit fut pleine de grâce et je me souviens
De quelques caresses fugaces en ces lieux incertains
La nuit fut pleine de grâce et je me souviens [1]
Des ombres qui font la grimace au petit matin [2]

J’ai bien aimé l’empire
Son stress et ses frasques
Mais les empires expirent [1]
Sans laisser de strass [1.5]

J’entendais les soupirs
Et le souffle meurtri
D’hommes qui peinent à vivre [1]
Et nagent dans l’oubli [2]

Déjà le soleil hiberne
Et flâne sur les routes
Les oriflammes en berne [2]
D’une armée au mois d’Août [2]

Quand la lumière se fane
Et que l’histoire prend fin
Les pieux et les profanes [2]
rêvent aux beaux lendemains [2]

 

 

 

Source : parolesmania

 

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    24.5/28 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.25/1 pt
–  Flow                        0.5/1 pt

Sous-total  25.5/33  soit   15.45/20

 

 

Pour conclure

 

Alexis HK source justmusic

 

Évaluation textuelle de cet album – La taille de mon âme – est de  soit   13.09/20 (130.95/10).  

 

Il peut donc être qualifié d’album textuellement bonà découvrir

 

 

 

Osez le bon sens !

 

YDM

 

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