Alexandre Pouchkine, poète : le « singe » russe

220px-AleksandrPushkin.jpgAlexandre Sergueïevitch Pouchkine (en russe : Александр Сергеевич ПушкинPrononciation) est un poète, dramaturge et romancier russe né à Moscou le 26 maijul./ 6 juin 1799 et mort à Saint-Pétersbourg le 29 janvierjul./ 10 février 1837.

Alexandre Pouchkine est né à Moscou dans une famille de la noblesse russe, relativement aisée, férue d’art et de littérature.

Par sa mère, Nadiejda Ossipovna Hanibal (ru) (1775—1836), une des beautés de Saint Pétersbourg, il descendait d’une des plus brillantes familles de la noblesse de service instituée par l’empereur Pierre Ier, remontant à Abraham Pétrovitch Hanibal, esclave africain affranchi et ennobli par Pierre, dont il fut le filleul4 et l’ami fidèle ; Abraham Pétrovitch mena une remarquable carrière d’ingénieur militaire qu’il termina comme général.

Passionné d’histoire et de généalogie, Pouchkine était particulièrement fier de ce glorieux et célèbre aïeul, dont il avait hérité certains traits qui le distinguaient fortement de ses concitoyens : teint olivâtre, lèvres épaisses, cheveux noirs et crépus, ce qui lui vaut d’être surnommé « le singe » par ses camarades de lycée5. Si lui-même se considérait comme laid, ses contemporains soulignaient que la vivacité et l’éclat de ses yeux bleu acier illuminaient sa peau mate, lui donnait la fascinante séduction et le charme d’un prince oriental ; il collectionna ainsi les succès féminins, malgré une faible attirance pour les mondanités.

Pouchkine n’eut pas une enfance des plus heureuses : sa propre mère, de laquelle il tirait ses origines africaines, rejeta tout d’abord l’enfant à cause de son apparence, notamment de sa peau mate. L’enfant souffrit longtemps de son apparence, parfois jusqu’à détester l’image que lui rendaient les miroirs.

Rejeté, Pouchkine se réfugia dans la lecture. Lecteur passionné et insatiable, il pilla la bibliothèque familiale, s’attaquant particulièrement aux classiques anglais (Byron, William Shakespeare, Laurence Sterne) et français (Molière, Voltaire, Évariste Parny). Sa profonde connaissance de la culture française et son parfait bilinguisme (qu’il cultiva toute sa vie) lui valurent d’ailleurs le surnom admiratif de Frantsouz (Француз « Le Français ») parmi ses camarades de lycée. Alexandre Pouchkine étonnait aussi son entourage par son aisance à improviser comme à réciter par cœur des vers innombrables ; sa mémoire était infaillible, sa vivacité d’esprit remarquable.

En 1820, ses poèmes étant jugés séditieux, Pouchkine est condamné à l’exil par l’empereur Alexandre Ier. Échappant de peu à la Sibérie, il est d’abord envoyé à Iekaterinoslav (l’actuelle Dnipropetrovsk, en Ukraine), où il contracte une fièvre violente. Affaibli, il obtient la permission de voyager dans le Caucase et en Crimée, en compagnie de la famille Raïevski; un séjour qui le marque profondément. Pouchkine est ensuite expédié à Kichinev en Bessarabie (actuelle Moldavie), avant de partir pour Odessa. Pendant cette première partie de son exil, passée dans le sud de l’empire, Pouchkine continue à mener une vie très déréglée, toute consacrée à l’amusement : conquêtes amoureuses, fêtes et jeu. Celle-ci, ainsi que son caractère enthousiaste, colérique et moqueur, le pousse à plusieurs reprises à des duels, dont il sort indemne.

Ces six années d’exil sont essentielles pour l’inspiration de Pouchkine : voyage dans le Caucase et en Crimée, découverte de la campagne russe profonde, discussions avec divers aventuriers, contes de sa nourrice. Ce sont aussi celles des premières grandes œuvres, encore fortement marquées par l’influence romantique de Byron : Le Prisonnier du Caucase (1821) décrit les coutumes guerrières des Circassiens; La Fontaine de Bakhtchisaraï (1822) évoque l’atmosphère d’un harem en Crimée; Les Tziganes (1824) est le drame d’un Russe qui tombe amoureux d’une Tsigane; la Gabrieliade (Gavriliada, 1821), dont il devra plus tard se défendre avec acharnement d’être l’auteur-pour échapper à la Sibérie, est un poème blasphématoire qui révèle l’influence de Voltaire. Surtout, Pouchkine entame son chef d’œuvre, Eugène Onéguine (1823-1830), écrit sa grande tragédie Boris Godounov (1824-1825), et compose les « contes en vers » ironiques et réalistes.

Pouchkine était déjà considéré au moment de sa mort comme le plus grand écrivain russe. Les circonstances dramatiques de sa disparition l’ont transformé en véritable légende. Il bénéficie toujours d’une énorme popularité en Russie.

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