Alexandre Poulin – Le mouvement des marées : textuellement satisfaisant

Alexandre Poulin

Alexandre Poulin est un auteur-compositeur-interprète québecois originaire de Sherbrooke.

Ses albums sont édités par les Disques Victoire. Nommé dans la catégorie « révélation de l’année » lors du gala de l’ADISQ en 2009, il remporte le « prix de l’auteur-compositeur francophone de l’année » lors de l’édition 2011 des Canadian Folk Music Awards 

Source : wiki

 

 

 

Comment fonctionne l’évaluation textuelle ?

1887849

Évaluation textuelle de cet album – Le mouvement des marées – est de 11.07/20 soit 121.81/11.

Il peut donc être qualifié d’album textuellement satisfaisant



 

 

 

 

 

 

Qu’ai-je pensé de cet album ?
De belles ballades avec beaucoup de fond. Beaucoup de rimes pauvres néanmoins viennent nuire à un album lumineux. C’est très réussi, très agréable.

 

 

 

 

 

Le mouvement des marées – Textes et paroles

 

 

 

 

 

1. Dans la poussière

Dans la poussière sur mes bottes
Y’a de la limaille de toi
Qui me suit partout où je vas [2]

– Dans la poussière sur mes bottes
Y a de la musique en morceaux
Des visages en photo [2]

– Dans la poussière sur mes bottes
Y a de la chaleur de feu de camp
De l’annuaire de petit jour
Des larmes salées, des peines d’amour [1]

Y a des chemins qui viennent des rues
Y a des rues qui mènent à rien
Mais il y a des riens qui même chez nous
Quand t’es là, c’est chez nous partout [1]

– Dans la poussière sur mes bottes
Y a de l’ennui qui s’accroche [0.75]
Du vin bu à même la bouteille
Une chanson apprise à l’oreille [2]

Y a des croyances en jachère
Tu fais le bonheur à crédit
Le mistral promis par la mer [2]
Encrypté sur un désir [1.75]

Y a des sourires de vieux amis
Des étrangers qui deviennent des frères
Y a des ruelles de vieux pays [2]
Qui me chantent du Brel puis Dieu l’éclaire ?? [2]

Y a des histoires acoustiques
De la gravelle de qui je suis
La voix du vent entre les bâtisses [1.75]
Qui chantent la neige de mon pays [1]

C’est fou comme c’est bon de rentrer
Y a des tisons de bonheur
Sur lesquels tu vas souffler [-1]
Ferme la lumière, dénude ton coeur [2]

Je collectionne l’espérance
– Sur des brindilles de parquets ??
Et en un rien, des liens étranges [1.75]
Le noir et blanc fait de la couleur [1]

Et je sais que tu sais
Qu’encore je marcherai [-1]
Pour raconter ce que transporte
La poussière sur mes bottes [1]

Source : Banlieue Immigrée

Evaluation YDM,

–  Rimes    23/38 pts
–  Punchlines              1.5/2 pts
–  Profondeur              0.75/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  26.75/43 soit   12.44/20 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. Comme des enfants en cavale

Je suis fils d’hiver
Et toi, fils du Saint Laurent
Nos rêves en bandoulière [2]
On ne boit pas du grand vin

Mais les marchands d’avenir
Voudraient nous faire croire
Qu’on n’a rien à dire [1.5]
Quand s’écrit notre histoire [2]

Moi, je ne veux pas m’éteindre
Ni rentrer dans le rang
Où les vies sont les mêmes [1]
Et les rêves sur un banc [2]

Quand des enfants cavalent
Qu’ils refusent de dormir
Quand s’éteint leur étoile [1]
Et qu’il faudrait vieillir [1]

Allons partons ensemble
Vers des contrées sauvages
Où les gens nous ressemblent [2]
Et n’ont qu’un seul visage [2]

Au début, nous serons seuls
Puis viendront des milliers
A croire que la boussole [+2]
Est salement déréglé [-1]

Et je ne peux pas te dire
De quoi est fait demain
Mais à craindre le pire [1]
On ne fait jamais rien [2]

Je n’ai pas peur de la route
Des surprises en chemin
J’ai même croisé le doute [2]
Dans les lignes de ta main [1.25]

Mais j’ai jamais voulu
D’une vie en pagage ?
J’aime mieux sourire à l’inconnu [2]
Si l’inconnu a ton visage [2]

Je sais le jour qui passe
Et qu’il ne revient guère
Que le temps nous enlace [2]
Pour nous rendre à la terre [1]

Et puisque l’on devient
La poussière dans le temps
Demain, nous ne serons rien [1]
Mais aujourd’hui, on est vivant [1]

Puisque ton coeur est un poème
Qu’il rime sous mes doigts
que tes cheveux s’emmêlent [1.5]
Et dansent sur ma voix [1]

Laisse moi te redire
On n’est pas nous les méchants
On est des milliers à le dire [1]
Et à répondre présent [2]

Source : Banlieue-Immigrée

Evaluation YDM,

–  Rimes   35.25 /52 pts
–  Punchlines              1.5/2 pts
–  Profondeur              0.75/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  39/57 soit   13.68/20 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Hochelaga

T’es pas mon père, tu te prends pour qui
Tu sais rien de moi ni de mes amis [1]
Ma mère m’a ramené des pères plus tough
Moi, les gars comme toi, je les mets dans ma poche [+1.75]

Tu vas bien faire comme tous les autres
Tu vas claquer la porte en mettant ton cou
C’est moi du haut de mes quatorze ans
Qui veille sur le bonheur de ma maman [1]

T’es pas mon père, m’as-tu compris ?
Je les connais les grands secrets de la vie [1]
Garde tes histoires et puis tes conseils
Va faire tes affaires, je ferai pareil [1]

Mais si jamais tu mets le pied dans ma chambre
Je te jure que je te paie des vacances [1.5]
Ma mère pense que tu es l’homme de sa vie
Je te donne pas trois semaines puis t’es parti [1]

ça tue mon père jusqu’à midi
Je me suis mis dans le drogue comme dit d’ici [2]
ça …. école, il y aurait trouvé
Un petit gramme de shit dans mon casier [-1]

Il faudrait pas le dire à ma mère
Elle serait bien capable d’être aux enfers [2]
Toi tu sais comme moi qu’on passe par là
Quand on devient un homme à Hochelaga [2]

Serais-tu mon père jusqu’à cette nuit ?
Je ne me souviens même plus quand le mien est parti [1]
Il n’y avait pas grand temps pour dire je t’aime
Entre la DPJ et le HLM [2]

On pourrait peut-être regarder la télé
Quand maman rentre en disant j’ai faux B F Q ?
Serait drôle d’aller jouer aux quais [0]
ça l’air qui font ça, des vrais familles

Serais-tu mon père pour toute la vie
Le temps passe pourtant t’es pas parti
Moi je suis fatigué de jouer aux tough
J’ai dans le ventre, une carrière de roche [1]

Et comme c’est ma fête le mois prochain
Maman, aimerais-tu voir un …. canadien [1]
Si personne n’entend, c’est juste une fois
Voudrais-tu que je t’appelle papa ? [1]

Source : Banlieue-Immigrée

Evaluation YDM,

–  Rimes    19.25/40 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              1/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  22.75/45 soit   10.11/20 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Diamant noir

Quand le soleil se lève
Je me lève avec lui
Je marche sur les orteils [1]
Pour ne pas faire de bruit [2]

Car la toile détend
Détendu comme des tympans
Et ma mère dans son ventre [1.25]
Attend un autre enfant [2]

A l’orée du village
Je cours dans la clairière
Où la plaine est sauvage [2]
Et le vent éphémère [2]

Mes amis m’y attendent
Le ciel est blanc et bleu
La vie comme une danse [1.5]
Je suis un enfant merveilleux [2]

Mais à la nuit tombée
Mes frères et mes sœurs
Ne font que raconter [0]
De folles histoires d’horreurs [1]

Au milieu desquelles
Même grand-père a peur
Et où le couteau des rebelles [2]
Fait des enfants, des tueurs [1]

Le temps est mauvais
Le ciel est rouge et gris
Les histoires étaient vraies [-1]
J’entends ma mère qui supplie [1]

Mais les soldats la tiennent
Tirent dans le ciel en riant
Le village est terre de haines ? [2]
Et la lune est pleine de sang [2]

Quand les rebelles s’enfuient
Il ne reste plus rien
Sinon un peu de pluie [1.25]
Pour me laver les mains [1]

Je sors de ma cachette
Le village est en feu
Il ne reste que des miettes [1]
Et j’aurais su fermer les yeux [1]

Je me mets à courir
S’entrouvre vraiment sa voie
Une larme comme un saphir [1]
Font briller ma peau noire [1]

Si les soldats reviennent
Ils me feront la peau
Je marche de nuit
Je mange à peine [2]

Et adieu le Congo [1]

Les villages sur la crête
Sont devenus tout petits
Et là où le sentier s’arrête [2]
Je marche dans la nuit [1]

La route est devenu chien
Le chien est devenu terre
La terre est sable blanc
Et se jette dans la mer [1]

Bien sûr, les anciens
Nous avait raconté
Les grands déserts marins [2]
Débordant d’eau salée [-1]

Rapidement, on m’escorte
Pour me mettre à l’abri
Pendant que le bateau m’emporte [2]
Je ne sais plus qui je suis [1]

J’aurais voulu leur dire
Ce qu’est devenu ma famille
Autour de moi des martyr
Ont tous vécu bien pire [2.5]

J’ai laissé mon enfance
Sur une plage d’Afrique
Et le bonheur crie vengeance [2]
Dans mon cœur dynamite [1.5]

Au bout de l’océan
Les gens sont morts aussi
Leur visage est aussi blanc [1]
Que les fantômes de mon pays [1]

Leur cité est avilie
Leurs maisons jusqu’au ciel
Le bitume et le gris [1]
Mangent la forêt et la plaine [1]

Je ne comprends pas un mot
De tout ce qu’on me dit
Je me sens comme un idiot [1]
Mais au moins, on me sourit [1]

Un petit couple blanc étrange
Vient souvent me visiter
Ils m’appellent mon ange [2]
Et décident de m’emmener [-1]

Malgré leur amour
Et la bonté dans leurs yeux
Les couvertures en velours [1]
Et les jouets dispendieux [1]

Je plante mes ongles
Dans les paumes de mes mains
Pour penser à autre chose
Qu’au venin du chagrin [1]

Aujourd’hui, j’ai oublié
Le visage de ma mère
Et les odeurs associées [0]
Au feu et à la terre [2]

Et quand dans le journal
On parle de mon pays
Même ici à Montréal [1]
Je tremble dans mon taxi [2]

Maintenant que je suis grand
J’ai compris bien des choses
Et comme souvent à huit ans [2]
C’était moi le fantôme

On perd la lumière
Et la vie qui va avec
Quand le vent de la clairière [1]
Souffle sur celui des machettes [1]

Source : Banlieue-Immigrée

Evaluation YDM,

–  Rimes    64/113 pts
–  Punchlines              1.5/2 pts
–  Profondeur              1/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  68/118  soit   11.52/20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5. Souffler sur les braises

Entre les Taittinger ??
Et les cœurs à la java
Les jours que je gaspille
Ils ne reviendront pas [1]

Entre le bonheur des autres
Et puis les nuages dans ma cour
Je ne veux pas savoir à qui la faute [1.75]
Je veux juste que ce soit mon tour [1]

Je veux de la vie en direct
Pas juste derrière mes paupières
Je veux de la lumière de comètes [1]
Pour réchauffer l’hiver [1]

Je veux rire à en pleurer
Et puis, pleurer à en rire [+1]
Me croire arrivé [-1]
Pour encore repartir [2]

Je veux des yeux étincelles
De la musique sur la langue
Je veux décorer le réel [2]
Pour qu’il me ressemble [1.75]

Puisque la vie nous tue
Chaque jour, à petites doses
C’est clair, je ne veux plus [1]
De prison monochrome [1]

Alors, je souffle sur les braises
Pour que le noir se consume
Que la lumière me bouscule
Et qu’elle éclaire tous ceux qui s’allument [2]

J’embrasse l’ivresse
Sans gêne sur la bouche
Et puis je mords le temps qui reste [1.75]
Puisqu’il est à mes trousses [1]

Non, je n’ai plus peur
Des histoires qu’on raconte
S’il existe le vrai malheur [1]
Qu’il vienne, nous ferons nos comptes [2]

Je veux de la peine en dormant
Et des souvenirs en continu
Je veux marcher comme d’autres dansent [1.5]
Me retrouver à corps perdu [1]

La démon dans ma tête
Le monde vient éclater
Je lui promets des jours de fête [2]
Et du bonheur à emporter [-1]

– Alors, je souffle sur les braises
– Pour que le noir se consume
– Que la lumière me bouscule
– Et qu’elle éclaire tous ceux qui s’allument

J’ai la tête en gique
Et puis le jarre à la java
Nos sourires se distillent [1.5]
Sur les visages devant moi [1]

Entre maintenant et demain
Il y a tant d’éternité
Je tiens le bonheur par la main [1]
Et je ne vais plus l’échapper [-1]

Demain, à mon réveil
Je serai rendu vieux
En attendant, le jour se lève [1.5]
Et brille à me lever les yeux [1]

Source : Banlieue-Immigrée

Evaluation YDM,

–  Rimes    29.75/56 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  32.75/61  soit   10.73/20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6. Le mouvement des marées

La tête en juillet
Et les idées novembre
Ton regard me blaire
Mais tes yeux m’hébergent ?? [1.25]

Mon coeur est pris
Mais je voudrais pareil
Que ta peau exquise [1.75]
A même la bouteille [1]

L’albatros me chante
Que le soleil est triste
Mais plus tôt ce doux matin
Plus mon or magnétique [1]

Nos consciences endormies
Sous l’éveil animal
De nos destins brébis [1]
Sous la dent du chacal [1]

Trop tard maintenant
Pour reculer devant [2]
Un hôtel lampadaire
Et puis une chambre à tout faire [1]

Dans le cul ma danse
Une version paienne
D’une ballade étrange [1.25]
Au milieu des étoiles

Ma langue s’emmêle
Aux accents de ta peau
Sur tes seins blêmes [2.25]
La lune est verseau [1]

Mon instinct s’élève
Et je couche mon désir [1]
Sur ton baume à lèvres [2]
– A formol sourire ???

Nos mains métissées
Sur nos corps sans chassins ??
La sueur fait briller [2]
Ta peau de satin [2]

– Dans le corps …
Sous les ponts indigènes
De minuit à deux
Nos fleurs font cortège [1]

L’algue dans nos raies
Sur le charme des martyrs
A soi, tout se tait [-1]
Dans le flot d’un désir [1]

Et tant qu’à tout perdre
Je vais te reprendre
Explorer la terre ferme [1]
Qui mène à tes hanches [1.5]

Le mouvement des marées
Raconte toujours
Les ébats trop salés [0]
Qui font se noyer l’amour [1]

Source : Banlieue-Immigrée

Evaluation YDM,

–  Rimes    26/50 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.5/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  28.75/55  soit   10.45/20

 

 

 

 

 

 

 

 

7. Voyage, voyage

Au dessus des vieux volcans
Glissant des ailes sous les tapis du vent
Voyage Voyage
Eternellement
De nuages en marécages
De vent d´Espagne en pluie d´équateur
Voyage voyage
Vol dans les hauteurs
Au d´ssus des capitales
Des idees fatales
Regarde l´océan

Voyage voyage
Plus loin que nuit et le jour
Voyage
Dans l´espace inouï de l´amour
Voyage voyage
Sur l´eau sacrée d´un fleuve indien
Voyage
Et jamais ne reviens

Sur le Gange ou l´Amazone
Chez les blacks chez les sikhs chez les jaunes
Voyage voyage
Dans tout le royaume
Sur les dunes du Sahara
Des îles Fiji au Fuji-Yama
Voyage voyage
Ne t´arrêtes pas
Au d´ssus des barbelés
Des cœurs bombardes
Regarde l´océan

Voyage voyage
Plus loin que nuit et le jour
Voyage
Dans l´espace inouï de l´amour
Voyage voyage
Sur l´eau sacrée d´un fleuve indien
Voyage
Et jamais ne reviens

Au d´ssus des capitales
Des idées fatales
Regarde l´océan
Voyage voyage
Plus loin que nuit et le jour
Voyage
Dans l´espace inouï de l´amour
Voyage voyage
Sur l´eau sacrée d´un fleuve indien
Voyage
Et jamais ne reviens

 

 

Source : paroles.net

 

 

Evaluation YDM,

 

 

Texte de Desireless

 

 

 

 

 

 

 

 

8. Blanc cassé

Elle dit que l’amour
A besoin de lumière
Un peu tous les jours [1]
Comme une fleur dans la terre [1]

Il dit bien dommage
Qu’il n’ait pas le pouce vert
Qu’il aime l’herbe sauvage [2]
Qui pousse au grand air [1]

Elle dit qu’elle demande
Si peu, pourtant
Un brin de romance [1]
Tressé dans le temps [1]

Il dit qu’il voudrait
Mais que c’est pas dans lui
Et qu’elle le savait [-1]
Quand elle lui a dit oui [1]

Il fait ses bagages
Sans faire de bruit
Le p’tit cœur à l’étage [2]
S’est rendormi [1]

Elle pleure en silence
Dans l’autre pièce
Les poings sur les hanches [1]
Son âme se renverse

Il rêve de voyages
De vent, de poussière
De lire des visages [2]
Vieillis par la mer [1]

Elle rêve de confort
De sécurité
Elle aime le réconfort [2]
De ses mûrs blanc cassé [-1]

Elle trouve l’âme sœur
Un mercredi
Il aime les couleurs [1]
et le blanc aussi [1]

Il tombe sur l’amour
Dans un aéroport
Partent pour Singapour [2]
Via l’Irlande du Nord [1]

Et leur petit cœur
Est rendu grand
Il aime les voyages
Et les grands mûrs blancs [2]

Source : boiteachansons

Evaluation YDM,

–  Rimes    22/44 pts
–  Punchlines              0/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.25/1 pt
–  Flow                        0.25/1 pt

Sous-total  22.75/49  soit   9.28/20

 

 

 

 

 

 

 

 

9. Petit géant

Pour être franc, j’avais vécu
Presque plus qu’il n’en fallait
Je me souviens à peine du début [2]
Je suis vieux mais sans regret [-1]

Et je te vois dans ma chambre
Même si je n’ouvre plus les yeux
Ta peine est tellement grande [1.5]
Mais c’est mon heure, c’est le jeu [2]

Je ne suis qu’une ombre de ton père
J’arrive à peine à respirer
N’empêche, t’es ce que j’ai de plus cher [1]
C’est si dur de te quitter [0]

De tout quitter
Tout quitter

En poussant mon dernier souffle
J’ai comme respiré de la lumière
Encore là, j’avais un doute [1.25]
Mais je t’ai connu à terre [1]

Mon âme s’enfuit par le toit
Un peu pareil à de la vapeur
Je pense encore à toi [1]
Mais t’es plus comme une couleur [1]

Je ne peux plus revenir en arrière
Je dépasse l’œil du télescope
Je file plus vite que la lumière [1]
Que renvoie même les étoiles mortes [1.25]

Et puis, je plonge dans un trou noir
Je vois des enfances au stroboscope
C’est bien, c’est beau, c’est dur à croire [1]
Mais je survole les époques [1.25]

Je découvre tout ce qu’il y a derrière
Je souris même sans visage
Mon corps, étincelle stellaire [2]
Réfléchie jusqu’au paysage [2]

Soudain, je ralentis d’un coup
J’essuie les attentes de bonheur
Y a comme une fête, c’est comme chez nous [1]
Je reconnais mes frères et sœurs [1]

Je suis multiple à l’infini
Dans l’infiniment rien
C’est fou mais je me dis [1]
Quelle belle vie pour un géant

Petit géant [1]
– Petit géant
– Petit géant

Maintenant je sais la fin du temps
Et le secret des choses
Tout ce que j’étais avant [1]
Ce qu’on devient quand on implose [2]

Mais je ne suis jamais très loin
Même en milliard de galaxies
Et quand le vent frôle ta main [1]
C’est toujours moi qui te suis [1]

Source : Banlieue-Immigrée

Evaluation YDM,

–  Rimes    27.25/51 pts
–  Punchlines              1.25/2 pts
–  Profondeur              0.75/1 pt
–  Mélodie                   0.75/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  30.75/56  soit   10.98/20

 

 

 

 

 

 

 

10. Des ombres et des lanternes

A la seconde où tu es entrée
J’ai fait semblant de ne pas te connaître
J’ai joué le gars occupé  [-1]
A regarder par la fenêtre [2]

Et toi, tu voulais bien jouer le jeu
Tu m’as chercher juste un peu [2]
Et quand tu as traversé le restau
Je t’ai trouvé plus belle qu’en photo [1]

ça sentait la fausse première fois
Et puis les félins maladroits [1]
Mon alliance cachée dans la poche
Me faisait filer comme un crush ? [+1.5]

Au début, c’était bizarre
Comme si on se connaissait déjà
Et puis deux trois verres plus tard [1.5]
On dérange, à force de rire aux éclats [2]

Y a de l’électricité dans l’air
Puis ça … le courant passe
Au cœur de ma vie parenthèse
Électrochocs, émotions rares

Je te regardais comme une étrangère [2]
Puis quelque chose s’est allumée
C’est pas les mots, c’est la manière [1]
Que nos yeux ont de se toucher [-1]

Quand le silence s’étirait
C’était presque de la connivence
J’ai touché ta main par exprès [-1]
Quand ton pied a frôlé ma jambe [1]

On avait jusqu’à Segur ??
Pour danser un slow à ma table
Comme le font les couples au début [1.5]
Quand ils oublient qu’on les regarde [1]

T’as mis la tête contre mon épaule
Je t’ai serré plus fort dans mes bras
J’ai pris ton visage dans mes paumes [1.75]
Sentir mon cœur battre sous mes doigts [2]

Et puis, tes lèvres tout doucement
Ont fait le chemin vers le mien
J’ai fermé mes yeux un instant [1.75]
Pour pas me trahir d’un je t’aime [1.5]

Le café s’est vidé
Le moment s’en vient
J’ai insisté pour payer [-1]
Tu vois, j’ai pas perdu la main [1.75]

Si je ne me retenais pas
Je nous louerai une chambre d’hôtel
Je te prendrai direct sur les draps [2]
Comme le font les amants rebelles [1]

Mais on travaille les deux demain
Puis, la gardienne va nous attendre
Quelque chose brille dans ta main [1]
T’as … ton alliance [1]

Avant de fondre dans la routine
Je veux te dire qu’un soir, je me suis souvenu
Qu’elle était si belle que j’hallucine [1.5]
Même si des fois, je ne te le dis plus [1]

Et on marchait dans la rue sombre
Prends ma main et … la tienne
On veut reluire comme deux ombres [2]
Qui se souviennent des lanternes [2]

Source : paroles.net

 

Evaluation YDM,

–  Rimes    33.75/60 pts
–  Punchlines              0.25/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.25/1 pt
–  Flow                        0.25/1 pt

Sous-total  34.75/65 soit   10.69/20

 

 

 

 

 

 

 

 

11. Le plancher qui craque

Le plancher qui craque
Sur ta langue de bois
Tes yeux sont de glace [1.25]
Comme ceux des enfants soldats [1]

Et tes mots me frappen, sauvages
Comme une corridor
Et me remettent à ma place
Au milieu du fruit mort ? [1]

Notre histoire andalouse
N’a plus rien de normal
T’es devenue si jalouse [2]
Que je vis dans une cage

Vas-y, crie moi encore les mots
Qui noircissent ta bouche
Vas-y, crie les plus forts [1]
Car nos larmes s’étouffent [1.5]

T’as fait le grand ménage
Autour de mon égo
Toi, t’es le gun, moi, je suis l’otage [2]
Et j’ai Stockholm dans la peau [1]

Aujourd’hui, je m’évade
De ta vie anthracite
De tous nos discours sales [1]
De ton cœur parasite [2]

Et t’auras beau m’haïr
Je me déteste plus que toi
D’avoir laissé ternir [1]
Mon bonheur en toundra [1.25]

T’auras beau me poursuivre, non
Je ne reviendrai pas
J’ai fini de devenir [1]
Tout ce que je ne voulais pas [1]

J’ai même fait ma valise
Il y a la vie qui m’appelle
Toi, ton âme grise [2]
Et moi, j’ai les gospels [1]

Source : Banlieue-immigrée

Evaluation YDM,

–  Rimes    21/36 pts
–  Punchlines              0.75/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  23.25/41 soit   11.34/20

 

 

 

 

 

 

 

 

12. Le dernier des glaciers

Quand les océans
Franchiront les landes
Et que les volcans [1.75]
Voleront Décembre [1.75]

Quand même le ciel
Ne tiendra plus debout
Et qu’il tombera pêle mêle [2]
En milliards de cailloux [2]

Quand auront fondu
Les grands glaciers du nord
Il ne restera plus [1]
Ni frère, ni feu ni réconfort [1]

Quand même les oiseaux
Nous croiront devenus fous
D’avoir noirci les eaux [1]
Blanchi les forêts d’acajous [1]

Quand on aura creusé
Si profond la terre
Et qu’on aura vidé [-1]
La dernière bouteille d’espoir

– Quand auront fondu
Jusqu’aux neiges éternelles
– Il ne restera plus
Ni vin, ni nuit, ni étincelle [1.75]

Quand on aura noirci
Jusqu’au souffle du vent
Qu’il se … sa suie [1.75]
Sur tous les continents [1.5]

Quand tout sera fini
Plus même un soupçon de chance
Pas même un goût de fruit [1]
Qui danse sur la langue [1.5]

– Quand auront fondu
– Les derniers rêves de la ramande ??
– Et qu’il ne restera plus
Qu’un lourd manteau de cendres [1]

Malgré notre histoire
Malgré qu’on ait vécu pour vrai
Si on ne laisse que du noir [1.5]
Dans le noir, tout disparaît [-1]

Les amitiés sincères
le silence du matin
Aimer dans la lumière
L’étoile de ces guerres [2.75]

Le chant des oiseaux
Le vent sur la peau [1]
Bercer son enfant
La valse à mille temps [1]

Les couleurs de Matisse
La musique de Mozart
Le parfum des épices [1]
Le bonheur des départs [1]

Les noëls en famille
Les vacances à la mer
Toutes les étoiles qui brillent [2]
Les poèmes de Baudelaire [1]

La voix d’un ami
Les feuilles au printemps
Les aurores de la nuit [2]
Ce qui nous rend vivant [2]

Source : Banlieue-immigrée

Evaluation YDM,

–  Rimes    33.25/55 pts
–  Punchlines              1/2 pts
–  Profondeur              0.25/1 pt
–  Mélodie                   0.5/1 pt
–  Flow                        0.75/1 pt

Sous-total  35.75/60 soit   11.91/20

 

 

 

 

 

 

Pour conclure,

 

1887849

 

Évaluation textuelle de cet album – Le mouvement des marées – est de 11.07/20 soit 121.81/11.

Il peut donc être qualifié d’album textuellement satisfaisant

 

 

 

 

 

Osez le bon sens !

YDM

 

 

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